00:0111h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:0612h c'est sur Europe 1, nous avons Gilles qui nous appelle du Tarn.
00:10Je ne sais pas si on avait terminé avec vous ou pas, mais sinon on peut continuer avec vous mon
00:14cher Gilles.
00:16Oui, globalement je vous remercie beaucoup.
00:20Juste deux mots, merci d'exister à Europe 1, merci d'exister à CNews.
00:25Merci.
00:28Merci à tous vos chroniqueurs, et globalement, plein de sujets m'intéressent,
00:35parce que je suis quelqu'un qui s'intéresse à beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses,
00:39de par toute mon expérience professionnelle, métier, familial et compagnie,
00:44où j'ai fait énormément de choses, je serai ravi de peut-être un jour venir sur un de vos
00:50plateaux
00:51pour discuter de différents sujets. En tout cas, merci encore à vous.
00:54La porte est ouverte mon cher Gilles, merci infiniment d'avoir appelé aux standards d'Europe 1.
01:00Excellente journée mon cher Gilles sur Europe 1, merci pour votre prise d'opposition.
01:04Lorsque vous nous avez appelé pour nous dire aux standards d'Europe 1,
01:07je suis d'accord avec la police, et vous avez parlé de votre fils,
01:13vous avez parlé aussi du fait que vous êtes fils d'un ancien policier, merci infiniment.
01:17On a Giorgio qui nous appelle de Marseille, et on a aussi Muriel qui nous appelle de Marseille.
01:22Giorgio, comment vous réagissez, vous, par rapport à cette plainte ?
01:25Comment vous réagissez par rapport à Christiane Taubira,
01:28qui ce matin a pris fête et cause pour dire arrêtez de les tabasser, les enfants ?
01:34Comment vous réagissez par rapport à Jean-Luc Mélenchon ?
01:36J'ai beaucoup de questions, pardon, à Jean-Luc Mélenchon qui vient de Twitter en disant
01:40« Oui, c'est une bonne chose, cette addition des colères ce samedi 17 octobre, mon cher Giorgio. »
01:47Moi, je suis à 100% avec eux, mais en fait, moi j'ai une question sur...
01:50Vous avez parlé tout à l'heure des Black Blocs qui venaient un peu de...
01:54Éventuellement de toute l'Europe qui viennent.
01:55Vous savez, ces gens-là, quand ils viennent en principe, on va se poser la question.
01:58Moi, j'ai toujours vu les Black Blocs taper sur les flics.
02:02Si les flics ne sont pas là, ils font leur droit de retrait,
02:04qu'est-ce qu'ils vont faire chez nous ?
02:06Qu'est-ce qu'ils vont faire à part brûler, casser ?
02:07Après, on verra bien.
02:08Si les flics ne sont pas là, qu'ils exercent leur droit de retrait sur,
02:12je dis bien, sur les manifestations, sur les manifestations,
02:15parce qu'ils ne font que ça.
02:16En fait, les gens, quand ils viennent, ils s'acharnent sur les policiers,
02:18il n'y a même plus de manifestations, c'est que ça.
02:20Et s'ils ne sont plus là, réellement les Black Blocs, qu'est-ce qu'ils font ?
02:23Habillés de noirs, habillés de machins et compagnie,
02:25qu'ils ne tapent que sur les flics ?
02:26La manifestation sert à quoi réellement pour eux ?
02:29Ils ne viennent qu'eux pour taper sur du flic.
02:31Moi, je suis eux, mais j'arrête par rapport aux manifestations,
02:34ça ne sert à rien qu'ils soient là.
02:35C'est un bun-chimbole.
02:37Moi, quand je vois les manifestations, je me dis, mais c'est quoi ce truc ?
02:40On a mal au cœur lorsqu'on voit effectivement des policiers
02:43recevoir des pavés, des chaises, des cheminées
02:47qui tombent des appartements, on en est là.
02:50Et tout ça, soutenu, c'est ce que dénoncent les policiers,
02:53par un certain discours de certains politiques.
02:57Complètement, complètement.
02:57Et moi, je pense qu'il faut qu'à un moment ou un autre,
03:01ils ne soient pas là, ils ne soient plus là,
03:03ou dans les camions, qu'ils ne sortent pas,
03:05et que la France voit, parce que tout le monde leur tape dessus,
03:08sans les flics, comment ça se passerait ?
03:10Voilà, tout simplement.
03:11Et après, on ne pourra plus rien dire.
03:13Non, mais ce n'est pas eux, ils n'ont tapé personne.
03:15Mais la France a brûlé.
03:17Eh bien voilà, sans les flics, comment on est ?
03:19Il faut faire quand même un exemple.
03:20Il y a un moment, il faudrait quand même avoir...
03:23On est au pied du vent.
03:25Exactement, il y a un moment, il faut arrêter.
03:27Il faut arrêter.
03:27Oui, complètement.
03:28Merci beaucoup d'avoir appelé au standard d'Europe 1, Giorgio.
03:31Merci, on est au pied du mur.
03:33Appelez-nous au standard d'Europe 1.
03:34Avant d'avoir Muriel, on a des appels, des messages WhatsApp aussi.
03:38Oui, une question d'un auditeur ou d'une auditrice Europe 1.
03:41Les Black Blocs sont habillés en noir.
03:42Les forces de police seraient-elles la possibilité d'empêcher
03:44toutes les personnes habillées totalement de noir
03:46de rejoindre les manifestants ?
03:48Ça paraît difficile.
03:49Oui, ça paraît.
03:50Oui, Géraldine ne pourrait pas y aller.
03:52Par exemple, elle est en noir aujourd'hui.
03:54En noir, c'est ma couleur en ce moment.
03:56Oui.
03:57Mon cher Olivier Vial, peut-être que vous voulez réagir déjà ?
04:00Vous êtes là, on va parler dans un instant justement de cette alerte
04:03sur les violences en forte hausse dans l'optique de la présidentielle.
04:06Vous qui êtes directeur du CERU, le Centre d'études et de recherche universitaire.
04:10Avant d'avoir Muriel, Madeleine, on a beaucoup d'appels sur cette plainte
04:14par rapport à la mise en danger de la vie d'entre eux et des policiers.
04:18Comment vous réagissez aux auditeurs ?
04:20Je comprends la police parce qu'en fait, ce qui s'est passé,
04:22à partir de 2016, on a eu une radicalisation et une violence
04:26beaucoup plus importante dans les manifestations
04:28et notamment avec l'apparition des Black Blocs au sein des cortèges.
04:31Parce que là aussi, il y a une responsabilité d'abord des syndicats.
04:34Jusqu'en 2016, les services d'ordre des syndicats repoussaient
04:38et interdisaient aux Black Blocs de participer aux manifestations.
04:42Maintenant, ils les acceptent en leur sein,
04:44ce qui fait qu'ils sortent, les Black Blocs, ils sortent,
04:46ils attaquent la police, ils font des pillages et ils rentrent dans le cortège.
04:49Donc depuis 2020, il y a un nouveau schéma national de la police
04:52qui dit qu'on ne va pas les laisser faire,
04:54on va interpeller les Black Blocs quand on les voit agir
04:57et au moment où ils rentrent dans la foule.
04:59C'est pour ça que ça devient plus compliqué pour la police
05:01parce qu'ils sont obligés d'interpeller,
05:03alors qu'avant, ils laissaient faire de plus loin.
05:05Mais avec cette nouvelle technique des Black Blocs,
05:07ils sont obligés de les interpeller.
05:08Sauf que dans le même temps, on leur demande de les interpeller
05:11et en même temps, on leur demande zéro blessé et plus d'armes.
05:14Donc il y a un moment donné, effectivement, c'est impossible.
05:16Ils ont en face d'eux des gens qui sont aguerris,
05:19qui sont souvent armés,
05:20et on leur demande d'aller au contact,
05:22mais d'y aller sans aucun moyen de les interpeller.
05:24Donc je comprends effectivement que ça soit de plus en plus compliqué pour les policiers.
05:27Olivier Vial, directeur du CRU,
05:29et dans un instant, je vous pose des questions à propos de cette France
05:33qui a été progressivement radicalisée par une minorité violente et politisée
05:39autour notamment des questions de racisme et de violence policière.
05:42Muriel, vous nous appelez de Marseille.
05:44Quelle est votre réaction par rapport à cette plainte contre l'État ?
05:49Alors moi, je suis tout à fait d'accord avec le monsieur qui était avant,
05:52qui s'appelait Giorgio.
05:54La police devrait s'arrêter, on verra ce qui se passe.
05:58Et moi, je vois beaucoup de policiers, moi je suis à Marseille,
06:02et je leur remonte le moral, parce qu'ils ont le moral à zéro,
06:05il y en a qui ont peur, il y en a qui me disent,
06:07oui mais moi quand je pars, ma femme me dit, fais attention,
06:12c'est abominable.
06:14Ils font au casse-pipe carrément.
06:16Ils sont battus et encore, mais c'est normal qu'ils soient armés.
06:20Et s'ils ne sont pas armés, on fait quoi ?
06:23Monsieur Giorgio avait tout à fait raison.
06:25La police s'en va, on laisse faire et on verra ce qui se passe.
06:28Alors croyez-moi, ça ne sera pas beau.
06:30Merci beaucoup Muriel.
06:32Que fait l'État ?
06:33Que fait l'État ? On verra comment ils vont réagir à cette plainte.
06:36Merci Muriel d'avoir appelé au Standard d'Europe 1.
06:38On a Madeleine qui nous appelle des Yvelines,
06:40avant de donner à parler à Olivier Vial et Gabriel Cusel.
06:43Bonjour Madeleine, comment vous réagissez ?
06:45Bonjour Christine et bonjour à toute l'équipe.
06:47Moi je réagis comme beaucoup d'auditeurs
06:50et je dis simplement que ce n'est pas menacé de poser les boucliers,
06:56c'est maintenant et c'est dès samedi.
06:58Dès samedi, il faut qu'ils refusent de descendre de leur camion.
07:02Il faut, je pense, qu'ils prennent conscience,
07:05tous autant qu'ils sont, excusez-moi, du petit au grand,
07:09qu'ils ne seront jamais, jamais soutenus par le gouvernement.
07:14Jamais.
07:15On laisse la France brûler, donc, politiquement, selon vous.
07:18Voilà, exactement, exactement.
07:19Ah oui, carrément.
07:20Tant pis, carrément, mais je crois que...
07:22Vous êtes pour, voilà, aller la politique du pire,
07:26pour pouvoir trouver une solution.
07:27Non, mais attendez, je ne suis pas pour la politique du pire,
07:30mais je crois que nous sommes arrivés là,
07:33à un tournant où il n'y a plus d'autres alternatives.
07:38C'est fini, c'est fini.
07:40Moi, mon mari est un ancien policier,
07:42heureusement, en retraite,
07:44et je suis très contente,
07:46mais quand il voit ce qu'il voit,
07:48franchement, il est dégoûté, il est dégoûté.
07:50Et c'est vrai que ces pauvres policiers,
07:52ils en prennent plein la tronche, plein la...
07:55Je ne vais pas dire le mot, mais...
07:56Oui, on comprend bien.
07:56Mais voilà, je veux dire, au bout d'un moment,
07:59et ce gouvernement, mais qu'est-ce qu'il attend ?
08:01Mais qu'est-ce qu'il attend ?
08:02Merci.
08:03Merci, ma chère Madeleine.
08:04Qu'est-ce qu'il attend, ce gouvernement ?
08:07Moi, je n'en peux plus, effectivement.
08:08Merci beaucoup, Madeleine, de nous avoir appelé des Yvelines.
08:11Saluez votre époux, ancien policier.
08:13On marque une pause, on revient.
08:15On va continuer sur les propos de Madeleine,
08:16qui dit, effectivement, que fait l'État,
08:18avec Olivier Vial,
08:21directeur du CERU,
08:23centre d'études et de recherche universitaire,
08:26qui alerte sur les violences
08:29en forte hausse dans l'optique de la présidentielle.
08:31Et pendant ce temps, on désarme les policiers.
08:34On marche sur la tête, comme disent certains.
08:36Et pour réagir, Madeleine a composé le numéro 10 standard d'Europe 1,
08:39qui n'est pas surtaxé, 0-1-80-20-39-21.
08:42Faites la même chose, appelez Christine Kelly sur Europe 1.