00:00Je suis content d'être là les amis, regarde je me suis mis au mag, j'ai mis ma petite
00:03veste en jambon, on dirait que je sors d'un sandwich.
00:07D'ailleurs vous avez tous le bonjour de la mayonnaise, j'étais avec elle juste avant, on dirait le quarterback
00:12des poursins d'Angoulême.
00:14Je suis au top.
00:17On est au top, grande équipe.
00:18Très grande équipe.
00:20Très grande équipe.
00:21Non les amis, très heureux d'être là, moi ça va très très bien.
00:23Il m'arrive un truc bizarre en ce moment dans ma vie, je ne stresse plus.
00:27Je ne ressens plus le stress.
00:29Et ça m'inquiète un peu.
00:31Non parce qu'il n'y a que deux types de personnes qui ne stressent pas.
00:34Il y a les gens qui sont très en confiance et il y a les gens qui sont très inconscients.
00:40Les teubés.
00:41Tu vois ce qu'ils parlent, ils escaladent la tour Montparnasse et tout.
00:44Teubés de fous malades.
00:46Des fois le stress c'est un peu un signe d'intelligence.
00:49Il y a des gens, tu as envie d'aller les voir, leur dire il s'agirait de stresser là
00:53s'il te plaît.
00:54Ce n'est pas normal qu'on soit plus inquiets que toi.
00:56Tu escalades des trucs qui ont des ascenseurs.
00:58Stress.
00:59S'il te plaît.
01:00Bénévolement en plus, ce n'est pas rémunéré.
01:02C'est pour le plaisir de risquer sa vie.
01:05Tu sais quoi la limite, fais-le.
01:06Mais pourquoi tu le fais devant nous ?
01:09Pourquoi moi si tu t'éclates, tu suis traumatisé for life ?
01:13Dieu merci, on vit dans un monde où il y a des montagnes.
01:16Va risquer ta vie devant les bouctins.
01:18Ils s'en battent les steaks.
01:20En vrai, on oublie des fois que ce n'est pas parce que c'est impressionnant que ce n'est
01:24pas stupide.
01:25On oublie.
01:26Regarde-moi, admettons là, je me penche, je mets ma tête dans ma poche.
01:29C'est impressionnant.
01:32Mais c'est stupide de fou.
01:34C'est stupide.
01:36Super net.
01:39Donc bref, je ne stresse plus, je te jure.
01:42Et je pense même que le stress dans la vie, il n'y en a pas besoin.
01:46La majorité du temps, il n'y en a pas besoin.
01:48Je dis ça parce que longtemps, j'ai cru que j'en avais besoin.
01:51J'ai cru que ça me motivait et tout.
01:52Et en fait, c'est l'inverse.
01:54Le stress, ça te bloque.
01:55Je ne sais pas si ça vous arrive des fois.
01:57Tu es tellement stressé, tu n'arrives même pas à pisser.
01:59Tu arrives ça ?
02:00Alors que c'est un mécanisme de base.
02:02Tu es là, les toilettes, elles te regardent comme ça et disent
02:04« Quoi, je ne te plais pas, c'est ça ? »
02:06« Non, j'ai plein de trucs dans la tête, c'est la première fois que ça m'arrive. »
02:11Quoi que tu fasses dans la vie, tu le fais mieux quand tu es calme.
02:15Vraiment, quand tu es calme.
02:16Et en plus, ça aussi, peut-être que ça vous arrive,
02:18la majorité du temps, le stress, on l'invente.
02:20De toute pièce, il n'existe pas.
02:21Admettons que tu es chez toi, tout va bien.
02:23Tu es dans ton canapé, tout va bien.
02:25Et là, tu te dis « Imagine, il ne se passe ça. »
02:29Et là, tu es en panique de fou alors qu'il ne se passe rien.
02:32C'est comme si tu prends un balai, tu lui mets une perruque,
02:35une petite moustache.
02:37Et dix minutes après, tu appelles la police.
02:39Je crois qu'il y a quelqu'un chez moi.
02:42Et qui c'est le fantôme d'un homme de ménage.
02:45Il n'y a pas.
02:46Et je pense que c'est plus facile de ne pas stresser
02:48quand tu réalises que l'échec, ce n'est pas grave.
02:51L'échec, il y en a besoin dans tous les processus de la vie.
02:54Tu as plus besoin de te tromper que de stresser dans la vie.
02:58Là, moi, il n'y a pas longtemps, Rétoine, il était là.
03:00J'ai pris un bide de fou malade devant 12 000 personnes.
03:05Mais vraiment un bide de fou malade.
03:06Bercy.
03:07Mais bide de fou malade.
03:08Je t'explique.
03:09J'arrive sur scène.
03:09Les gens, ils me regardaient comme des australopithèques devant une éclipse.
03:13Ils étaient là, un mystère total pour eux.
03:15Vraiment, c'est mauvais présage, ça, non ?
03:17Comme délire.
03:17Et moi, j'envoyais mes meilleures vannes.
03:19Et j'étais inoffensif.
03:21J'avais l'impression que je tirais à l'arc sur un tank.
03:24Même l'arc, j'exagère.
03:25C'est comme s'il y avait un tank et moi, je lui jetais des bouts de pain.
03:28Mais pas le quignon un peu dur, la mimolle, elle sort du four.
03:32Je n'avais aucun impact sur eux.
03:34À un moment donné, je me suis dit, peut-être qu'ils ne sont pas francophones.
03:37Peut-être que je suis dans un immense musée grévin et on ne m'a pas prévenu.
03:41Et non, j'ai compris que c'était des vrais gens.
03:43Parce qu'à un moment donné, il y a une dame, elle a dit, c'est vachement long.
03:48Ça, dans le spectacle, ce n'est pas bon signe.
03:51Déjà, parce que je n'étais pas tout nu.
03:54Et de deux, parce que j'étais encore loin de la moitié.
03:58Tu comprends ? C'était un carnage.
04:00Et devant 12 000 personnes.
04:01Tu sais comment 12 000 personnes, ça peut faire du bruit ?
04:04Imagine 12 000 personnes, comment ça peut faire du silence.
04:09Il n'y avait tellement aucune réaction.
04:10J'entendais mes cheveux tomber.
04:13Et quand il tombait, il passait à côté de mon oreille et il me disait, t'es éclaté.
04:19Carnage, c'était un carnage.
04:21Et l'humour, c'est très cruel.
04:23L'humour, ce n'est pas comme la peinture.
04:26Quand c'est de la merde, il n'y a pas de doute possible.
04:29Ça n'existe pas, l'humour contemporain.
04:32Non, non, non.
04:33Soit ça rigole, soit c'est de la merde.
04:35Une blague, c'est comme un pénalty.
04:36Si la balle, elle n'est pas rentrée, tu ne peux pas dire, non, mais je pense qu'il y
04:39a but quand même.
04:40Non, non, non.
04:40Et quand c'est de la merde, tout le monde est au courant.
04:44Et quand tu sors de scène, tu dois affronter le regard des gens et tu dois rester digne.
04:51Tu vois, pour faire une image, c'est comme si tu viens de perdre la finale de la Coupe du
04:55Monde
04:55et là, il y a Macron, il vient de parler.
04:56Tu ne peux pas lui mettre une balayette.
04:58Tu ne peux pas.
05:01Tu dois rester digne.
05:04Mais quand tu prends une tarte comme ça et que tu te relèves, après, il n'y a plus rien
05:07qui t'atteint.
05:08C'est pour toi, tarte t'atteint.
05:09Ça, c'est pour toi.
05:10C'est pour toi, c'est pour toi.
05:11C'est pour toi.
05:11Je sais que tu es friand de ce genre de trucs.
05:13C'est vraiment pour toi.
05:14Mais vraiment, tu prends ça.
05:15Après, moi aujourd'hui, une meuf, elle me laisse en vue, je dors tranquille.
05:19Il y a 12 000 personnes, ils m'ont laissé en vue, en live.
05:22Aujourd'hui, je suis tranquille.
05:23Et puis, en plus, c'est souvent, on a peur de l'échec.
05:25On a peur de ce que les gens, ils vont penser.
05:27Mais quoi que tu fasses, les gens, ils pensent.
05:29Dis-toi qu'il y a des gens, dans le football, ils trouvent que Zidane, ce n'est pas une
05:33dinguerie.
05:33Et toi, tu vas faire l'unanimité.
05:35Laisse-les penser.
05:36C'est pour ça, vraiment, ça me tenait à cœur.
05:38En ce début d'année, je voulais souhaiter à tout le monde de prendre des risques.
05:41Pas des risques de teubé, genre escalade de la tour Montparnasse.
05:44Des risques intéressants, tu vois.
05:45Sortir de ta zone de confort, aller explorer les limites.
05:48Et surtout, pas avoir peur de l'échec.
05:50Parce que l'échec, c'est le meilleur professeur.
05:53Merci les amis.
05:54A bientôt les boss.
05:56Merci les amis.
05:57A bientôt les amis.
05:59Merci les amis.
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