00:00Vous publiez un livre aux éditions de l'Observatoire, un livre programme dans lequel vous adressez 18 lettres aux Français.
00:06Si je vous résume bien Bruno Rotaillot, vous dites « j'ai pas changé, je suis pas réac et je
00:11n'ai rien à voir avec le Rassemblement National ».
00:13Est-ce que c'est bien ça ?
00:14Ça n'est pas un livre programme.
00:16J'ai pas voulu ennuyer les Françaises, les Français avec plein de propositions.
00:20Les propositions, j'en fais chaque semaine.
00:22Simplement, j'ai voulu, en m'adressant à eux de façon très personnelle,
00:25comme si j'écrivais sur tel et tel sujet, avec, si j'ose dire, un peu de dévoilement sur ce
00:32que je suis.
00:33Pas trop, un petit peu, mais pas trop.
00:34Vous le dites d'ailleurs dans le livre.
00:36Oui, je pense en réalité qu'un projet présidentiel, ce sont des mesures, une vision, mais aussi un candidat, une
00:43incarnation.
00:44J'ai voulu qu'à travers ces lettres-là, les Français sachent ce que je pense, mais surtout ce que
00:50je suis.
00:50Et je pense qu'il y aura quelques surprises.
00:52Oui, vous dites par exemple que vous ne vouliez pas en dévoiler trop sur votre famille, notamment.
00:57Vous pensez qu'une campagne présidentielle n'a pas besoin de mettre votre famille au centre du jeu ?
01:02Je ne suis pas pour la pipolisation.
01:03C'est une élection présidentielle, ça doit se faire avec des belles photos sur le papier glacé.
01:08Vous savez, on vit un drame.
01:10Il y a tellement de nos compatriotes qui sont en situation très difficile.
01:14La France est au bord d'une crise très grave.
01:17Je pense qu'on doit à nos compatriotes un peu plus de sérieux.
01:19Alors précisément, il y a cette crise des lycées, des lycéens, des lycéens qui demandent toujours 10 milliards d'euros
01:25et notamment la fin de Parcoursup.
01:28Vous leur répondez quoi, notamment sur cette question de Parcoursup qui suscite beaucoup de colère dans la rue ?
01:33On a pris un certain nombre de positions.
01:35Je pense qu'il faut une nouvelle plateforme.
01:37Parcoursup, c'est une boîte noire.
01:39On n'y comprend rien.
01:39Ça stresse les familles, ça stresse les jeunes.
01:41Et surtout, ça n'est pas une plateforme qui sélectionne au mérite.
01:45La nouvelle plateforme que je proposerai, ce sera uniquement le mérite.
01:50Je veux une école méritocratique et je veux aussi une sélection à l'université.
01:55Aujourd'hui, on a bien sûr une sélection, mais elle est cachée.
01:59C'est-à-dire qu'il y a à peu près un élève sur deux qui rentre après le bac
02:03à l'université,
02:04qui n'aura pas de titre universitaire après 5 ans.
02:08Et ça, je veux casser ça parce que c'est l'échec.
02:10Donc la sélection, il faut l'assumer.
02:12Toujours au propos de cette crise des scènes, on apprend dans le Canaire Enchaîné
02:15que Sébastien Lecornu aurait souhaité poursuivre Jean-Luc Mélenchon en justice
02:18pour incitation à la rébellion.
02:20Vous l'auriez fait, vous, si vous étiez encore au gouvernement ?
02:22Je l'aurais fait.
02:23Je l'aurais fait.
02:23J'ai été celui d'ailleurs qui a dissous, vous vous souvenez, la jeune garde.
02:26Or, la jeune garde a été créée par Raphaël Arnaud,
02:29qui est un député des Insoumis.
02:31Et je me souviens, lorsque je l'ai d'ailleurs dissous, cette jeune date,
02:35M. Mélenchon avait dit « Allez-y, continuez. Allez-y, bravo. »
02:39Vous vous rendez compte ?
02:40Donc vous l'auriez fait et vous continuez à défendre l'idée
02:42d'une interdiction de la France Insoumise ?
02:44J'ai mis cette idée sur la table.
02:45Je pense qu'il faut secouer, si j'ose dire les choses,
02:48on ne peut plus fermer les yeux sur le comportement antirépublicain des Insoumis.
02:52Réalisé par Neo035.