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##PROCES_VV-2026-10-19##

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News
Transcription
00:00Les vraies voix sud radio, Cécile de Ménibus, Patrick Roger, Philippe David.
00:06Et on revient sur ce théâtre terrible ce week-end, 3000 commerçants qui ont été dépouillés, pour certains, violentés même,
00:13je rappelle.
00:14On leur donne la parole pendant jusqu'à 20h, 0826 300 300.
00:19Vous êtes bien entendu les bienvenus autour de nous, Philippe Bilger qui est avec nous, Bruno Pommard.
00:24Et nous sommes toujours en direct de Marseille, de Lyon, de Grenoble.
00:28Pourquoi je dis Grenoble ? De Bordeaux.
00:31Vous voulez aller à Grenoble ?
00:33Il y a eu probablement des violences, comme il y en a eu partout, à Chambéry, à Limoges, dont on
00:38a beaucoup parlé, à Quimper, à Nantes, à Rennes, à Rouen, à Pau, partout.
00:42Il y en a partout, 0826 300 300. Juste avant, on a envie de vous faire écouter un son, écoutez.
00:47Merci Paris. Voilà, merci Paris. Merci Paname. Merci Paname.
00:53Vous êtes des tueurs les gars, les gars, on a tout arraché les gars.
00:55Moi, je parle vraiment aux petits. Les gars, vous avez choqué. Respect à vous, les gars.
01:02Voilà, ça, c'est le son d'un payeur. Parce que certains se sont mis en scène.
01:06Comme il y en a des milliers sur les réseaux sociaux.
01:08Oui, ils se sont mis en scène. C'est assez incroyable.
01:10C'est-à-dire, plus peur de rien. Finalement, ils se sont mis en scène. Et on a vu des
01:15vidéos, parce qu'il y en avait beaucoup qui étaient cagoulées.
01:18Mais on en voit à l'intérieur des commerces où il y a des caméras de surveillance, où il y
01:23a les bandes qui circulent, où ils ne sont pas cagoulés.
01:26Il y en a certains qui vont se faire lever, comme on dit, qui ont dû se faire déjà lever.
01:30D'ailleurs, le Premier ministre l'a dit à sa conférence de presse, en disant, ceux qui se sont montrés,
01:33les ingénieurs qui se sont montrés sur les réseaux sociaux, ils vont être, évidemment, rapidement rattrapés.
01:39Il y a un commerçant ce matin qui disait qu'effectivement, les pilleurs, enfin, en tout cas, les casseurs vont
01:42casser.
01:43Et de minuit à 6h du matin, les gens, les badauds, venaient rentrer dans les magasins, essayaient comme si c
01:48'était en plein jour, comme s'ils allaient l'acheter à la caisse derrière.
01:51Et sous les caméras, tout le monde est à l'aise, tout va bien.
01:54Voilà, c'est ça. Alors, est-ce que l'État peut encore contrôler ses casseurs et ses émotiers ?
01:58On espère que oui, vous allez nous dire ça, Bruno Pommard.
02:02Au 0826 300 300, on veut vous entendre.
02:04Eh bien, c'est Liliane qui est avec nous. Bonsoir, Liliane.
02:07Bonsoir, Liliane.
02:08Oui, bonsoir. Merci de prendre mon appel.
02:12Avec plaisir, vous êtes la bienvenue.
02:14Ça fait très longtemps que je vous écoute.
02:17Merci.
02:17Bon, écoutez, moi je suis absolument scandalisée, évidemment, par tout ce qui s'est passé.
02:22Mais, en premier lieu, je dirais que le gouvernement a largement sa part, parce qu'à force de ne pas
02:31répondre aux problèmes qui se posent, évidemment,
02:35ça n'excuse pas ce qui se passe, mais la violence, elle est aussi de ce côté-là.
02:40Oui, oui, oui. Bien sûr.
02:45Politique, oui. Bien sûr.
02:46S'il y avait des réponses à des questions sociales, c'est ce que vous voulez évoquer, Liliane, c'est
02:53ça ?
02:53Oui, c'est exactement. Oui, parce que là, les revendications, elles sont recevables.
02:58Et ce sont des revendications qui remontent à une trentaine d'années.
03:02C'est toujours les mêmes.
03:04Et tous les différents gouvernements que l'on a eus n'ont pas apporté de réponses.
03:10Bon, M. Macron, avec les gilets jaunes, a voulu faire des cahiers de revendications et tout.
03:19Cahiers de doléances.
03:19Qu'est-ce qu'il en est sorti ?
03:20Voilà.
03:21Qu'est-ce qu'il en est sorti ? Rien du tout.
03:23Ça a été mis dans des archives à la bibliothèque.
03:27Point final.
03:28Donc, à force de ne pas répondre aux problèmes qui se posent, évidemment, ça mène aussi à la violence que
03:34je condamne.
03:36Mais, quelque part, il y a une grande part.
03:38Alors, Liliane, je ne suis pas certaine qu'il y a un lien entre les casseurs et...
03:41Liliane, vous êtes à Hoche, c'est ça.
03:44Ça a été cassé, il y a eu de la casse, d'ailleurs, ou pas à Hoche ?
03:47Non, non, non.
03:48Ici, nous sommes...
03:49Non, non.
03:49Toulouse, oui, qui n'est pas très loin, bien sûr.
03:52Oui, bien sûr.
03:52Toulouse ou un peu plus bas, Pau, etc.
03:55Oui, non, non, non, ici, c'est très calme dans le Gers.
03:58Oui, alors, c'est très calme jusqu'à un moment donné.
04:01C'est ce qu'on s'est dit, en fait, autour de certaines villes, où ça a été très calme.
04:05Et malheureusement, il y a eu aussi, quand même, des problèmes et de la casse et des émeutiers, quoi.
04:10Et des émeutiers qui viennent, évidemment, dans les grandes villes, des grandes agglomérations, etc.
04:15Oui, mais en fait, tout ça a été annoncé sur les réseaux sociaux depuis un petit moment.
04:21Donc...
04:21Mais pas à ce point-là, quand même, Alidiane.
04:24Pas à ce point-là, pas à ce point-là, probablement.
04:26Oui, mais je veux dire, bon, plus le nom, les différentes manifestations qu'il y a eu depuis quelque temps,
04:34font monter la pression, effectivement, de tous les côtés.
04:38Et moi, je pense qu'il y a aussi une grande part, évidemment, de LFI dans ces problèmes.
04:45Et je trouverais, quand même, intéressant que ces partis politiques payent aussi une partie de la casse.
04:53Ah oui, ça, c'est une bonne proposition.
04:55Alors, merci, Liliane, de votre appel.
04:57Et vous continuez de nous appeler au 0826 300 300 pour réagir.
05:01Est-ce que l'État peut encore contrôler, justement, les émeutiers, Philippe Gérard ?
05:05Le voudrait-il qu'il ne le pourrait pas ?
05:07A mon avis, parce que ça n'est pas...
05:10On n'a jamais connu de tel désordre, de telle violence,
05:14mais on ne peut pas dire qu'elles ont commencé samedi.
05:17Il n'est plus une manifestation depuis des années,
05:21et je dirais depuis Emmanuel Macron,
05:24même si on a eu quelques-unes avant,
05:26qui ne dégénère pas de manière plus ou moins grave
05:29dans des vols, des violences ou des pillages.
05:32Et par conséquent, le problème,
05:34c'est que pour éviter ce genre de choses atroces et déchirantes,
05:40il faut qu'on ait un État qui ose donner à la police
05:44tous les moyens que la loi lui permet d'utiliser.
05:48Il faut également une justice
05:50qui, évidemment, soit beaucoup plus sévère
05:53et ne considère pas qu'un casier néant
05:56exonère d'une condamnation lourde
05:59lorsque l'infraction est très grave.
06:01Et puis l'État fait complètement...
06:03Bruno Pommard, vous spécialiste de la police,
06:06Bruno Pommard, ancien durette.
06:08Écoutez, je partage les propos de Philippe Bivière,
06:11évidemment, mais après, on fait comment ?
06:13Quand on sait quand même qu'en France,
06:15on dispose de près de 300 000 forces de l'ordre,
06:18gendarmerie, policiers, même policiers municipaux
06:20que certains maires n'ont pas voulu mettre dans le jeu,
06:23entre guillemets,
06:23mais il y a vraiment des décisions à prendre.
06:26Il faut qu'en gros, vous savez,
06:27moi j'étais dans une unité d'intervention,
06:28j'avais un patron, quand il me disait on y va,
06:31tout le monde était...
06:32Vous, vous étiez au RAID.
06:33Au RAID, j'ai fait...
06:34Oui, spécialiste des opérations spéciales.
06:36Oui, mais vous voyez ce que je veux dire ?
06:38Derrière, ça suivait.
06:39Là, on retrouve un chef de l'État
06:40qui nous a fait une déclaration,
06:42j'étais chez vous pendant une heure hier,
06:43a écouté cette déclaration
06:45qui était pathétique totalement.
06:47Neuf minutes.
06:47Il n'a rien dit.
06:48Ensuite, ce matin, le Premier ministre
06:50qui a remis un petit peu de poils à gratter,
06:53comme on dit,
06:53et puis qui a soutenu son ministre intérieur,
06:55et on trouve un ministre intérieur
06:56qui est tout seul.
06:57Il est SED ?
06:59Et oui, mais mon cher Philippe,
07:00c'est la vérité.
07:02Juste avant de partir à Lyon,
07:04des messages sur les réseaux.
07:06Bonsoir, Antonin.
07:07Parce qu'on vous a posé la question,
07:09l'État peut-il encore contrôler
07:10les casseurs et les émeutiers ?
07:11Vous répondez oui, seulement à 30%.
07:14Vous débattez beaucoup dans les commentaires,
07:15on sent que ce week-end de violences
07:17vous a marqué.
07:17On a Jules qui nous dit,
07:18oui, à condition de sortir l'artillerie lourde
07:21et prendre les mesures sociales qui s'avancent.
07:23Il y a Evelyne aussi qui est en colère
07:24et qui nous dit,
07:25oui, avec la force,
07:26ça leur fera du bien
07:27pour leur faire comprendre l'ordre des toniques.
07:29Il nous dit,
07:29l'État ne souhaite pas contrôler les casseurs,
07:31ils lui servent à discréditer les mouvements sociaux.
07:35Allez, on retourne à Lyon
07:36avec Philippe David et ses invités.
07:38Philippe David ?
07:39Des réactions à ce qu'on disait.
07:40Ah oui, alors Anne Delègue,
07:42l'accompagnatrice pour la restructuration
07:43des commerces et concerts municipales d'opposition,
07:45a sursauté en entendant Philippe Bilger.
07:47Je vous donne la parole, Anne.
07:49Oui, mais je suis tout à fait d'accord.
07:51C'est-à-dire que moi, je vais faire partie des 70%.
07:53J'ai envie de vous dire que
07:57peut-être qu'on pourrait effectivement contenir.
08:00Encore, faudrait-il le vouloir.
08:01Il faudrait qu'il y ait un courage politique
08:03qu'on n'a pas aujourd'hui.
08:05Absolument.
08:06Ce n'est pas autre chose que ça.
08:09C'est-à-dire qu'on tape aujourd'hui
08:10à bras raccourcis sur les policiers,
08:12mais au final,
08:13ce n'est pas eux tous seuls
08:14qui décident du nombre d'effectifs
08:16qu'on met en place.
08:17Ils sont peu nombreux
08:18parce qu'on a décidé
08:19qu'ils seraient peu nombreux.
08:20Ils ont des consignes
08:22pour ne pas intervenir.
08:23Il faut intervenir avec bienveillance.
08:25Mais à quelle heure
08:25on intervient avec bienveillance
08:27face à quelqu'un
08:28qui est en train de vous caillasser ?
08:29Enfin, je suis désolée.
08:31Tous ces émeutiers
08:32ne méritent rien d'autre
08:33que ce qu'ils ont subi.
08:35Alors, vous savez quand même
08:36que la seule chose
08:38que tout le monde attend,
08:38c'est la bavure policière.
08:40Tout le monde l'attend.
08:40Donc, c'est vrai que c'est compliqué
08:41pour les policiers.
08:42Je ne veux pas entendre parler
08:45de violences policières.
08:47Il n'y en a pas.
08:47Ils n'ont que ce qu'ils méritaient.
08:49Ils peuvent se faire arracher
08:49les mains, les yeux et les pieds
08:50s'ils voulaient.
08:52Je sais que ce n'est pas
08:53politiquement correct
08:54et vous comprenez très bien
08:55le sens de mon propos.
08:56Vous ne parlez pas
08:56des manifestations lycées,
08:58mais vous parlez de...
08:59Avec ce qu'on a supporté samedi,
09:01je suis désolée.
09:02C'est-à-dire qu'on veut bien
09:02admettre la colère d'un côté,
09:04mais on ne veut pas admettre
09:05la nôtre.
09:06C'est-à-dire que tous ces commerçants
09:08se sont fait dépouiller
09:09du fruit de leur travail
09:10et finalement,
09:12est-ce que ces caisseurs
09:12veulent bien quand même
09:13se rendre compte
09:13que sous couvert d'agir
09:15pour leur pouvoir d'achat,
09:16ils ont détruit
09:17l'outil de travail de gens
09:19qui remplissent les caisses,
09:21finalement,
09:22des aides sociales
09:23qui aident finalement
09:25à nourrir ces gens
09:26qui sont venus dans nos rues.
09:28Parce que samedi,
09:29tous ceux qui avaient dans les rues,
09:30ils ne sont pas épuisés
09:31par le travail.
09:32Oui, c'est vrai.
09:33Il y a Philippe David
09:35et vos invités.
09:37On a Guillaume Lamy,
09:38rédacteur en chef
09:39de Lyon Capital
09:39qui nous a rejoints
09:40et qui veut réagir.
09:41Bonsoir Guillaume.
09:42Bonsoir Guillaume.
09:43Puisque Guillaume,
09:44vous avez assisté également
09:45dans le centre de Lyon à ça
09:46et quand on dit
09:47est-ce qu'on peut encore
09:48contrôler les casseurs
09:49et les émeudiers,
09:50vous l'avez vu de vos yeux vus
09:52si je puis dire,
09:53samedi,
09:54on ne pouvait pas faire grand-chose.
09:56Oui, alors nous,
09:57on était effectivement
09:58une équipe de plusieurs journées
09:59sur le terrain.
10:00On couvre depuis plusieurs,
10:03depuis une vingtaine d'années
10:05les émeutes.
10:06Là, très sincèrement,
10:07moi je suis descendu dans la rue
10:09de mémoire de Jorjaï.
10:10Je n'ai jamais vu ça.
10:11C'est-à-dire que moi en plus,
10:12j'habite dans le centre,
10:13centre de Lyon
10:14et c'est vrai que finalement,
10:15je ne sais pas si vous en avez parlé
10:16un peu avant,
10:17il y a des rues
10:18qui ont été touchées un peu
10:19mais autrement,
10:20ça s'est passé dans un mouchoir de poche.
10:21C'est 300 mètres sur 400 mètres.
10:22Donc ça sécurise très facilement.
10:24C'est une quinzaine
10:26300 mètres sur 400 mètres
10:27avec les policiers en nombre.
10:28On sécurise rapidement.
10:29C'est une quinzaine de rues
10:30et en fait,
10:30ce qui s'est passé,
10:31moi ce qu'on a vu,
10:32c'est qu'effectivement,
10:34il y a eu,
10:34en fait,
10:35ce qui se passe,
10:35c'est qu'il y a une collusion
10:36aujourd'hui entre les casseurs
10:37et les pilleurs.
10:38Les casseurs,
10:38c'est des militants d'extrême-gauche.
10:39Ça, on n'a plus à le documenter.
10:42C'est des faits.
10:43Et on a les pilleurs.
10:44On va voir ce que donnent
10:44les profils,
10:46les gardes à vue.
10:47On voit à peu près
10:47d'où ils viennent.
10:48Ils viennent plutôt
10:49des quartiers,
10:50des banlieues.
10:51Et en fait,
10:51finalement,
10:52les casseurs arrivent
10:53dans un premier temps
10:55et finalement,
10:55ils épaulent les pilleurs
10:56qui, eux, derrière,
10:57se servent et cassent tout
10:59et brûlent tout.
10:59Moi, ce que j'ai vu
11:00dans les rues,
11:01le problème,
11:02c'est que je n'ai pas pu filmer
11:03parce que je trouvais ça
11:03un peu dangereux
11:04pour mon intégrité physique,
11:06c'est que dans les rues,
11:07dans les petites ruelles,
11:08c'était des hordes.
11:08Mais quand je dis des hordes,
11:09c'est des hordes.
11:10Des hordes de gens
11:12plutôt jeunes,
11:17avec un jean bleu.
11:18Et je me suis dit,
11:19il va se passer quelque chose.
11:20Donc, je suis rentré.
11:21Petite armée.
11:22Moi, je n'ai jamais vu ça.
11:23Ah oui, non, non,
11:23c'était des hordes,
11:24c'était une armée.
11:25Moi, je n'ai jamais vu.
11:26On était dans le no limit.
11:27Alors, on appelle ça
11:28des factieux,
11:29comme dit le président
11:29de la République,
11:30ce qu'on veut.
11:31Laurent Nunez parle
11:32de délinquance d'opportunité.
11:34Moi, je ne suis pas
11:36vraiment d'accord avec ça.
11:37Non, mais ce que je voulais dire,
11:38je termine.
11:39Donc, mouchoir de poche,
11:40des hordes sauvages,
11:42la collusion entre pilleurs
11:43et casseurs.
11:44Et je revenais sur ce que
11:44disait Anne Delègue,
11:45le courage politique.
11:46Aujourd'hui, il faut savoir
11:47que la doctrine de maintien
11:48de l'ordre public,
11:49ça date de 1986,
11:51de Malek Oussékin.
11:531986, on fait le calcul,
11:55on est 50 ans plus tard.
11:5840 ans plus tard.
11:5940 ans, la délinquance
12:00n'est plus la même
12:01qu'en 1986.
12:02Donc, à un moment donné,
12:03jusqu'à quand les commerçants
12:07vont en avoir marre
12:08de regarder leur commerce
12:10se faire piller ?
12:11À un moment donné,
12:11moi, j'ai déjà vu des images.
12:12On a envoyé,
12:13c'est que les commerçants
12:14descendent maintenant,
12:15se casquent,
12:15et vont avoir des armes.
12:16Donc, je ne dis pas
12:17qu'on est en garde civile,
12:18mais ça va très mal se passer
12:20si l'État ne prend pas
12:21la meilleure des choses.
12:22Et ce qu'on a vu,
12:23moi, c'est mon opinion aussi
12:24de citoyens,
12:26j'en attendais pas grand-chose,
12:28l'allocution du président
12:29de la République,
12:30c'est lunaire quand même,
12:31par rapport à ce qui se passe.
12:31C'est-à-dire qu'on a l'impression
12:32d'être dans deux mondes,
12:33des mondes parallèles.
12:34Moi, j'étais dans le monde
12:35de la réalité,
12:35ce qui se passe en bas
12:36avec des hordes sauvages,
12:46c'est très éclairant.
12:48Vous vouliez réagir ?
12:48Ce que vient de dire
12:49Guillaume Lamy,
12:50le dédacteur en chef
12:51de Lyon Capital.
12:52Merci, Guillaume,
12:52pour ce témoignage.
12:53Je rappelle qu'on est
12:54en direct de Lyon.
12:55Je voudrais dire à Guillaume Lamy,
12:56non, non,
12:56il a été un peu excessif
12:57lorsqu'il dit que
12:58le schéma national
12:59du maintien de l'Europe
12:59n'a jamais été révisé
13:01depuis Malik Oussikin.
13:01C'est totalement faux.
13:02Il a largement évolué,
13:04il a su s'adapter,
13:05et on le sait tous,
13:06puisqu'il y a eu
13:07les fameuses créations
13:08du temps du préfet
13:09l'Allemand,
13:09entre autres,
13:10mais à travers
13:11toute la France,
13:11avec les CRS
13:12et les fameuses
13:13forces d'action rapides
13:14que j'appelle moi,
13:15qui sont la CRS 8, 81, 82, 83,
13:17qui sont réparties
13:18sur le territoire,
13:19qui sont là
13:19pour intervenir
13:20très très fortement
13:21sur ces groupuscules
13:23très mobiles,
13:23parce que ce sont
13:23des unités aussi très mobiles.
13:25Vous avez les braves,
13:26brigade répression
13:27d'action violente,
13:28donc il y a une évolution
13:29dans le schéma
13:30du maintien de l'ordre,
13:31il ne faut pas dire
13:31que rien n'a été fait.
13:32Maintenant,
13:33qu'on soit encore
13:35dans une avancée considérable
13:38concernant ce qui s'est passé,
13:39parce que c'est exceptionnel.
13:40C'est la première fois
13:40qu'on voit ça.
13:41Donc il y a eu
13:42une organisation
13:42qui a été faite parce que...
13:43C'est la première fois
13:44qu'on voit ça,
13:45mais comme le disait très bien
13:46Anne Delègue,
13:47je crois,
13:48tout à l'heure,
13:49c'est-à-dire qu'on savait
13:50qu'il y allait avoir
13:51des mouvements
13:52et des mouvements
13:52très violents.
13:53Attendez,
13:54le 17 octobre,
13:55il est annoncé
13:56depuis trois mois
13:57le 17 octobre
13:58et on a vu
13:58ce qui s'est passé
13:59avec les manifestations
14:00lycéennes.
14:01À un moment donné,
14:02on a sous-dimensionné
14:03quand même ça,
14:04non ?
14:05Le ministre a reconnu
14:07anticipations
14:08et renseignements.
14:09Mais là,
14:09je ne comprends pas.
14:10Tout de même,
14:11la mort de Malik Ousekine
14:12a complètement traumatisé
14:14ils ont une peur bleue
14:16d'aller jusqu'au bout
14:17de leur action.
14:18Et je voudrais approuver
14:20Anne Delègue,
14:21si,
14:21rapidement,
14:22lorsqu'elle a dit,
14:24elle répond à un argument
14:25que je trouve
14:26très pervers
14:27qui consiste à dire
14:28qu'il y aurait
14:29une violence illégitime
14:31de l'État
14:32sur le plan politique
14:33et qu'elle justifierait
14:35la violence des casseurs.
14:37C'est quelque chose
14:38vraiment dangereux.
14:39Juste une remarque
14:42très courte.
14:43Guillaume Lamy
14:43voulait reprendre
14:44mais je fais juste
14:44une remarque
14:45à Bruno Pommard.
14:46Ce qui s'est passé samedi,
14:47ce n'est pas exceptionnel.
14:48Chaque fois que le PSG
14:49gagne la Ligue des Champions,
14:50il y a la même chose
14:51mais là,
14:51c'est à Paris.
14:52Quand il y a
14:52la fête de la musique,
14:54ça casse.
14:55Toutes les réunions
14:56sont bonnes pour casser
14:56donc samedi,
14:57c'est un épisode
14:58parmi d'autres.
14:59Guillaume Lamy ?
15:00Je suis allé
15:01certes un peu vite
15:02en besogne
15:03mais sur le maintien
15:04de l'ordre public,
15:06on s'est adapté,
15:07on a créé
15:08deux ou trois petites choses
15:08mais aujourd'hui,
15:09on est toujours
15:10dans la logique
15:11du non-affrontement.
15:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:13on a des hordes sauvages
15:15qui vont être armés.
15:16On voit des armes,
15:18ça y est,
15:18c'est sur les réseaux
15:18qui circulent un peu.
15:20Je veux dire,
15:20quand ils vont arriver,
15:21ils ont essayé à Marseille
15:22de piller une armurie.
15:24Ça va se faire,
15:25c'est une question
15:25de quelques jours,
15:26c'est une question de temps.
15:27Donc à un moment donné,
15:27la logique de non-affrontement
15:29en 2026
15:30avec les émeutes
15:31du 17 octobre,
15:32moi je ne suis pas sûr
15:32qu'on soit dans la bonne stratégie
15:33de maintien de l'ordre public
15:34si je puis me permettre.
15:35Et quand il y aura des morts,
15:37on réfléchira à tout ça.
15:38Et Guillaume,
15:39je voulais juste vous dire
15:40que les pilleurs
15:40de ce qu'il appelle
15:41d'opportunités,
15:42ce sont uniquement
15:43les gens qui viennent chercher
15:44dans les magasins
15:45une fois qu'ils sont ouverts.
15:46C'est ce qu'il a annoncé.
15:47Ils n'ont rien à voir
15:48avec les casseurs.
15:49Ils ont été un peu vite
15:50pour parler de délinquants
15:51d'opportunités
15:52sur les plateaux
15:53ce week-end.
15:54Oui mais il y a deux types,
15:56Patrick.
15:56Pardon,
15:57pardon,
16:02comme le disait Guillaume,
16:04c'est un vocabulaire
16:05des milieux autorisés
16:06pour ne pas dire autre chose.
16:08Et c'est absolument
16:09scandaleux ce qui s'est passé.
16:10Allez, dans un instant,
16:11on va continuer.
16:12Mais non mais,
16:12délinquants d'opportunités,
16:14mais non mais,
16:14délinquants d'opportunités,
16:15ça ne veut rien dire.
16:16Oui, mais vous avez
16:16ce sont des émeutiers,
16:17c'est des casseurs.
16:20Vous avez les casseurs
16:21et ensuite vous avez
16:22tous les gens qui arrivent derrière
16:23pour prendre un délinquant.
16:23Mais la formule
16:24est très mauvaise.
16:25Oui, très mauvaise.
16:26Le résultat est le même.
16:27Pardonnez-moi,
16:27elle est nulle,
16:29elle est nulle,
16:29elle est nulle.
16:31Vous parlez de moi
16:32quand vous dites ça ?
16:32Non, non mais,
16:33évidemment,
16:34vous le savez.
16:34Et Bruno,
16:35quand vous dénoncez,
16:36vous défendez la police,
16:38on voit les résultats
16:39de l'action.
16:39Non,
16:40vous êtes un peu dur.
16:41Vous êtes un peu dur.
16:42Non mais,
16:42dans un instant,
16:43on continue,
16:44toujours avec les commerçants
16:45à Lyon,
16:46évidemment,
16:46il y a du débat.
16:48Commerçants aussi
16:49à Bordeaux
16:49et à Marseille,
16:50dans un instant,
16:51et vous au 0826 300 300,
16:53vous pouvez réagir,
16:54évidemment,
16:55à tout ce que l'on dit,
16:55bien sûr.
16:56Allez,

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