00:00Nous sommes ensemble sur Europe 1 jusqu'à 13h avec Olivier Vial et beaucoup de questions graves qui mettent en
00:08jeu notre démocratie.
00:10On a entendu tous les auditeurs d'Europe 1, nous sommes ensemble depuis 10h ce matin.
00:15Ces auditeurs d'Europe 1 qui disent qu'on est au pied du mur, ces auditeurs d'Europe 1 qui
00:19disent que les policiers devraient tout lâcher samedi,
00:23ne devraient même pas, les policiers ne devraient pas aller sur le terrain, ils en ont marre que les policiers
00:30prennent des coups.
00:31On est avec Olivier Vial, directeur du centre d'études de recherche universitaire avec nous qui pas alerte sur les
00:37violences en forte hausse dans l'optique de la présidentielle.
00:40On prend nos 12 auditeurs, Gabriel Cluzel et Olivier Vial.
00:42Et vous, 020 90 20 39 21, bienvenue, vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
00:4811h, 13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:52On va avoir Claude qui nous appelle des Landes.
00:55Bonjour Claude, vous dites que quand il y a des problèmes avec les agriculteurs en 2025 par exemple, il n
01:02'y avait pas de Black Blocks.
01:03Oui, bonjour Christine, merci de faire participer à l'émission, je suis ravi.
01:08Oui, concernant la période des agriculteurs qui se révoltaient contre les abattages illégaux,
01:17ce n'était pas pour une maladie réputée légalement contagieuse, c'était juste une histoire d'éliminer des cheptels.
01:24Il n'y avait pas de Black Blocks.
01:26Et qu'est-ce qu'a fait la gendarmerie ?
01:28Elle a quand même cogné sur des gens qui étaient pacifiques.
01:31Les pompiers dernièrement manifestaient, qu'a fait la police ? Ils ont chargé.
01:36En France, j'ai écouté tout de suite les propos de votre intervenant.
01:42Il dit en France, ça casse.
01:44Est-ce que vous avez déjà vu en France obtenir satisfaction sans casser ?
01:50Oui, c'est très intéressant cette remarque, c'est une tradition française.
01:54Macron n'aura dirigé que par la peur et la violence.
01:56C'est ça, une certaine tradition française, mon cher Claude.
01:59Oui, autre chose Christine.
02:00Allez-y, allez-y mon Claude.
02:03Gabriel Attal a dit, les casseurs seront les pailleurs.
02:08Je déplore toute cette violence, cette casse illégitime.
02:13Mais alors, dans ce cas, on va faire payer les gamins qui ont cassé.
02:17Est-ce que quand Macron va partir, on va lui faire payer à lui et à tous les gens qui
02:23sont intervenus,
02:24tous les élus qui sont intervenus dans ces gouvernements successifs,
02:27est-ce qu'on va leur faire payer la dette de la France ?
02:31Ce sont les gamins qui manifestent aujourd'hui qui vont supporter la dette de la France.
02:36Alors que lui, il va se barrer, il aura sa retraite indécente,
02:40comme tous ces élus, ces sénateurs.
02:44Moi, j'étais fonctionnaire au ministère de l'Agriculture.
02:47J'ai travaillé jusqu'à 67 ans.
02:49Après, j'ai travaillé en intérim.
02:50Aujourd'hui, j'ai 2 000 euros de retraite nette.
02:53Je ne vais pas rougir pour mes 2 000 euros parce que j'ai été fonctionnaire, parce que j'ai
02:56travaillé.
02:57Et ces élus sont en train de mettre à mal les retraités de la fonction publique
03:05en disant qu'ils sont trop payés.
03:06Et ces gens-là sont tous avec des revenus entre 15 et 40 000 euros par mois.
03:12Il n'y a qu'à prendre Hollande.
03:13Qu'est-ce qu'il a ? Il faut arrêter les multisprits.
03:15Moi, j'étais fonctionnaire, j'avais mon salaire, je payais mon loyer, j'avais ma voiture.
03:20Et ces gens-là, on leur paye logement, chauffeur, la bouffe.
03:25Attendez, qui provoque la violence si ce n'est qu'un État comme ça ?
03:30Moi, je trouve que les Français sont encore très gentils aujourd'hui.
03:34Je ne suis pas pour la violence.
03:36Oui, c'est important de dire qu'on n'est pas pour la violence.
03:38L'État, aujourd'hui, a acculé le peuple pour que ce soit une bombe à retardement.
03:43Vous accusez l'État et ça serait à vous entendre.
03:47Effectivement, vous porteriez plainte contre l'État
03:50et vous dites que tous les Français devraient porter plainte un peu contre l'État.
03:54Et vous soulignez effectivement le fait que lorsque c'était les agriculteurs, par exemple,
03:59il n'y avait pas de Black Blocs et puis les agriculteurs se sont quand même...
04:03C'est intéressant.
04:04Gabriel Cluzel, merci d'avoir appelé des Landes.
04:09Claude a fait une remarque tout à fait pertinente.
04:11C'est-à-dire qu'il dit que là, il y a des Black Blocs, avec les agriculteurs, il n
04:13'y en a pas.
04:14Parce qu'en réalité, les antifas violents, pléonasmes et les Black Blocs
04:20investissent des manifestations avec lesquelles ils ont une porosité idéologique.
04:24C'est pour ça que c'est un peu facile de dédouaner toujours les organisateurs de manifestations.
04:28Ah oui, il y a des Black Blocs en marge de la manif, en queue de cortège.
04:31Mais ce n'est pas la faute des organisateurs.
04:32Mais bien sûr que si.
04:33Pourquoi ils ne joignent pas aux manifs des agriculteurs ?
04:37Pourquoi ils ne joignent pas aux marches pour la vie, que sais-je ?
04:39Parce qu'ils savent très bien qu'ils n'y sont pas accueillis.
04:42Donc il faut quand même que, pour ces coucous qui investissent et installent la violence dans les manifs,
04:47qu'il y ait un climat bienveillant à leur endroit.
04:49Je fais une parenthèse par rapport à l'auditeur Claude,
04:52qui nous a appelé il y a quelques instants, lorsqu'il dit que ses élus ont des salaires, etc.
04:58Rappelons que David Guéraud, par exemple, maire de Roubaix, il avait augmenté son salaire de 11%.
05:03Olivier Vial.
05:03Oui, juste, effectivement, ce qui explique, c'est que, en fait, les Black Blocs,
05:07on a eu tendance, et pour simplifier, on parle des Black Blocs comme si c'était des personnes.
05:10En réalité, les Black Blocs, ce n'est pas des personnes, c'est une stratégie.
05:14Donc, c'est juste le fait de s'invisibiliser.
05:17Donc, c'est des gens qui sont des militants des Antifas, des autonomes, etc.,
05:21qui utilisent cette stratégie.
05:22Donc, c'est normal que c'est que dans le milieu de l'extrême-gauche que cette stratégie existe,
05:26et qu'on a des gens plus ou moins aguerris qui la pratiquent.
05:28Mais vous avez vu des lycéens, au tout début, qui eux aussi jouaient au Black Bloc.
05:32À adopter les codes.
05:33À adopter les codes, sans en avoir la technique suffisante,
05:35puisque certains, on l'a vu, quand ils ont brûlé un bus, un camion à Marseille,
05:42ils étaient habillés en Black Blocs, et quand il y a eu trop de fumée,
05:44ils ont enlevé le masque devant les caméras.
05:46Donc, on voyait qu'ils ne maîtrisaient pas totalement.
05:48Mais en fait, il faut bien comprendre que le Black Bloc, c'est d'abord une stratégie.
05:51Et donc, elle est utilisée, cette stratégie, par d'abord les militants autonomes,
05:55qui sont les plus radicaux, et aujourd'hui, les Antifas.
05:58Et ça s'est développé.
05:59Et maintenant, il y a de plus en plus de jeunes qui ont les codes des Black Blocs
06:03et qui peuvent utiliser cette technique de plus en plus fréquemment.
06:06Mais c'est une technique qui est vraiment de gauche.
06:08– Olivier Vial, sur Europe 1, on a Michel qui nous appelle d'Île-de-France,
06:10Gabriel Cusel, et ensuite on prend Michel.
06:12– Oui, je ne veux pas retarder Michel, mais j'avais simplement une petite remarque
06:14parce qu'un auditeur a écrit sur X, il me dit
06:17« Oui, non, mais vous dites les étudiants d'HEC Blocs,
06:22non, ce n'est pas vrai, c'est une vingtaine d'étudiants, comme partout. »
06:25Et c'est vrai, il a raison, c'est notre responsabilité de dire la vérité.
06:29– Mais l'administration aide.
06:30– L'administration aide, et puis néanmoins, oui et non.
06:33Parce qu'en réalité, quand on s'intéresse à ces écoles de commerce,
06:36on voit qu'elles aussi sont biberonnées par cette idéologie.
06:38Je pense notamment aux conférences inaugurales.
06:41Il y a un certain nombre d'intervenants d'extrême-gauche, disons-le,
06:44ou écolos rouges à l'intérieur, verts à l'extérieur,
06:48qui interviennent dans ces écoles de commerce.
06:49J'ai suivi d'ailleurs de près ces conférences,
06:52et j'ai été d'ailleurs frappée de voir que ces jeunes,
06:54qui sont censés être intelligents, avoir du répondant et de la rhétorique,
06:57étaient mais inaptes pour poser la moindre question critique.
07:01Donc je me dis, ça infuse dans les cerveaux.
07:03Et puis c'est vrai qu'il y a des gens qui rasent les murs, qui sont contre.
07:05C'est vrai, vous avez raison.
07:06Le problème, c'est qu'ils ne font rien,
07:08et qu'ils n'arrivent pas à s'organiser suffisamment,
07:11à contrer cette minorité agissante,
07:13qui est agissante peut-être parce que, d'une certaine façon,
07:16il y a la complicité de l'administration.
07:17Et c'est là-dessus qu'un gouvernement devrait agir,
07:20un gouvernement responsable.
07:21Dans un instant, on aura en ligne un jeune apte
07:24à peut-être poser des bonnes questions.
07:26C'est Nathanael Comberi,
07:28qui est président du Conseil d'administration de Renouveau Lycéen.
07:30Dans un instant.
07:31Mais d'abord, Michel, je vais vous entendre.
07:33Ensuite, Olivier Vial, avant de donner la parole à Nathanael Comberi.
07:37Michel, vous nous appelez à Dites de France.
07:39Je voulais faire un clin d'œil, peut-être, à Gabriel Cusel,
07:41qui parlait des militaires tout à l'heure,
07:42des militaires qui ne peuvent pas faire grève.
07:45Vous êtes militaires depuis 40 ans, Michel.
07:48Bonjour Christine.
07:50Merci de me prendre à l'antenne.
07:52Oui, j'ai écouté votre émission.
07:54Et bon, je suis tombé sur les propos de Gabriel.
07:58Et j'ai compris que les militaires avaient le droit de grève.
08:01Ah non, non.
08:04Ah non, j'ai jamais dit ça.
08:06Moi, j'interviens seulement,
08:08pas pour m'étendre sur le débat sur la situation actuelle,
08:11bon, tout ça, mais pour seulement dire que non.
08:14Rappeler que les militaires n'ont pas...
08:16Moi, j'ai fait 40 ans dans cette belle armée.
08:19Et alors, vous, Michel, rapidement,
08:22on n'a pas beaucoup de temps, mais exemple,
08:24pour rebondir sur ça.
08:25On disait que, beaucoup d'auditeurs ont appelé ce matin
08:28en disant que les policiers doivent déposer le bouclier
08:31pour dire maintenant ça suffit, on n'en peut plus.
08:33Comment vous réagissez à ça ?
08:35Alors, en tant que citoyen,
08:38oui, je rejoins cette pensée partagée par de nombreux Français.
08:43Mais c'est impossible à réaliser, selon vous ?
08:46Ah, je ne sais pas.
08:48Moi, je n'ai jamais été policier.
08:50Je n'ai pas trop d'affinité avec la police,
08:52je vous dois dire.
08:54Mais les policiers ne peuvent pas faire grave
08:56comme les militaires ne peuvent pas faire grave.
08:57C'est pour ça que je vous pose la question.
09:00Je trouve vraiment problématique
09:03que ces jeunes policiers aillent se faire défoncer
09:07dans quel que soit le type de manifestation
09:09sans pouvoir réagir.
09:12Je trouve que c'est odieux.
09:13C'est odieux.
09:14Merci beaucoup, Michel, d'avoir appelé au Standard d'Europe 1.
09:16On a peu de temps parce qu'Olivier Vial est là.
09:19Il faut qu'on lui donne la parole.
09:20Ainsi que Nathanael Combary.
09:22Merci beaucoup d'avoir défendu un peu cette position des militaires
09:25qui sont aussi entre le marteau et l'enclume
09:27et qui n'ont pas le droit de faire grève.
09:30On marque une pause.
09:31On revient en direction européen
09:32avec Olivier Vial.
09:34Et on aura Nathanael Combary,
09:36président du Conseil d'administration renouveau lycéen,
09:39puisque les organisations syndicales
09:41sont reçues par le ministre Édouard Giffray.
09:4411h-13h, vous avez la parole avec Christine Kelly sur Europe 1.
09:47N'hésitez pas à appuyer au Standard d'Europe 1.
09:48Le numéro est non surtaxé.
09:5001-80-20-39-21.
09:52Excellente journée sur Europe 1.
09:54Sous-titrage Société Radio-Canada