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  • il y a 1 semaine
Le politologue, Jérôme Fourquet, parle des réactions des Français après les émeutes : «Il y a toute une majorité de la population qui désapprouve totalement».

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Transcription
00:00Il ne faut pas être défaitiste.
00:02Non, je ne suis pas défaitiste, juste cette photographie.
00:04Ou pessimiste.
00:06On a du mal à être optimiste, Jérôme.
00:09D'accord.
00:09Franchement.
00:10On attend, on espère.
00:13Que ça va se calmer ?
00:14Alors, ça ne se calmera pas tout seul.
00:16On attend la réaction de l'État, de la société.
00:22Je prenais l'exemple de Limoges.
00:25Limoges, le lendemain, 48 heures après que 3 000 émeutiers et 1 000 feux
00:30à l'hôtel de ville.
00:31Plusieurs milliers de Limoges étaient au pied de leur hôtel de ville
00:34pour affirmer leur attachement à la République.
00:39Et donc, on voit bien là que les sous-bassements...
00:42Donc, c'est un sens de la société civile que vous évoquiez, Jérôme.
00:45De la société civile, mais aussi de l'appareil d'État.
00:48Donc, on a vu les premières mesures de couvre-feu.
00:50On voit aussi la solidarité, j'allais dire, élémentaire.
00:53Avec les commerçants ?
00:53Beaucoup d'habitants qui viennent donner un coup de main aux commerçants
00:55qui ont été pieds hauts.
00:57Donc, ne grossissons pas le trêve.
00:59Enfin, c'est très spectaculaire ce qui s'est passé.
01:01Mais fort heureusement, toute une majorité de la population
01:03qui désapprouve totalement.
01:05Mais on est arrivé à un stade où le nombre de protagonistes est tel
01:10qu'on est aujourd'hui en situation d'un État qui vacille.
01:15D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur l'a reconnu lui-même
01:18quand il a dit que les services de police et de gendarmerie
01:21avaient perdu le contrôle dans un certain nombre de villes
01:25lors de la journée du discerne.
01:27de la journée du discerne.
01:30Sous-titrage Société Radio-Canada

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