00:00Écoutez, on a l'expérience des insurrections passées,
00:05mais jamais, franchement, on n'est arrivé à ce niveau de pillage.
00:10Or, le pillage, c'est le signe gravissime de l'émeute.
00:17Ça veut dire qu'on est soit dans le précipice, soit pas très loin du précipice.
00:23Les parquets feront peut-être des réquisitions, mais ce sont les juges qui jugent.
00:27Or, malheureusement, les expériences judiciaires que nous avons
00:31montrent que la réponse pénale, comme on dit, on appelait autrefois ça la sanction,
00:36n'est pas au rendez-vous, n'est pas là.
00:38Et ça donne une espèce de sentiment d'impunité qui est dramatique,
00:43parce que ce qu'on voit aujourd'hui, c'est deux choses graves sur le plan pénal.
00:50C'est d'abord l'atteinte frontale aux personnes.
00:54Des policiers frappés, il y a quelques jours des enseignants molestés,
01:00et puis l'atteinte au bien, les boutiques éventrées, les boutiques pillées,
01:06et puis l'atteinte au symbole.
01:08À Marseille, par exemple, la première chose que les émeutiers ont faite,
01:13ça a été de jeter à terre le bus de Marianne.
01:17Et on a vu des racailles monter sur la statue de Jeanne d'Arc pour y mettre des symboles détestables,
01:26des signes qui portent atteinte à l'identité historique de notre pays.
01:31Bon, donc on est maintenant dans l'extrême dernière limite de la guerre civile,
01:39parce qu'il ne faut quand même pas croire que les populations qui subissent cela vont continuer à l'accepter.
01:47Ce n'est pas possible, vous comprenez, quand on fait le tour de France, c'est le tour des horreurs.
01:52Sous-titrage Société Radio-Canada