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  • il y a 17 heures
"Aidez-nous, sauvez-nous, surtout pour les enfants." En lutte depuis plusieurs semaines aux côtés de travailleurs du Samu social de Paris, les usagers du 115 réclament des places d’hébergement en Île-de-France.

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Transcription
00:00Ça reste particulièrement inhumain. Les personnes dorment à même le sol, ont des grosses difficultés à se protéger des conditions
00:06climatiques.
00:07Cette décision de remettre 861 personnes à la rue, ça a été inacceptable, inentendable pour les collègues du 115.
00:14Leur travail, c'est de répondre à des appels, d'essayer d'apporter des solutions avec déjà beaucoup trop peu
00:18de moyens.
00:19Et ça n'a jamais été de mettre les personnes à la rue.
00:21C'est une occupation qu'on a lancée conjointement avec les grévistes du SAMU Social et des familles qui ont
00:26été déboutées du 115
00:27et qui ont été remises à la rue à la suite de la période hivernale.
00:30Elles avaient été stabilisées pour une partie dans des hôtels et en juin, l'État a décidé de mettre fin
00:35à leur prise en charge
00:36et de ne pas garantir la continuité de leur hébergement.
00:38Depuis le 6 juillet 2026, je suis dans la rue. On a choisi Paris parce qu'on y l'aime.
00:43On a travaillé ici. Aide-nous, sauve-nous, surtout pour les enfants.
00:47On essaye tant bien que mal de faire en sorte que ce soit un cadre qui soit plus sécurisant que
00:51la rue,
00:52donner accès à des sanitaires, de faire venir des médecins pour avoir des permanences, etc.
00:56Et aujourd'hui, ça fait plus de deux semaines qu'elle dure cette occupation et on n'a eu aucune
01:01réponse satisfaisante de la part de l'État.
01:04Il faut savoir que 100% des femmes à la rue se font violer, parfois quasiment quotidiennes.
01:09Leurs enfants sont aussi agressés, voire également violés à la rue.
01:13C'est une violence inouïe. C'est des milliers de personnes, mais il faut qu'il y ait un endroit
01:16pour dormir.
01:16Je viens en France pour changer ma vie, travailler et l'engagement, les études de mes enfants.
01:22J'espère beaucoup de choses pour tout le monde.
01:25Dans notre secteur et au Samus Social particulièrement, on a des grosses problématiques de conditions de travail,
01:31des grosses problématiques salariales, une colère profonde qui existe et qui se matérialisait de plus en plus depuis quelques mois.
01:37Et puis, il y a un élément déclencheur, c'est cette décision de remettre 861 personnes à la rue.
01:41Et donc ça, ça a été inacceptable, inentendable pour les collègues du 115.
01:45Leur travail, c'est de répondre à des appels, d'essayer d'apporter des solutions avec déjà beaucoup trop peu
01:50de moyens.
01:51Et ça n'a jamais été de mettre les personnes à la rue.
01:53On a des repas qui sont servis tous les jours et qui reposent vraiment sur la solidarité des donateurs, des
01:58personnes qui viennent poser des dons.
01:59Du coup, ça nous permet de servir aux personnes le petit-déj, le déjeuner, le dîner.
02:04On imagine qu'on est à plus de 300 personnes aujourd'hui, dont la moitié sont des enfants.
02:08Et certains enfants ont très bas âge.
02:11L'été, il y a aussi une situation qui est particulièrement dure pour les personnes parce qu'il y a
02:15beaucoup d'associations qui sont en fermeture annuelle.
02:18Donc il y a moins de lieux d'accueil, moins de distribution alimentaire.
02:21C'est moins présent dans l'imaginaire collectif, l'urgence liée à l'été.
02:25Donc l'été, c'est une période qui est très rude physiquement et aussi en termes de baisse de soutien.
02:31En fait, ce qui se joue là au Samu Social de Paris, c'est quelque chose qui est à notre
02:35sens relativement inédit.
02:36On a du mal à documenter une lutte aussi imbriquée entre des travailleurs et des usagers en dénonciation d'une
02:41politique publique toujours plus répressive,
02:44qui là devient clairement criminelle.
02:46C'est tout le champ de la solidarité et du soin aujourd'hui qui est en train d'imploser.
02:50Faire lien tous ensemble sur cette question parce que sinon, il n'y aura plus de solidarité, plus de soin
02:56en France.

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