00:00Jamais on peut dire qu'un collègue policier est un meurtrier, jamais un collègue se lève
00:10le matin en disant tiens je vais tuer quelqu'un, un collègue il n'a pas envie de prendre
00:13son arme, s'il prend son arme c'est qu'il n'a pas le choix et croyez moi tout au long
00:17de sa carrière cette arme qu'on a au bout de la ceinture parfois c'est un poison parce
00:21que si on peut éviter d'utiliser et bien c'est toujours mieux de le faire donc dire
00:25que c'est un meurtrier les collègues ne comprennent pas, ils se disent tous pourquoi
00:29continuer si au final c'est nous les meurtriers, si nous on risque notre vie, on protège des
00:34vies et qu'au final on est un criminel de la sorte et qu'on risque de se retrouver
00:37aux assises comme notre collègue Florian, pourquoi continuer ?
00:39On n'est pas là dans la contestation, on n'est pas du tout dans la prise de position
00:47agressive de venir contester une décision de justice qu'il faut rappeler que notre collègue
00:53reste présumé innocent puisqu'il est toujours mis en examen, on est un petit peu quand même
00:57malgré tout sous le choc, je vous le disais parce qu'il me semble que de manière historique
01:01c'est la première fois qu'un policier se retrouve à devoir prochainement comparaître
01:06devant une cour d'assises à l'occasion d'une action commise dans l'exercice de ses fonctions.
01:14L'individu Nahel avait commis plusieurs refus d'être tempéré et avait délibérément
01:20mis en danger l'avis de citoyens et de policiers, maintenant la justice et l'enquête déterminera
01:28si mon collègue a agi de manière légitime défense ou pas.
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