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Chaque matin dans son édito, Vincent Trémolet de Villers revient sur l'actualité politique du jour.

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00:007h, 9h, Europe 1 Matin.
00:02L'édito politique sur Europe 1 avec Le Figaro.
00:05Bonjour Vincent Trémolet de Villers.
00:06Bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour à tous.
00:09Emmanuel Macron s'est adressé aux Français hier soir,
00:11des Français à la fois tétanisés et excédés
00:14par une journée d'émeute quasi révolutionnaire,
00:16plus la soirée d'hier soir.
00:18Le chef de l'État était-il convaincant, Vincent ?
00:20Il était spectral, Dimitri, mais que pouvait-il être d'autre ?
00:24Il n'est plus qu'un fantôme,
00:25le fantôme d'un pouvoir qui n'a quasiment plus de pouvoir.
00:28Emmanuel Macron a parlé comme un bureaucrate
00:30quand les événements soulignent tragiquement son impuissance.
00:34Il s'est dit intraitable, mais pendant même qu'il parlait,
00:37la violence continuait de se déployer dans les villes de France.
00:41Si depuis le début de ces émeutes urbaines,
00:44Sébastien Lecornu a fait le bon constat,
00:46le chef de l'État et son ministre de l'Intérieur
00:47pataugent dans la mélasse du jeunisme démagogique,
00:50de l'aveuglement idéologique et de la prudence technocratique.
00:54Résultat, l'État de la septième puissance du monde
00:57a été humilié dans ses mairies, dans ses préfectures, dans ses commissariats.
01:00Une violence hideuse a défiguré notre pays aux yeux de toute la planète.
01:05À Paris, c'était Gaza-sur-Seine, avec des micro-foyers dans tous les quartiers.
01:08À Limoges, c'était la révolution avec une mairie en flamme à Lyon.
01:11C'était la désolation avec la place Bellecour incendiée,
01:14dans un climat de guerre urbaine.
01:15Les dignitaires du pouvoir ont mesuré de la façon la plus violente
01:18ce que vivent les Français ordinaires
01:20quand la délinquance se met en marche et que l'ultra-gauche impose sa loi.
01:23Le renversement de l'ordre social auquel travaillent les déconstructeurs depuis un demi-siècle
01:27est devenu une réalité concrète
01:29puisque les forces du saccage renversent tout sur leur passage.
01:32Mais alors, à qui la faute ?
01:33Laurent Nunez, il a proposé sa démission à Emmanuel Macron qui a refusé.
01:37Oui, on a appris qu'il a présenté hier soir sa démission au chef de l'État
01:41et comment aurait-il pu faire autrement ?
01:43Laurent Nunez a décrit lui-même le 6 octobre sur France Inter
01:45ce qui était un état dépassé.
01:46Je vous cite le ministre de l'Intérieur
01:48« Perdre le contrôle, c'est si jamais vous avez des hordes de personnes
01:51qui défilent dans les centres-villes, qui pillent les magasins
01:53et qui commettent des exactions. »
01:56Alors nous y sommes, Emmanuel Macron a refusé la démission de son ministre de l'Intérieur
02:00sans doute pour que la crise politique ne remonte pas jusqu'à lui.
02:04Mais M. Nunez est une anecdote dans cette tragique histoire.
02:07Dans les flammes de cette journée noire, c'est tout un système de valeurs
02:10qui est parti en fumée.
02:11Sous les cendres, on retrouve des décennies de lâcheté, de conformisme et d'aveuglement.
02:15La liste des abandons est malheureusement connue.
02:18Le mépris de toute autorité qui donne à l'individu son sentiment de toute puissance.
02:22Le ressentiment historique, social, culturel qui alimente les pulsions révolutionnaires.
02:26Une justice indulgente avec le délinquant, intraitable avec les braves gens.
02:30Le privilège incompréhensible de ces ministres d'extrême-gauche
02:34qui cassent, qui brûlent et qui tuent impunément.
02:36Une immigration incontrôlée dont une partie se dresse contre le pays qui l'accueille.
02:40Une école décervelée.
02:41Un mouvement politique qui, de Mélenchon à Bagayoko, fait volontairement monter la fièvre au Bespierris.
02:47C'est donc la France insoumise le principal coupable ?
02:49Le succès de la France insoumise, c'est la conséquence directe des différentes nuances de socialisme
02:54qui nous gouvernent depuis 15 ans.
02:56Ce pouvoir est coupable de légèreté, de cécité, quand ce n'est pas de complaisance.
03:01Et la dernière preuve, ce sont les remontrances d'Emmanuel Macron à une police jugée pas assez empathique.
03:06Il y a quelques jours, pas assez empathique cette police avec ceux qui l'attaquent à coups de boulons, de
03:11pavés ou de mortiers d'artifice.
03:12Ce mot empathie restera comme une tâche indélébile.
03:15Celle d'un courant politique qui assure combattre les folies de la France insoumise
03:19tout en cédant la première difficulté à ces intimidations idéologiques.
03:24quand ce n'est pas comme ce fut le cas en 2024, en faisant élire ses candidats à l'Assemblée
03:28Nationale.
03:29Si l'ultra-gauche et les pilleurs peuvent en quelques heures mettre la France en dessous-dessous,
03:34c'est d'abord parce qu'une monarchie technocratique enivrée d'elle-même
03:38a méthodiquement arrasé toutes les protections morales, sécuritaires, culturelles, économiques
03:43qui permettent à une société de tenir debout.
03:45Les idiots utiles de Jean-Luc Mélenchon portent le kéfier, mais ils portent aussi la cravate.
03:50L'édito politique sur Europe 1.
03:51Merci Vincent Trémolet de Villers à la Une du Figaro ce matin.
03:54Après le chaos, la honte et la colère.
03:56Merci Vincent, bonne journée.

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