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  • il y a 14 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va regarder maintenant sur quel soutien Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, peut encore compter.
00:06On a quatre ans de guerre. Il est à Bruxelles d'ailleurs. En ce moment, le président Zelensky va rencontrer
00:10les dirigeants européens et les dirigeants de l'OTAN.
00:13Question de savoir qui le soutient encore, quels moyens de pression sur la Russie.
00:17Puis en France, alors qu'on est en pleine campagne électorale, Marine Le Pen a dit que si elle arrive
00:22au pouvoir à l'Elysée, elle stopperait le soutien à l'Ukraine.
00:25Alors, on va vérifier ça avec vous, voir si elle a bougé, varié ou pas de position. Dans un instant,
00:31avec vous, Raphaël Graveli.
00:32Oui, mais avant ça, Philippe Ballard... Pardon, Raphaël, mais je voudrais quand même que Philippe Ballard nous explique la position
00:39de Marine Le Pen.
00:40C'est-à-dire, si j'ai bien compris, si elle est élue en mai prochain, six mois après, elle
00:46coupe l'aide française à l'Ukraine. Pourquoi ?
00:50Financière, mais je vais reprendre le mot qu'elle a employé, par honnêteté, on doit le dire au président ukrainien,
00:57on doit parler le langage de la vérité.
00:59On n'a plus d'argent, enfin voilà, c'est pas plus compliqué que ça, on est à 3600 milliards
01:02de dettes.
01:03L'an prochain, l'impôt sur le revenu qu'un foyer fiscal sur deux payes, ça va juste permettre de
01:07rembourser les intérêts de la dette française.
01:10Voilà, j'écoutais le Premier ministre qui annonce 1,5 milliard d'euros pour les agriculteurs, c'est un redéploiement
01:17de crédit,
01:17parce qu'on n'a même pas 1,5 milliard à donner à nos agriculteurs qui sont dans une situation
01:22catastrophique.
01:23Donc oui, ça s'arrêtera au bout de six mois, ça nous a coûté quand même par an, ben normalement,
01:286 milliards par an,
01:29et puis il y a ce prêt de 90 milliards d'euros.
01:33La France, c'est 26 milliards d'euros depuis 2022.
01:37Non, c'est 6 milliards.
01:38L'aide directe totale, c'est entre 6 et 7 milliards, depuis le début de la guerre.
01:43Il y a ce prêt de 90 milliards, la France se porte caution pour 18 milliards, je pense que tout
01:50le monde est d'accord,
01:51il faut lire les contrats d'assurance avec les Astérix, ça ne nous sera remboursé que lorsque la Russie aura
01:59donné à l'Ukraine
02:00les dommages de guerre et que l'Ukraine nous donnera cette somme.
02:03Autrement dit, jamais.
02:05Est-ce que vous coupez aussi la formation que l'armée française apporte à l'armée ukrainienne ?
02:12Marine Le Pen l'avait déjà dit d'ailleurs il y a un mois, tout ce qui est même renseignement,
02:16formation, aide sanitaire,
02:19tout ça c'est maintenu.
02:20Ça se coule à vous le maintenez.
02:22C'est maintenu, elle a été extrêmement claire, mais il y a un langage de vérité.
02:26Qu'est-ce qu'on va dire ? On répond quoi aux agriculteurs ou aux lycéens ?
02:30On leur explique qu'il faut aider l'Ukraine, on peut leur expliquer, c'est ce qu'on fait d
02:33'ailleurs.
02:34D'accord, mais enfin, nous on est pour la priorité nationale, si vous voulez.
02:37Donc déjà, faire barrage à Poutine, ce n'est pas protéger l'Europe et la France ?
02:42Non mais faire barrage, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:45Ça c'est clair, ça c'est aider l'Ukraine justement à faire barrage.
02:50Marine Le Pen a dit, il y a des pays de l'Union Européenne qui ont une situation financière,
02:53et ce n'est pas compliqué, beaucoup plus stable que la nôtre.
02:58Donc ce sont ces pays qui doivent aider davantage.
03:00Donc ces pays-là, mais peuvent aider évidemment l'Ukraine, qui est encore une fois,
03:03qui est un pays qui a été agressé.
03:05Il y a un pays agresseur, c'est la Russie.
03:07Il y a un pays qui a été agressé, c'est l'Ukraine.
03:10Mais on n'a plus d'argent, c'est ce qu'il faut bien comprendre quand même.
03:13– Oui, parce qu'ils ont eu la chance de ne pas avoir Emmanuel Macron
03:17comme président de la République, si vous voulez, ils sont un peu mieux gérés.
03:18– Mise au point Jean-Louis Thériault, député des Républicains.
03:21– C'est quoi une priorité nationale ?
03:23C'est quoi la préférence nationale ?
03:25C'est d'abord faire en sorte que les intérêts français soient préservés.
03:30C'est quoi les intérêts français ?
03:32C'est au maximum la sécurité en Europe,
03:36et c'est éviter que la Russie ne gagne en Ukraine.
03:40Aujourd'hui, vos chiffres sont faux,
03:42l'aide directe, c'est 6,5 milliards sur 4 ans.
03:47Pour le reste, c'est une…
03:49Mais si, ces chiffres-là…
03:50– Écoutez, je l'ai lu dans l'Express,
03:51qui n'est pas un organe de presse,
03:52il y aura l'Assemblée nationale encore tout à l'heure.
03:54– Monsieur le député, chers collègues,
03:56vous mélangez l'aide nationale avec l'aide européenne
04:01dans laquelle la France, qui contribue…
04:03– Ah oui, donc il faut rajouter quand même quelques milliards.
04:05– Oui, mais cette aide-là, si nous ne l'apportons plus,
04:08cela veut dire que la France fait un Frexit de facto.
04:13– On est obligé d'aider l'Ukraine, vous dites,
04:15sinon on sort de l'Europe, c'est ça ?
04:15– Ah oui, sinon on sort des traités,
04:17où on est mis au banc de la nation,
04:19comme M. Orban, mais regardez…
04:23– Mais l'Ukraine n'est pas dans l'Union Européenne.
04:25– On est bien d'accord,
04:26mais c'est le choix d'une politique européenne,
04:28il y en a un qui a fait le choix de ne plus la mener,
04:30c'est M. Orban qui s'est retrouvé au banc des nations,
04:33et d'ailleurs j'ai vu que Mme Le Pen,
04:35aujourd'hui, a mis un beau tweet,
04:36où elle est en train de faire le baisemain à M. Orban.
04:40– Voilà, moi je veux simplement dire une chose,
04:44l'intérêt de la France, c'est une Ukraine qui résiste,
04:48et ça coûtera toujours moins cher d'aider l'Ukraine
04:52que d'avoir demain un problème aux frontières de la Pologne ou ailleurs.
04:57J'ajoute, et je finis par ça,
04:59avoir ce propos de Mme Le Pen,
05:01au moment où les États-Unis réduisent le soutien
05:05qu'ils apportent à l'Ukraine, je pense notamment Starlink, etc.
05:10Faire ça à un moment où l'Ukraine est sous les missiles,
05:14manque de missiles balistiques,
05:15– Avec l'hiver qui arrive.
05:16– Avec l'hiver qui arrive,
05:18qui va se retrouver dans un hiver dramatique,
05:20attaque sur les data centers,
05:22attaque sur les infrastructures économiques,
05:25je reviens d'Ukraine,
05:27vous avez un peuple d'une résilience incroyable,
05:29qui est en train de subir ça,
05:31et c'est pile-poil à ce moment-là
05:33que la France montre qu'avec Marine Le Pen,
05:36elle ne serait pas un pays fiable.
05:39Franchement, c'est la diplomatie de la oncle.
05:41– Oui, mais il y a juste une question que vous n'avez pas abordée,
05:43c'est vous trouver l'argent.
05:45Parce que votre discours, il est bien beau,
05:46nous on soutient encore une fois les Ukrainiens.
05:47Vous savez, Louis Aliot, il a été à la frontière polonaise,
05:51récupéré le maire de Perpignan,
05:53Rassemblement National,
05:54des Ukrainiens qui fuyaient des femmes et des enfants.
05:57Mais l'argent, vous le trouvez ?
05:59– Oui, c'est une question de priorité.
06:04L'aide à l'Ukraine, annuellement,
06:06de l'ordre de 2 milliards, 2 milliards et demi,
06:09le déficit annuel de l'État,
06:12156, 160 milliards,
06:15le programme des retraites de Marine Le Pen,
06:18entre plus 10 et plus 30 milliards.
06:19– Alors oui, il y a des priorités.
06:22– Voilà, mais la priorité,
06:24ce n'est pas les Français pour vous.
06:25– Non, mais vous l'avez démontré très clairement.
06:26– Pour vous, la priorité, c'est la sécurité de la France et des Français.
06:29– Général Pélix de la France.
06:31– Si vous permettez, sur le plan stratégique,
06:33je parle sur le plan stratégique,
06:34je ne me place pas sur le plan politique qui vous revient.
06:36Sur le plan stratégique,
06:37le message qui est envoyé à nos alliés européens est catastrophique.
06:42– Marie Le Pen n'est pas encore à l'Élysée,
06:44tout ça n'est que des hypothèses.
06:46– Non, non, mais je vais vous expliquer pourquoi.
06:47Ça veut dire qu'on dit aux Polonais,
06:50ça ne sera plus notre problème.
06:51On dit aux États baltes, ça ne sera plus notre problème.
06:53Or, il y a deux exemples historiques qui sont extrêmement importants.
06:56Septembre 1939, nous avons trahi les Polonais.
06:59Pourquoi ? Nous sommes, oui, nous sommes entrés en guerre.
07:01– Ben si, et nous sommes restés…
07:02– Poutine n'a pas l'intention d'envahir la Polôme tout de suite, là.
07:05– Il n'en est pas loin.
07:07– Qu'est-ce qu'on en sait ?
07:08– Premier exemple, septembre 1939,
07:12oui, nous étions alliés aux Polonais,
07:14et nous sommes restés larmes aux pieds sur la frontière au Rhin.
07:17On sait ce qu'il est advenu après.
07:18Deuxième exemple, et lui, il est incontestable,
07:22qu'aurait fait un Winston Churchill
07:24qui aurait été en quelque sorte conciliateur ?
07:27Il aurait laissé tomber le général de Gaulle.
07:30Le rapport de force n'était pas en faveur.
07:32Donc on a des exemples historiques qu'il faut prendre en compte.
07:35Et aujourd'hui, il faut bien prendre en compte.
07:37Et d'ailleurs, c'est très intéressant parce que le général…
07:39– Donc on est obligé de soutenir l'Ukraine ?
07:40– Mais ce n'est pas uniquement soutenir l'Ukraine,
07:42c'est notre sécurité qui, sur le plan stratégique,
07:45est directement menacée.
07:47Depuis le Cap Nord, Norvège-Finlande, jusqu'à la mer Noire.
07:51Vous savez que c'est actuellement la guerre navale.
07:54– Mais est-ce que ce n'est pas une guerre sans fin ?
07:55Parce qu'on se soutient, on se soutient.
07:57– Mais oui, mais pourquoi ?
07:58– Est-ce qu'il ne faut pas aussi, nous, en tant que pays,
08:01et c'est aussi, pardon, mais la tradition française,
08:04c'est d'essayer de trouver une médiation,
08:06de permettre d'aller vers la paix ?
08:08– Est-ce que la France ne devrait pas avoir aussi cette position-là ?
08:10Pour faire la paix, il faut être deux.
08:12– Il faut être deux.
08:12Alors le problème, c'est que Vladimir Poutine,
08:15et il faut aller lire les textes en russe,
08:17pas se contenter de ce que dit Peskov ou Lavrov,
08:22c'est que Poutine, lui, il ne veut qu'une seule chose,
08:26c'est la capitulation.
08:28Il n'est pas dans une…
08:29– De toute l'Ukraine.
08:30– De toute l'Ukraine.
08:31– Il n'est pas dans des concessions,
08:33il est dans la volonté.
08:33– Et le départ du président de l'Ukraine.
08:35– C'est la réalité, c'est ce que l'on voit,
08:37donc il faut soutenir l'Ukraine et nos partenaires européens
08:40pour obliger Vladimir Poutine à accepter,
08:44dans la négociation, des concessions.
08:46– Justement, on va quand même regarder,
08:47parce que la position de Marine Le Pen fait réagir,
08:49mais avec vous, Raphaël Grabli,
08:50si depuis le début de la guerre en Ukraine,
08:52depuis 4 ans,
08:53elle a toujours été sur la même ligne,
08:54ou si elle a changé de discours ?
08:56– Clairement, on peut dire qu'il y a eu des hauts et des bas,
08:58avec des hauts, d'ailleurs, qui ne sont pas si vieux.
09:00Par exemple, quand Donald Trump coupait sans délai
09:02l'aide à l'Ukraine en mars 2025,
09:04Marine Le Pen s'opposait au président américain.
09:06Elle évoquait d'ailleurs une décision brutale et cruelle,
09:10d'où sûrement d'ailleurs le délai de 6 mois
09:11qu'elle évoque aujourd'hui.
09:12Et en 2024, déjà, Marine Le Pen se montrait volontariste,
09:16s'estimant prête à envoyer à l'Ukraine,
09:18je cite,
09:19« toute l'aide nécessaire,
09:21avec toutefois deux lignes rouges
09:22qui sont constantes au Rassemblement national,
09:24pas d'armes de longue portée
09:26et pas de troupes au sol.
09:28Et puis, quelques semaines plus tard,
09:30en octobre 2024,
09:31c'est Jordan Bardella qui, sur X,
09:33s'affichait tout sourire,
09:34avec Volodymyr Zelensky au Parlement européen,
09:37avec un hommage.
09:37Il se bat, je le cite,
09:39« pour la liberté de son... »

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