00:00Il y a eu des événements très sérieux le 17 octobre dernier en France.
00:05Néanmoins, ce sont des événements, heureusement, qui n'ont pas donné lieu à des victimes, à des morts.
00:11Enfin, je veux dire, il faut savoir toute proportion gardée, parce qu'on l'a comparé, y compris avec des
00:14événements dans la région.
00:15On a oublié aussi ce que notre pays a vécu dans des mois précédents.
00:20Mais c'est ce que j'ai dit dès le soir même. Je me parle simplement d'un bilan humain.
00:24Je me concentrerai parce qu'il y a des pays où ça se passe, ce bilan humain.
00:26Bon. Et il faut aborder ces situations avec, je le dis, calme et détermination.
00:33Donc, nous avons analysé la situation le dimanche.
00:36Il faut dire que le dimanche, je n'étais pas content de ce qui s'est passé.
00:39Donc, j'ai exprimé ma forte réprobation. J'ai eu des comptes rendus qui m'ont été faits.
00:44J'ai réuni le Premier ministre et les ministres compétents. J'ai pris des décisions, donné des instructions.
00:48Je me suis exprimé dimanche soir, directement aux Français.
00:52J'ai dit exactement ce qui s'était passé. Réprobation, en effet, de ces actes inacceptables.
00:58Notre soutien aux maires qui avaient été touchés, aux services de l'Etat, aux commerçants et évidemment à nos forces
01:06de sécurité intérieure, pour beaucoup qui ont été blessés.
01:10Et j'ai donné une feuille de route. C'est celle qui est appliquée.
01:12Et en parallèle de ça, ce que nous faisons ici est important pour nos compatriotes.
01:16Donc, j'ai décidé de le maintenir. D'abord, parce qu'il ne doit pas y avoir de fébrilité. La
01:19main ne doit pas trembler au sommet de l'Etat.
01:22Ensuite, parce que nous avons besoin de ce que nous sommes en train de faire pour les Français dans les
01:25semaines et les mois qui viennent.
01:26Donc, j'assume totalement d'avoir maintenu ce qui était prévu. D'abord, pour l'image de la France dans
01:31cette région.
01:32Ensuite, par rapport à nos compatriotes, parce que mon devoir, c'est d'être ferme dans les décisions, qu'elles
01:37soient ensuite appliquées par le gouvernement.
01:39Le président de la République, ce n'est pas le Premier ministre, ce n'est pas les ministres, ce n
01:42'est pas les forces de sécurité intérieures.
01:44J'ai donné un cap, une instruction. Elles sont appliquées. J'ai eu deux fois par jour le Premier ministre
01:50et le ministre de l'Intérieur également.
01:53Évidemment, mon cabinet. Et je reviendrai tout à l'heure. Et les choses reprendront leur cours pour ce qui me
01:58concerne.
01:59Mais je suis dans mon rôle. Je suis à ma tâche. Il y a beaucoup de gens pour commenter. Il
02:03y a très peu de gens pour prendre leurs responsabilités.
02:05Moi, je les prends.