- il y a 9 heures
Depuis plusieurs années, et plus encore depuis 2023, les réseaux sociaux sont un champ de bataille à part entière : relais d’information, contre-narration aux médias traditionnels... Mais aussi d’outils de mobilisation, de solidarité, de politisation.
Plusieurs questions se posent alors : comment utiliser ces plateformes pour documenter la réalité et faire entendre une voix souvent marginalisée ? Comment se déploie la solidarité numérique, en France et ailleurs, face aux tentatives de contrôle ou de répression ? Et enfin militer pour la Palestine en ligne, est-ce utile, et quel résultat ?
Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir un panel d’experts : Elsa Lefort, d'Urgence Palestine, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien et Assan Lakehoul, secrétaire général du MJCF.
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Plusieurs questions se posent alors : comment utiliser ces plateformes pour documenter la réalité et faire entendre une voix souvent marginalisée ? Comment se déploie la solidarité numérique, en France et ailleurs, face aux tentatives de contrôle ou de répression ? Et enfin militer pour la Palestine en ligne, est-ce utile, et quel résultat ?
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NewsTranscription
00:00Comment ça va ? J'espère que vous allez bien. Coucou le tchat. J'ai le tchat juste ici.
00:04Si vous avez des questions à nous poser, vous n'hésitez pas, parce que moi j'ai préparé plein de
00:08questions intéressantes sur ce sujet,
00:13qui est consacré à un sujet prudent de l'actu internationale, Militer en ligne pour la Palestine, les réseaux sociaux
00:19comme un nouveau front numérique.
00:21On a décidé de faire ce sujet parce que déjà on est très présent à l'humanité sur Twitch, on
00:25est aussi très présent sur le sujet de la lutte pour la Palestine.
00:28On a suivi des militants, c'est comme ça aussi qu'on vous connaît. Je vais vous présenter dans un
00:34instant, mais avant ça, je vous présente le sujet et pourquoi on l'a trouvé intéressant.
00:38Depuis plusieurs années et encore plus depuis 2023, les réseaux sociaux se présentent un peu comme un champ de bataille
00:44à part entière, comme une extension de ce champ de bataille physique
00:47entre relais d'information contre narration aussi des médias traditionnels et aussi outils de mobilisation, de solidarité et de politisation.
00:57Plusieurs questions qui se posent. Alors comment on peut utiliser ces plateformes pour documenter la réalité, faire entendre une voix
01:02qui est souvent marginalisée encore ?
01:04Comment se déploie la solidarité numérique en France et ailleurs face aux tentatives de contrôle et de répression ?
01:12Et enfin, Militer pour la Palestine en ligne. Je pense que c'est une question que vous posez beaucoup, en
01:15tout cas qui est légitime de se poser.
01:17à quoi ça sert ? Est-ce qu'on va changer les choses depuis chez soi avec son petit téléphone
01:22?
01:22Et pour en parler, on a le plaisir de recevoir un panel à qui vous pourrez poser vos questions sur
01:27Twitch.
01:27En complément des miennes, je vais commencer par vous présenter.
01:31Elsa, vous êtes activiste, défenseur des droits humains, figure engagée et aussi chargée de la communication d'urgence palestine
01:39qui a fait un tabac hier en rentrant. Je ne sais pas si vous avez regardé les images d'urgence
01:44palestine qui débarquent sur la fête de l'UMA,
01:46mais c'est quelque chose. Vous êtes mobilisés depuis très longtemps, manifestations, conférences, actions de solidarité
01:54dans plusieurs dizaines de villes françaises. Et le collectif, on le rappelle aussi, est menacé de dissolution.
02:00Et c'est une annonce qui a déclenché, on peut dire, un soutien massif sur les réseaux sociaux.
02:04Vous l'avez senti comme ça, peut-être. On va en parler ensemble. En tout cas, merci d'être avec
02:08nous sur ce plateau.
02:09Merci pour l'invitation.
02:11On a Salah Amoury qui va arriver, qui n'est pas très loin, mais on ne vous présentera pas.
02:16On le dit au départ pour les personnes qui auraient fait le lien, mais je ne vais pas vous présenter
02:22entre vous.
02:22Vous connaissez très bien. On a l'habitude de voir vos visages ensemble puisque vous êtes partenaire.
02:27Mais on vous a invité pour vos expertises respectives.
02:34Il est avocat franco-palestinien, né à Jérusalem, puis expulsé de sa terre natale après plusieurs passages dans des jolies
02:40israéliennes
02:41par détention administrative. Détention administrative, ça veut dire par une justice militaire et sans procès.
02:47À l'époque, le journal Luma, on va vous passer la une si nous l'avons, et documente ce parcours
02:53et appelle expressément à la libération de Salah. Et depuis, il est un visage emblématique de la lutte palestinienne
02:59qui a traversé plusieurs générations de militantisme.
03:02Et voilà, on est ravis. Le voilà ! Tant qu'on parle de lui, vous voyez ?
03:08On l'a invoqué.
03:11Aucun problème.
03:12On était en train de vous présenter.
03:15Bonjour Salah, bienvenue sur le plateau.
03:17Petit micro juste est là.
03:19Et enfin, on finit par présenter Hassan.
03:23Bonjour.
03:24En parlant de la nouvelle génération, justement.
03:26Vous avez 29 ans, vous êtes membre de l'AGC, donc les Jeunes Communistes de France, depuis vos 16 ans.
03:31On parlera ensemble de la lutte pour la Palestine comme moyen de politisation chez les jeunes
03:35et des réseaux sociaux également comme front numérique de cette lutte.
03:39Encore, merci d'être avec nous aujourd'hui.
03:42Est-ce que vous êtes prêts le chat ?
03:44Je lirai vos questions pour les uns et les autres.
03:48Mais en attendant, moi j'aimerais démarrer cette discussion
03:50en vous passant ces images de la flottie qui a été, de la flottie Global Summon Flottilla,
03:58qui a été par deux fois attaquée et incendiée les 8 et 9 septembre dernier.
04:02C'était il y a quelques jours.
04:04Elle est en partance pour Gaza avec à son bord du matériel humanitaire.
04:07Elle est l'objectif de rompre le blocus autour de l'enclave.
04:11Des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de ces incendies.
04:15Ce qui est intéressant, en tout cas, c'est que ces attaques, on a l'impression, nous,
04:17depuis la France, de les avoir vécues au plus près.
04:20D'autant plus nous, à l'Humanité, puisqu'on a un journaliste qui est à bord de l'un de
04:23ces bateaux pour la flottie,
04:26Émilie Urbach, qu'on salue, à qui on envoie toute notre amitié et qui est nos yeux sur place.
04:32Et voilà, on le salue.
04:33Merci pour les images qu'il document.
04:36Basala, maintenant que vous êtes arrivé, j'aurais peut-être une question pour vous.
04:40Des actions en mer, il y en a déjà eu par le passé, pour Gaza.
04:44Oui, déjà bonjour, merci pour l'invitation.
04:48Avec plaisir.
04:49Oui, ce n'est pas la première fois que les flottilles sont là.
04:56Ça a déjà commencé en avant.
04:58Au début, il y avait le bateau turc qui était attaqué, qui avait dit mort à cause de ces attaques.
05:06Après, il y avait le bateau français où il y avait plusieurs personnalités,
05:12Claude Léostique, Jean-Claude Lefort, Jérôme Glaze et d'autres en 2011 qui se sont fait arrêter,
05:20interdire de territoire pour plus de dix ans parmi quelques-uns.
05:27Oui, c'était en 2011-2012 que cette histoire des flottilles a commencé,
05:32après s'est arrêtée pour certains moments et là, ça a repris depuis quelques mois.
05:37Ce qui est assez intéressant, c'est qu'en fait, cette histoire de flottilles, comme on dit,
05:41on a un peu l'impression, dans une génération un peu plus jeune et connectée, que c'est nouveau.
05:45Ça ne l'est pas du tout.
05:46Est-ce que vous sentez une différence de réception internationale par rapport à ces flottilles,
05:51puisque l'un des objectifs les plus forts, c'est aussi de visibiliser ce combat ?
05:58Est-ce que vous avez l'impression que c'est plus simple aujourd'hui de visibiliser ce combat ?
06:02La différence, il y a deux choses.
06:04Et je pense que c'est le moment politique, parce que c'est un génocide en cours.
06:10Ça, c'est la première chose.
06:11Et deuxième chose, c'est la visibilité via les réseaux sociaux.
06:152010-2011, tu n'avais pas les mêmes moyens qu'aujourd'hui.
06:19Alors vraiment, c'est plus visible.
06:21Et surtout aussi, tu as de plus en plus de gens, de personnalités,
06:25qui sont engagées dans cette histoire de flottilles.
06:28C'est pour ça que tu vois de plus en plus de gens de 44 ou 45 pays qui sont
06:33dans l'histoire des flottilles.
06:37Alors il y a deux raisons.
06:39Le moment politique, plus le développement des réseaux sociaux.
06:42L'impression d'être sur place, minute par minute, embarqués sur la flottille, en live, des stories.
06:49Et parfois même, on peut envoyer des messages à des militants qui sont sur place,
06:52à du personnel d'hôpital, à des personnes qui sont à bord de la flottille.
06:57Et ils nous répondent.
06:58Donc aussi, c'est une sensation de relation avec...
07:01On n'a jamais finalement été aussi proche de la Palestine depuis la France ?
07:05Oui, oui, c'est ça que le monde est devenu de plus en plus petit.
07:09Tu es en contact quotidien n'importe où, la personne dans la mer, même à Gaza.
07:16Aujourd'hui, même si c'est peu, on peut avoir de contact avec des gens,
07:20même si ce n'est pas tous les jours.
07:22Mais au moins, il y a ce moyen de faire ce contact avec les gens.
07:28Justement, je voudrais me tourner vers toi, Hassan.
07:31En tant que jeune militant, tu appartiens justement à une génération
07:35qui est née un peu avec un téléphone dans la main, avec les réseaux sociaux au bout des doigts.
07:42Et on a parfois le sentiment de connaître personnellement des gens qui sont là-bas,
07:45à base de stories, avec leurs lives, avec leurs posts, avec lesquels on interagit.
07:51Est-ce que justement, tu as l'impression que ce qu'on peut appeler des relations parasociales,
07:54c'est-à-dire l'impression de connaître les gens à travers son écran,
07:57ça a créé une implication émotionnelle plus forte chez les jeunes,
08:01chez les générations même plus jeunes que la tienne ?
08:03Et est-ce que ça peut permettre, au niveau politique,
08:07de transformer un simple spectateur en militant actif ?
08:11Je pense, oui, je vais répondre sur ça.
08:14Juste avant, je voulais quand même remercier pour l'invitation,
08:18saluer Salah, Elsa.
08:20Moi, tu l'as dit, j'ai adhéré en 2012 chez les jeunes communistes.
08:23Et je me souviens, quand j'ai adhéré, il y avait le combat pour ta libération.
08:28Je me souviens d'avoir collé beaucoup d'affiches,
08:31d'avoir vendu aussi les livres.
08:33À l'époque, le secrétaire général, c'était Nordi Nidir,
08:35des jeunes communistes que j'ai remplacés quelques années plus tard.
08:38Il y en a eu d'autres entre-temps.
08:39Vous aviez écrit un livre ensemble.
08:41Et je me souviens, je le vendais au lycée, j'en parlais.
08:44Je suis très content qu'on se voit de participer à cette discussion.
08:50Ça me fait vraiment plaisir.
08:51Après, sur les réseaux sociaux, effectivement,
08:54je pense que c'est quelque chose qui est important.
08:56On a beaucoup de gens qui viennent chez nous
08:59et qui ont commencé en s'engageant sur les réseaux sociaux,
09:01en partageant des stories, en likant, en participant à des lives
09:05et qui ont découvert le combat pour la Palestine comme ça
09:08et qui ensuite viennent chez nous.
09:10Je pense que ça peut être plus facile,
09:12parce que c'est facile de partager quelque chose.
09:15Et ça peut paraître un peu plus dur de rejoindre des organisations,
09:18de s'engager.
09:19Ça peut faire peur un peu.
09:21Et nous, tout notre boulot, c'est faire en sorte que ça soit facile.
09:23Moi, je fais notre travail chez les jeunes communistes,
09:26c'est faire en sorte que ce soit facile de s'engager pour la Palestine,
09:29que ce soit facile de s'engager chez nous,
09:31que ce soit facile de se dire communiste.
09:32Nous, c'est tout le boulot qu'on fait.
09:34Mais c'est vrai que ça peut paraître difficile.
09:36Et donc, c'est pour ça qu'on organise.
09:38On a fait pas mal de tournois de foot pour la Palestine, par exemple.
09:42On a fait beaucoup de concerts aussi.
09:44Je me souviens de gros concerts pour la Libération qu'on a organisé.
09:48Enfin voilà, on essaye de faire de la politique facilement
09:50pour que ça fasse plus peur de s'engager chez nous.
09:53Et donc ça, je pense que les réseaux sociaux,
09:55ça peut être une porte d'entrée pour l'engagement
09:58et pour un engagement plus durable.
10:00Parce que je vois aussi que j'ai beaucoup d'amis, de proches
10:05qui sont pas trop politisés.
10:06Je viens pas dans un milieu très politisé.
10:08Et je vois beaucoup de gens qui partagent des visuels sur la Palestine,
10:10qui partagent la flottie, qui partagent les images en direct du génocide.
10:15C'est les mêmes qui, il y a quelques années, il y a 4-5 ans,
10:19partageaient, je sais pas si vous vous souvenez,
10:20les visuels jaunes de Glucksmann pour les Ouïghours.
10:25Donc il y a une minorité musulmane réprimée en Chine.
10:29Et on sait que, par exemple, Glucksmann,
10:31c'est pas le premier défenseur de la cause du peuple palestinien,
10:34c'est le moins qu'on puisse dire.
10:35Et pourtant, c'est les mêmes gens.
10:36Tu dénonces un effet de trend,
10:38c'est-à-dire que le militantisme sur les réseaux sociaux
10:41peut avoir cet écueil,
10:45on peut tomber dans une vague
10:46et qui va être chassée par la vague d'après ?
10:48Je dénonce pas, parce que je dis pas ça pour culpabiliser les gens.
10:52Je vais pas dire aux gens que c'est pas bien.
10:54Je dis pas ça du tout.
10:55Je dis juste que ça peut parfois manquer de squelettes idéologiques,
11:01pour utiliser les grands mots.
11:02Et je trouve que les organisations politiques traditionnelles,
11:05avec tous les défauts qu'on leur connaît,
11:07ont quand même ce squelette idéologique-là.
11:10Et c'est ce socle idéologique important, je pense,
11:14pour des victoires politiques,
11:16pour des combats de long terme,
11:17et pour aller vers la solution politique.
11:20Parce que je pense que c'est ça dont on a besoin aussi
11:21sur la lutte du peuple palestinien.
11:23Je pense que les réseaux sociaux, ça permet la visibilisation,
11:26ça permet l'indignation.
11:28Et je pense qu'il faut qu'on passe de l'indignation à l'organisation
11:30et de la dénonciation à la solution politique.
11:33Et c'est pour ça qu'on a un combat qu'on mène beaucoup,
11:36par exemple, c'est pour la reconnaissance de l'État de Palestine.
11:40Ce qui est normalement prévu par la France fin septembre,
11:42dans quelques jours.
11:44Les mobilisations populaires, je pense qu'elles y sont pour quelque chose.
11:46Et on voit que ce mot d'ordre,
11:48qui est, je pense, vraiment la solution politique,
11:51une solution politique très importante,
11:53ce mot d'ordre, il n'émerge pas sur les réseaux sociaux.
11:56Et donc je pense qu'on a besoin aussi d'organisations politiques
11:58pour amener, proposer en tout cas des solutions,
12:01même si évidemment, nous ici en France,
12:02on ne va pas faire à la place du peuple palestinien,
12:05pas du tout, nous on relaie les luttes et on les soutient.
12:07Mais évidemment que je pense que c'est important
12:08d'amener les solutions politiques
12:10qui ont du mal à émerger sur les réseaux parfois.
12:12Je pense que c'est une transition toute trouvée,
12:14une question que je voulais vous poser à vous Elsa,
12:17vous qui êtes impliquée très activement
12:20et en charge de la communication,
12:21notamment d'urgence palestine,
12:23qui est aujourd'hui menacée de dissolution
12:25par Bruno Retailleau.
12:27Vous avez eu énormément de soutien sur les réseaux sociaux.
12:29Avant ça, je voudrais demander à la régie
12:31de passer justement ce passage
12:33où vous avez sans doute appris,
12:35non vous aviez déjà une lettre avant,
12:36on va en parler juste après,
12:37mais voici l'extrait où Bruno Retailleau
12:40parle d'urgence palestine
12:42et annonce sa possible dissolution.
12:44Et je procéderai aussi,
12:45par ailleurs, à la dissolution,
12:47en tout cas à la mise en cause
12:48et à la procédure contradictoire
12:50pour deux autres groupes,
12:52Urgence palestine
12:52et puis un autre groupe moins connu,
12:56Lyon populaire,
12:56plutôt de l'outra droite celui-ci.
12:58Urgence palestine,
12:59dont les dirigeants ont déjà réagi hier
13:01puisqu'ils ont sur Facebook
13:03montré ce courrier dans lequel
13:04effectivement vous prononciez,
13:07en tous les cas vous actez,
13:08vous confirmez de cette dissolution.
13:11Voilà, alors quand vous apprenez ça,
13:13qu'est-ce que vous vous dites ?
13:17Déjà, on va juste se féliciter
13:20que le gouvernement a été dissous
13:22avant Urgence palestine
13:23et aussi on envoie toute notre force
13:25à nos camarades de la jeune garde
13:27qui eux ont été dissous.
13:30Quand on a eu cette lettre-là,
13:32effectivement,
13:35on s'y attendait
13:36parce que ça montait pas mal
13:39sur les réseaux sociaux
13:40venant de l'extrême droite,
13:43notamment Julien Oudoul,
13:45qui demandait régulièrement
13:46de la dissolution.
13:49Et en fait, on s'est dit
13:50il faut absolument qu'on communique,
13:52on ne va pas rester silencieux
13:54et effectivement, du coup,
13:55là, c'est la journaliste
13:57qui dit qu'on a réagi
13:58sur les réseaux sociaux.
14:00On l'a annoncé avant
14:04que Retailleau puisse parler
14:06le lendemain
14:08et ça a permis
14:09déjà d'imposer un peu
14:10notre narratif
14:11et c'est vrai que ça a
14:14beaucoup mobilisé
14:14parce que
14:17c'est une décision
14:19totalement arbitraire.
14:20On n'a jamais été condamnés
14:21de rien,
14:22aucun de nos membres
14:22n'a été condamné.
14:24Alors certes,
14:25il y a eu beaucoup de répression,
14:26pas que parmi les militants
14:28d'urgence palestine
14:29mais notamment
14:30parmi les militants
14:31d'urgence palestine,
14:32des perquisitions,
14:33des gardes à vue,
14:34des gels des avoirs,
14:35des gels personnels d'avoirs,
14:37pas les gels d'urgence palestine,
14:38des avoirs d'urgence palestine.
14:43Donc, le fait d'avoir réagi,
14:45je pense que ça a aussi
14:46outré les gens.
14:47Se dire, en plein génocide
14:50du peuple palestinien,
14:52qu'est-ce que fait
14:53le gouvernement français ?
14:54Sa priorité,
14:55c'est pas
14:56de sanctionner Israël,
14:57c'est pas d'arrêter
14:58le génocide,
14:59bien au contraire,
15:00puisqu'il y a tout le temps,
15:01il n'y a pas eu
15:02d'interruption
15:03de vente d'armes
15:05à Israël,
15:06le soutien,
15:06alors ils font
15:07des petits communiqués
15:08de temps en temps
15:08mais globalement,
15:09le soutien reste inconditionnel
15:11et la priorité
15:12de ce gouvernement
15:13en plein génocide,
15:14c'est de censurer
15:17l'organisation palestinienne
15:19en France,
15:20Urgence palestine,
15:21donc qui a été créée,
15:22on est très récents,
15:24en fait,
15:24on a été créée
15:26en octobre 2023
15:28par les palestiniennes
15:30et les palestiniens
15:31en exil en France
15:32qui ont dit,
15:33qui ont senti
15:34dès le début
15:34que cette guerre,
15:36entre guillemets,
15:37au début,
15:37on appelait ça une guerre,
15:38mais que ce génocide
15:40allait être différent
15:41des autres guerres
15:42à Gaza,
15:43que ça allait durer longtemps,
15:44que ça allait être
15:46impactant,
15:47horrible,
15:47et qu'il fallait
15:48s'organiser
15:49en tant que palestiniennes
15:50et palestiniennes
15:51en France,
15:53voilà,
15:53et du coup,
15:54c'était la priorité
15:55du gouvernement,
15:56ça a été de faire taire
15:57ces voix-là,
16:00au lieu de faire tout le reste,
16:01au lieu de sanctionner,
16:02etc.
16:04Donc,
16:05je pense que ça,
16:06ça a outré,
16:07ça a aussi outré
16:07des gens même
16:08qui ne sont pas forcément
16:09sur les positions
16:10d'urgence palestine,
16:11parce qu'effectivement,
16:12on n'a pas la particularité
16:13que d'être créé
16:15par des palestiniennes
16:16et palestiniennes
16:17en exil,
16:17mais aussi d'avoir
16:18des revendications
16:19différentes
16:20des organisations
16:21qui militent
16:22pour la Palestine
16:22en France,
16:23notamment,
16:24nous,
16:25on milite
16:26pas pour la reconnaissance
16:28de l'État de Palestine,
16:29mais pour la libération
16:30totale de la Palestine,
16:31donc,
16:33on est
16:33une des seules
16:34organisations en France
16:35qui est sur cette ligne-là,
16:36et on affiche aussi
16:38un soutien
16:39à la résistance.
16:40Voilà,
16:40ces deux particularités,
16:42on va dire.
16:43Ce qui vous a été
16:43d'ailleurs reproché
16:44par le gouvernement,
16:45c'était
16:46la justification
16:47de la dissolution,
16:48c'était que vous appeliez,
16:49on va dire,
16:49au désordre,
16:51c'était l'argumentaire.
16:53Oui,
16:53c'est un peu cafouillis
16:54parce qu'en vrai,
16:56on a eu accès
16:57à un résumé
16:59d'une note
17:00du ministère de l'Intérieur.
17:02Eux accès,
17:02ça veut dire
17:03que les raisons
17:04de la dissolution
17:04ne vous ont pas été
17:05directement communiquées ?
17:07On a eu,
17:08mais c'est un extrait,
17:09c'est pas l'intégralité.
17:10voilà.
17:12Et en fait,
17:13ça fait le parallèle
17:15avec le sujet
17:16de cette table ronde
17:17parce qu'en fait,
17:19ils citent
17:19de nombreux
17:21postes
17:21qu'on a faits,
17:23soit le compte
17:24principal
17:24d'Urgence Palestine,
17:25soit les comptes
17:26des sections locales.
17:27Et donc,
17:28ils citent
17:28tel jour,
17:29vous avez même
17:30des partages en story,
17:31vous avez partagé
17:31en story
17:32tel compte
17:33qui est
17:35ouvertement
17:35pro Hamas
17:37sous ce qui est
17:38totalement faux.
17:39Mais voilà,
17:40en fait,
17:40ils ont vraiment listé,
17:42donc il y a une surveillance
17:44extrême
17:44de tout ce qu'on publie
17:46sur les réseaux sociaux
17:47et qui sont listés
17:49pour nous être reprochés
17:50et pour justifier
17:51une dissolution
17:52qui n'est toujours
17:53pas en cours.
17:55Et ce soutien massif
17:57que vous avez reçu
17:57sur les réseaux sociaux
17:58a insufflé
18:00un peu de poids
18:02face à un gouvernement
18:03qui voulait
18:05la peau d'Urgence Palestine ?
18:06Clairement,
18:07parce qu'en fait,
18:08on a publié ça,
18:09donc il y a plein
18:10d'organisations,
18:11de personnalités
18:11qui ont réagi
18:12et puis très rapidement,
18:13on a mis un petit visuel
18:15en place
18:15avec les photos
18:17de personnalités
18:18Je soutiens
18:18Urgence Palestine.
18:19Il y a même des gens
18:20qui ont fait...
18:20Une stratégie numérique,
18:21une réelle stratégie numérique
18:22qui a fonctionné
18:23pour le coup.
18:24Et on a lancé
18:25une pétition
18:26qui a eu
18:27plus de 250 000 signatures
18:29et effectivement,
18:30entre les personnalités,
18:32entre ces 250 000 signatures,
18:34ça met quand même
18:35une pression.
18:36parce que voilà,
18:38et parmi,
18:39comme je disais tout à l'heure,
18:40parmi les signataires,
18:41il y a des gens
18:41qui ne partagent pas
18:42forcément notre ligne
18:43mais qui disaient
18:44en fait,
18:45c'est pas possible.
18:45Cette censure
18:47n'est pas possible
18:47et cet arbitraire
18:49n'est pas possible.
18:50Salah,
18:51je voulais vous poser
18:52une question.
18:53Il y a une dizaine d'années
18:53quand on rencontrait
18:54des militants
18:55pour la Palestine,
18:57il y avait quand même
18:58souvent des personnes
18:59qui avaient une connaissance
19:00de terrain
19:00qui s'était rendue
19:01en Palestine,
19:02qui s'était rendue
19:03en Cisjordanie,
19:04en Israël aussi.
19:05Et aujourd'hui,
19:06vous avez peut-être
19:06une génération
19:07qui est entrée
19:07par des postes
19:09que peuvent faire
19:09Urgence Palestine,
19:10qui ont pu être partagés
19:12sur les réseaux sociaux
19:13et qui se sentent
19:15très proches
19:15de la cause palestinienne
19:17sans jamais
19:18y avoir mis
19:19les pieds,
19:20sans jamais
19:20avoir eu
19:21une connaissance
19:23du terrain,
19:24mais qui suit
19:25au quotidien
19:25les témoignages,
19:26les images,
19:27les récits
19:27et aussi
19:28les experts.
19:30Comment est-ce
19:30que vous voyez
19:31cette évolution,
19:31vous qui avez connu
19:32plusieurs générations
19:33de militants ?
19:37J'aurais dit
19:38il y a deux choses
19:39différentes.
19:40Moi,
19:41j'ai connu
19:41les délégations
19:42de la JC
19:43qui venaient en Palestine
19:45après 2011,
19:46même,
19:47je me souviens
19:47d'aujourd'hui
19:48le directeur de l'Humain,
19:49Fabien,
19:50Gay,
19:51Nordine,
19:52quand ils m'ont visité
19:53en prison
19:54en 2011,
19:56après une grève
19:57de la faim,
19:57ils ont pu rentrer
20:00en prison,
20:00me visiter
20:01avec une délégation
20:02de la JC
20:03en prison
20:04et après
20:04ça s'est enchaîné
20:05pendant des années
20:06et des années
20:07la JC
20:08qui envoie tous les ans
20:09des délégations
20:10pour voir sur place
20:11et tout ça.
20:12Mais là,
20:12tu as deux choses
20:13différentes.
20:14Là,
20:15quand tu envoies
20:15une délégation,
20:16c'est une formation
20:17politique en fait,
20:18c'est pas juste
20:19une délégation
20:20qui va visiter,
20:21faire du tourisme
20:22politique
20:23et rentrer,
20:23c'est une formation
20:24politique
20:24où à chaque fois
20:26tu as des gens
20:27qui sont plus
20:27engagés.
20:28Quand tu envoies
20:28quelqu'un sur place
20:29et qu'ils reviennent
20:30ici,
20:31ils sont de plus en plus
20:32engagés,
20:33ils connaissent le terrain.
20:34Mais le glot de cadre,
20:35c'est les réseaux sociaux,
20:37il n'y a pas forcément,
20:39tu n'es pas en train
20:39de former des cadres.
20:40Ça,
20:41c'est un soutien,
20:42ça doit être politique,
20:43peut-être politique,
20:44humain,
20:46par,
20:47je ne sais pas,
20:47les gens,
20:48ils ont envie de dire
20:49que sortir leur rage
20:51contre ce qui se passe
20:52en Palestine.
20:54Mais peut-être après,
20:55ça peut se transformer
20:56en cadre politique
20:58quand la personne
20:59qui a fait la poste
21:01est allée vers la JC
21:02ou un autre cadre politique
21:04et elle a commencé
21:05à s'en former.
21:07Mais je pense,
21:08peut-être que
21:09les réseaux sociaux,
21:10ça peut être
21:11le premier acte
21:12d'un futur engagement.
21:16Mais quand tu envoies
21:17des délégations là-bas,
21:18je pense que c'est autre chose.
21:19mais je pense que c'est
21:21très important
21:21de garder
21:23cette,
21:23je ne veux pas dire
21:24cette habitude,
21:25mais cette forme
21:26de formation politique
21:27dans les délégations
21:28vers la Palestine,
21:29vers le Liban,
21:30dans la région.
21:31Parce que franchement,
21:31c'est un moyen
21:33de vraiment faire,
21:36connaître aux gens
21:37des choses
21:39que ça ne va pas
21:40via leurs réseaux sociaux.
21:42Ce sera très difficile
21:42de les apprendre.
21:44C'est une question aussi
21:45que j'ai envie
21:45de vous poser à vous
21:46puisque,
21:47encore une fois,
21:47Hassan le disait,
21:48il s'est politisé
21:49un petit peu au moment
21:51où il militait
21:52pour votre libération.
21:54Pour vous,
21:54est-ce que militer
21:55sur les réseaux sociaux
21:57a un impact
21:59sur la lutte
22:00pour la Palestine ?
22:02Ah ouais,
22:03aujourd'hui,
22:04le combat
22:05qui n'est pas visibilisé
22:06sur les réseaux sociaux,
22:07personne ne le connaît.
22:08Aujourd'hui,
22:09je te donne un exemple
22:10en France Palestine,
22:11s'il n'y avait pas
22:12cette machine
22:13de communication
22:14qu'on a
22:16qui est géniale.
22:18Personne n'a entendu
22:19parler de nous.
22:20Ni nous,
22:21ni nos revendications,
22:22ni notre combat,
22:23ni tous les influenceurs
22:25qui sont en Gaza
22:25aujourd'hui,
22:26Aboud et d'autres
22:27qui sont là
22:28avec leur téléphone
22:29faire des lives
22:31et accompagner.
22:32Eux,
22:33s'il n'y avait pas eux
22:33ces influenceurs
22:34sur Gaza,
22:35alors que tous les
22:37tous les journalistes
22:38sont visés,
22:39sont torturés,
22:40sont tués,
22:41s'ils n'avaient pas
22:42ces influenceurs-là
22:43sur les réseaux sociaux.
22:44Il y a des images,
22:45il y a des crimes,
22:46il y a des choses humaines,
22:48on n'aurait pas vu
22:49à Gaza.
22:51Et aujourd'hui,
22:53les médias,
22:54si on va dire,
22:55traditionnels,
22:57comme ça,
22:58n'ont plus cette influence
22:59comme les réseaux sociaux.
23:01Aujourd'hui,
23:02pour créer une opinion publique,
23:04tu as besoin
23:04des réseaux sociaux.
23:07si on n'avait pas
23:08les réseaux sociaux
23:09pendant ce génocide
23:10en cours,
23:11on n'aura pas
23:12massivement
23:13les millions
23:14et des millions
23:14et des millions
23:15des gens
23:15qui étaient dans la rue.
23:17Alors,
23:17les réseaux sociaux,
23:19c'est venu la machine
23:20qui crée
23:21l'opinion publique.
23:22Ce n'est plus
23:23les plateaux de télé
23:25traditionnels
23:25à l'ancienne,
23:27c'est les réseaux sociaux
23:27qui fabriquent
23:28toute cette machine
23:29de cette connaissance politique
23:30chez tout le monde.
23:31de TikTok
23:32jusqu'à X
23:34en passant,
23:35je ne suis pas
23:36le meilleur
23:36pour parler
23:37des réseaux sociaux
23:37mais je connais
23:38quelques-uns.
23:38Mais pour la Palestine,
23:39vous avez vu
23:40que ça a insufflé
23:42un mouvement ?
23:43Ah oui,
23:43non,
23:43mais pour la Palestine,
23:44énormément,
23:46ça a aidé
23:47et surtout en France.
23:49Je me souviens,
23:50les premières trois semaines,
23:52on était interdits
23:52de manifester.
23:55On était interdits
23:55de manifester.
23:57Et la France,
23:58c'était France-Allemagne,
24:00c'est là où étaient
24:00les deux pays,
24:01interdiction d'eux.
24:03Et nous,
24:04juste de partager
24:05les images
24:06qui venaient de Londres,
24:07qui venaient des Etats-Unis,
24:09qui venaient de partout,
24:10c'est ça aussi
24:11qui a aidé
24:11de débloquer
24:12la situation en France.
24:13La pression qui est venue
24:14de l'extérieur
24:15sur le gouvernement français,
24:18bien sûr,
24:19la détermination
24:20de gens sur place,
24:21chaque samedi
24:22à Châtelet,
24:23on se fait tabasser,
24:24gazer,
24:24arrêter,
24:25ok ?
24:26Mais l'image de la France
24:27d'influencer
24:28mauvais,
24:29l'image de la France
24:30à l'extérieur aussi,
24:31ça a aidé
24:32à débloquer
24:32aussi un peu
24:33la situation.
24:34Hassan,
24:35je me tourne vers toi.
24:37Les réseaux sociaux,
24:38on le dit souvent,
24:39sont un miroir,
24:41parfois amplificateur
24:42d'une société
24:43qui est de plus en plus
24:44polarisée.
24:45On parlait
24:45d'un front numérique,
24:47d'avoir l'impression
24:48de,
24:48bon,
24:49toute mesure gardée,
24:50bien sûr,
24:50on n'est pas sur le terrain
24:52et sous les bombes,
24:53mais d'être quand même
24:54à la bataille
24:54pour la Palestine
24:55quand on est sur
24:56les réseaux sociaux,
24:57quand on partage,
24:57etc.,
24:58mais avoir une bataille
24:59numérique signifie aussi
25:00qu'on a des adversaires
25:02numériques.
25:03Est-ce que tu penses
25:05que,
25:05tu as l'impression
25:07de ce front,
25:08encore une fois,
25:09palestinien numérique,
25:10est-ce que tu penses
25:11aussi qu'on peut
25:11gagner cette bataille ?
25:13Je pense qu'on peut,
25:15je pense que ça demande
25:16comme pour tous
25:17les combats politiques
25:18de l'organisation
25:19et la bataille,
25:20elle est rude
25:21parce que les réseaux sociaux,
25:23ils ont aussi
25:24leur algorithme,
25:25ils ont aussi
25:25leur propriétaire
25:26et le moins qu'on peut dire,
25:28c'est qu'ils ne nous aident pas.
25:30Et on voit,
25:31moi,
25:31je vois,
25:31même sur mes réseaux,
25:32souvent quand je partage
25:33des vidéos sur la Palestine,
25:34quand j'utilise les mots
25:35génocide,
25:36je vois que dans les jours
25:36qui suivent,
25:38mon compte,
25:38il est moins efficace
25:40qu'avant.
25:42Il y a une enquête
25:43de la BBC,
25:44si je peux me permettre,
25:45il y a une enquête
25:45de la BBC
25:46qui a montré
25:46que depuis le 7 octobre 2023,
25:48le reach,
25:49c'est-à-dire le potentiel
25:50de visibilité
25:51des réseaux sociaux,
25:52avait chuté de 77%
25:55pour les médias
25:55qui parlaient de Palestine
25:57régulièrement
25:58et de façon hebdomadaire.
26:00Ça m'étonne,
26:01moi,
26:01ça ne m'étonne pas.
26:02Mais ça,
26:02je l'ai constaté,
26:03donc ça,
26:04c'est une première chose.
26:05Et puis,
26:05la bataille,
26:05elle est dure aussi
26:06parce que nos adversaires
26:07sont organisés
26:08et forts.
26:09Et on voit en France,
26:11l'extrême droite
26:12utilise beaucoup
26:13les réseaux sociaux.
26:14Je crois que Bardella,
26:15il a 2 millions
26:15de followers sur TikTok,
26:17un truc comme ça.
26:18Et ça,
26:18c'est énorme.
26:19Et on voit que,
26:20eux,
26:20ils sont organisés.
26:21Les soutiens du génocide
26:22en France sont organisés.
26:23Plus organisés que vous,
26:25vous le pensez ?
26:26Je ne sais pas
26:26s'ils sont plus
26:27ou moins que nous.
26:28En tout cas,
26:29ils sont forts.
26:30Moi,
26:30je trouve qu'en général,
26:32la gauche,
26:33on a un peu de retard
26:34sur ce sujet.
26:35J'ai l'impression
26:35qu'ils ont toujours
26:38beaucoup d'avance.
26:39Et en plus,
26:39au passage,
26:40nous,
26:40les communistes,
26:41on a du retard
26:41aussi sur la gauche.
26:42Donc,
26:42on a du retard
26:44sur eux
26:44et la gauche
26:44a du retard
26:45aussi sur l'extrême droite.
26:46Donc,
26:46bon,
26:47je pense que c'est
26:48un problème.
26:49C'est vrai que nous,
26:49en plus,
26:50on n'est pas les meilleurs
26:51là-dessus,
26:51mais on progresse.
26:53Et je trouve que,
26:54ouais,
26:54c'est difficile.
26:55On le voit même.
26:56Ça a des conséquences réelles
26:57dans le quotidien.
26:59Nous,
26:59quand on milite
26:59sur les lycées,
27:00sur les facs,
27:02les IUT,
27:02les BTS,
27:03même les CFA,
27:04on voit des jeunes
27:05qui nous parlent
27:06de vidéos
27:06qu'ils ont vues
27:08et souvent,
27:08ce n'est pas les nôtres.
27:09Ils ont vu des vidéos
27:10de gens
27:11qui assimilent
27:13la lutte
27:13pour le peuple palestinien
27:15à du terrorisme,
27:16qui assimilent
27:17celles et ceux
27:18qui défendent
27:19la liberté
27:20du peuple palestinien
27:21à l'antisémitisme
27:22et c'est ça
27:23qu'on nous dit.
27:23Et on nous dit,
27:24ah oui,
27:24mais non,
27:24mais c'est trop compliqué.
27:25Puis en plus,
27:26avec l'antisémitisme,
27:28ce n'est pas clair,
27:28je ne comprends pas
27:29et je n'ai pas envie
27:29de m'en mêler,
27:30ça fait trop peur
27:30parce que nos adversaires
27:31sont organisés
27:32et ils déversent
27:32leur propagande
27:33tranquillement
27:34et leur fake news
27:35et donc c'est dur.
27:36Et ça,
27:36un combat de lutte,
27:37ça c'est sûr.
27:38Et donc,
27:39on essaye de s'outiller,
27:41de se lancer,
27:41de faire de plus en plus
27:42de vidéos,
27:43d'être de plus en plus actifs.
27:44Mais en tout cas,
27:45on utilise les réseaux sociaux
27:47beaucoup aussi
27:47pour visibiliser
27:48nos actions de terrain.
27:50Et nous,
27:50ce qu'on veut montrer
27:51à travers nos réseaux,
27:52c'est montrer
27:52au jeune
27:53qui va regarder son téléphone,
27:54qui va voir passer
27:55une vidéo de nous,
27:56ce qu'on veut faire sortir,
27:57c'est que c'est possible
27:58de s'organiser
27:58à côté de chez soi.
27:59Parce que je pense que ça,
28:02de passer de l'indignation
28:04à l'organisation
28:05et comme disait Salah tout à l'heure,
28:07c'est vrai,
28:08il y a les réseaux sociaux,
28:09les gens qui découvrent,
28:10qui se politisent,
28:11mais l'organisation,
28:12les délégations
28:13qu'on faisait sur place,
28:14moi j'y suis allé en 2019
28:16en Palestine
28:18et c'est vrai
28:18que c'est pas pareil.
28:20J'ai pu voir
28:20tout ce qu'on voit là,
28:22je l'ai vu de mes propres yeux,
28:24même si ça s'est amplifié
28:25évidemment depuis le 7 octobre,
28:27mais j'ai pu voir
28:28la colonisation,
28:29j'ai pu voir l'apartheid,
28:31j'ai pu voir l'occupation,
28:32j'ai pu voir les humiliations
28:33quotidiennes
28:34qu'on fait subir aux palestiniens,
28:35je me souviens
28:37avec des checkpoints
28:38qui sont présents partout
28:39en Cisjordanie,
28:40il y a des palestiniens
28:41qui pour aller
28:41sur leur lieu de travail
28:42sont obligés de passer
28:43par le cimetière
28:45de leurs ancêtres,
28:46de marcher sur les tombes,
28:47c'est des humiliations
28:49quotidiennes
28:49et des choses innommables
28:51et ça on les a vus,
28:52je l'ai vu de mes propres yeux
28:53et donc maintenant
28:54je ne laisserai pas dire
28:55ça c'est pas vrai,
28:56non non ce que tu dis
28:56c'est pas vrai,
28:57non je ne laisserai pas dire
28:57ça je l'ai vu,
28:58j'y suis allé
28:59et je pense que chaque année
29:00comme disait Salah
29:01c'est important
29:02qu'il y ait des jeunes communistes
29:03qui aillent
29:03et des jeunes tout court
29:04qui aillent sur place
29:05en Palestine
29:06pour voir
29:06et pour devenir
29:08presque des ambassadeurs
29:09et des ambassadrices
29:10de la Palestine en France
29:11pour venir porter le combat
29:12et raconter ce qu'on a vu
29:13et ça je pense que c'est important
29:15et donc nous
29:17après on en parle
29:17sur les réseaux sociaux
29:18on fait des conférences
29:19on fait je disais tout à l'heure
29:20des tournois de foot
29:21on fait des soirées
29:24pour en parler
29:25et je pense que
29:26les réseaux sociaux
29:27ça permet de visibiliser
29:28un peu tout ce qu'on fait
29:29donc c'est important
29:30mais la lutte est difficile
29:31elle est sur le terrain
29:32elle est sur les réseaux aussi
29:33ça c'est sûr
29:34Elsa Lefort
29:35je me retourne vers vous
29:36on a parlé justement
29:37du fait que
29:39militer pour la Palestine
29:40sur les réseaux sociaux
29:41voulait aussi dire
29:41avoir moins de visibilité
29:43en fait
29:45la stratégie numérique
29:46que vous avez mis en place
29:47toutes les personnes
29:48qui ont eu l'initiative
29:50de partager
29:51de vocaliser
29:52de donner de la force
29:54au final
29:55en non-pâti
29:57c'est assez
30:00étrange
30:00de vouloir
30:02un peu donner
30:02de la force
30:03à un mouvement
30:03et en fait
30:04au final
30:04d'en pâtir
30:07effectivement
30:08on est tributaire
30:09comme disait ça
30:10des algorithmes
30:12et aussi
30:14de l'ennemi
30:15qui effectivement
30:16est très organisé
30:18notamment
30:19sur
30:19du signalement
30:20de poste
30:21de façon massive
30:23c'est pas de façon
30:23anecdotique
30:24c'est pas par des militants
30:25c'est par des gens
30:26dont c'est le métier
30:27il y a vraiment
30:28des équipes numériques
30:30qui sont payées
30:31pour ça
30:33nous
30:33c'est vrai
30:34comme disait Salah
30:36sans les réseaux sociaux
30:37Urgence Palestine
30:38qui est un mouvement
30:39très jeune
30:40c'est difficile
30:41d'exister
30:42déjà
30:43en France
30:44où il y a déjà
30:45pas mal d'organisations
30:46de défense
30:47de la Palestine
30:48et du coup
30:49c'est vrai
30:50que sans les réseaux sociaux
30:51ça aurait été
30:52beaucoup plus
30:53long
30:55pour amener les gens
30:56parce qu'effectivement
30:57on se sert
30:58des réseaux sociaux
30:59pour mobiliser
30:59donc les amener
31:00dans nos conférences
31:01dans nos manifs
31:03dans
31:03voilà
31:04donc c'est vrai
31:05que
31:06comment dire
31:09cette
31:09la censure
31:11enfin
31:11on a été censuré
31:12plus d'une fois
31:13on a des postes
31:14qui ont sauté
31:15on a eu des bannes
31:17de
31:17alors
31:18on a eu
31:19un an
31:20de bannes
31:20de live
31:21sur notre
31:21compte Insta
31:22suite à une publication
31:25et
31:25c'était
31:26il me semble
31:27en mars
31:27de cette année
31:29le compte
31:30a été fermé
31:31par Instagram
31:32le compte
31:32d'urgence
31:32Palestine
31:34donc en fait
31:34il y a un
31:35compte
31:36d'urgence
31:38un compte
31:39d'urgence
31:39un compte secondaire
31:40oui
31:40non mais en fait
31:41comment ça s'est passé
31:42il y a un compte
31:44Instagram
31:44qui a cloné
31:45notre contenu
31:46oui
31:47et qui ensuite
31:48a signalé
31:49notre contenu
31:49en nous en passant
31:51c'est pour un plagiat
31:53et en fait
31:54Instagram
31:55c'était trop content
31:57de fermer
31:58le compte
31:59voilà
32:00et
32:01effectivement
32:02on a un compte
32:03de secours
32:04mais c'est surtout
32:05qu'on a dû passer
32:05par une ONG
32:07qui s'appelle Hamlet
32:07qui est une ONG
32:08qui est spécialisée
32:10dans la défense
32:12numérique
32:12des voix palestiniennes
32:14et qui a des contacts
32:16chez Meta
32:16qui a des contacts
32:17un peu partout
32:18et qui réussit
32:21parce que c'est vrai
32:22que quand on contacte
32:23nous Meta
32:25c'est
32:25porte close
32:26voilà
32:26enfin c'est impossible
32:27ça veut rien dire
32:28contact
32:28il faut avoir un contact
32:30et donc eux
32:31ils font ce travail
32:32et ils ont réussi
32:33à nous l'ouvrir
32:35mais effectivement
32:36on n'est jamais à l'abri
32:38et on a régulièrement
32:40des comptes qui sautent
32:41et puis on est très shadowban
32:44ça c'est clair
32:45qu'on voit justement
32:49entre notre compte principal
32:50et le compte d'urgence
32:51qui a beaucoup moins
32:52de followers
32:52parce que le principal
32:53on est à 143 000
32:54et l'autre il est à 24 000
32:56je crois
32:56le reach sur le deuxième
32:58qui du coup
32:59est plus récent
33:00et qui a eu moins
33:01de signalement
33:01etc
33:03le reach
33:03il est bien meilleur
33:05sur le nouveau
33:07l'autre qui a été
33:08ultra signalé
33:10donc en plus
33:11de la censure
33:13gouvernementale
33:14avec la menace
33:15de la dissolution
33:16on fait face
33:17à une censure numérique
33:18celle des algorithmes
33:19et dans les deux cas
33:21il faut savoir
33:22naviguer
33:24ouais
33:24ouais
33:25et puis le gouvernement
33:26aussi
33:27on a vu
33:28que les réseaux sociaux
33:29avaient une grande utilité
33:30dans la répression
33:31parce que
33:32en fait
33:33ça permet
33:35on a eu
33:36plein de cas
33:36de témoignages
33:37de personnes
33:38de militants
33:38qui ont été
33:39par exemple
33:39arrêtés
33:40perquisitionnés
33:41et où
33:41les flics
33:42leur sortent
33:43leur impriment
33:44des postes
33:45à eux
33:45mais genre
33:46des dossiers
33:47comme ça
33:47donc alors
33:47aujourd'hui
33:48on vous sort
33:48votre dossier
33:48des stories
33:49des trucs
33:50vraiment anecdotiques
33:51et en leur demandant
33:52de s'expliquer
33:53sur tel post
33:54sur tell story
33:55etc
33:55donc
33:56cet espace
33:57de liberté
33:57d'expression
33:59est aussi
34:00un espace
34:01qui permet
34:02d'aider
34:03clairement
34:04à la répression
34:05soit parce que
34:06du coup
34:07les services
34:07de renseignement
34:08ont accès
34:09directement aux militants
34:10mais aussi
34:11toutes les vidéos
34:11de manif
34:12les photos
34:13ça permet aussi
34:14d'identifier
34:15qui va dans
34:17quel cortège
34:17qui fréquente
34:18qui etc
34:19et du coup
34:20c'est vrai
34:20qu'il faut jongler
34:21entre ce
34:23c'est un vrai paradoxe
34:24en fait
34:24c'est un espace
34:25de liberté
34:26mais c'est aussi
34:26un espace
34:27qui permet
34:27de nous contraindre
34:29et de nous enlever
34:30des libertés
34:30j'ai vu dans le chat
34:32qu'on demandait
34:32ce qu'il y avait écrit
34:34sur vos t-shirts
34:35si mon arabe
34:36n'est pas trop mauvais
34:36il y a écrit
34:37philistine horra
34:38donc free palestine
34:40palestine libre
34:43on a encore
34:44quelques minutes
34:46moi j'ai posé
34:47toutes les questions
34:47que je voulais vous poser
34:48mais je me permets
34:50j'ai senti
34:50Hassan
34:51que vous étiez
34:52assez touchée
34:53d'être en face
34:54de Salah
34:54je suis désolée
34:55de le dire comme ça
34:56je ne veux pas
34:56vous embarrasser
34:57mais Salah
34:58vous avez donné
35:00on va dire
35:01un message d'espoir
35:02et de mobilisation
35:03de la jeunesse
35:04j'ai envie de vous demander
35:05quand vous voyez
35:05des jeunes comme Hassan
35:08se mobiliser
35:09avoir été mobilisés
35:10pour vous
35:10continuer à être mobilisés
35:11depuis votre
35:13votre libération
35:14est-ce que vous avez
35:14un message à passer
35:15à sa génération
35:16en tout cas
35:17à travers lui
35:19ben oui
35:20ça c'est sûr
35:21l'espoir
35:21il est chez eux
35:22maintenant
35:22c'est ça
35:24c'est surtout ça
35:25aujourd'hui
35:26on a plus besoin
35:27de cette jeunesse
35:28qu'avant
35:28sur plusieurs angles
35:30sur la situation
35:31inter-française
35:31si tu veux
35:32bon
35:33que ça m'intéresse moins
35:34mais sur la question
35:35palestinienne
35:36aujourd'hui
35:37quand tu vois
35:38à quel niveau
35:39les étudiants dans le monde
35:40ils ont changé
35:42la perspective mondiale
35:44sur la Palestine
35:45tu vois
35:45à quel niveau
35:46cette jeunesse
35:47elle a fait quelque chose
35:48au moment que
35:50je veux dire
35:51la mobilisation générale
35:52elle commence à descendre
35:54après un an
35:55de génocide en cours
35:56c'est là où les étudiants
35:57ça a commencé
35:59aux Etats-Unis
36:00les étudiants
36:01qui ont débarqué
36:02dans le mouvement
36:03qui ont fait un dominant effect
36:05partout dans le monde
36:06ça a commencé
36:07ça a repris
36:08les étudiants
36:09la jeunesse
36:09elle a repris la main
36:10sur la question
36:12palestinienne
36:13et tu as vu
36:14à quel niveau
36:15ils ont fait trembler
36:16des gouvernements
36:16c'est pas
36:17qu'une jeunesse
36:19qui ferme une fac là
36:20ou une fac là
36:21ou une fac non
36:22c'était une jeunesse
36:23qui a fait parler
36:24de la Palestine
36:25partout dans le monde
36:25quand on voit
36:26un ministère de l'intérieur
36:27ou un ministère
36:28de la justice française
36:29qui a énormément
36:31de problèmes
36:31dans sa vie politique
36:33et le seul sujet
36:34de voir comment
36:35arrêter 50 étudiants
36:37dans je sais pas
36:37quelle fac
36:38à Paris
36:38à un moment
36:39c'était
36:40à la Sorbonne
36:41à une nuit
36:42ils ont arrêté
36:4250 étudiants
36:44ils les ont gardés
36:45garde à vue
36:46une nuit
36:46deux nuits
36:46trois nuits
36:47non ça
36:48c'est une jeunesse
36:49qui a fait quelque chose
36:49politiquement
36:50c'est pas que
36:51ils ont fait
36:52par le sentiment
36:54ils sont gagnants
36:55c'était
36:55un haut niveau
36:58d'engagement politique
36:59qui a fait
37:00beaucoup de choses
37:01ça il faut le voir
37:02c'est une victoire
37:03et la Palestine
37:04aujourd'hui
37:04elle a pu
37:07récupérer
37:07toute une jeunesse
37:08partout dans le monde
37:10dans un combat international
37:11et c'est ça
37:11qui est important
37:13une réponse
37:14non je suis d'accord
37:15c'est vrai
37:15ça c'est
37:16il y a une belle
37:17belle mobilisation
37:18de la jeunesse
37:19sur le sujet
37:20et je pense que ça va aussi
37:21être important
37:23demain
37:24et à mon avis
37:25en tout cas nous
37:26chez les jeunes communistes
37:27je pense que
37:28la reconnaissance
37:29de l'état de Palestine
37:29qui devrait avoir lieu
37:31va nous permettre
37:31de faire beaucoup
37:32de nouvelles choses
37:33qu'on ne pouvait pas faire
37:34je pense déjà
37:34à mon avis
37:35dès le lendemain
37:36il faudra qu'on
37:37on n'ait pas
37:38on n'a pas d'élu nous
37:39on n'a pas de mairie
37:40directement les jeunes communistes
37:41mais les partis communistes
37:42oui
37:42et moi je pense que
37:43dès le lendemain
37:44de la reconnaissance
37:45de l'état palestinien
37:45il faudra que
37:46sur le fronton
37:47de toutes les mairies
37:48communistes
37:48et d'autres
37:49s'ils veulent nous rejoindre
37:50il faudra qu'on hisse
37:50le drapeau palestinien
37:51et qu'on puisse
37:52qu'on puisse le faire
37:53on nous a demandé
37:54de les retirer
37:54il y a eu des juges
37:56qui nous ont demandé
37:56de retirer
37:57les drapeaux palestiniens
37:58devant
37:58les pancartes en soutien
38:00aussi notamment
38:00à Ivry
38:01Vitry-sur-Seine
38:02c'est ça
38:02soit disant
38:03parce que la France
38:03parce que l'état
38:04la Palestine n'est pas un état
38:06la France l'a pas reconnu
38:06il faudra le refaire
38:07il faudra qu'on le refasse
38:09je pense aussi
38:10on parlait des étudiants
38:11à mon avis
38:12on pourra construire
38:13de belles coopérations
38:14aussi entre les universités françaises
38:16et les universités palestiniennes
38:17c'est des choses
38:18qu'on pourra faire
38:18avec l'union des étudiants communistes
38:21dans les facs
38:22et je sais qu'on a
38:23de bons liens
38:24avec certains présidents
38:25d'universités
38:26donc je pense qu'il y a droit
38:27à des coopérations
38:27à construire
38:28et qu'on pourra aussi
38:29recevoir ici
38:30des étudiants palestiniens
38:31nous étudiants français
38:32aller là-bas
38:33beaucoup plus qu'avant
38:34peut-être plus facile qu'avant
38:35une fois que la France
38:36aura reconnu
38:37l'état de Palestine
38:38donc je pense qu'il y a
38:39beaucoup de luttes
38:40qui sont passées
38:41il y a beaucoup de luttes
38:41actuelles
38:42et il y a beaucoup de luttes
38:42à construire encore
38:43beaucoup d'initiatives à venir
38:44et en tout cas
38:45j'invite vraiment
38:46les jeunes qui nous écoutent
38:47et qui se demandent
38:48parce qu'il y a beaucoup de jeunes
38:49qui se demandent aussi
38:49qu'est-ce que je peux faire
38:50au-delà des réseaux sociaux
38:51oui mais là on a eu aujourd'hui
38:53la réponse par toi
38:55par Salah
38:56par Elsa
38:57que ça ne servait pas à rien
38:58de militer pour la Palestine
39:00en ligne
39:01merci beaucoup
39:02d'avoir été avec nous
39:03Hassan
39:03Salah
39:04Elsa
39:05je vous engage
39:06je vous enjoins
39:07je vous invite
39:08dans le chat
39:09à vous abonner
39:11aux réseaux sociaux
39:12d'urgence palestine
39:13puisqu'on vient
39:14de voir
39:15que ça servait énormément
39:16aussi au compte
39:17de secours
39:18si jamais il y a encore
39:19une nouvelle fois
39:20une cyberattaque
39:20est-ce qu'il y a encore ?