00:00Oui, nous sommes dans le cortège qui est parti d'Assas avec Manon Aubry, députée européenne de la France Insoumise.
00:07Est-ce que vous pourriez nous dire pourquoi vous êtes présente aujourd'hui ? C'était important pour vous de
00:10prendre part à ce cortège ?
00:12C'était important de venir ici, soutenir les étudiants, les étudiantes, les lycéens et les lycéennes qui sont mobilisés.
00:19Devant la fac d'Assas, c'était particulièrement symbolique parce que c'est une mobilisation historique à Assas.
00:24Je veux saluer les enseignants aussi qui étaient présents en nombre pour les soutenir.
00:27Et aussi parce qu'on a pu observer ce matin un certain nombre d'individus d'extrême droite, y compris
00:34qui ont utilisé la violence,
00:37des bouteilles en verre pour tenter de déloger les manifestants pacifiques.
00:41Et là, vous avez même une manif de trottoir. Vous n'avez pas de manif plus sage que cette manif,
00:47mais qui est, je crois, déterminée le jour même où l'examen du budget commence dans les mythiques.
00:52Et ce qu'ils demandent, c'est simple, c'est de l'argent pour leur avenir.
00:55– On sait que jeudi, des syndicats lycéens vont être reçus par le ministre de l'Éducation.
01:00Édouard Jeffrey, à quoi on peut s'attendre finalement de cet échange, de cette réunion ?
01:04– Manifestement, le ministre de l'Éducation nationale n'a toujours pas compris les revendications des lycéens et des ICN.
01:09Pourtant, elles sont simples. C'est l'abrogation de Parcoursup.
01:11C'est l'embauche massive de postes de professeurs.
01:17À votre caméraman, pour pas qu'ils tombent.
01:19C'est l'embauche massive de postes de professeurs.
01:24Il y en a plus de 10 000 qui ont été supprimés ces dernières années.
01:28C'est un grand plan de rénovation des lycées qui sont vétustes.
01:31Eh bien, tout ça, je ne sais pas si le ministre de l'Éducation nationale parle une autre langue.
01:37Je ne sais pas s'il refuse d'écouter, d'entendre.
01:41Mais qu'ils viennent dans les manifestations et qu'ils comprennent que les étudiants, les lycéens, ils ne vont rien
01:47lâcher.
01:47En fait, tant qu'il n'y aura pas eu ce chèque qui aurait été fait pour leur avenir, tout
01:51simplement.
01:51– On sait que le Premier ministre, il y a quelques jours, a fait cette annonce de déblocage, en quelque
01:56sorte, de 3 000 professeurs remplaçants.
01:59– Qu'est-ce que vous pensez de cette mesure ? Suffisant ? Pas suffisant ?
02:02– Écoutez, je rigole parce que d'abord, c'est le gouvernement qui a supprimé 10 000 postes d'enseignants.
02:0710 000 postes d'enseignants sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron, première chose.
02:12Et deuxième chose, 3 000 postes d'enseignants, là, comme ça, avec un coup de baguette magique qui débarque.
02:19Dont, en réalité, la plupart des lycées ne voient pas la couleur.
02:22Moi, j'étais hier encore sur un lycée à Pantin où il manque un certain nombre d'enseignants.
02:27On ne leur a absolument pas annoncé l'arrivée d'enseignants.
02:30Pourtant, il manque, par exemple, des profs de SES, alors qu'il y a des lycéens qui ont le bac
02:33à la fin de l'année.
02:34Donc, on voit, là, le gouvernement est dans la gestion de l'urgence, dans une forme de gestion de la
02:39panique.
02:40Mais ce n'est pas 3 000 postes de TZR, donc d'enseignants remplaçants, qui vont régler une pénurie beaucoup
02:46plus large.
02:47Et par ailleurs, un métier qui n'est pas suffisamment attractif, pas assez payé.
02:51Et les classes parmi les plus surchargées d'Europe, je le dis en tant que députée européenne, à 35 par
02:57classe au lycée,
02:59en fait, vous n'avez pas une situation comparable dans les autres pays européens.
03:03Merci beaucoup, Manon Aubry.
03:05Voilà un cortège qui continue son chemin jusqu'à, a priori, la Sorbonne,
03:10avant de rejoindre cet après-midi une manifestation générale à la place d'Italie à Paris.
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