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Le maire DVD de Béziers Robert Ménard était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard.
00:03Bonjour à vous. Bienvenue, maire de Béziers.
00:06Le syndicat de police Alliance annonce déposer plainte, Robert Ménard,
00:09contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui.
00:12Il dénonce des injonctions contradictoires faites aux policiers qui, selon lui,
00:17sont esselés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte.
00:21Il dit, entre les déclarations de Laurent Nunez à l'Assemblée nationale
00:24et la réalité des consignes qui sont susurrées à l'oreille des compagnies de CRS,
00:28il y a un fossé qui est absolument incroyable.
00:31Vous comprenez cette démarche du syndicat de police ?
00:33Ce n'est pas que je comprends, c'est que je t'approuve.
00:34Je pense qu'on n'imagine pas les situations dans lesquelles ils sont.
00:40Vous vous rendez compte, le type ?
00:41Qu'est-ce qu'il avait dit ? Il fallait faire preuve d'empathie, le chef de l'État.
00:45D'empathie quand... Attendez, je ne mets pas tous les lycéens,
00:49mais les 2-3% de petits salopards qui leur jettent à la figure un certain nombre de choses.
00:56Tu vas montrer de la sympathie.
00:58Vous, on vous fout une paire de gifles et vous dites,
01:00continuez tout ça.
01:01Mais ce n'est pas possible.
01:03En plus, c'est dégueulasse parce qu'on est content de les avoir.
01:05Moi, je suis maire.
01:07Heureusement, quand les compagnies de CRS arrivent chez moi,
01:09je me dis un truc tout bête, ça vous allez comprendre.
01:11Il va y avoir moins de casse, c'est-à-dire moins d'abribus.
01:14Il va falloir les payer, les abribus.
01:16Il va falloir payer les bancs.
01:17Il va falloir payer les tags qui sont faits.
01:19Il faut les effacer.
01:21Les types, ils sont là.
01:21T'es content d'eux.
01:23Et dès qu'il y a un problème, c'est eux les boucs émissaires.
01:26Mais c'est absolument incroyable.
01:279700 blessés dans leur rang.
01:29Il y a aussi 149 enseignants et proviseurs qui ont été agressés.
01:34248 élèves.
01:34On est dans le grand n'importe quoi aujourd'hui, Robert Ménard.
01:37On est dans une violence, moi, qui me terrifie.
01:40Vous savez, les gens, ils vous disent,
01:41regarde, ce n'est pas compréhensible.
01:44Ils ont des casiers judiciaires vierges.
01:47Et alors ?
01:48C'est encore plus inquiétant.
01:49C'est-à-dire, le type, il n'a rien fait.
01:51D'un coup, il manie un cocktail Molotov.
01:53Chez moi, il y a un gamin, 13 ans et demi.
01:55Enfin, vous avez eu des enfants.
01:57Vous avez des enfants.
01:58Vous savez ce que c'est, 13 ans et demi ?
01:59T'es un bébé à 13 ans et demi.
02:02Il fait un cocktail Molotov
02:03et il le jette sur une voiture de police secours.
02:06Qu'est-ce que vous lui dites ?
02:07Vous allez discuter avec lui,
02:09faire preuve d'empathie,
02:10lui dire, ah, ce n'est pas bien.
02:11Mais écoute, ce gamin, il est en prison,
02:12en l'occurrence, parce qu'il n'a plus de 13 ans.
02:14Mais c'est sa place.
02:15En prison ?
02:16Attendez, vous le mettez où, vous ?
02:18On questionne souvent la réponse pénale.
02:20Là, elle a été à la hauteur.
02:22Est-ce que je peux vous dire la vérité à vous ?
02:23Je peux vous dire ?
02:24Allez-y.
02:24En plus, ses parents sont demandeurs
02:26d'un logement social.
02:27Je vous le dis de voix moins.
02:28Ils peuvent s'accrocher
02:29avant que je leur donnerais un logement social.
02:31Non, mais tu rigoles, quoi.
02:32Tu vas les récompenser, vous en plus.
02:35Ton fils est très, très bien.
02:37Il jette des cocktails Molotov.
02:38Et en plus, pourquoi on ne t'abriterait pas
02:40dans un logement social ?
02:41Ils se démerdent.
02:42Concernant les policiers, encore une question.
02:43Il y a des slogans anti-police insupportables
02:45qui sont scandés désormais
02:45dans toutes les manifestations.
02:47Pourquoi la police est érigée
02:48par certains éléments
02:49et par certains partis politiques
02:51en ennemis de la jeunesse ?
02:52Parce que c'est le fonds de commerce
02:54de la France insoumise.
02:55Pour citer les gens,
02:56la police tue, enfin, vous savez,
02:58les bavures, pas les bavures,
03:00la violence policière.
03:02Attendez, il y a des problèmes.
03:03C'est le vocable de Jean-Luc Mélenchon.
03:05Attendez, qui est des policiers
03:07qui se comportent mal ?
03:08La police des polices, la GIGN.
03:10Attendez, ils font leur boulot.
03:11S'il y a des gens qui sont surveillés...
03:13Il y a 36 ans qu'à toi-même par l'IGPN.
03:14Qui sont surveillés,
03:15ils sont surveillés dès qu'il y a un problème.
03:18Dès qu'il y a un problème.
03:18Mais c'est un fonds de commerce.
03:20Il a deux fonds de commerce,
03:23la France insoumise.
03:24Deux fonds de commerce.
03:25Premier, l'immigration.
03:27Il se dit que plus il sera anti-israélien,
03:30un peu anti-sioniste,
03:32et pour ce genre de choses,
03:33il se ramène à lui cet électorat.
03:36Belle saloperie de penser dans ta tête
03:38que tous les gens, tous nos collègues,
03:41tous les autres habitants
03:44qui sont musulmans
03:47seraient tous antisémites.
03:48Mais enfin, tu vois,
03:49c'est une deuxième saloperie
03:51de la part de Jean-Louis.
03:52La jeunesse, il se dit,
03:54là je peux aller plus...
03:55En plus comme il ne vote pas beaucoup,
03:56si je vais dans leur sens,
03:57si je dis n'importe quoi...
03:58Si il leur donne le droit de vote à 16 ans
04:00comme il l'a fait...
04:01Vous avez vu, le droit de vote à 16 ans...
04:02Ça changera quelque chose
04:03ou pas Robert Ménard,
04:03le droit de vote à 16 ans ?
04:04Attendez, vous croyez ça sérieux,
04:07de donner le droit de vote à 16 ans ?
04:09Certains disent,
04:10on a le droit d'aller en prison à 16 ans,
04:11pourquoi est-ce qu'on n'aurait pas
04:12le droit de voter ?
04:12Quoi ?
04:13Oui, mais moi je crois que non,
04:14l'avenir de la...
04:15Ça demande un peu de temps,
04:16l'avenir de ce pays de réflexion.
04:18Je pense que 18 ans,
04:19c'est déjà bien.
04:20Alors moi, quand j'étais petit,
04:21c'était 21 ans.
04:22C'était 21 ans, voilà.
04:22Et on disait,
04:23ah là là, 18 ans,
04:24c'est la catastrophe
04:25et on n'est pas revenu dessus.
04:26Ce que j'essaie de vous dire,
04:27c'est que la France Assoumise
04:30et Jean-Luc Mélenchon,
04:30ils prennent tous les gens
04:32dans le sens du poil
04:33en se disant,
04:34je gagne,
04:35il me faut quoi ?
04:36Quelques centaines,
04:36il est en tête,
04:37à quelques centaines
04:38de milliers de voix près,
04:39je n'ai pas été au deuxième tour
04:41la dernière fois,
04:42je vais les gagner,
04:43je vais les gagner
04:43sur l'immigration et les quartiers,
04:45je vais les gagner sur la jeunesse.
04:46C'est juste, juste ça.
04:48Rien, je pense que sur le fond,
04:50il s'en fout.
04:50Robert Ménard,
04:51on est dans notre grande interview
04:52sur CNews et Europe 1.
04:53Quel avenir pour ce mouvement lycéen ?
04:55On sait qu'il y a une manifestation
04:57annoncée samedi,
04:58on ne sait pas trop
04:58ce qu'elle va recouvrir.
05:00Il y a désormais
05:00des revendications chiffrées.
05:02Il y a eu un chiffre
05:03de 10 milliards d'euros
05:04qui est désormais réclamé
05:06au gouvernement
05:06qui n'arrête absolument pas
05:07à boucler le budget 2027.
05:09Est-ce que ce sont
05:10des revendications
05:11audibles et crédibles ?
05:12Vous les sortez d'où
05:13les 10 milliards ?
05:14C'est comme ça.
05:15Pour rénover le bâti scolaire,
05:16recruter davantage
05:17les enseignants.
05:18C'est les organisations lycéennes.
05:2010 milliards pour lutter
05:22contre les violences
05:23aux femmes et aux enfants,
05:25ils ont dû se dire
05:25allez, 10 milliards.
05:26Mais enfin,
05:27on va les sortir d'où
05:28les 10 milliards ?
05:29Les bâtiments...
05:31Écoutez, regardez
05:32ma grandeur d'esprit.
05:33J'ai une région socialiste
05:34et je ne dis même pas
05:35du mal de l'entretien
05:36des lycées.
05:37Mais je sais ce que ça coûte.
05:39Il n'y a pas plus d'argent.
05:40Le maximum d'argent est fait.
05:42Oui...
05:43Les régions font...
05:44Les régions font ce qu'elles peuvent
05:46avec l'argent.
05:46Elles se dépatouillent
05:47avec l'argent.
05:48Donc, comme j'essaye
05:49de ne pas faire de démagogie,
05:50je ne dis pas
05:50« Ouais, ils devraient
05:51remettre encore plus d'argent. »
05:52Je sais, moi,
05:53pour les écoles,
05:54les difficultés
05:55qu'on a à trouver l'argent.
05:56Donc, je veux dire,
05:57il y a ça.
05:57Qu'est-ce qu'ils vous disent en plus ?
05:59Les 3 000...
05:59Alors, les enseignants,
06:00on les a trouvés.
06:01Vous l'avez vu,
06:01on a trouvé 3 000.
06:02Ils étaient sans affectation.
06:03Là, on les a affectés
06:04assez rapidement,
06:04en une semaine.
06:05On ne va pas y revenir dessus.
06:06Mais quand même,
06:07c'est miraculeux
06:08l'intelligence artificielle.
06:09D'un coup,
06:10grâce à l'intelligence artificielle,
06:12on découvre
06:13qu'on a 3 000 personnes
06:14qui sont devant...
06:153 000 pauvres
06:15qui sont devant personnes.
06:16Les miracles de la bureaucratie française.
06:17Attendez, vous vous rendez compte ?
06:18Moi, c'est à la mairie.
06:19Je disais,
06:26sur les effectifs
06:27dans les classes
06:28et les emplois du temps.
06:29Mais c'est le produit des mesures.
06:31Pourquoi il y a tant de problèmes
06:32d'emploi du temps ?
06:33C'est-à-dire qu'ils commencent
06:34à 8 heures
06:34et finissent à 18 heures.
06:35C'est qu'avant...
06:36Je ne dis pas que c'était mieux.
06:37Je fais attention à ce que je dis.
06:38Ce n'était pas mieux.
06:39Mais là, maintenant,
06:40tu as tellement...
06:40Moi, je discute avec le proviseur.
06:42Les proviseurs,
06:42je discute avec eux.
06:43Ils me disent,
06:44il y a tellement d'options
06:45que maintenant,
06:46vous savez,
06:46c'est à la carte,
06:47le bac,
06:47vous n'avez pas remarqué.
06:47Moi, je ne comprends même pas
06:48les intituler du bac
06:49de temps en temps
06:50tellement c'est compliqué.
06:51Ah, parce que vous...
06:52Non, non.
06:53Je n'ai pas d'âge
06:54qui passe le bac cette année.
06:55Non, moi, non plus, c'est passé.
06:56Mais je les vois
06:57avec les gosses des copains
06:58et tout ça.
06:59Je ne comprends pas
06:59ce qu'il veut dire.
07:00Alors, il y a tellement d'options
07:02que maintenant,
07:03ils jonglent
07:03avec un certain nombre de choses.
07:04Et puis,
07:05dernier truc de faux cul,
07:07Parcoursup.
07:09Le chef de l'État
07:09qui a mis en place
07:10Parcoursup,
07:11on s'en rappelle,
07:12dit désormais
07:12que ce n'est pas un totem
07:13et qu'une réflexion
07:14devrait être portée.
07:15Non, mais attendez,
07:16ils devraient peut-être
07:17faire une réflexion
07:18sur pourquoi
07:19on est arrivé
07:20à Parcoursup.
07:21Qu'il y ait des choses
07:21à changer,
07:22sûrement,
07:22je n'y connais pas assez
07:23pour le dire.
07:24Mais enfin,
07:24ce n'est pas le problème.
07:25C'est le bouc émissaire
07:27Parcoursup.
07:28Comment, attendez,
07:29comment aujourd'hui
07:30vous pouvez offrir
07:32à autant de gens
07:33qui réussissent le bac
07:35chaque année
07:36des débouchés ?
07:37Je le disais,
07:38je ne sais plus à qui.
07:40Il y a...
07:40Vous avez fait Sciences Po,
07:42non, vous ?
07:42Non.
07:43Là, je croyais
07:43que vous aviez fait Sciences Po.
07:44Alors, je retire cette parole.
07:46Sciences Po,
07:46il y a 20 000 demandes
07:47chaque année à Paris.
07:48À Paris.
07:49Vous allez dire oui
07:50à tout le monde ?
07:51Enfin, qui peut dire...
07:52On supprime,
07:53toujours,
07:54on supprime Sciences Po.
07:55Ça veut dire
07:55qu'on supprime la sélection ?
07:57Mais non,
07:58le problème,
07:58c'est qu'on fait croire
07:59à nos gosses
08:00que d'avoir le bac,
08:02ça va leur ouvrir
08:03un certain nombre de choses.
08:04Et ce n'est pas vrai.
08:05Oui, aujourd'hui,
08:07la sélection,
08:07elle n'est plus au bac,
08:08elle est en licence.
08:09Mais on se moque des gens.
08:10Ce qu'il faut dire aux gens,
08:11c'est que non,
08:12il ne peut pas y avoir
08:1380 % d'une classe d'âge
08:15qui a le bac.
08:16C'est comme ça.
08:17On n'est pas 10 fois meilleurs
08:19qu'on l'était
08:20il y a 20 ans ou 30 ans.
08:21Mais ça,
08:22dire ça,
08:23c'est quand même plus difficile
08:24que de dire
08:25il y a cette saloperie
08:26de Parcoursup,
08:27on va le changer.
08:27Alors, on va l'enlever.
08:28Il y en a qui veulent le supprimer,
08:30donc ils veulent le modifier,
08:31l'améliorer.
08:32Tout le monde va faire ce qu'il veut.
08:33Mais vous connaissez
08:34une société
08:35où tout le monde
08:35fait ce qu'il veut.
08:36Mais moi,
08:37je vais être milliardaire.
08:38Je vais être milliardaire.
08:39Je me suis réveillé ce matin.
08:40Pourquoi je serais pas ?
08:41C'est Finkielkraut
08:42qui dit
08:42c'est un droit de l'homme.
08:43Le bac,
08:44il a raison.
08:44C'est une connerie
08:45de dire comme ça.
08:46Non, aujourd'hui,
08:47tu as des gens,
08:48tu n'as pas 80 %
08:49d'une classe d'âge
08:50qui peut avoir le bac
08:51et non,
08:52tous nos enfants
08:53ne sont pas des surdoués,
08:54madame.
08:54Ce n'est pas vrai.
08:54Et comment ça va se terminer
08:55alors ce mouvement lycéen ?
08:56Parce qu'il y a des revendications
08:57qui sont évidemment légitimes.
08:59Bien sûr.
08:59Il n'y a pas d'argent en face.
09:00Il y a de la manipulation politique.
09:02Vous l'avez très clairement énoncé,
09:03Robert Ménat.
09:04Ça va se terminer comment ?
09:05Ça va se terminer
09:06si on a enfin le courage.
09:08Par exemple,
09:08on va dire
09:09on va augmenter
09:11les salaires des profs.
09:12Mais moi,
09:12je trouve ça merveilleux.
09:14Mais tout le temps,
09:14avec quel argent ?
09:16Quand moi je suis maire,
09:17si ça,
09:18ça vaut 10 euros,
09:19je dépense ces 10 euros,
09:21j'ai deux solutions.
09:22Où j'augmente les impôts,
09:23personne ne va les augmenter.
09:24À juste titre,
09:25je le comprends encore
09:26qu'on verra
09:26ce qui se passera réellement.
09:29Et sinon,
09:29je me dis
09:30où je fais les 10 euros d'économie ?
09:31Aujourd'hui,
09:32vous avez vu,
09:33c'est le concours,
09:33l'épine de la dépense.
09:35Tout le temps,
09:36il faut mettre...
09:36Alors, allez,
09:37c'est quoi ?
09:37Vous m'avez dit 10 milliards.
09:3810 milliards.
09:38Et tu dépenses où les 10 milliards ?
09:40Tu les enlèves où ?
09:41Tu les enlèves où ?
09:42Ou tu t'endettes
09:43et les mêmes qui te disent ça,
09:45tu dis,
09:45ah, il ne faut pas s'endetter.
09:46Madame,
09:47c'est prendre les gens
09:48pour des crétins.
09:49Vous savez,
09:50la comptabilité publique,
09:51c'est pas très...
09:51Moi, j'ai cru,
09:52j'étais journaliste comme vous,
09:53j'arrive,
09:54je croyais que j'avais...
09:54En six mois,
09:55j'ai compris.
09:55En six mois,
09:56j'ai compris.
09:57Si tu dépenses
09:58où tu es en dette,
10:00où tu t'endettes,
10:00où tu augmentes les impôts.
10:02Sinon, tu fais des économies.
10:03Voilà.
10:04Et en France,
10:05c'est exactement pareil.
10:06Un dernier mot
10:06concernant la jeunesse.
10:08On a eu ce cas
10:08de ce collégien de 14 ans
10:10à Aubagne
10:10qui a été mis en examen
10:11et croué
10:12après avoir ouvert le feu
10:13dans son collège
10:14contre le principal
10:15et l'une enseignante.
10:16Il a reconnu
10:16avoir suivi
10:17des publications
10:17d'une communauté
10:20virtuelle
10:20fan des tueries de masse.
10:21c'est un signal inquiétant
10:23que désormais
10:24les armes à feu
10:25soient utilisées
10:25dans nos enseignes scolaires.
10:26Robert Ménard.
10:27Oui, et puis,
10:28moi je ne connaissais pas
10:31ces groupes-là
10:32qui font l'apologie
10:34des tueries de masse.
10:35Vous vous rendez compte ?
10:36Il faut évidemment
10:36les interdire.
10:37Oui, mais enfin,
10:39ce qui m'inquiète le plus,
10:40je ne crois pas être
10:41moins informé
10:42que quelqu'un d'autre.
10:43Je ne sais pas,
10:44est-ce que dans votre rédaction
10:45les gens,
10:46ils savaient que ça existait ?
10:47Moi, je n'imaginais même pas
10:48qu'il y avait des gens
10:49qui étaient fascinés par ça.
10:51Vous imaginez, vous,
10:53que ça arrive ?
10:53Moi, je ne savais pas
10:54qu'elle agit là.
10:55Alors, on me dit...
10:5614 ans.
10:56Oui, 14 ans.
10:58Oui, je crois
10:59qu'il y a un certain nombre.
10:59Alors, c'est vrai,
11:00là aussi, les gens,
11:02il y a des sites
11:03qu'il faut ou interdire
11:04ou il faut que les parents
11:05jouent un contrôle.
11:07Je veux dire,
11:07les parents,
11:09les premiers responsables,
11:10c'est les parents.
11:11L'école, il y en a marre.
11:13Vous savez,
11:13je marie des gens régulièrement
11:15et à un moment donné,
11:16moi je fais des...
11:16D'autres pas.
11:17Oui, il y en a d'autres
11:17que je ne marie pas.
11:18Je suis d'accord,
11:18mais normalement,
11:19je marie quand même
11:20beaucoup de gens
11:20et je leur dis aux parents
11:21parce que vous lisez
11:23les articles du Code civil et tout
11:24et je leur dis
11:25mais l'éducation
11:26de vos enfants,
11:28c'est vous,
11:29ce n'est pas l'école.
11:30L'école,
11:31elle instruit nos gosses.
11:32Enfin, on espère
11:32qu'elle instruit
11:33nos enfants à l'école
11:34et ça, c'est une part
11:35de responsabilité.
11:36Mais il faut dire aux gens,
11:37il faut dire aux gens,
11:38il faut faire des efforts
11:40pour réussir des études.
11:41Il faut travailler.
11:43Il faut dire non.
11:44Dire non.
11:45Mais dire non
11:46à ses propres gosses.
11:47On n'est même pas capable
11:47de dire non
11:48à qui que ce soit.
11:48On va parler de pouvoir d'achat
11:50parce que c'est
11:51l'après-occupation principale
11:52des Français.
11:53Est-ce que,
11:54avec une inflation
11:55qui ne cesse d'augmenter,
11:56Michel-Edouard Leclerc
11:57qui était à votre place
11:57hier matin,
11:58elle nous l'annonce
11:58à 4% pour la fin de l'année,
12:00on peut envisager sereinement
12:01de se dire
12:02voilà l'échéance électorale
12:04à l'avenir,
12:05je vais voter en toute liberté.
12:07Est-ce que ça,
12:07ce n'est pas au fond
12:08ce qui obscur
12:09c'est complètement
12:10l'avenir des Français ?
12:11Les questions de pouvoir d'achat,
12:13les questions de budget,
12:14les questions de dette ?
12:16Je pense que c'est
12:16des choses différentes.
12:18Je pense que les gens
12:18ont enfin compris,
12:21moi-même,
12:21je suis comme tout le monde,
12:22à quel point la dette,
12:24vous savez qu'il peut paraître loin.
12:25Si on te dit
12:263 500 milliards,
12:27honnêtement,
12:27que ça vous dit quelque chose
12:28à vous,
12:293 500 milliards,
12:29rien,
12:30tu ramènes à ta vie,
12:31tu ne vois pas ce que c'est.
12:32Ce qu'on mesure aujourd'hui,
12:33ça c'est ce qui change tout,
12:34c'est que les 3 500 milliards
12:36en question
12:36et la dette,
12:37je ne sais pas,
12:38le remboursement d'emprunts,
12:40c'est plus
12:40le remboursement des intérêts.
12:42Des intérêts.
12:42Pas de la dette.
12:44Les intérêts,
12:44ça va être plus
12:45que le budget
12:46de l'éducation nationale.
12:47Tu commences à te dire
12:48que ça,
12:50ce débat un peu loin,
12:52il est sur toi.
12:54Il revient sur toi.
12:55Et oui,
12:56les gens,
12:57mais madame,
12:57moi je les vois tous les jours,
12:58les gens chez moi.
13:00Vous savez,
13:01je pense que nous tous,
13:02je vous mets dans le même temps
13:03que moi et tout ça,
13:04je pense qu'on ne mesure pas
13:06les problèmes des gens.
13:08Les problèmes des gens,
13:09moi j'essaye,
13:10souvent je me repose
13:13les pieds sur terre,
13:13je me dis fais attention,
13:14il y a le débat,
13:15tu discutes avec des gens
13:16comme on le fait et tout,
13:17mais les gens,
13:18ils n'ont même pas le temps
13:19de discuter de ça.
13:20Les discuter de ça,
13:21c'est,
13:21moi le plein d'essence,
13:23pardon,
13:24je le dis chaque fois,
13:24mais moi il augmente un peu,
13:26honnêtement,
13:26ça ne va pas changer ma vie.
13:28Je suppose que ça ne change pas
13:29votre vie.
13:30Il y a des gens
13:30que ça empêche
13:31d'aller travailler.
13:32Et puis il y a des gens
13:32où c'est vraiment
13:3320 euros près,
13:3620 euros près de difficultés.
13:37Et je pense que
13:38le problème c'est qu'il faut
13:40être attentif à ces gens-là,
13:41madame,
13:42attentif,
13:43mais pas leur faire croire
13:45qu'au mois de mai,
13:46si c'est moi,
13:47toi,
13:48chacun...
13:48Vous pensez à qui Robert Ménard ?
13:50Mais à tout le monde.
13:50À Marine Le Pen,
13:51à Jean-Luc Mélenchon ?
13:52Mais bien sûr,
13:53attendez,
13:53quand je lis le programme
13:55de Marine Le Pen,
13:57enfin attendez...
13:58140 milliards d'économies
13:59sur 5 ans,
14:00dit-elle.
14:01Règle d'ordre budgétaire.
14:02Attends,
14:03mais c'est une bonne idée.
14:04Mais chaque économie prévue,
14:09chaque économie prévue,
14:11elle est surévaluée,
14:13surévaluée.
14:14Vous savez ce qui se passera ?
14:15Mais pareil,
14:15une partie de la droite,
14:16elle fait pareil.
14:17Quant à la gauche,
14:17je t'en parle même pas.
14:19Qu'est-ce qui va se passer ?
14:20C'est qu'ils le savent.
14:21Ils savent.
14:21Moi, j'en connais Marine Le Pen
14:23depuis des années...
14:23Elle est notre invitée ce soir.
14:24Voilà.
14:25Objectif.
14:25Elle est intelligente.
14:27Elle a les pieds sur terre.
14:29Mais je pense qu'elle dit
14:30sur le terrain économique
14:31des choses qui sont passées.
14:32Donc elle ment, vous pensez ?
14:33Mais attendez,
14:34quand vous dites, madame,
14:35que la retraite,
14:36vous allez la ramener
14:37à 60 ou 62 ans,
14:39vous vous foutez du monde.
14:41Parce que ça représente quoi ?
14:44Et qu'elle dit
14:45oui, mais si on fait ça,
14:46ça va nous coûter
14:46que je ne sais pas combien,
14:47quelques petits milliards.
14:49Ça va coûter une blinde.
14:50C'est impossible à faire
14:52sans mettre nos comptes
14:54dans le rouge.
14:55Mais c'est tellement plus facile
14:56de dire aux gens
14:57ben encore,
14:58tu vas partir plus tôt.
14:59Mais madame,
15:00enfin, moi,
15:00je ne suis pas un spécialiste
15:01de l'économie.
15:02Vous plus que moi.
15:03Enfin, en Europe,
15:05citez-moi,
15:06un pays,
15:06un pays qui...
15:08Ils sont plus à 67 ans,
15:09effectivement.
15:09Et ils en rajoutent.
15:11Et nous, on dit le contraire.
15:13Et elle, elle dit,
15:14c'est un mensonge éhonté.
15:16Et moi, ce que je lui reproche,
15:18moi, je la trouve courageuse.
15:19Elle a toujours,
15:20sur les questions
15:20d'économie, d'immigration,
15:22elle a dit des choses
15:22avant tout le monde.
15:23Quand chaque fois,
15:24tu te faisais traiter,
15:24encore aujourd'hui d'ailleurs,
15:26de facho,
15:27quand tu disais
15:27que peut-être une immigration,
15:29je ne sais pas,
15:29entre 400 et 500 000 personnes
15:30chaque année,
15:31c'est trop.
15:31Elle a raison de dire ça.
15:33Mais elle ne peut pas
15:33faire des promesses.
15:34C'est ce que je vous disais
15:35tout à l'heure.
15:35Tu ne peux pas faire
15:36des promesses aux gens.
15:38Aujourd'hui, tu ne peux pas dire...
15:39C'est électoraliste ?
15:40Mais bien sûr,
15:41c'est l'électoraliste.
15:42Madame, aujourd'hui,
15:43le gouvernement,
15:44je ne vote pas pour eux,
15:45donc ce n'est même pas mon histoire.
15:46Mais tu ne peux pas dire
15:47je vais baisser l'esprit de l'essence
15:48pour tout le monde.
15:49D'où tu sors l'argent ?
15:51Déjà, si on le baissait
15:52pour les gens
15:53qui en ont le plus besoin.
15:54Mais oui,
15:55mais maintenant,
15:55on est à la veille des élections.
15:57Tout le monde y va
15:58de ces mesures plus démagogiques.
16:00Tu n'en peux plus.
16:01Donc, si vous avez une question
16:02qui m'a posé à Marine Le Pen
16:03ce soir,
16:03ce serait laquelle, Robert Ménard ?
16:04Ah, moi, c'est sur l'Europe.
16:06L'Europe.
16:06Sur l'Europe, attendez.
16:07Les déclarations qu'elle fait,
16:09c'est loin des gens.
16:10Et je vais lui poser une question
16:11qui ne me vaut que des emmerdes.
16:13Allez-y.
16:14C'est sur l'Ukraine.
16:18Attendez.
16:19Je vais vous dire un truc.
16:20Pourquoi ça me touche personnellement ?
16:22Quand la guerre débute en Ukraine,
16:25en février,
16:26qui envoie les premiers bus
16:29pour aller chercher les gosses
16:30à la frontière polonaise
16:31et les mamans ?
16:32Qui ?
16:33Le maire de Perpignan,
16:35Louis Aliot,
16:36qui est mon copain,
16:37qui va le faire.
16:38Et je l'applaudis,
16:39je trouve marquable.
16:40Aujourd'hui,
16:41quatre ans plus tard,
16:42parce que c'est moins populaire,
16:44parce que ça dure,
16:45parce que c'est tellement démago
16:46de dire plutôt que de donner
16:47de l'argent aux Ukrainiens,
16:49on va le donner aux Français.
16:50Mais c'est des trucs minables,
16:53madame, minables.
16:54Elle te dit,
16:55il ne faut plus aider l'Ukraine.
16:56Mais je te la prendrai
16:58par la peau des fesses,
16:59je la mènerai sur la zone de front
17:01et j'ai dit,
17:01va dire aux soldats
17:02qui se font tuer,
17:04il y a quatre ans,
17:05toi-même,
17:06tu disais,
17:06ils se battent pour l'Europe,
17:07ils se battent pour nos libertés,
17:09ils se battent pour ce qu'on aime et tout.
17:10Tu leur dis maintenant,
17:11démerdez-vous.
17:12Mais comment tu fais ça ?
17:14Je finis là-dessus.
17:15Mais c'est tellement dans l'air du temps.
17:17Aujourd'hui, tout le monde dit,
17:18quand même,
17:19cette guerre,
17:19elle dure trop.
17:20Mais Coco,
17:21il meurt pour toi.
17:22Parce que demain,
17:24s'il perd là,
17:25vous croyez que M. Poutine
17:26va s'arrêter ?
17:27C'est ça la démagogie.
17:28Ça, c'est de la démagogie.
17:29Mais c'est plus facile à dire,
17:30gardons l'argent,
17:32donnons-le aux Français
17:32qu'à ces Ukrainiens.
17:34Mais c'est minable.
17:35Robert Ménard,
17:36encore une question
17:36qui concerne le président
17:37du Conseil constitutionnel,
17:39Richard Ferrand,
17:40qui avait été nommé,
17:41évidemment,
17:41par Emmanuel Macron.
17:42Lui,
17:42il estime que Marine Le Pen
17:44ne pourra pas faire
17:45sa grande révision constitutionnelle
17:47pour avoir un référendum
17:48sur la politique migratoire.
17:50Parce que, dit-il,
17:51il faut passer par l'article 89
17:53plutôt que par l'article 11
17:54qui demande, évidemment,
17:56l'aval des trois cinquièmes
17:58du Parlement
17:58réunis en Congrès.
18:00La réponse de Marine Le Pen hier,
18:02c'était
18:02Richard Ferrand devrait quitter
18:03la présidence du Conseil constitutionnel.
18:04Il a rompu
18:05avec son obligation déontologique.
18:07Est-ce qu'elle a raison,
18:08sur le fond, Marine Le Pen ?
18:09Attendez,
18:09que le président du Conseil constitutionnel
18:12prenne comme ça,
18:13alors que la question
18:14ne lui est pas encore posée
18:15un choix, honnêtement.
18:17Il se croit où ?
18:19Ce n'est pas le premier.
18:20Fabius l'avait fait avant.
18:21Ce n'est pas parce qu'un mec
18:22a fait un truc pas bien
18:23que tu vas dire
18:24que ce n'est pas grave,
18:25celui-là refait la même chose.
18:26Bien sûr que ce n'est pas bien.
18:28Je n'ai pas tranché
18:29les problèmes de droit.
18:30Honnêtement,
18:30entre l'article 89 et 11,
18:33je n'y connais rien.
18:34Je ne vais pas essayer d'aller...
18:35Le général De Gaulle
18:35avait réglé le sujet
18:36en disant le peuple souverain.
18:38Oui, d'accord.
18:39Je ne suis pas sûr
18:39qu'on ait...
18:40Il n'est pas De Gaulle qui veut.
18:40De Gaulle, tout ça.
18:41Je ne suis pas sûr
18:42qu'aujourd'hui...
18:42Et en plus, maintenant,
18:44vous avez vu
18:44que le Conseil constitutionnel
18:45peut se prononcer
18:46sur les questions
18:47qui se sont posées.
18:48Ça, petite pique,
18:50petite pique.
18:51Grâce à qui
18:52il est président
18:53du Conseil constitutionnel ?
18:54Le Rassemblement.
18:54À ce Rassemblement national.
18:56Voilà.
18:57Petite défaite.
18:57Mais sur le fond.
18:58Les mecs ne sont pas reconnaissants.
19:00Mais ça, c'est le monde.
19:00Est-ce qu'il faut donner
19:01la parole aux Français
19:01sur ce sujet-là ?
19:02Sur la régulation
19:08bien sûr.
19:09Mais attention
19:09que le référendum,
19:10ça ne se transforme pas en
19:12ça me servira de prétexte
19:14pour ne pas faire les choses.
19:16Vous savez,
19:17moi, ce que je crains le plus,
19:18tout le monde.
19:19Le truc, c'est
19:20on va faire un référendum
19:22pour faire ça.
19:23Et si...
19:23Et si le référendum
19:24ne peut pas l'organiser,
19:25on ne fait pas ça.
19:26Et si on nous...
19:27Pour les questions migratoires,
19:28on est à peu près
19:28sur de la réponse.
19:29C'est pour ça.
19:30Et si on essaie
19:31de se demander
19:31qu'est-ce qu'on peut faire
19:33d'ores et déjà,
19:34même s'il n'y a pas
19:35le référendum,
19:35je suis maire de Béziers.
19:38Un des problèmes de sécurité,
19:39on parlait des problèmes
19:40de sécurité,
19:40et on veut que les policiers
19:42aient plus de pouvoir.
19:43Et plus de pouvoir.
19:44Mais il n'y a pas besoin
19:44d'une loi.
19:45Il y a un certain nombre
19:46de choix réglementaires.
19:47Il faut les faire.
19:48Moi, j'ai juste envie de ça.
19:49J'ai envie qu'on nous dise
19:51voilà ce qu'on va pouvoir
19:52faire comme ça.
19:52Si on peut aller déjà
19:53plus loin parce qu'il n'y a rien
19:54fait à un homme,
19:55attendez,
19:56le Conseil constitutionnel,
19:56ça va être le barrage
19:58contre tout ça.
19:59Vous croyez qu'ils vont
19:59faire des cadeaux
20:00à quelqu'un de droite ?
20:02Non, mais vous plaisantez.
20:05Revenu dans la matinale
20:06de CNews et Europe 1.
20:08Bonne journée à vous
20:09à ce soir, 21h pour
20:10Objectif Élysée 2027
20:11avec Marine Le Pen.

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