00:00En réalité, ce que les collègues demandent, c'est d'avoir des moyens pour travailler.
00:04Je veux dire, moi j'ai des remontées de terrain partout sur le territoire.
00:07Encore hier, à Clermont-Ferrand, une vidéo qui me parvient avec des policiers qui sont retranchés,
00:10enfermés, parce que faute de munitions, ils ne peuvent pas se défendre
00:13et qu'ils sont obligés de relancer les projectiles qu'on leur envoie.
00:16Je veux dire qu'ils sont enfermés comme dans une forteresse, dans un bâtiment public,
00:19avec des gens qui veulent en découdre, voire même attenter à leur vie.
00:22Et partout sur le territoire, c'est arrivé cela.
00:24Et donc, nous, ce qu'on demande, c'est juste d'avoir un déploiement qui soit à la hauteur.
00:28Mais pas que, parce que le déploiement, encore une fois, c'est du vivier humain.
00:31C'est la capacité à anticiper.
00:32C'est la capacité à se recouper.
00:35Parce que ce n'est pas seulement la question de la remontée d'informations par les services de renseignement.
00:39C'est la manière dont ils sont recoupés par la Direction nationale du renseignement territorial.
00:42Et comment est-ce qu'elles sont présentées à l'autorité politique ?
00:45Il y a eu des failles.
00:47Samedi dernier, on annonçait près de 200 000 manifestants.
00:51Selon le renseignement, il était 550 000 selon le ministère de l'Intérieur.
00:55Plus de deux fois plus.
00:56Voire 800 000 selon les organisateurs.
00:58J'ai tendance à couper la poire en deux.