00:00Est-ce que ça veut dire que désormais, pour les semaines qui viennent, on va essayer de se projeter,
00:04puisque les manifestants disent que ces manifestations sont amenées à durer, que le mouvement est amené à durer ?
00:09Est-ce qu'on peut imaginer que samedi après samedi, il y ait des manifestations et que votre réponse soit
00:15la même ?
00:16C'est-à-dire interdire les centres-villes de ces manifestations ?
00:20La réponse, elle se fait au cas par cas. C'est les préfets qui apprécient la situation.
00:24Et ils se basent sur le fait qu'il y ait eu des troubles à l'ordre public ou qu
00:28'il y a des risques de troubles à l'ordre public.
00:30Très honnêtement, dans les jours qui viennent, la situation ne va pas vraiment changer.
00:33On va continuer des couvre-feux ?
00:35Les couvre-feux, bien sûr.
00:37Ça, ce sont les préfets qui décident en lien avec les maires.
00:40On en a un peu plus d'une dizaine, évidemment.
00:43Et puis, sur les parcours des manifestations, ce qu'on a vu samedi,
00:47le niveau d'engagement de violence contre les forces de sécurité intérieure,
00:51la volonté des groupes à risque, partout sur le territoire national,
00:54le schéma parisien de groupes à risque d'ultra-gauche, extrême-gauche radicale,
00:57au sein des cortèges qui essaient de le faire dégénérer,
01:00ça s'est produit à Tours, ça s'est produit à Lyon, à Toulouse,
01:02dans de nombreuses villes françaises.
01:04Le schéma qui a fait que les préfets ont pu se dire
01:07qu'il ne peut pas y avoir de manifestation au centre-ville
01:09compte tenu des risques de troubles à l'ordre public et des risques de dégradation de commerce,
01:12il n'a pas été significativement modifié par ce qui s'est passé samedi.
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