00:00Ce qu'ils retiennent, c'est violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
00:05Or, les images parlent d'elles-mêmes.
00:08Les images, elles montrent quoi ?
00:09Elles montrent un policier qui vise le thorax d'un enfant, Naël,
00:14et qui, dans le même temps, dit « je vais tirer une balle dans la tête ».
00:18Et on n'oublie pas ! On ne parle pas ! Et on n'oublie pas !
00:23En réalité, la question des violences policières dans notre pays,
00:25elle suit tout à fait l'évolution de la libération de la parole raciste.
00:28Quand vous avez aujourd'hui, au niveau médiatique, des hommes et des femmes politiques,
00:32des chroniqueurs, des soi-disant experts sur les plateaux télé,
00:34qui passent leur temps à expliquer que le problème, c'est l'immigration,
00:37c'est les jeunes, c'est les Noirs, les Arabes, les musulmans, etc.
00:40Eh bien, en fait, ça crée le cocktail explosif qui fait que, oui, on a moins de recul,
00:44moins de prise de recul sur les interventions qui sont faites, et donc, forcément, plus de bavure.
00:49Mais vous savez, quand on arrive dans un quartier, qu'on tutoie un jeune,
00:52parce qu'on estime finalement qu'il n'y a pas besoin de le vouvoyer,
00:55toutes ces attitudes, ces micro-agressions envers notre jeunesse,
00:58il faut que tout cela change, donc il y a une doctrine complète à revoir sur la formation de nos
01:01policiers.
01:02Justice pour nous !
01:03Depuis février 2017, et depuis la mise en place de l'article 435-1 du Code de sécurité intérieure,
01:10qui permet aujourd'hui à un policier, s'il pense que, susceptiblement,
01:14un conducteur qui ne s'arrête pas peut être un danger futur, ce qui est totalement subjectif,
01:19légalement, grâce à cet article de loi, c'est un bouclier qui lui permet de tuer,
01:23et de justifier par n'importe quelle manière.
01:25Le fait qu'il n'y ait pas application de la justice avec une sous-qualification est inadmissible.
01:31Et c'est pour ça qu'on est tous là aujourd'hui.
01:32On parle quand même d'un policier qui a tiré à bout portant.
01:35Ok, il y a eu un refus d'obtempéré ou quoi que ce soit,
01:38mais il a tiré à bout portant sur un mineur, enfin sur un enfant, quoi.
01:41Les images, elles montrent quoi ?
01:43Elles montrent un policier qui vise le thorax d'un enfant, Naël,
01:47et qui, dans le même temps, dit « je vais tirer une balle dans la tête ».
01:52Le sens de cette marche, c'est d'abord de dire « on ne l'accepte pas, cette décision »,
01:56mais c'est aussi de répondre à une décision qui nous semble, une décision politique.
02:02Et donc, on y répond aussi par un discours politique.
02:05Stop à l'impunité policière, stop à la mort de nos enfants pour rien.
02:10Et une justice qui doit condamner la police, qui doit être exemplaire.
02:17On ne peut pas, c'est fait simple.
02:20Je ne peux pas, je ne peux pas.
02:22Ça reste mon seul fils unique.
02:25Il me manque tellement.
02:26On me vient me voir, on vous soutient, il n'y a pas de problème.
02:30Mais moi, quand je rentre chez moi, je suis toute seule.
02:32Je n'ai plus mon bébé.