00:06Et cette présence policière, cette heure de la nuit, c'est quelque chose qui est important pour vous ?
00:11Des anciens qui sont là depuis des années, qui ont déjà subi des tirs il y a plusieurs années,
00:17mais pas de cette intensité, ni pour l'effet de pointe à pitre de la nuit du 8 au 9
00:22octobre,
00:22ni pour l'effet du 10 octobre aux abîmes où les gendarmes ont été victimes,
00:27de gendarmes ont été victimes. On a effectivement des auteurs extrêmement violents qui, dans le cadre de Guétapens,
00:35où après manifestement avoir clairement identifié qu'en face ils avaient des FSI, des forces de l'ordre,
00:41décident de faire feu pour les toucher, voire pour les tuer.
00:45Et donc on a effectivement ce niveau-là que les anciens n'ont jamais jamais vêtus, de cette intensité-là
00:51en tout cas.
00:51Cette intention de tuer, on a surtout senti justement contre vos forces de police de la BST,
00:56avec les tirs en rafale d'une AR-15, avec, il faut le souligner, un sang-froid incroyable de policiers
01:05qui ont été choqués parce qu'il leur arrivait, qui ont vu leur mort, mais qui ont continué à réussir
01:10à interpeller le suspect.
01:11Oui, tout à fait. C'est les fonctionnaires de la brigade, c'est 8 fonctionnaires de la brigade socialisée de
01:15terrain
01:15qui ont été victimes de ces tirs. Et donc deux, particulièrement, ont été particulièrement courageux,
01:23ont gardé leur sang-froid puisqu'ils ont quand même fait acte de...
01:26Ils ont riposté déjà ?
01:27Ils ont riposté déjà, bien évidemment. Ils ont riposté parce qu'ils, effectivement, ont légitime défense,
01:31clairement en légitime défense. Et ils ont tenté d'interpeller, et ils y sont parvenus,
01:37assez rapidement après les faits. Et donc ça, on peut effectivement les reconnaître, ce courage,
01:43les soutenir, bien évidemment, parce que même s'il n'y a pas de blessure physique ou très légère
01:46pour l'un qui est blessé au bras par des éclats de verre, on a quand même des policiers qui
01:49sont marqués.
01:50Mais pendant l'action, ils ont été extrêmement professionnels et ils sont parvenus à interpeller
01:55probablement l'un des principaux auteurs.
01:57Un gangster qui s'était permis d'exhiber son arme de guerre sur les réseaux ?
02:02Il semblerait. Je ne suis pas en charge de l'enquête, mais effectivement, les éléments qui l'exponçaient,
02:06c'est que c'est quelqu'un qui a exhibé cette arme de guerre, on retrouve, ou en tout cas
02:11l'équivalent,
02:12sur cette affaire avec l'interpellation.
02:15Oui, dans ce milieu, on parle de CV qui était déjà très connu des services de police,
02:23déjà condamné, 44 ans.
02:26Ce n'est pas un jeunot, ce n'est pas un minot, ce n'est pas quelqu'un qui commence,
02:30c'est quelqu'un qui a déjà effectivement eu à connaître des services de police et des services de justice.
02:38Dernière question, est-ce que vous pensez que la population peut être fière de la riposte,
02:42de la réaction, vous savez, depuis ces faits, que ce soit du côté policier ou du côté gendarme ?
02:46Parce que c'est quand même important de lancer ce signal fort que si vous en prenez avec des armes,
02:53que ce soit avec des particuliers ou avec des forces de l'ordre, vous serez arrêté.
02:57Parfaitement, et c'est le sens de cette conférence de presse, justice, gendarmerie de police,
03:03que nous avons souhaité, et sous le contrôle et la direction, pour le coup, de la procureure de la République,
03:09qui était prompte à bien montrer que ce travail de coordination,
03:13alors effectivement, c'est, je vais le dire, le hasard de ces deux faits quasi concomitants,
03:18l'un vendredi matin, l'autre samedi soir, enfin effectivement, on a cette concentration,
03:22mais ça dénote d'une réalité, et en réponse, nous le disons fort,
03:28vous l'avez entendu tout à l'heure, cette volonté d'être ensemble face à la criminalité
03:34de manière extrêmement coordonnée, de manière efficace, de manière rapide,
03:37et donc la population, pour répondre à votre question, doit comprendre qu'elle a affaire
03:43à des services de l'État, qui sont véritablement, et des policiers, des gendarmes, et des magistrats,
03:50véritablement engagés pour réussir à prendre la main, ce qu'on disait tout à l'heure,
03:54à prendre la main sur ce phénomène d'ultra-violence.
03:57Je note qu'effectivement, en 2026, ça fait trois fois qu'on se fait tirer dessus,
04:02dont deux fois avec des gendarmes blessés,
04:04et en mars 2026, avec un gendarme du Psy de Saint-Côte qui avait été blessé,
04:09maintenant avec deux militaires du GIGN,
04:11plus des militaires qui avaient fait l'objet de tirs à Saint-Anne,
04:18on a franchi un cap.
04:19À chaque fois, on se fait tirer dessus quand on est prêt d'interpeller
04:23ou qu'on interpelle des malfaiteurs.
04:25Il n'empêche que ça aussi, c'est nouveau,
04:28certes, on se fait tirer dessus parce qu'on interpelle,
04:29mais c'est un nouveau cap.
04:34Quand on interpelle, nous représentons la force de l'État,
04:36quand on interpelle quelqu'un, de toute façon, même s'il nous tire dessus,
04:39il sera interpellé sur le phénomène des lieux ou plus tard.
04:44Donc c'est vraiment une frontière à ne pas franchir.
04:47Et justement, vous avez insisté sur le fait que vos hommes
04:50n'ont pas tiré une seule fois et ont interpellé ces quatre braqueurs.
04:54Je trouve moi-même que c'est incroyable.
04:56Quand je vois le sang-froid et la détermination dont ont fait preuve
04:59les militaires du GIGN qui, à peine arrêtés avec leurs véhicules,
05:04se font tirer dessus à 16 reprises en quelques secondes.
05:08Après les sommations.
05:09Tout en faisant des sommations, on s'entend des véhicules.
05:12Ils se font tirer à 16 reprises directement depuis l'intérieur du véhicule
05:15à travers la carrosserie.
05:17Deux militaires tombent.
05:19Leurs camarades qui sortent s'occupent pour partie de reculer ces militaires,
05:24de traîner ces militaires,
05:25tandis que les autres, tout de suite, pointent leurs armes sur les suspects
05:30qui ont le réflexe de poser leurs armes et de lever les mains.
05:34Et donc, les militaires décident de ne pas ouvrir le feu
05:36alors qu'ils auraient pu le faire et ils étaient en riposte.
05:38Mais parce qu'ils ont tout de suite analysé la situation
05:41et vu que les auteurs ne représentaient plus un danger immédiat.
05:45Et donc, ils ont pu les traiter un par un en les disant sortir un par un de la voiture.
05:49Et je trouve que c'est incroyable parce que sur une interpellation
05:51où nous-mêmes, nous avons deux blessés avec 16 balles tirées,
05:54eh bien, nous n'occasionnons aucun blessé du côté de l'adversaire.
05:59Face à cette montée, justement, des forces armées, des braqueurs,
06:04on insiste aussi sur la synergie qu'il y a pu y avoir entre policiers et gendarmes.
06:08C'est important également que les deux corps soient réunis.
06:11Oui, police de gendarmerie, en fait, en Guadeloupe, comme ailleurs,
06:14on échange toujours.
06:17Mais ce n'est pas que des mots.
06:18C'est-à-dire que les échanges ont lieu au niveau stratégique
06:21entre le directeur territorial de la police nationale,
06:24Philippe Mizignac, et moi-même,
06:25au niveau de la police judiciaire du haut du spectre,
06:28entre la chef de la section de recherche et la chef de la PJ.
06:31Mais au niveau du quotidien, dès lors qu'il se passe quelque chose,
06:34et nos centres opérationnels communiquent,
06:36dès qu'il y a un fait avec un bout de signalement d'un véhicule,
06:41marque, modèle, couleur, bout de plaque d'immatriculation,
06:45on échange régulièrement.
06:46Et c'est comme ça, je crois, que les policiers ont été conduits
06:51à repérer le véhicule qui, ensuite, leur a tiré dessus,
06:55mais qui leur a permis d'interpeller quelqu'un.
06:56Il était important de montrer qu'on avait dépassé un cap
06:59dans la violence et dans la violence armée,
07:01à partir du moment où certaines équipes de braqueurs
07:05étaient capables de tirer volontairement sur les forces de l'ordre
07:07qui venaient pour les interpeller.
07:09Et donc, c'est ça qu'il était important de dire.
07:11C'était d'abord de montrer, effectivement,
07:12la coordination entre police-gendarmerie
07:15et aussi de pouvoir montrer que les enquêtes avaient avancé
07:19et qu'il y avait eu des interpellations
07:21et que certaines personnes étaient en détention.
07:25Alors, si l'on reprend l'effet de la fusillade à l'AR-15,
07:31quand même un fusil d'assaut contre les policiers,
07:33le suspect qui, pour l'instant, est le seul à être placé en détention,
07:37il le sera émis en examen, est quand même quelqu'un de chevronné.
07:41On s'attendait à voir un jeune peut-être d'une vingtaine d'années.
07:44Là, il a 44 ans, il est dominiqué,
07:45et il a déjà fait parler de lui.
07:48Alors, c'est un homme de 44 ans également,
07:50qui a effectivement déjà été condamné,
07:52qui a été interpellé par la police, par les services de police,
07:55donc le 8 octobre dernier,
07:57qui est depuis mis en examen pour vol avec arme,
08:00tentative de meurtre, mais également,
08:03je crois qu'il y a aussi, oui, tentative de meurtre
08:05sur personnes dépositaires de l'autorité publique,
08:08port d'armes de catégorie A et B.
08:12Cet AR-15, qui est une arme de catégorie A,
08:14n'a pas été utilisée contre la police.
08:17C'est important de le dire,
08:18c'est d'autres armes qui ont été utilisées,
08:21mais, en tout cas, c'est bien lui
08:22qui présentait cette arme sur les réseaux sociaux,
08:26ce qui a largement été diffusé,
08:27et il a, et voilà,
08:30et donc, on a retrouvé plusieurs armes.
08:33Concernant les quatre autres,
08:34concernant la jardin de nourrie, des profils ?
08:37Alors, les profils, il s'agit donc toujours d'hommes,
08:39d'une vingtaine d'années,
08:41sauf un jeune de 16 ans.
08:43Ils sont actuellement, donc,
08:44ils sont actuellement en train de passer devant
08:46le juge d'instruction,
08:47et il y aura ensuite des débats devant le juge
08:49des libertés et de la détention,
08:51puisque le parquet demande leur détention provisoire.
08:54Guadoupéen ?
08:54Il y a des Guadoupéens,
08:57dominiqués, haïtiens.
08:58Vous avez insisté aussi sur la synergie,
09:01alors, c'est pas nouveau,
09:02entre la police et la gendarmerie,
09:03c'est important de le dire.
09:04Par exemple, sur la fusillade contre les policiers,
09:07c'est la section de recherche qui s'en occupe ?
09:09Alors, oui, c'est important de dire
09:11qu'il y a cette synergie,
09:12puisque les braqueurs ne restent pas
09:14soit dans la zone police,
09:15soit dans la zone gendarmerie.
09:16Les braquages se réalisent, justement,
09:18dans plusieurs zones.
09:19C'est assez des braquages,
09:20un peu sur tous les territoires.
09:22Donc, il est important qu'il y ait cette synergie
09:24et ce partage d'informations
09:25pour que les enquêtes judiciaires
09:28arrivent à leur terme.
09:31Vous avez...
09:31Et donc, à un moment,
09:32il faut forcément saisir
09:33un service d'enquête.
09:35Donc, on arrive à objectiver
09:36certains critères
09:37pour pouvoir désigner un service
09:39qui prendra la totalité des faits,
09:41ce qui est beaucoup plus intéressant.
09:43Et donc, c'est la raison pour laquelle
09:44ça a été discuté aussi
09:46entre la police et la gendarmerie.
09:48Et finalement, c'est la gendarmerie
09:49qui a récupéré la totalité
09:50des faits de braquage
09:52des deux équipes, d'ailleurs.