00:00IPN, IGGN, bon, on a, évidemment, ces institutions sont critiquées, elles sont maintenant dirigées et l'une et l'autre
00:08par des magistrats.
00:09L'ensemble des investigations qu'elles mènent, le sont sous l'autorité de magistrats.
00:15Nous, on n'a pas spécialement à en connaître, elles sont quand même indépendantes, judiciairement, sous l'autorité de magistrats,
00:27des parquets, pour vous donner un, et elles sont saisies parfois de coups, il y a des blessures, des atteintes
00:35graves à l'intriguité physique.
00:38Comme vous le savez, pour le mouvement des lycéens, c'est le cas, en tout, on a 36 saisines, au
00:44moment où je vous parle, on n'avait pas encore sorti ce chiffre,
00:46mais à date, c'est 36 saisines, et aujourd'hui, sur les 36, on a 4 affaires qui portent sur
00:53des blessures mutilantes.
00:54Voilà, 4 affaires. Et on a 6 affaires de blessures significatives.
01:00Ça fait une dizaine d'affaires sur les 36. Pour le reste, on est beaucoup sur des coups, des insultes,
01:06des suspicions d'agression sexuelle.
01:07Dans les 36, j'ai l'action contre le policier de Belfort qui est poursuivi pour tentative de meurtre.
01:13Voilà, il y a un peu tout. Quand on donne 36, on ne donne jamais le détail.
01:17Moi, je le tiens à disposition. Il faudrait qu'on demande à l'autorité judiciaire si on peut, mais je
01:21pense que oui, parce que c'est connu.
01:23Voilà. Mais nous, on n'a jamais eu... Il faut avoir été un professionnel comme moi pour savoir que l
01:29'IGPN et l'IGGN sont craints par les forces de sécurité intérieure.
01:33Personne dans les forces de sécurité intérieure pense qu'il est protégé par l'IGPN. Personne. Personne ou par l
01:39'IGGN, mais personne.
01:39Ce sont des policiers et des gendarmes qui sont sous l'autorité de magistrats. Et alors, on parle des IGG,
01:48mais attention, chaque fois qu'un policier fait usage d'une arme intermédiaire, il fait un rapport.
01:54Quand le ministre n'a pas vu une vidéo qu'on lui a envoyée et qu'il demande à la
01:58hiérarchie de faire un rapport, d'expliquer dans quel contexte il y a eu ce geste, etc.
02:02Les policiers et les gendarmes, ils se justifient tout le temps, en vrai. Tout le temps. Il n'y a
02:06pas que l'IGPN. Là, c'est le haut du spectre.
02:08Mais il y a la déontologie classique, la justification, le rapport qu'on fait parce qu'on a tiré. Les
02:13tirs de LBD sont tous décomptés.
02:14Les circonstances, pourquoi, comment. Je pense qu'en termes de contrôle, les contrôles sont bien là.