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  • il y a 2 semaines
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Nous sommes ensemble sur Europe 1 jusqu'à 13h avec Olivier Vial et beaucoup de questions graves qui mettent en
00:08jeu notre démocratie.
00:10On a entendu tous les auditeurs d'Europe 1, nous sommes ensemble depuis 10h ce matin.
00:15Ces auditeurs d'Europe 1 qui disent qu'on est au pied du mur, ces auditeurs d'Europe 1 qui
00:19disent que les policiers devraient tout lâcher samedi,
00:23ne devraient même pas, les policiers ne devraient pas aller sur le terrain, ils en ont marre que les policiers
00:30prennent des coups.
00:31On est avec Olivier Vial, directeur du centre d'études de recherche universitaire avec nous qui pas alerte sur les
00:37violences en forte hausse dans l'optique de la présidentielle.
00:40On prend nos 12 auditeurs, Gabriel Cluzel et Olivier Vial.
00:42Et vous, 020 90 20 39 21, bienvenue, vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
00:4811h, 13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:52On va avoir Claude qui nous appelle des Landes.
00:55Bonjour Claude, vous dites que quand il y a des problèmes avec les agriculteurs en 2025 par exemple, il n
01:02'y avait pas de Black Blocks.
01:03Oui, bonjour Christine, merci de faire participer à l'émission, je suis ravi.
01:08Oui, concernant la période des agriculteurs qui se révoltaient contre les abattages illégaux,
01:17ce n'était pas pour une maladie réputée légalement contagieuse, c'était juste une histoire d'éliminer des cheptels.
01:24Il n'y avait pas de Black Blocks.
01:26Et qu'est-ce qu'a fait la gendarmerie ?
01:28Elle a quand même cogné sur des gens qui étaient pacifiques.
01:31Les pompiers dernièrement manifestaient, qu'a fait la police ? Ils ont chargé.
01:36En France, j'ai écouté tout de suite les propos de votre intervenant.
01:42Il dit en France, ça casse.
01:44Est-ce que vous avez déjà vu en France obtenir satisfaction sans casser ?
01:50Oui, c'est très intéressant cette remarque, c'est une tradition française.
01:54Macron n'aura dirigé que par la peur et la violence.
01:56C'est ça, une certaine tradition française, mon cher Claude.
01:59Oui, autre chose Christine.
02:00Allez-y, allez-y mon Claude.
02:03Gabriel Attal a dit, les casseurs seront les pailleurs.
02:08Je déplore toute cette violence, cette casse illégitime.
02:13Mais alors, dans ce cas, on va faire payer les gamins qui ont cassé.
02:17Est-ce que quand Macron va partir, on va lui faire payer à lui et à tous les gens qui
02:23sont intervenus,
02:24tous les élus qui sont intervenus dans ces gouvernements successifs,
02:27est-ce qu'on va leur faire payer la dette de la France ?
02:31Ce sont les gamins qui manifestent aujourd'hui qui vont supporter la dette de la France.
02:36Alors que lui, il va se barrer, il aura sa retraite indécente,
02:40comme tous ces élus, ces sénateurs.
02:44Moi, j'étais fonctionnaire au ministère de l'Agriculture.
02:47J'ai travaillé jusqu'à 67 ans.
02:49Après, j'ai travaillé en intérim.
02:50Aujourd'hui, j'ai 2 000 euros de retraite nette.
02:53Je ne vais pas rougir pour mes 2 000 euros parce que j'ai été fonctionnaire, parce que j'ai
02:56travaillé.
02:57Et ces élus sont en train de mettre à mal les retraités de la fonction publique
03:05en disant qu'ils sont trop payés.
03:06Et ces gens-là sont tous avec des revenus entre 15 et 40 000 euros par mois.
03:12Il n'y a qu'à prendre Hollande.
03:13Qu'est-ce qu'il a ? Il faut arrêter les multisprits.
03:15Moi, j'étais fonctionnaire, j'avais mon salaire, je payais mon loyer, j'avais ma voiture.
03:20Et ces gens-là, on leur paye logement, chauffeur, la bouffe.
03:25Attendez, qui provoque la violence si ce n'est qu'un État comme ça ?
03:30Moi, je trouve que les Français sont encore très gentils aujourd'hui.
03:34Je ne suis pas pour la violence.
03:36Oui, c'est important de dire qu'on n'est pas pour la violence.
03:38L'État, aujourd'hui, a acculé le peuple pour que ce soit une bombe à retardement.
03:43Vous accusez l'État et ça serait à vous entendre.
03:47Effectivement, vous porteriez plainte contre l'État
03:50et vous dites que tous les Français devraient porter plainte un peu contre l'État.
03:54Et vous soulignez effectivement le fait que lorsque c'était les agriculteurs, par exemple,
03:59il n'y avait pas de Black Blocs et puis les agriculteurs se sont quand même...
04:03C'est intéressant.
04:04Gabriel Cluzel, merci d'avoir appelé des Landes.
04:09Claude a fait une remarque tout à fait pertinente.
04:11C'est-à-dire qu'il dit que là, il y a des Black Blocs, avec les agriculteurs, il n
04:13'y en a pas.
04:14Parce qu'en réalité, les antifas violents, pléonasmes et les Black Blocs
04:20investissent des manifestations avec lesquelles ils ont une porosité idéologique.
04:24C'est pour ça que c'est un peu facile de dédouaner toujours les organisateurs de manifestations.
04:28Ah oui, il y a des Black Blocs en marge de la manif, en queue de cortège.
04:31Mais ce n'est pas la faute des organisateurs.
04:32Mais bien sûr que si.
04:33Pourquoi ils ne joignent pas aux manifs des agriculteurs ?
04:37Pourquoi ils ne joignent pas aux marches pour la vie, que sais-je ?
04:39Parce qu'ils savent très bien qu'ils n'y sont pas accueillis.
04:42Donc il faut quand même que, pour ces coucous qui investissent et installent la violence dans les manifs,
04:47qu'il y ait un climat bienveillant à leur endroit.
04:49Je fais une parenthèse par rapport à l'auditeur Claude,
04:52qui nous a appelé il y a quelques instants, lorsqu'il dit que ses élus ont des salaires, etc.
04:58Rappelons que David Guéraud, par exemple, maire de Roubaix, il avait augmenté son salaire de 11%.
05:03Olivier Vial.
05:03Oui, juste, effectivement, ce qui explique, c'est que, en fait, les Black Blocs,
05:07on a eu tendance, et pour simplifier, on parle des Black Blocs comme si c'était des personnes.
05:10En réalité, les Black Blocs, ce n'est pas des personnes, c'est une stratégie.
05:14Donc, c'est juste le fait de s'invisibiliser.
05:17Donc, c'est des gens qui sont des militants des Antifas, des autonomes, etc.,
05:21qui utilisent cette stratégie.
05:22Donc, c'est normal que c'est que dans le milieu de l'extrême-gauche que cette stratégie existe,
05:26et qu'on a des gens plus ou moins aguerris qui la pratiquent.
05:28Mais vous avez vu des lycéens, au tout début, qui eux aussi jouaient au Black Bloc.
05:32À adopter les codes.
05:33À adopter les codes, sans en avoir la technique suffisante,
05:35puisque certains, on l'a vu, quand ils ont brûlé un bus, un camion à Marseille,
05:42ils étaient habillés en Black Blocs, et quand il y a eu trop de fumée,
05:44ils ont enlevé le masque devant les caméras.
05:46Donc, on voyait qu'ils ne maîtrisaient pas totalement.
05:48Mais en fait, il faut bien comprendre que le Black Bloc, c'est d'abord une stratégie.
05:51Et donc, elle est utilisée, cette stratégie, par d'abord les militants autonomes,
05:55qui sont les plus radicaux, et aujourd'hui, les Antifas.
05:58Et ça s'est développé.
05:59Et maintenant, il y a de plus en plus de jeunes qui ont les codes des Black Blocs
06:03et qui peuvent utiliser cette technique de plus en plus fréquemment.
06:06Mais c'est une technique qui est vraiment de gauche.
06:08– Olivier Vial, sur Europe 1, on a Michel qui nous appelle d'Île-de-France,
06:10Gabriel Cusel, et ensuite on prend Michel.
06:12– Oui, je ne veux pas retarder Michel, mais j'avais simplement une petite remarque
06:14parce qu'un auditeur a écrit sur X, il me dit
06:17« Oui, non, mais vous dites les étudiants d'HEC Blocs,
06:22non, ce n'est pas vrai, c'est une vingtaine d'étudiants, comme partout. »
06:25Et c'est vrai, il a raison, c'est notre responsabilité de dire la vérité.
06:29– Mais l'administration aide.
06:30– L'administration aide, et puis néanmoins, oui et non.
06:33Parce qu'en réalité, quand on s'intéresse à ces écoles de commerce,
06:36on voit qu'elles aussi sont biberonnées par cette idéologie.
06:38Je pense notamment aux conférences inaugurales.
06:41Il y a un certain nombre d'intervenants d'extrême-gauche, disons-le,
06:44ou écolos rouges à l'intérieur, verts à l'extérieur,
06:48qui interviennent dans ces écoles de commerce.
06:49J'ai suivi d'ailleurs de près ces conférences,
06:52et j'ai été d'ailleurs frappée de voir que ces jeunes,
06:54qui sont censés être intelligents, avoir du répondant et de la rhétorique,
06:57étaient mais inaptes pour poser la moindre question critique.
07:01Donc je me dis, ça infuse dans les cerveaux.
07:03Et puis c'est vrai qu'il y a des gens qui rasent les murs, qui sont contre.
07:05C'est vrai, vous avez raison.
07:06Le problème, c'est qu'ils ne font rien,
07:08et qu'ils n'arrivent pas à s'organiser suffisamment,
07:11à contrer cette minorité agissante,
07:13qui est agissante peut-être parce que, d'une certaine façon,
07:16il y a la complicité de l'administration.
07:17Et c'est là-dessus qu'un gouvernement devrait agir,
07:20un gouvernement responsable.
07:21Dans un instant, on aura en ligne un jeune apte
07:24à peut-être poser des bonnes questions.
07:26C'est Nathanael Comberi,
07:28qui est président du Conseil d'administration de Renouveau Lycéen.
07:30Dans un instant.
07:31Mais d'abord, Michel, je vais vous entendre.
07:33Ensuite, Olivier Vial, avant de donner la parole à Nathanael Comberi.
07:37Michel, vous nous appelez à Dites de France.
07:39Je voulais faire un clin d'œil, peut-être, à Gabriel Cusel,
07:41qui parlait des militaires tout à l'heure,
07:42des militaires qui ne peuvent pas faire grève.
07:45Vous êtes militaires depuis 40 ans, Michel.
07:48Bonjour Christine.
07:50Merci de me prendre à l'antenne.
07:52Oui, j'ai écouté votre émission.
07:54Et bon, je suis tombé sur les propos de Gabriel.
07:58Et j'ai compris que les militaires avaient le droit de grève.
08:01Ah non, non.
08:04Ah non, j'ai jamais dit ça.
08:06Moi, j'interviens seulement,
08:08pas pour m'étendre sur le débat sur la situation actuelle,
08:11bon, tout ça, mais pour seulement dire que non.
08:14Rappeler que les militaires n'ont pas...
08:16Moi, j'ai fait 40 ans dans cette belle armée.
08:19Et alors, vous, Michel, rapidement,
08:22on n'a pas beaucoup de temps, mais exemple,
08:24pour rebondir sur ça.
08:25On disait que, beaucoup d'auditeurs ont appelé ce matin
08:28en disant que les policiers doivent déposer le bouclier
08:31pour dire maintenant ça suffit, on n'en peut plus.
08:33Comment vous réagissez à ça ?
08:35Alors, en tant que citoyen,
08:38oui, je rejoins cette pensée partagée par de nombreux Français.
08:43Mais c'est impossible à réaliser, selon vous ?
08:46Ah, je ne sais pas.
08:48Moi, je n'ai jamais été policier.
08:50Je n'ai pas trop d'affinité avec la police,
08:52je vous dois dire.
08:54Mais les policiers ne peuvent pas faire grave
08:56comme les militaires ne peuvent pas faire grave.
08:57C'est pour ça que je vous pose la question.
09:00Je trouve vraiment problématique
09:03que ces jeunes policiers aillent se faire défoncer
09:07dans quel que soit le type de manifestation
09:09sans pouvoir réagir.
09:12Je trouve que c'est odieux.
09:13C'est odieux.
09:14Merci beaucoup, Michel, d'avoir appelé au Standard d'Europe 1.
09:16On a peu de temps parce qu'Olivier Vial est là.
09:19Il faut qu'on lui donne la parole.
09:20Ainsi que Nathanael Combary.
09:22Merci beaucoup d'avoir défendu un peu cette position des militaires
09:25qui sont aussi entre le marteau et l'enclume
09:27et qui n'ont pas le droit de faire grève.
09:30On marque une pause.
09:31On revient en direction européen
09:32avec Olivier Vial.
09:34Et on aura Nathanael Combary,
09:36président du Conseil d'administration renouveau lycéen,
09:39puisque les organisations syndicales
09:41sont reçues par le ministre Édouard Giffray.
09:4411h-13h, vous avez la parole avec Christine Kelly sur Europe 1.
09:47N'hésitez pas à appuyer au Standard d'Europe 1.
09:48Le numéro est non surtaxé.
09:5001-80-20-39-21.
09:52Excellente journée sur Europe 1.
09:54Sous-titrage Société Radio-Canada

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