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  • il y a 1 semaine
Vendredi 14 mars, une cinquantaine de manifestants se sont réunis devant le siège de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans le 13e arrondissement de Paris, pour protester contre la privatisation du magazine 60 millions de consommateurs.

Journalistes du magazine, syndicalistes (CGT, CFDT, SNJ), ou associations de défense des consommateurs, tous brandissent le même message : « Non à la privatisation de 60 millions de consommateurs. »

À quelques minutes d’un conseil d’administration décisif, Bertrand Loiseaux, premier secrétaire de rédaction du magazine, ne décolère pas. Écharpe rouge enroulée autour du cou, casquette de moto accrochée sur son coude, il tient fermement entre ses mains un numéro du magazine. « On est ici pour défendre notre indépendance. Ce magazine a toujours été au service des consommateurs, sans pression commerciale. Une privatisation mettrait cela en danger », lance-t-il dans une voix empreinte de détermination.

En début de semaine, les syndicats avaient été reçus à Bercy par Véronique Louwagie, la ministre chargée du Commerce et de l’Economie sociale et solidaire. L’occasion d’évoquer l’avenir du magazine mensuel, créé en 1970 et édité par l’Institut national de la consommation (INC), un établissement public.

Mais la rencontre n’a pas véritablement dissipé les inquiétudes de la soixantaine de salariés, à l’image de Lionel Maugain. « Nous avons été surpris par le flou de ses réponses, se désole le délégué syndical SNJ-CGT, présent à la rencontre. Elle nous a indiqué que l’arbitrage en cours privilégiait la vente du journal, tout en affirmant que toutes les options restaient ouvertes. »

Pourtant, quelques mois plus tôt, la trajectoire semblait tout autre. En juin dernier, le gouvernement Attal avait validé un plan de relance du magazine, excluant toute possibilité de privatisation. Cette décision visait à préserver l’indépendance éditoriale du titre et à lui permettre de poursuivre ses enquêtes sur des sujets sensibles touchant directement les consommateurs. Mais avec l’arrivée de François Bayrou à Matignon, la ligne a brutalement changé : 60 Millions de consommateurs doit désormais être « adossé à un acteur privé », selon la directrice générale de la DGCCRF, Sarah Lacoche.

De quoi attiser la colère de Sylvie Metzelard, rédactrice en chef du magazine : « C’est un peu ridicule, ce dont on a besoin est infime par rapport au budget de l’État, moins de deux millions d’euros, ce n’est pas non plus un financement de dingue pour un magazine d’utilité publique ». Elle dénonce la passivité de l’État : « On a lancé un magazine pour les enfants il y a un an. On a déjà 2 000 abonnés, alors qu’on ne nous aide ni à pénétrer dans les écoles, ni à gagner en visibilité. En fait, on n’a que les inconvénients d’un établissement semi-public ».

Face à ces incertitudes, 60 millions de consommateurs peut compter sur un large soutien. Une pétition, présentée à la ministre Véronique

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Transcription
00:00C'est vraiment une lutte permanente au nom des consommateurs, pour les consommateurs.
00:04Tout est checké, sur-checké, etc. Je pense qu'on a une vraie fiabilité de l'information
00:07et il faut que ça demeure parce que pour nous c'est un service public.
00:11Oui, oui, oui à la valance ! Non, non, non, à la valance !
00:16L'Institut National de la Consommation a été créé par M. Giscard d'Estaing pour défendre les consommateurs.
00:2360 millions a été créé il y a maintenant 55 ans pour cela.
00:26Donc on est vraiment dans une mission de service public pour défendre les consommateurs, les alerter
00:30et aussi pour inciter les industriels à modifier les recettes, à à chaque fois aller plus en avant pour améliorer
00:36les produits.
00:37Oui, oui, oui à la valance ! Non, non, non, à la valance !
00:4260 est un titre, y compris pour les gens qui n'achètent pas de référence.
00:48Moi je travaille sur le courrier, on reçoit 200 mètres par jour, 7 jours sur 7, 12 mois sur 12.
00:56De gens qui demandent de l'aide.
00:57C'est vraiment un titre qui est ancré dans le patrimoine.
01:02Et en fait, je crois qu'on a remporté la partie à chaque fois à cause de ça.
01:07Soutenez-nous ! Relancez-nous !
01:09Continuez déjà à écrire et à faire notre métier parce que c'est comme ça qu'on continue le plus.
01:14On continue nos dossiers, le tout dernier encore, que ce soit sur le choix des poils, sur le produit de
01:19vapotage, etc.
01:20Nous, notre boulot, il est là.
01:21Donc tout ce qu'on veut, c'est pouvoir le continuer en le faisant de manière plus moderne sur Internet.
01:25C'est plus à la valance ! Non, non, non, à la valance !
01:29Évidemment, la partie salariale et toutes les personnes qui risquent d'être sur le carreau, c'est très important.
01:35Mais pas que.
01:36Si on se bat aujourd'hui, c'est aussi pour qu'on garde un titre indépendant.
01:40Parce que pour les gens, c'est important qu'ils sachent que quand on fait des tests, il n'y
01:45a pas de fabricant derrière.
01:47Les pressions, il ne peut pas y avoir de pression sur nous parce qu'on n'a pas de publicité
01:52non plus.
01:52Donc ça passe tout droit.
01:54Si on fait des choses, c'est vraiment sérieux.
01:56Il y a une équipe d'ingénieurs, il y a des juristes derrière nous.
01:59Tout est checké, sur-checké, etc.
02:02Je pense qu'on a une vraie fiabilité de l'information pour les consommateurs.
02:05Et il faut que ça demeure parce que pour nous, c'est un service public.
02:09Non, non, non, à la vente !
02:12Je crois qu'aujourd'hui, avec l'arrivée d'Internet, avec l'arrivée de l'intelligence artificielle,
02:17la consommation, être consommateur, c'est beaucoup plus difficile en 2025 que dans les années 70, par exemple.
02:24Il y a vraiment ce que les gens du marketing appellent l'omni-canal.
02:28C'est-à-dire qu'on est cerné quelque part.
02:30Et donc un outil comme 60 millions de consommateurs nous aide, nous protège par rapport à une action commerciale
02:35peut-être un peu trop intrusive dans nos vies et dans nos familles.
02:39Merci.
02:40Merci.
02:41Merci.
02:44Merci.

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