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  • il y a 7 heures
Annonce des territoires lauréats de la session 2026-2028 par Philippe Mazenc, directeur général de l'Aménagement, du Logement et de la Nature.
Présentation des lauréats des grands enjeux de la nouvelle session nationale par Céline Bonhomme, sous-directrice de Aménagement durable à la DGALN/DHUP.
Paris, 15 octobre 2026.

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Transcription
00:05Bonjour à toutes et tous, mesdames et messieurs les élus, chers acteurs du territoire, chers professionnels de l'aménagement.
00:12Je prends la suite des mots de Madame la Ministre et je vais introduire le premier temps fort de la
00:18journée.
00:19On aura beaucoup de temps fort aujourd'hui.
00:21Ce premier temps fort porte sur la session nationale de l'Atelier des Territoires pour 2026-2028.
00:28Vous avez compris qu'elle va porter sur aménager les territoires en tenant compte des bascules démographiques.
00:36Dans un instant, le directeur général de l'aménagement du logement et de la nature, Philippe Mazinck, annoncera les lauréats
00:44qui seront accompagnés dans le cadre de cette session nationale.
00:47On aura aussi le plaisir de les entendre par rapport à leurs enjeux de territoire.
00:52Alors peut-être pour démarrer, ça nous semblait utile de vous dire pour quelles raisons en fait on a choisi
00:59cette thématique
01:00et peut-être de replacer dans son contexte cette session nationale qui vient donc juste après la session nationale sur
01:09les territoires productifs,
01:11sobres et créateurs de valeurs.
01:13Cette session nationale précédente en fait faisait suite notamment à la loi Industrie verte et la précédente qui était sur
01:23les sols vivants
01:24était aussi dans le sillage de la loi Climat et Résilience qui a permis notamment de mettre en œuvre au
01:32niveau législatif la sobriété foncière.
01:35Dans le cas de cette nouvelle session nationale, on est plutôt sur l'accompagnement des grandes tendances en termes d
01:44'aménagement des territoires.
01:46Alors on peut peut-être voir en fait aussi le fait générateur qui nous conduit aujourd'hui à la proposer.
01:52Elle est liée finalement aussi à cette courbe qui montre bien que, en 2025 et pour la première fois depuis
02:01l'après-guerre,
02:02le solde naturel de la population en France est devenu négatif, ce qui signifie qu'il y a plus de
02:11décès que de naissances au niveau national
02:15et on voit également cette courbe qui montre que depuis peu après les années 2000,
02:21eh bien cette tendance s'est quand même considérablement accélérée.
02:25On peut peut-être passer à la diapo suivante.
02:27Donc derrière ce constat qui est un constat national, eh bien on peut voir de très fortes disparités territoriales.
02:38Ces très fortes disparités territoriales, elles montrent que selon où on se trouve sur le territoire national,
02:44eh bien en prévision de l'INSEE, la date à laquelle le solde total de population sera négatif est plus
02:59ou moins tôt.
03:00Nous avons des territoires où en réalité ce solde de population négatif est déjà un cap qui a été franchi.
03:07Donc ce sont les territoires qui sont plus clairs sur la carte et des territoires pour lesquels ce solde de
03:14population deviendra négatif plus tardivement.
03:17Donc on voit notamment proche des littoraux des territoires qui auront plutôt ce solde qui deviendra négatif autour des années
03:262070 ou au-delà.
03:28Les territoires qui sont déjà aujourd'hui confrontés à cette problématique sont finalement des sentinelles
03:38de ce qui va se passer au fil du temps progressivement d'après les prévisions de l'INSEE dans l
03:44'ensemble de nos territoires nationaux.
03:47Et donc c'est pour cette raison qu'il est extrêmement intéressant en fait de regarder aujourd'hui les différentes
03:55typologies de territoires
03:57qui sont confrontées à la problématique et de voir également avec eux quelles sont aujourd'hui leurs anticipations et leurs
04:05premières réponses à ces tendances.
04:08On peut peut-être passer à la diapo suivante.
04:11Voilà donc également cette pyramide des âges qui est bien connue mais dont on voit l'allure qui a quand
04:20même considérablement évolué
04:22en tout cas pour ceux qui l'ont étudié dans des manuels scolaires un petit peu anciens.
04:28Il y a deux éléments qui sont extrêmement importants.
04:31C'est tout d'abord un phénomène de vieillissement de la population notamment parce que la population notamment du baby
04:40boom
04:40et bien elle vieillit et donc elle a tendance à se retrouver de plus en plus massivement en tout cas
04:46en haut de cette pyramide
04:47et en parallèle une contraction en fait de la partie en bas de la courbe qui concerne les moins de
04:5520 ans
04:56qui ont plutôt tendance en nombre à se réduire et ce phénomène est lié à la diminution qui est observée
05:04de la natalité ces dernières années
05:06et qui continue à s'accroître en France comme dans d'autres pays européens.
05:13Ces évolutions qui montrent que
05:18en tout cas dans les années qui viennent, enfin aujourd'hui il y a à peu près la moitié de
05:24la population
05:25qui aujourd'hui concerne les plus de 65 ans alors que ce ratio était bien moindre il y a quelques
05:32années
05:33interroge directement nos modèles traditionnels d'aménagement, d'urbanisme et de gestion des services publics.
05:41Alors il y a énormément de questions qui se posent évidemment avec ces tendances démographiques.
05:48D'abord le sujet de la métropolisation, le sujet dans les centres-villes de la vacances d'un certain nombre
05:55de logements
05:56et de centres-villes qui peuvent dans certains cas être vieillissants,
06:01des inégalités territoriales qui peuvent être fortes,
06:05des déséquilibres entre populations à l'âge de la retraite et populations actives.
06:13Et donc l'idée est d'aborder la diversité des sujets qui peuvent se poser au territoire
06:20au travers de cette session nationale.
06:25Alors, face à ces constats,
06:30j'aimerais tracer en fait deux voies finalement possibles d'action
06:34et on voit bien aujourd'hui que dans l'action publique, les deux voies sont aujourd'hui explorées.
06:39Il y a d'abord une voie que j'appellerais de l'atténuation,
06:42c'est-à-dire finalement, vous avez entendu dans les discours récents,
06:46le sujet du réarmement démographique qui se pose
06:50et qui interroge aussi qu'en différents points aujourd'hui du territoire national,
06:56on puisse continuer à s'épanouir avec une vie de famille, avec des enfants
07:01et donc du coup avec un certain nombre de services
07:04qui permettent aux populations de continuer à aller travailler
07:07dans différents territoires et dans le cadre donc d'une vie
07:12avec des jeunes, des enfants, des étudiants, etc.
07:16Il y a aussi le sujet parallèle de l'adaptation de ces territoires
07:21au bascule démographique.
07:23Il va y avoir des populations âgées de plus en plus nombreuses.
07:29Comment on assure aussi une mobilité suffisante de ces personnes âgées
07:33pour qu'elles puissent continuer à vivre là où elles sont ?
07:36Faut-il dans un certain nombre de cas amorcer dans certains lieux du territoire national
07:43des replis, des formes de désaménagement pour au contraire
07:47aller concentrer l'accès à un certain nombre de services
07:51pour les populations dans certains territoires ?
07:53C'est l'ensemble de ces questions en lien à la fois avec l'adaptation
07:58et l'atténuation que nous souhaitons poser dans le cadre de cette session nationale
08:02avec l'ensemble des questions en lien avec l'aménagement
08:07allant de la planification jusqu'aux outils opérationnels
08:11et projets de territoire opérationnels en lien avec ces sujets.
08:17Donc sans plus attendre, je laisse maintenant la parole à Philippe Mazinck,
08:21directeur général de l'aménagement du logement et de la nature
08:23pour l'annonce officielle des lauréats qui seront accompagnés
08:27dans le cadre de cette session nationale.
08:31Rebonjour à tous. Je vous rassure, je ne vais pas être très long.
08:34Quelques propos en complément de l'excellente présentation
08:38qui a été faite par Céline.
08:40Donc, cher professionnel de l'aménagement,
08:42cher électeur du territoire, cher candidat à l'appel
08:44à la manifestation d'intérêts.
08:47Le 17 juin dernier, l'ADGLN a lancé l'AMI
08:52pour la nouvelle session nationale de l'atelier des territoires,
08:54aménager les territoires en tenant compte des bascules démographiques.
08:57Et vous avez été très nombreux à manifester votre intérêt
09:01pour cette thématique qui touche, comme Céline vient de le dire,
09:04de nombreux territoires.
09:06Les candidatures nous sont parvenues le 8 septembre dernier.
09:09Et ce qui en ressort, très clairement,
09:12c'est le degré de maturité de cette thématique
09:15chez les acteurs concernés.
09:18Vous savez, la ministre de l'aménagement du territoire
09:21et de la décentralisation, Françoise Gattel,
09:23a lancé la SNAT.
09:25Il y a eu plusieurs ateliers sur ce sujet.
09:27Et notamment un auquel j'ai assisté sur la transition démographique.
09:32On voit bien, à travers cette thématique,
09:34le caractère complètement transversal des bascules démographiques.
09:39Ça concerne absolument tout.
09:41Moi, je retiens deux éléments qui m'ont frappé,
09:44notamment à l'occasion de l'atelier organisé par la ministre.
09:47C'est d'abord qu'autour de l'année 2030,
09:50on aura la population écolière en premier degré,
09:53à peu près équivalente à celle qu'on avait en 1914.
09:56Je trouve que ça frappe quand même les esprits
09:58avec une population de l'époque qui était entre 30 et 40 millions.
10:02Le deuxième, c'est qu'on le voit bien,
10:04ce qui se passe aujourd'hui est prédictible.
10:07On est sur des synergies de long terme.
10:10Donc, c'est un phénomène à inertie forte
10:14et c'est des problématiques
10:16qu'il va falloir que l'on gère
10:17sur 20, 30, 40, 50 ans.
10:20On est dans le temps long, dans cette thématique-là.
10:24Alors, je disais que c'est transversal.
10:27Évidemment, c'est transversal.
10:28Ça concerne le logement, les équipements,
10:30la mobilité, la planification, l'accès aux services publics,
10:33le tourisme, l'urbanisme réglementaire,
10:36les accès aux services publics.
10:39Tout ça, c'est l'aménagement.
10:42Ça concerne évidemment la DGLN.
10:44C'est bien plus large que la DGLN.
10:47Mais sur les candidats lauréats que je vais annoncer,
10:51je vous assure, je ne serai pas plus long,
10:52on voit bien la diversité des réponses
10:54qui ont été apportées.
10:56Et je crois qu'il y a vraiment des enseignements attirés
10:58pour les uns et pour les autres.
11:00Alors, il y a des mots valides qu'on emploie souvent,
11:01le mot parangonage, par exemple,
11:03pour ne pas parler du vieux français de benchmarking.
11:08Mais il y a vraiment des enseignements attirés
11:10des uns et des autres.
11:10Parce qu'encore une fois, à un degré ou à un autre,
11:13cette transition démographique,
11:15elle s'applique partout sur le territoire national.
11:18Donc vraiment, moi, j'en attends beaucoup.
11:21On a eu de très belles candidatures
11:23que je vais annoncer immédiatement.
11:26Donc, les territoires lauréats de la session nationale
11:29de l'atelier des territoires aménagés à les territoires
11:31en tenant compte des bascules géographiques
11:33sont Thieraglo et la DLT du Puy-de-Dôme.
11:36La communauté de communes Mêlois-en-Pretout
11:39et la DDT des Deux-Sèvres.
11:41La communauté de communes de Rambert-Villet
11:43et la DDT des Vosges.
11:45Des Cassevilles Communauté et la DDT de l'Aveyron.
11:48Et Flair-Aglot et la DDT de l'Orne.
11:50Donc, toutes mes félicitations à ces cinq territoires
11:53et j'invite leurs représentants à me rejoindre sur scène.
12:07Je vous laisse vous installer tranquillement.
12:12Je vais vous inviter peut-être à présenter pour vous
12:16le rôle de votre territoire,
12:18les enjeux qu'il caractérise dans le cadre de ce qu'on vient d'évoquer.
12:22Donc, je propose qu'on commence par Thieraglo.
12:26Vous avez des micros devant vous ?
12:30Non ?
12:31Allons-y !
12:33Bonjour à toutes et tous.
12:35Monsieur le maire devait être présent, effectivement.
12:37Il ne doit pas tarder à arriver, je pense.
12:40Présenter rapidement le tiers
12:43et puis effectivement la communauté de communes
12:45qui fait partie de la candidature
12:47qu'on a co-construite, nous aussi, côté DDT du Puy-de-Dôme.
12:51Donc, je me présente, je suis Marc Chevrier,
12:52je suis DDT adjoint du Puy-de-Dôme.
12:55Thier-Aglot, vous voyez sur la photo,
12:57Thier, la particularité de cette commune,
12:59c'est une commune à deux niveaux,
13:01quelque part une ville ancienne, haute,
13:03et puis une ville basse.
13:05Et finalement, le sujet des bascules démographiques,
13:07on l'a interrogé au regard aussi de bascules urbaines
13:11avec ce schéma que je vous ai présenté
13:14quand on voit la photo ville haute, ville basse,
13:16où effectivement on a des dynamiques urbaines
13:17qui sont différentes.
13:19Et cette question des bascules démographiques
13:22qui, quelque part, qui entraîne,
13:24qui suit les dynamiques urbaines,
13:26elle interroge aussi la commune
13:28et plus largement la communauté de communes
13:30parce que derrière, il y a un sujet de bascule sociale.
13:34On a une ville haute, très patrimoniale,
13:36mais qui se paupérise.
13:37Et on a une ville basse qui s'étend,
13:40plus récente.
13:41Des bascules sociales, des bascules économiques,
13:43tiers, est aussi un verrou
13:47entre la métropole de Clermont
13:49et puis toute une partie du territoire.
13:51Et donc là aussi, il y a cette question
13:52de est-ce que les bascules urbaines
13:54et les bascules démographiques
13:55ne vont pas donner des risques, évidemment,
13:57sur des bascules sociales et économiques.
13:58Donc notre objet pour l'atelier, finalement,
14:00c'est de travailler ces sujets-là,
14:02voir comment l'atelier peut nous éclairer,
14:03sur quel serait le bon point d'équilibre,
14:05et puis comment réinterroger aussi
14:07les différentes politiques publiques
14:08pour essayer de rééquilibrer tout ça
14:10et éviter de subir des bascules,
14:12notamment sociales et économiques.
14:13Merci beaucoup.
14:16Je m'aperçois que j'ai oublié mes lunettes.
14:18Donc voilà.
14:20Merci.
14:21Je propose de laisser la parole
14:23à mes voix en Poitou.
14:33Ça marche ?
14:35Non, non, non, c'est bon ?
14:36Non ?
14:37Vous voulez commencer ?
14:38Non, mais je te laisse la parole, Charline.
14:41Bonjour à tous.
14:42Charline Clément, je représente la DDT
14:44des Deux-Sèvres aujourd'hui.
14:46Donc moi, je suis référente territoriale
14:47sur le secteur du Mélois en Poitou.
14:51Juste pour vous faire...
14:52Je vais être très rapide,
14:53parce que je vais laisser surtout la parole
14:54à Sylvie Cousin,
14:55qui vous présentera le territoire
14:57et les enjeux qu'on a sur ce territoire.
15:02Donc pour vous situer, en fait,
15:04le territoire, on est à mi-chemin
15:05entre Nantes, Poitiers et La Rochelle.
15:08C'est un territoire qui est assez rural,
15:11qui est peu dense.
15:13Et nous, on a choisi d'aborder, en fait,
15:16cet atelier sous l'angle de la thématique
15:19de la baisse des effectifs scolaires.
15:21Il faut savoir que les Deux-Sèvres
15:24sont le département de Nouvelle-Aquitaine
15:26qui sera le plus impacté à l'échelle de la région
15:30en termes de baisse des effectifs
15:31sur les trois niveaux, donc élémentaires,
15:34collèges, lycées à l'horizon 2035.
15:36Et on a un territoire, une particularité
15:38dans le territoire, mais qui se retrouve par ailleurs.
15:41C'est qu'on a beaucoup, beaucoup de structures
15:43de petite taille.
15:45On n'a plus d'une classe, d'une école sur deux
15:47qui est composée de trois classes ou moins.
15:50Donc c'est des territoires qui sont particulièrement
15:53vulnérables, en fait, à toutes les évolutions
15:56de la carte scolaire.
15:58Et donc c'est un sujet qui fait l'objet
16:01d'un portage assez fort du corps préfectoral
16:05en partenariat, en lien, même avec l'éducation nationale.
16:09Le but, c'est d'anticiper collectivement
16:12ce phénomène, cette dynamique,
16:14de mobiliser l'ensemble des acteurs,
16:17ce qui n'est pas toujours facile
16:18parce qu'on travaille sur des thématiques
16:20très différentes,
16:22de promouvoir une approche plus territorialisée
16:26et moins au cas par cas
16:27que ce qu'on peut faire aujourd'hui.
16:30Et côté DDT, nous, c'est un sujet
16:32qu'on accompagne aussi depuis plusieurs années déjà,
16:34avec notamment le CIE.
16:37Il y a un travail qui a été fait
16:39sur la valorisation des écoles
16:40qui ont perdu leur usage
16:43et sur l'adaptation du bâtiment.
16:45Et on se rend bien compte que c'est un sujet
16:47qui ne peut plus être traité de manière isolée.
16:51Donc c'est pour ça qu'on a fait le lien
16:53assez vite entre l'AMI
16:54et finalement la démarche qui était portée
16:57localement en interne
16:58par la communauté de communes.
17:00Voilà, je vous laisse présenter.
17:02Oui, bonjour à toutes et tous.
17:04Donc moi, je suis Sylvie Cousin,
17:06donc maire d'une commune de 4000 habitants,
17:10maire de Celles-sur-Belle
17:11et donc vice-présidente
17:12pour la communauté de communes,
17:14Mélou-en-Poitou,
17:15en charge de l'habitat
17:16et de la revitalisation des territoires.
17:19Et notamment, je suis avec Charlie,
17:21le programme ORT
17:22qui est porté sur notre territoire
17:24et donc sur l'intégralité
17:26de notre territoire.
17:28C'est une communauté de communes
17:30comme l'a dit Charline
17:32implantée sur un territoire rural
17:33et alors nous, c'est une communauté de communes
17:35que l'on dit multipolaire
17:37puisque c'est une communauté de communes
17:40de 48 000 habitants
17:42qui est assise autour d'un maillage
17:46de 7 bourgs structurants
17:48dont le plus petit va de moins de 2 000 habitants
17:53au plus gros qui comporte 6 000 habitants.
17:56Donc nous sommes vraiment sur un territoire rural
18:00maillé autour de ces bourgs structurants
18:03qui, pour chacun, portent l'essentiel des services
18:06qui contribuent au bien-vivre sur notre territoire.
18:09Donc ça fasse évidemment des écoles,
18:12des collèges, des piscines,
18:15c'est tous les services publics
18:17que nous avons donc à gérer
18:19et faire vivre sur notre territoire.
18:22Donc nous, notre candidature,
18:24elle part d'un constat tout simple
18:26comme ça a été souligné
18:28sur la baisse des effectifs scolaires
18:31car bien évidemment, nous avons décelé
18:34assez rapidement que derrière cette réalité
18:36de la baisse des effectifs scolaires,
18:39il y avait une question beaucoup plus vaste
18:41qui était celle de l'aménagement de notre territoire
18:44et du déséquilibre de nos communes
18:48et de nos services.
18:50Donc c'est vraiment l'enjeu pour nous de cette candidature,
18:54c'est vraiment de réinterroger
18:56l'avenir de nos centres-bourgs,
18:58l'organisation des commerces,
18:59des services de proximité,
19:01l'attractivité résidentielle,
19:03les mobilités,
19:05puisque qui dit ruralité
19:06dit problématique de mobilité.
19:10Et finalement,
19:11c'est l'intégralité de la qualité de vie
19:13de nos habitants.
19:16Donc cette multipolarité
19:18que l'on met en avant
19:20et que l'on considère
19:21comme une richesse et une force,
19:24il nous faut la préserver
19:25et faire en sorte que
19:26chacune de ces centralités
19:29soit organisée autour de centres-bourgs attractifs.
19:33Donc je vais revenir un petit peu
19:34sur juste les constats un peu particuliers
19:37pour notre territoire qui sont encore plus implaclables.
19:40Sur notre territoire,
19:41les effectifs scolaires ont diminué de 14%
19:43entre 2019 et 2024.
19:46Et la tendance qui se poursuit
19:48sur les années entre 2025 à 2030,
19:51c'est moins 22%.
19:52Donc évidemment,
19:54il nous faut absolument repenser
19:55notre modèle de développement rural
19:58et être capable d'adapter cette vitalité.
20:02Nous avons alors une particularité également,
20:05on a 47 sites scolaires sur notre territoire
20:08et 49% de ces sites scolaires
20:11sont à moins d'une ou deux classes.
20:14Donc ce qui nous amène avec un grand nombre
20:16de ce qu'on appelle des regroupements pédagogiques intercommunaux,
20:20des RPI.
20:22Et bien évidemment,
20:2563% des bâtiments scolaires
20:27qui sont jugés moyennement ou peu adaptés.
20:32Donc autant vous dire que
20:33les enjeux d'adaptation climatique
20:36et autres sont très très importants.
20:39Donc si nous intéresse
20:40et on est très très heureux d'être lauréat,
20:43c'est vraiment de réinterroger tout ça,
20:45de se dire, voilà,
20:47comment réinventer les usages de certains bâtiments,
20:50comment maintenir les services accessibles à tous,
20:53comment répondre également simultanément
20:56au vieillissement de notre population
20:58et continuer à accueillir en parallèle des ménages
21:02et comment renforcer ces centralités
21:04qui structurent notre territoire
21:06parce qu'on est convaincu
21:08que toutes ces évolutions,
21:10on peut en tirer profit,
21:12on peut se saisir de ces opportunités
21:15pour développer de nouveaux usages.
21:17C'est ce que nous avons commencé à faire
21:19dans le cadre du projet École 2030
21:21que nous menons sur cette collectivité
21:24en repensant avec l'aide de la DDT et du CAUE
21:28les usages de nos écoles
21:30qui petit à petit,
21:32alors tout d'abord des classes
21:33mais ensuite des écoles
21:34qui ferment dans nos villes et bourgs structurants
21:38et de repenser l'adaptation
21:40de tous ces bâtiments.
21:43Voilà, donc on y travaille ardemment.
21:46Notamment, j'évoque également
21:50la reconquête des logements vacants
21:52puisque nous sommes un territoire également
21:54engagé dans le pacte France-Rénov'
21:57qui nous permet également en parallèle,
22:02il va nous permettre d'associer cette réflexion
22:05de la réappropriation des logements vacants
22:08et le réaménagement des logements,
22:11en l'occurrence des écoles
22:12qui vont fermer
22:14ou qui sont déjà fermées sur nos territoires.
22:17Merci beaucoup de ce panorama
22:18qu'on voit là aussi très transversal en problématiques.
22:22Je vais donner la parole
22:23à la communauté de communes de Rambert-Ville.
22:26J'espère ne pas écorcher le nom de la commune,
22:28c'est Rambert-Villet.
22:29Ça se dit bien Rambert-Villet, oui, merci.
22:31Je suis Christophe Lemel,
22:32je suis le président de cette petite intercommunalité,
22:34un peu moins de 14 000 habitants,
22:3630 communes,
22:38avec un bourg-centre
22:40qui représente 38% de la population,
22:42donc un vrai écosystème,
22:43un vrai bassin de vie.
22:44Cette communauté de communes,
22:46elle est bien sûr,
22:47comme une grande partie du département des Vosges,
22:50elle fait face en fait
22:51à une déprise démographique.
22:53Évidemment, quand on regarde
22:54notre territoire de plus près,
22:57nous avons un solde migratoire négatif.
22:59Par contre, nous avons encore
23:01un solde naturel positif,
23:02malgré la tendance inverse
23:04sur le département,
23:05mais quand on regarde la pyramide
23:06et qu'on se projette,
23:07évidemment, ça ne va pas durer.
23:08Et donc, on s'interroge bien sûr
23:09comment faire en sorte
23:11de reconquérir la population,
23:13comment faire en sorte
23:13que notre territoire soit plus attractif.
23:14On a rédigé un projet de territoire
23:17qui s'artitule
23:18sur une volonté
23:19de faire de notre territoire
23:20un territoire à plus forte désirabilité
23:22pour avoir envie d'y vivre et d'y investir.
23:24Trois piliers fondamentaux,
23:26le développement économique,
23:28deux, l'attractivité résidentielle
23:29et trois, l'identité territoriale.
23:31Je suis très heureux
23:32que notre territoire ait été retenu,
23:34bien sûr, à cet appel
23:36à la manifestation d'intérêt.
23:37Ça va beaucoup nous aider.
23:38Je voudrais remercier
23:39les services de la DDT
23:40et les services de la Comité de Commune
23:41qui ont bûché pendant tout l'été
23:43pour pouvoir rédiger ce rapport.
23:45Et puis, je vais laisser la parole
23:47à Pierre Colna,
23:48que je remercie d'ailleurs,
23:50pour rentrer un peu plus dans le détail.
23:52Bonjour, Sébastien Jean-Georges.
23:55C'est mon nature.
23:57Donc, je représente la DDT.
23:58Je suis le chef du service
23:59urbanisme et aménagement.
24:00Donc, pour nous,
24:01cet appel à projet,
24:02il constitue un double laboratoire.
24:04Donc, comme le président l'a dit,
24:06sur ce territoire,
24:07on a une spécificité.
24:08On a vraiment un bourre-centre
24:09qui est petite ville de demain, d'ailleurs,
24:11et qui a perdu de la population
24:14de manière assez importante,
24:16alors que les villages tout autour,
24:18qui sont globalement des villages
24:19assez homogènes,
24:20de moins de 500 habitants,
24:22ont gagné globalement
24:23un petit peu de population.
24:24Donc, cette bascule démographique
24:26sur ce territoire-là,
24:27elle n'est pas forcément perçue,
24:28hormis de manière assez brutale
24:29sur le bourre-centre.
24:31Mais globalement,
24:32tout ce territoire
24:33perd de la population.
24:35Donc, notre intérêt
24:37dans cette démarche-là,
24:37c'est de comprendre
24:38un petit peu les parcours de vie,
24:40comment le vieillissement
24:42de la population peut être intégré
24:44à ce parcours de vie
24:45sur ce territoire-là.
24:46Et puis, analyser également
24:49un système rural
24:50en essayant de dépasser
24:51les frontières des communes
24:53et les problèmes sectoriels.
24:56Et puis, également,
24:57essayer d'intégrer
24:57cette compréhension du territoire
24:59avec une démarche
24:59qui est menée
25:00sur la commune-centre.
25:01Il y a une démarche
25:02d'Opa et Rue qui est en cours.
25:03Donc, comment on peut intégrer
25:04aussi cette meilleure compréhension
25:05de ces bascules
25:07dans cette réflexion
25:07à l'échelle de la commune.
25:10Et puis, pour l'État,
25:11de son côté,
25:12on est engagé depuis 2023
25:14dans une démarche
25:14assez volontariste
25:15de PLUH
25:17sur le département
25:18qui en était globalement dépourvus.
25:19On avait encore plus de 25%
25:21de communes
25:21qui étaient au Règlement national
25:23d'urbanisme.
25:24Donc, là,
25:25la démarche démarre,
25:27prend bien.
25:27Elle démarre
25:28depuis le mois de septembre
25:29sur la communauté commune
25:31de Rambers-Villet.
25:32Et dans le cadre
25:33de ce PLUH,
25:35on voudrait justement
25:35faire de ce PLUH
25:38un outil
25:38d'adaptation,
25:41un outil démographique
25:42qui intègre
25:44cette question
25:44des bascules démographiques.
25:46Essayer d'avoir
25:47une grille d'analyse
25:48un petit peu
25:48de ces systèmes,
25:49de ces compréhensions.
25:50Et puis,
25:50que ça puisse également
25:51nous permettre
25:52d'être productibles.
25:54Donc, déjà sur le département,
25:55dans les autres PLUH
25:56qui vont voir le jour.
25:57Et puis, pourquoi pas
25:58à l'échelle nationale
25:59pour les territoires
26:00qui ont les mêmes problématiques
26:01que nous.
26:03Et puis,
26:03s'interroger aussi
26:04sur les documents
26:05ou la manière
26:07dont on accompagne
26:07les territoires
26:08au travers de notre
26:08porte-à-connaissance,
26:09dans les éléments
26:10qu'on peut porter à connaissance
26:12sur la compréhension
26:13des mécanismes
26:14qui se passent.
26:15Et puis,
26:15la note d'enjeu,
26:16bien évidemment,
26:17parce que cette bascule démographique
26:18est un enjeu prioritaire
26:20pour notre territoire.
26:2230% de plus de 60 ans
26:24sur le PCI.
26:25Donc,
26:26on voit bien
26:26ce que ça peut donner.
26:28Voilà.
26:29Merci.
26:29On voit bien les enjeux.
26:30Et puis,
26:30le levier peut constituer
26:31effectivement le PLUH.
26:34Bon,
26:34évidemment,
26:35je m'appelle Mazin,
26:35que j'ai moins de difficultés
26:36à prononcer
26:37des Cassevilles.
26:38Donc,
26:39je laisse la parole
26:40à Des Cassevilles.
26:44Bonjour.
26:45Je suis Brigitte Anglade,
26:46chef du service
26:47d'appui territorial
26:48de la direction départementale
26:49des territoires,
26:50dont je me fais
26:51la porte-parole aujourd'hui,
26:52ainsi que la porte-parole
26:54de M. le Président Marti,
26:56président de Des Cassevilles Communauté.
27:00Donc,
27:01ce territoire,
27:03c'est 12 communes
27:04à dominante rurale.
27:05C'est presque 18 000 habitants
27:08au dernier recensement.
27:09Et lorsqu'on parle
27:11de Des Cassevilles Communauté
27:13à Navéron,
27:14on utilise également
27:16le terme de bassin.
27:18Alors,
27:19pourquoi ?
27:19Parce que c'est un territoire
27:20qui est particulièrement marqué
27:22par son passé industriel
27:24et minier
27:25et aussi et surtout
27:28par le déclin
27:30de ses activités.
27:31Donc,
27:32quand on parle
27:33de bascule démographique,
27:35c'est quelque chose
27:36qui fait écho
27:38à cette collectivité
27:40puisque la bascule démographique,
27:43il l'a vivant.
27:45C'est 4 000 habitants
27:48de moins en 25 ans.
27:50Alors,
27:51les perspectives
27:51pour les 25 prochaines années,
27:53elles ne sont pas
27:54à cette hauteur-là,
27:55mais c'est une décroissance
27:58qui devrait se poursuivre.
28:00C'est un vieillissement
28:01de la population.
28:0223 % des habitants
28:03ont plus de 65 ans,
28:0511 % de plus de 80 ans.
28:08Tout cela,
28:09ce déclin
28:10des activités industrielles
28:11minières s'accompagnait
28:13également d'une forme
28:14de paupérisation
28:15de la population.
28:16On a 60 % de ménages
28:18qui sont éligibles
28:18aux logements sociaux
28:20et sur le terrain,
28:23on a un état du logement
28:27qui est,
28:28on va dire,
28:29globalement dégradé,
28:31vacant.
28:34Voilà,
28:35donc,
28:36vous l'avez compris
28:37à travers ces quelques chiffres.
28:39Donc,
28:39on est sur un territoire
28:40où la décroissance démographique,
28:42ce n'est pas pour demain,
28:43c'est aujourd'hui.
28:45On a une population
28:46vieillissante et fragile
28:49à laquelle il faut
28:52adapter les services
28:54pour répondre
28:54aux nouveaux besoins,
28:55que ce soit en termes
28:57d'habitat,
28:59en termes de mobilité,
29:00en termes d'accès
29:02aux services.
29:03Donc,
29:03aujourd'hui,
29:04des Casse-Villes Communauté,
29:06elle s'est positionnée
29:07sur cet appel
29:09à manifestation
29:09pour catalyser
29:11et poursuivre
29:13les réflexions
29:14qui sont déjà en cours
29:15à travers son projet
29:16de territoire,
29:17à travers le PLUIH.
29:20Alors,
29:21non pas pour
29:22enrayer
29:23le déclin
29:24et avoir
29:27pour ambition
29:27de retrouver
29:28le niveau
29:29de population
29:29d'hier,
29:30mais bien
29:31intégrer
29:32dans toutes
29:32ces réflexions
29:34cette évolution
29:36démographique
29:37et réinterroger
29:39ces politiques
29:40publiques
29:40locales,
29:41que ce soit
29:42en termes
29:43d'accès à la santé,
29:44en termes
29:45de réorganisation
29:46de l'habitat,
29:49que ce soit
29:49en termes
29:50de mobilité
29:51et aussi
29:53en posant
29:55en fait
29:56ces éléments
29:57de fragilité
29:58comme
29:59des ressources
30:01potentielles
30:02pour
30:03repenser
30:05d'autres formes
30:07d'habitat,
30:08mettre en œuvre
30:09les politiques
30:09de sobriété
30:10foncière,
30:11etc.
30:12Voilà donc
30:13l'ambition
30:14que s'est donnée
30:15des Casseville Communauté
30:17et sur laquelle
30:18la direction départementale
30:20des territoires
30:20souhaite
30:21l'accompagner.
30:23Merci beaucoup
30:24et je laisse
30:25la parole
30:25à Flair Aglo.
30:31Bonjour,
30:32donc Céline Bureau
30:32de la direction départementale
30:34des territoires
30:35de l'Orne
30:36et j'excuse
30:36la collectivité
30:38de Flair Aglo
30:38qui n'a pas pu
30:39venir
30:40aujourd'hui.
30:42Alors cette,
30:43donc là on est
30:43cap à l'ouest,
30:44Normandie,
30:46aux confins de l'Orne,
30:47le département
30:47le moins peuplé
30:48de Normandie,
30:49limite
30:49Manche et Calvados,
30:51Flair Aglo,
30:52c'est une communauté
30:53d'agglomération
30:54mais on est juste
30:55à la limite
30:55en termes de seuil,
30:56on est à 52 000
30:58habitants
31:00et Flair Aglo,
31:01c'est le deuxième
31:02pôle urbain
31:04de l'Orne
31:05mais c'est le premier
31:06pôle économique
31:08pour le département.
31:10Alors comme les collègues,
31:12forcément si on a postulé
31:13sur cette AMI,
31:14c'est qu'il y a une forte
31:16décroissance
31:17sur ce territoire.
31:20Ce qui est aussi
31:21à noter,
31:22c'est au niveau
31:23des indices,
31:25par exemple
31:25l'indice de jeunesse,
31:26je suis à un indice
31:27de jeunesse de 62,
31:28ça signifie que
31:29j'ai 62 jeunes
31:31de moins de 20 ans
31:32pour 100 personnes
31:34de plus de 60 ans,
31:35donc ça marque aussi,
31:37cet indice-là marque bien
31:38le vieillissement
31:39de population
31:39sur ce territoire.
31:42Comme d'autres collègues,
31:45on a un territoire
31:47plutôt bien maillé
31:48avec une ville
31:51centre Flair
31:52qui est Action Cœur de Ville
31:53et puis trois villes
31:54PVD autour
31:55et puis la particularité
31:57que vous voyez
31:57un peu sur les images,
31:59certaines de ces images,
32:01c'est qu'on est
32:02en bocage normand
32:03donc avec un habitat
32:04très dispersé
32:05avec plus de 1000 hameaux
32:07ce qui va forcément
32:08poser des difficultés
32:10en termes de mobilité
32:11pour les populations,
32:12notamment les populations
32:14à jouer.
32:16Flair a postulé
32:17sur cette AMI
32:18pour deux raisons
32:20particulières,
32:20notamment pour travailler
32:22sur la qualité de vie
32:26pour faire en sorte
32:26de maintenir
32:27et de garder
32:28la population active.
32:30Ce que je n'ai pas signalé,
32:31c'est qu'il y a
32:31une disparité
32:32sur le territoire
32:33entre le territoire
32:34du nord
32:35où on a encore
32:36des industries,
32:36notamment des industries
32:37automobiles.
32:38Donc, il y a
32:42cette industrie
32:43et on a besoin
32:44d'actifs
32:44et de salariés
32:46sur le nord
32:47du territoire
32:47alors que dans le sud,
32:49on est plutôt
32:49en déprise.
32:50Donc, ça,
32:51c'est le premier objectif
32:52et le deuxième objectif,
32:54c'est de travailler
32:54sur les services,
32:58l'accès aux services
32:59en lien avec
33:00ce maillage
33:01très dispersé.
33:03Une spécificité
33:04de cette candidature,
33:05c'est qu'elle arrive
33:06au bon moment
33:07pour Flair Aglo
33:07puisqu'ils viennent
33:10de déclencher
33:11le PLUIH.
33:13Donc, ils espèrent
33:14aussi que cette AMI
33:16puisse alimenter
33:17les réflexions
33:18du PLUIH
33:19à plus long terme
33:20et surtout
33:22que ce travail
33:22soit fait
33:23en collaboration
33:24avec l'ensemble
33:25des élus
33:25de Flair Aglo,
33:26des services techniques
33:27et de la population.
33:30Merci beaucoup.
33:31Entre-temps,
33:32M. le maire,
33:32vous nous avez rejoint.
33:34Est-ce que vous voulez
33:34dire un mot
33:35à propos de Thiers ?
33:37Bien oui,
33:37bonjour.
33:38Donc, Francis Roule,
33:39je suis le maire de Thiers.
33:41Je représente aussi
33:42la communauté de communes
33:43de Thiers d'Or
33:44et Montagne
33:45en tant que vice-président.
33:48Donc, Thiers,
33:49c'est une ville
33:50qui a 11 800 habitants.
33:53La communauté de communes,
33:54c'est 37 000 habitants
33:56avec 30 communes.
33:58Donc, nous sommes
33:58la ville centre.
34:00Donc, pour parler
34:02plus précisément
34:03de la ville de Thiers
34:04et de la candidate
34:05à la AMI.
34:06Donc, la ville de Thiers,
34:08c'est une ville
34:09qui est passée
34:11de 16 800 habitants
34:14à 11 800
34:15entre 1968
34:17et maintenant.
34:19Ce qu'il faut savoir
34:20sur la ville de Thiers,
34:23c'est que c'est une ville
34:24qui a, bien sûr,
34:26subi des chocs industriels
34:28de plein fouet,
34:29c'est-à-dire
34:29à partir des années 70.
34:31C'est une ville
34:32qui, en plus de perte
34:33de la population,
34:35d'avoir subi
34:35les chocs industriels
34:36est dans une paupérisation
34:38assez importante,
34:39c'est-à-dire
34:40qu'il n'y a que deux villes
34:41dans notre département
34:42qui ont des quartiers
34:43prioritaires de la ville,
34:45la ville de Clermont-Ferrand
34:46et ses quartiers nord notamment
34:47et la ville de Thiers.
34:49Donc, la ville de Thiers,
34:50elle a une poche de pauvreté
34:52au centre-ville
34:53que je connais bien
34:54puisque c'est là
34:55que j'ai grandi.
34:56Donc, la poche de pauvreté
34:58pour se donner une idée
34:59si on parle d'argent,
35:00le potentiel fiscal
35:01par unité de consommation,
35:03il est de 10 000 euros.
35:04Les villes les plus pauvres
35:05de France,
35:05on est à 9 000.
35:07Donc, ça donne une idée.
35:09Et entre-temps,
35:10Thiers,
35:11c'est en même temps,
35:12c'est une ville de paradoxe
35:13puisque l'on a
35:14de l'emploi industriel
35:15on a des entreprises
35:17qui recherchent.
35:18On est situé
35:20entre deux métropoles
35:21puisque Saint-Étienne
35:22est à une heure,
35:24Clermont-Ferrand
35:24est à 40 minutes,
35:26Vichy est à 40 minutes.
35:29Donc, on pourrait être
35:30une terre d'attractivité
35:32par rapport au prix du foncier.
35:33Nous ne le sommes pas.
35:34Donc, nous vivons
35:35un paradoxe démographique
35:37en plus d'un paradoxe
35:38de chômage.
35:40Nous avons un autre paradoxe,
35:42c'est que l'on a une ville
35:43avec un potentiel médiéval
35:46qui est le plus important
35:47du Puy-de-Dôme
35:48et nous perdons des habitants.
35:50Nous avons des maisons
35:51qui s'écroulent
35:51les unes après les autres.
35:53Je tire les lignes de trésorerie
35:55les unes après les autres
35:56pour résoudre
35:57des problèmes de péril.
35:59Et enfin, Thiers,
36:00c'est une ville paradoxale
36:01puisque l'on a
36:02des écoles,
36:04on a des lycées,
36:05on a des collèges
36:06et on a des classes
36:07qui ferment.
36:08Donc, au niveau
36:09de notre communauté
36:10de communes,
36:11on a quatre anciennes
36:12communautés de communes
36:14dont deux sont
36:15dans la même situation
36:16que la ville de Thiers
36:17et deux se situent
36:19plus près de la plaine
36:20et ont moins de problèmes
36:21de bascule démographique.
36:23Donc, maintenant,
36:24pourquoi cette AMI ?
36:25Je pense que la description
36:26vient de vous le dire.
36:28C'est-à-dire que nous sommes
36:29dans une ville de paradoxe
36:31qui est un vrai avenir
36:32d'un point de vue emploi
36:33mais qui ne le saisit pas.
36:35Nous sommes dans une ville
36:37où la beauté des lieux
36:38n'est pas exploité
36:39et nous sommes dans une ville
36:41où notre jeunesse
36:42fout le camp.
36:44Donc, cette AMI,
36:45voilà pourquoi je compte dessus
36:47et en même temps,
36:48on s'inscrit dans une dynamique
36:49positive
36:50parce que tout ce que nous montre
36:52l'emploi
36:53montre qu'il y a de l'espoir.
36:55Tout ce que nous montre
36:56la potentialité touristique
36:58et notamment
37:00une recherche d'inscription
37:01au patrimoine immatériel
37:03de l'UNESCO,
37:04de l'art,
37:04de la coutellerie
37:05montre qu'il n'y a pas de raison
37:06qu'on n'y arrive pas
37:07puisque d'autres territoires,
37:08j'écoutais parler tout à l'heure
37:10de l'Orne,
37:10j'ai vu qu'à Lançon
37:12était passé
37:14le patrimoine immatériel
37:15de la dentelle.
37:16Donc, voilà,
37:17il y a des choses à faire
37:18et donc toute cette AMI
37:20va nous permettre,
37:21j'espère,
37:22de tisser un réseau ensemble
37:23et je vous remercie
37:24d'avoir mis
37:25tiers lauréat
37:26parce que ça va nous permettre
37:28de comprendre
37:28pourquoi nous sommes
37:29dans ces paradoxes
37:30et surtout les lever
37:32les uns après les autres.
37:33Et je remercie
37:34la DDT depuis Dôme
37:35puisque là-dessus
37:36on a eu pas mal de...
37:40J'ai plus de son,
37:41si ça y est,
37:42ça revient.
37:42On a eu pas mal d'échanges
37:44cet été ensemble
37:45et puis je remercie
37:46l'attention que vous avez passée.
37:48Et je voudrais remercier aussi
37:49Maléka Fournier
37:50qui nous a accompagnés
37:51avec Saïd Belaïdi
37:52qui est le directeur général
37:53des services
37:54et Maléka Fournier
37:55qui est le service aménagement
37:57pour nous avoir aidé
37:59à travailler sur cette AMI
38:00et puis maintenant,
38:01il n'y a plus qu'à.
38:03Un grand merci à tous.
38:05D'abord,
38:06un grand merci
38:06et félicitations
38:08à tous
38:09d'être lauréats.
38:11Je vais laisser
38:11la parole
38:12à Jérôme Sauvent
38:13pour la deuxième partie
38:14sur les 20 ans.
38:16Vous dire quand même
38:17votre dernière remarque
38:18m'y fait penser.
38:20Évidemment,
38:21ce que je disais
38:21dans mes points introductifs,
38:23on est dans une logique
38:24d'accompagnement,
38:24on est dans une logique
38:26de réflexion commune.
38:27Et ça qui est intéressant
38:28parce que vous êtes
38:30des territoires
38:31où on va innover,
38:33où on va réfléchir
38:33à des choses.
38:34Vous êtes aussi
38:35des territoires
38:36qui, je l'espère,
38:38inspireront
38:38d'autres territoires
38:39au plan national.
38:40Et ça, pour ça,
38:41on a besoin
38:41de votre réflexion
38:43conjugale à notre,
38:44à celle des partenaires
38:46qui seront également là.
38:47Et donc,
38:47un grand merci pour ça
38:48et c'est,
38:49je crois en tout cas,
38:50des expériences
38:50qu'on a depuis 20 ans.
38:51Je crois que c'est
38:52de belles expériences
38:53à chaque fois.
38:54L'enjeu maintenant
38:54pour nous,
38:55et là je parle
38:56en tant que directeur général,
38:57c'est comment mettre
38:58les expériences
38:59que l'on mène
38:59sur le territoire
39:00à la maille nationale.
39:01Et ça, pour ça,
39:02vous serez inspirants,
39:03pour ça,
39:03pour qu'on mette
39:04ce qu'on va vivre ensemble
39:05à la maille nationale.
39:06Donc un grand merci
39:07et vraiment félicitations
39:09à vous tous.
39:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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