00:01Baptiste Gilly, vous êtes dans l'Institut d'Europe 1, délégué national de l'Uni, j'ai envie de vous
00:05faire réagir à deux sonores de Jean-Luc Mélenchon à l'heure où on apprend effectivement à Aubagne qu'un
00:11collégien de 14 ans attiré sur l'improviseur et sur une enseignante, Laurent Nunez, se rend sur place.
00:17Écoutez Jean-Luc Mélenchon qui disait au début du moment des lycéens, qui a commencé le 18 septembre, ce sont
00:23nos gamins, il faut protéger nos gamins.
00:24Les insoumis aux portes des lycées, nous sommes fiers d'être aux portes des lycées.
00:33Mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
00:40Ceux qui tabassent aux enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont
00:47bientôt nous retrouver sur leur chemin.
00:49Il n'y aura ni oubli ni pardon pour personne.
00:55Voilà Jean-Luc Mélenchon qui disait ce sont nos gamins, nos enfants.
00:59Et maintenant écoutez Jean-Luc Mélenchon qui parle de 16 ans, il a envie de les faire voter à 16
01:03ans.
01:03Vous regardez ces jeunes.
01:07Et quoi ? Pourquoi ils ne comptent pas ? Pourquoi ils n'ont pas pu se faire entendre ?
01:13Mesdames, messieurs, à 16 ans, on peut être émancipé.
01:18Et assurer son devoir de parent.
01:21À 16 ans, on vote aux élections prud'homales.
01:25À 16 ans, on va en prison.
01:29Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyens.
01:36C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans.
01:39Voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour.
01:47Avant d'avoir Lévy qui nous appelle les îles de France, Gabriel Cluzel, Baptiste Gilly, comment vous réagissez aux propos
01:52de Jean-Luc Mélenchon ?
01:54En mettant tout ça un peu en perspective avec ce qui se passe à Aubagne peut-être ?
01:57Oui, c'est des propos qui sont extrêmement choquants, mais on a l'habitude que Jean-Luc Mélenchon utilise ces
02:02propos.
02:02Notamment le premier extrait où il renverse complètement l'accusation en disant que ce sont les policiers qui sont racistes,
02:08qui donnent libre cours à leur violence.
02:11Et surtout, là, on voit bien qu'il utilise les revendications lycéennes et surtout les lycéens comme de la chair
02:16à canon politique.
02:17Pourquoi ? Parce qu'il sait très bien qu'à la racine de ce mouvement, il n'y a pas
02:20des lycéens.
02:20Il y a des groupuscules d'extrême-gauche qui, lui, sont proches, qui sont allés mobiliser des lycéens, des étudiants,
02:26pour aller vers de la violence.
02:28Ça, c'est ce qu'il théorise, c'est ce qu'il veut, et nous, on le voit sur les
02:31campus.
02:32Ces méthodes-là, ces méthodes de déshumanisation de l'autre, de déshumanisation de l'adversaire politique,
02:37mais aussi des institutions et de leurs représentants.
02:40Avec, aujourd'hui, les réseaux sociaux, LFI donne une pièce de résonance énorme à ce discours-là.
02:45Et finalement, ce qu'on voit à Aubagne, c'est que la résultante, notamment, de ça,
02:48à force de déshumaniser, de pousser à la violence absolument toute la jeunesse
02:52contre l'institution, ses représentants, la police, les proviseurs, les profs,
02:57on se retrouve avec des situations où, effectivement, on a un jeune, un enfant à 14 ans
03:02qui se retrouve à pouvoir et à aller tirer sur un professeur, un principal.