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  • il y a 2 jours
Retrouvez Cauet et son équipe dans "Y'en aura pour tout le monde", tous les jours de 15h à 16h sur Europe 1.

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00:00Internet n'oublie rien, petite vidéo qui ressort aujourd'hui, elle date de 2024, ça ne serait pas 2014 ?
00:05C'est 2014 !
00:072024 ou 2014 ? 2024 !
00:09Il y a eu une erreur sur l'autre fiche, vous m'avez mis deux dates, cher ami, je ne
00:12pouvais pas savoir.
00:122024, ça concerne Sébastien Delogu.
00:15Alors il faut revoir le contexte, oui c'était il y a deux ans, mais quand même les mots ont
00:18été prononcés.
00:20Sébastien Delogu, c'est le député insoubite du quartier nord de Marseille.
00:22Vous avez vu tout ce qui s'est passé à Marseille ce week-end, pas besoin de vous le rappeler.
00:25La mérie prise d'assaut.
00:27Sur ma mère, si vous vous organisez, vous faites sauter la mairie, vous faites sauter les institutions qui ne s
00:33'occupent pas de vous,
00:34vous prenez leur place et vous vous occupez réellement des gens.
00:37Et vous verrez si ça ne va pas changer.
00:40C'est pour vous que je vous dis ça, moi.
00:42Et après, il y a certains observateurs, certains éditorialistes qui viennent nous expliquer qu'il n'y a aucun lien
00:49entre la France insoumise et ce qui s'est passé ce week-end.
00:51Calmez-vous.
00:52C'est quand même incroyable, tu leur mets toutes les preuves sous le nez, ils arrivent encore à être aveugles.
00:56Il y a un truc qui s'appelle le déni, en fait.
00:58Bien sûr.
00:58Eh bien, dites-vous qu'il est de retour.
01:00Nous n'avions plus entendu parler de lui depuis quelques temps.
01:03On n'entendait pas de parler de lui en ce moment.
01:04Ça faisait quelques années.
01:05Alors, est-ce que ça nous avait manqué ? Je ne sais pas.
01:07Il faisait des bisous.
01:08Mais il revient, il faisait des poutous.
01:10Ça y est, ça y est.
01:12Alors, après ce week-end que la France a vécu, on n'imaginait pas qu'on puisse faire autre chose
01:15que d'appeler au calme.
01:16En théorie, n'importe quel parti politique appelle au calme, qu'on appelle à la raison, qu'on soit en
01:21train de dire, ne recommencez pas une deuxième fois.
01:24Eh bien non, puisqu'il y avait Philippe Poutou et M. Bellamy qui étaient face à face.
01:28Alors, écoutez, d'abord, vous allez entendre Philippe Poutou.
01:29Écoutez la réponse de M. Bellamy derrière.
01:31Vous appelez au calme.
01:32Non, je n'appelle pas du tout au calme.
01:33J'appelle à la lutte, à la mobilisation.
01:35La différence qu'il y a, c'est qu'en fait, nous, ce qu'on aimerait bien, nous, militants révolutionnaires,
01:39nous, militants anticapitalistes,
01:40c'est de faire en sorte que ce mouvement-là s'organise, que ce mouvement-là s'étende.
01:45Les gens qui ont vu leur magasin dévalisé, le travail de toute leur vie détruit en quelques minutes,
01:50ces gens-là, ils ne sont pas en train de souffrir parce que la justice progresse.
01:53Ils sont en train de souffrir parce que vous incitez à la violence et au chaos.
01:57Et moi, je me pose une question très simple, M. Poutou.
01:59Je me demande pourquoi vous n'êtes pas en prison.
02:02Voilà.
02:03C'est là, quand on se la prend, on se la prend.
02:06Et je crois qu'il est défendu sur le plateau ensuite, M. Poutou, par Alexis Corbière.
02:09Même combat.
02:10Écoutez, quelqu'un qui a vécu ça de très près, elle s'appelle Jennifer, elle a 40 ans,
02:14maman de 4 enfants, gérante de Larry, opticien, qui se trouve rue des Petitschamps à Paris.
02:18Bonjour, Jennifer.
02:20Bonjour.
02:21Bonjour, bienvenue sur Europe 1, je présente toute l'équipe.
02:22L'enrhumé à ma droite, c'est Gauthier, Stouffe, Pietre, tout le monde est là.
02:26Dans la nuit de samedi à dimanche, une soixantaine de personnes ont saccagé et pillé votre commerce.
02:30Je ne me trompe pas ?
02:32Exactement.
02:32Bon, alors déjà, première question.
02:34C'est très violent.
02:34On reviendra là-dessus.
02:35Comment vous allez aujourd'hui ?
02:37Ça va.
02:37Parce qu'il y a un moment donné, il y a toujours un contre-coup et il y a de
02:40l'émotionnel dans des histoires comme ça.
02:43Exactement.
02:43On passe de la peine à la colère.
02:46On vous a volé.
02:47Est-ce que vous avez une idée de ce qu'on vous a volé ?
02:49C'est l'intégralité du magasin ?
02:51C'est un petit bout ?
02:51C'est ce qui venait ?
02:53Non, non, c'est l'intégralité du magasin, de tout mon stock, même du mobilier.
02:58Et ils ont dégradé le mobilier aussi.
03:00Et ce qui n'a pas été volé, ça a été défoncé, saccagé, écrasé.
03:05Moi, c'est ce qui m'a toujours choqué de toutes les images que j'ai vues.
03:07C'est que ce n'est pas on vient, on pille, on prend quelques paires de lunettes.
03:11C'est les déménageurs bretons, quoi.
03:13Pardon, mais c'est...
03:14Ils bossent mieux que ça, les déménageurs bretons.
03:16Mais c'est une tornade.
03:17À chaque fois qu'on voit les magasins, il ne reste quasiment plus rien.
03:21Ah oui, ils ont essoré le magasin, ils ont tout pris.
03:25Ils revenaient, enfin, c'était très bien.
03:27Vous êtes arrivée au hasard sur place, vous avez été prévenue ?
03:29Non, non, pas du tout, j'ai été prévenue.
03:31Et je suis arrivée peut-être 30 minutes, 30-40 minutes après le début de l'intrusion.
03:39Et heureusement, je n'ai pas croisé de pilleurs.
03:44Mais quand j'étais en train de déblayer avec mes collègues
03:48et avec les cafés qu'il y avait à côté, les serveurs,
03:53les responsables qui étaient à côté et qui ont assisté à tout ça,
03:55qui m'ont aidé aussi,
03:57et bien en fait, il y a d'autres gens qui débarquaient et qui passaient une tête, quoi.
04:00Oui, ils se sont dit, il y a peut-être une réduction, un Black Friday.
04:03Voilà, il n'y avait plus rien à voler, il n'y avait rien.
04:05Et si...
04:05Je leur ai dit, prenez un tabouret à la rigueur, j'ai que ça.
04:09Vous auriez réagi comment, si vous arriviez peut-être une demi-heure plus tôt,
04:13et vous arrivez, il y a 50 personnes dans la boutique, vous auriez fait quoi ?
04:16Ah, ça aurait été encore pire pour moi, mais c'est ample, c'est difficile d'y aller.
04:21Oui, oui.
04:21C'est clairement, c'est difficile d'y aller, ils sont enragés,
04:24ils ne discernent plus rien, c'est inutile, c'est inutile de se bagarrer.
04:28Pietre ?
04:29Vous n'allez pas me dire, il y a une deuxième paire offerte ?
04:31Non, non, c'est vrai.
04:33Généralement, c'est comme ça, non ?
04:34S'ils sont revenus, c'est peut-être qu'ils se sont venus voir,
04:35ils ont dit, écoutez, j'en ai eu une, j'ai eu la pub.
04:38J'essaie de vous faire sourire, vous avez eu beaucoup de soutien depuis ou pas ?
04:41Gauthier, une question après, mais sur le soutien, soutien des commerçants, soutien de qui ?
04:45Même des passants, je pense à un monsieur qui est passé par là,
04:49et qui m'a proposé son aide, qui est resté jusqu'à ce qu'on sécurise la boutique à 6h
04:53du matin.
04:54Donc non, il y a encore des gens bien, il en reste.
04:57Gauthier, moi je voulais vous poser une question madame,
05:00par rapport à tous ceux qui ont de l'écho médiatique,
05:02et réagissent en disant, on parle trop des casseurs,
05:04on parle trop des vitrines brisées et pas assez du mouvement lycéen.
05:08Vous avez envie de leur dire quoi, ces gens-là ?
05:12Parce qu'ils ne l'ont pas vécu, c'est tout.
05:13Ils le regardent, ils regardent des images,
05:16ils relativisent et ils pensent à leur intérêt,
05:18mais je ne sais pas quoi leur dire.
05:22Jennifer, deux questions, vous allez rouvrir quand ?
05:25Et ensuite, est-ce que vous avez des nouvelles de l'assurance ?
05:27Eh bien, je ne sais.
05:28Alors non, des nouvelles de l'assurance, non, on a simplement fait des déclarations,
05:31mais je crois qu'ils sont débordés, donc je n'aurais pas mieux que...
05:34Enfin, ils sont au courant, je leur envoie un mail, mais c'est tout.
05:36Et la réouverture, ils nous déconseillent,
05:39c'est-à-dire que même les experts en assurance,
05:40nous déconseillent de réouvrir rapidement,
05:43parce qu'ils ont peur des deuxièmes vagues de saccage le week-end prochain.
05:48Ça veut dire qu'il y a des experts qui vous disent,
05:50vous pourriez réouvrir, mais on vous évite d'éviter de...
05:52Ils ne veulent pas payer deux fois.
05:53Parce qu'il n'y a rien de la semaine prochaine.
05:55C'est terrible que les experts disent,
05:57n'ouvrez pas tout de suite parce qu'ils vont revenir.
05:59Ça ne les arrange pas, eux.
06:00Et Jennifer, bonne chance pour tous.
06:02Larry Opticien, rue des Petits Champs à Paris,
06:04j'espère que vous allez réouvrir vite.
06:05Merci beaucoup.
06:05Je vous embrasse et embrassez les quatre enfants, ça va ?
06:07Ils n'ont pas eu peur pour maman ?
06:09Non, ça va, on a bien gelé.
06:12C'est le principal.
06:13Merci, à bientôt.
06:14Quand vous voulez sur Europe 1.
06:15Restez avec toute tarte.
06:15Une cagnotte, tiens, qui est faite pour la police.
06:18Nous en parlerons d'ici quelques minutes.
06:19Justement, nous aurons un expert en assurance.
06:21Est-ce que ça va rembourser rapidement ou pas
06:23pour tous les commerçants qui ont eu des dégâts ?
06:25Le j'aime, j'aime pas de Gautier Lebrecht
06:27qui va revenir sur l'hôtel de ville de Limoges.
06:30A tout de suite.
06:30Restez avec nous, c'est Europe 1.
06:3215h, 16h.
06:32Il y en aura pour tout le monde.
06:35Coué sur Europe 1.

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