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  • il y a 1 semaine
Quelques jours après que le passage du cyclone Chido qui a balayé l'archipel, l'urgence est d'abord à l'organisation des secours dans des conditions extrêmement difficiles, en raison de la destruction de la majorité des infrastructures, de l'éloignement de l'île, des difficultés d'accès et du manque de personnel disponible.

Le bilan humain encore inconnu avec précision pour l'instant selon les sources gouvernementales, sera lourd. Dans ce département français qui cochait toutes les cases du sous-développement, tout est désormais à reconstruire sur des bases entièrement nouvelles exigeant de repenser la politique pour prendre en compte les effets de la crise climatique, et en réalisant des investissements massifs qui n'ont jamais été faits, estime le député européen Younous Omarjee ( La Gauche ), vice-président du Parlement européen.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue dans cette rencontre au Parlement européen de Strasbourg.
00:04Younous Omarji, bonjour.
00:05Bonjour.
00:05Et merci d'être à nouveau avec nous sur le plateau de l'Humanité.
00:09Je rappelle que vous êtes député européen du groupe de la gauche
00:12et que vous êtes également vice-président du Parlement européen.
00:16Un cyclone vient de ravager entièrement le département et la région,
00:20parce que c'est une région aussi de Mayotte.
00:23Alors, on va parler tout de suite de ce qui est le plus urgent.
00:27En même temps, juste en amorce comme ça, ça ne m'empêche pas de vous poser la question.
00:32Quand je vous ai reçu sur la situation de Mayotte,
00:35c'était l'an dernier à l'occasion de ce qu'on a appelé la crise de l'eau,
00:38en fait, les gens n'avaient plus rien à boire, qui a duré plusieurs mois.
00:42On avait déjà à cette époque-là, vous aviez déjà à cette époque-là mis le doigt sur le fait
00:46que
00:47l'État ne faisait pas grand-chose.
00:48On y repense.
00:49Aujourd'hui, vous aviez dit la France aurait tort d'attendre un drame pour agir.
00:54Vous l'avez dit dans l'humanité, ça.
00:56On y est, j'allais dire, aujourd'hui.
00:58On ne va pas s'étendre sur cette question, puisqu'on va parler des questions urgentes, mais tout de même.
01:02Je ne veux pas m'attarder sur ces questions,
01:05qui pourraient donner le sentiment que dans un moment de désolation absolue,
01:12de tragédie maorèse et de drame national,
01:17nous ayons autre chose à faire que de concentrer toutes nos pensées et toute notre action
01:25pour améliorer concrètement la situation des personnes qui se trouvent sur place
01:31dans une situation difficile, très difficile,
01:35puisqu'au moment où je vous parle, vous avez des gens qui ont faim,
01:40qui ont soif, qui ont perdu leur logement,
01:43qui ont perdu leur travail, bref, une situation de désolation totale.
01:50Et ce n'est pas digne que d'ouvrir ces sujets.
01:56Je l'ai dit sur un autre plateau,
01:59viendra le moment des grands discours intelligents sur Mayotte.
02:03Les gens qui ne s'intéressent pas beaucoup, en réalité, à Mayotte
02:07ont tous une analyse sur Mayotte.
02:12Je ne fais pas partie de cela, vous voyez.
02:14Je travaille sur Mayotte depuis que je suis engagé dans l'action politique.
02:20Donc je crois que nous devons rester aujourd'hui sur la solidarité
02:29et la mobilisation qui est la nôtre ici actuellement
02:33pour que l'aide de l'Europe soit utile.
02:38Et je suis heureux que les propositions que nous avons mises sur la table
02:43ont été acceptées par d'abord l'Union européenne,
02:47puis par la France, pour que les aides européennes arrivent concrètement.
02:52Soulignons tout de même, parce que quand il y a des choses bonnes,
02:56il faut le dire, à l'ouverture de la plénière,
03:00la présidente met cela immédiatement, dès lundi, après-midi,
03:04debout, un message solennel en direction des Mahorais
03:08pour exprimer la solidarité de tout notre Parlement européen.
03:12Et sans même attendre le décompte macabre des morts,
03:17nous avons adressé une minute de silence pour dire nos condoléances
03:23pour les familles des victimes.
03:25Et ce matin, la présidente Ursula von der Leyen,
03:29en ouverture de séance plénière, a aussi dit que l'Europe est prête à aider.
03:36Et aujourd'hui, effectivement, est en train de se mettre en place
03:40les mécanismes européens, puisqu'il faut que la France en fasse la demande.
03:46Alors, on sait que ça a été très difficile, évidemment, immédiatement.
03:50Après, dimanche-lundi, on sait qu'il n'y avait pratiquement rien à faire,
03:56enfin, pas grand-chose à faire, parce que personne ne pouvait plus arriver sur l'île.
03:59Les premiers moyens sont venus de l'île de la Réunion,
04:02mais c'était en même temps extrêmement difficile.
04:05Et l'île de la Réunion jusqu'à Mayotte, ce n'est pas non plus tout à fait la porte
04:08à côté.
04:09Ce n'est pas simple, mais on a commencé tout doucement, j'allais dire.
04:14On a l'impression, effectivement, aujourd'hui, qu'il y a une mobilisation.
04:17Vous parliez de l'Europe, c'est effectivement extrêmement important.
04:20On voit des villes aussi se mobiliser.
04:22On voit, bien sûr, des services de sécurité.
04:24On voit des associations, des ONG, etc.
04:26Est-ce qu'on est à la hauteur ? C'est en devenir, on est dans cette phase-là.
04:30Comment vous l'analysez, cette phase ?
04:32Il y a une géographie maorèse.
04:35Mayotte est dans le canal du Mozambique, à 1 400 km de la Réunion,
04:40à peu près 4 jours de traversée.
04:43Les pays autour de Mayotte sont les pays les plus pauvres au monde.
04:47Madagascar, le pays le plus pauvre du monde.
04:49Le Mozambique, qui lui-même était face à la menace du cyclone
04:54et qui est dans la situation que vous connaissez.
04:56Et puis les comores, qui ne sont pas mieux lotis.
05:01Donc la Réunion est la base d'appui pour organiser la solidarité.
05:07Il y a parfois aussi des problèmes pratiques.
05:11Tout ne peut pas arriver comme ça dans un claquement de doigts.
05:15Il y a des problèmes d'ordre logistique.
05:19Parce que sur place, il faut pouvoir aussi accueillir les aides qui arrivent
05:26quand vous savez que l'ensemble des infrastructures ont été mises à terre.
05:32Portuaires, aéroportuaires, etc.
05:34Et que les personnes qui sont censées travailler pour l'aide
05:38sont elles-mêmes dans une situation extrêmement difficile
05:42quand elles n'ont pas disparu.
05:44Donc, il faut prendre la mesure de ce qui se passe à Mayotte.
05:49C'est une tragédie dont on n'a pas encore, je crois,
05:54connaissance de toute l'ampleur.
05:57Mais nous pressentons qu'il s'agit d'une des plus graves catastrophes climatiques
06:02de toute l'histoire.
06:04Et je crois qu'immédiatement, les décisions ont été prises
06:13par l'État, par les forces armées, par la région Réunion
06:18qui joue un rôle extrêmement important
06:21pour essayer d'être le plus réactif possible.
06:26Maintenant, il faut évidemment changer d'échelle.
06:31pour répondre immédiatement aux problèmes des gens,
06:37c'est-à-dire de l'aide alimentaire,
06:39et avoir de l'eau, et puis aussi un abri.
06:44On n'est pas à l'abri d'un risque, d'une catastrophe nouvelle
06:50qui s'ajouterait à la catastrophe que Mayotte a déjà connue,
06:54c'est-à-dire une catastrophe alimentaire, sanitaire,
06:58avec un risque de famine, une catastrophe sanitaire avec des maladies.
07:04On en avait parlé ici, vous aviez un début de choléra à Mayotte
07:11il y a quelques mois.
07:13Tout cela étant dit, cette situation révèle aux yeux du monde
07:20et aux yeux de toute l'Europe,
07:22les très grandes fragilités structurelles de ce pays.
07:27Et il est vrai que Mayotte a l'ensemble des marqueurs
07:32des pays sous-développés
07:35et l'ensemble des fléaux du sous-développement
07:38avec évidemment une très grande pauvreté,
07:43des personnes qui vivent dans des conditions indignes,
07:46des services publics qui sont extrêmement réduits,
07:52un hôpital pour plus de 300 000 habitants.
07:57C'est ça la réalité mahoraise.
08:00Et cette réalité mahoraise est une réalité française
08:04et une réalité européenne.
08:07Pour être tout à fait honnête,
08:10Mayotte est région européenne depuis 2011, je crois.
08:18Et la départementalisation,
08:20contrairement à la Réunion, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique,
08:25ce n'est pas il y a 60 ans.
08:27Donc il y a aussi le temps pour que les bénéfices attendus
08:33de la départementalisation s'inscrivent dans la réalité.
08:37Sauf que pour que ces bénéfices s'inscrivent rapidement dans la réalité,
08:44il faut des investissements massifs à Mayotte.
08:48Et ce sont ces investissements massifs
08:50qui, de mon point de vue, n'ont pas été réalisés.
08:56Et le dire n'est pas une insulte.
09:01Mais c'est une simple réalité.
09:04Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs,
09:05nous considérons qu'il y a des retards extrêmement importants
09:09qui méritent d'être rattrapés et corrigés.
09:11C'est le sens des fonds structurels européens, par exemple.
09:13D'autant que là, alors évidemment,
09:15ce n'est pas sur ce plateau qu'on va régler les problèmes
09:17qui vont se passer et qu'on va avoir à résoudre.
09:19On ne va rien régler du tout.
09:20Parce que Mayotte, c'est une situation très complexe,
09:24d'une complexité absolue.
09:26Et on ne peut pas avoir de réponse simpliste.
09:29Donc les gens qui parlent beaucoup,
09:31qui disent j'ai la solution pour Mayotte,
09:33ils ne connaissent pas la réalité mahoraise.
09:36Sachant qu'on part, là, avec ce cyclone,
09:39on part pratiquement de zéro à l'heure actuelle.
09:42Sinon, la copie est blanche.
09:44Il va falloir repartir de zéro.
09:46Il faut reconstruire.
09:46Réinventer, reconstruire, réinventer un département.
09:49Réinventer.
09:50Et il faut aussi repenser totalement,
09:56réinventer ce développement,
09:59comme étant celui d'un petit pays insulaire.
10:03Et nous avons la possibilité,
10:06dans la reconstruction,
10:09avec toute l'ingénierie européenne et française,
10:13et aussi mahoraise,
10:15de faire la démonstration à l'ensemble des îles du monde
10:18qu'il est possible, aujourd'hui,
10:21d'avoir des modèles de développement
10:24et des constructions qui soient résilientes
10:26et adaptées à la donne nouvelle,
10:30qui est celle des changements climatiques.
10:33C'est là qu'intervient la question climatique,
10:35effectivement, qu'on ne peut pas passer sous silence.
10:38Un modèle comme celui-ci,
10:40comme celui dont vous êtes en train de parler,
10:42ça signifie qu'il faut repenser tout simplement
10:44la politique, sérieusement, cette fois-ci,
10:46à partir de ces données totalement nouvelles
10:48et réelles, concrètes,
10:50à laquelle, ce n'est pas absolument la première fois
10:53qu'on voit ça,
10:54mais Mayotte-là nous donne un coup d'alerte énorme.
10:59C'est à partir de ça qu'il faut repenser la politique
11:02de la prise en compte sérieuse,
11:03ne plus faire de la question climatique
11:06un discours de débat, un lieu de débat, etc.,
11:08mais en faire une donnée fondamentale
11:10pour repenser à la politique d'aujourd'hui.
11:12Oui, les débats politiques sont indignes.
11:14Et j'étais en séance plénière,
11:17et je veux le dire,
11:18parce que j'ai été terriblement choqué
11:22de voir un certain nombre de mes collègues,
11:27de l'extrême droite surtout,
11:29mais pas seulement,
11:31qui, dans ces moments quand même terriblement tragiques,
11:35où il est question de sauver des vies humaines
11:39et de vies qui ont été englouties,
11:43mais l'extrême droite, c'est ça.
11:45C'est-à-dire cette manière de penser
11:55où ils rendent les morts responsables de leurs morts.
11:59C'est ça.
12:00Et où ils trient entre les personnes
12:04selon leur nationalité.
12:06Mais si vous écoutiez bien les discours hier
12:10qui étaient orientés sur la question de la migration
12:15et des migrants venant des Comores d'Anjouan,
12:20eh bien, ces personnes disent,
12:22mais après tout, elles sont responsables.
12:24Et elles sont non seulement responsables de leurs morts,
12:27mais en plus responsables de tous les autres désordres.
12:30C'est terriblement choquant.
12:32Et c'est révoltant.
12:35Et je crois que c'est pas qu'on jette un voile
12:40sur la question migratoire,
12:42parce que c'est une question à Mayotte.
12:45Mais de cette manière-là,
12:48c'est profondément révoltant et profondément indigne.
12:51Et je crois que ça dit
12:53qui sont nos adversaires ici,
12:55dans ce Parlement européen.
12:57Et ça nous donne encore plus de volonté
13:00pour les combattre de manière très résolue.
13:02Parce qu'on n'a rien à voir.
13:04D'autant que, comme vous le disiez tout à l'heure,
13:07on voit que la réaction,
13:08les réactions de ce qu'on va appeler la société civile...
13:10Ils font honte à la France.
13:11Oui, c'est ça.
13:12Ce que je voulais dire, c'est qu'ils font honte à la France.
13:14Les réactions des sociétés civiles,
13:16des gens, des professionnels, etc.,
13:18des associations, des villes, etc.,
13:19sont plutôt de bonnes réactions.
13:21Absolument. Bien sûr.
13:22Bien sûr.
13:23Et cette mobilisation nationale,
13:25elle doit continuer à s'amplifier.
13:27Je le dis de manière simple.
13:33Je pense que la décision du président de la République
13:35de décréter un deuil national est une bonne décision.
13:39C'est bien le moins dans une telle situation.
13:45Et il faut que toute la communauté nationale
13:48soit mobilisée en solidarité avec Mayotte.
13:52et que chaque Français, chaque Européen
13:56se sente endeuillé
13:57parce que c'est une catastrophe majeure.
14:01Et j'ai beaucoup de mal,
14:02je vous le dis,
14:04depuis ce week-end,
14:07à m'intéresser à autre chose
14:09et à parler d'autre chose
14:11et à être dans la bataille politique habituelle.
14:17Je pense que toutes nos actions,
14:20toutes nos pensées en ce moment
14:21doivent être concentrées sur Mayotte
14:25parce que ce qui se passe
14:26est absolument exceptionnel
14:28et on va s'en rendre compte
14:30au fur et à mesure.
14:32Alors, est-ce que ça,
14:33ça nécessite justement
14:34ce que vous êtes en train de dire ?
14:35Un type d'organisation
14:37qui soit à la fois d'urgence et profond
14:39pour aller de l'avant
14:40par rapport à la situation
14:42qu'on connaît aujourd'hui.
14:43Quelque chose d'exceptionnel,
14:44je vais dire,
14:44même en termes d'organisation d'État,
14:46en termes de différents partenaires
14:49qu'on met ensemble
14:50pour essayer de faire avancer
14:52la situation.
14:53Oui, bien sûr.
14:53Tout doit être exceptionnel
14:54concernant Mayotte.
14:56Mais dans la catastrophe,
14:59comme en dehors de la catastrophe,
15:01et je l'ai souvent dit,
15:03Mayotte mérite une mobilisation
15:05exceptionnelle de l'État
15:07avec des plans exceptionnels
15:10d'investissement.
15:11et elle ne peut pas être traitée
15:14à l'identique des autres régions
15:16ou même parfois moins bien
15:19que les autres régions.
15:22Je veux dire tout de même
15:23que je suis fier
15:25de porter le rapport
15:27Restore,
15:29qui a été voté en plénière hier
15:31par le Parlement européen,
15:34une écrasante majorité,
15:35qui permet de changer nos règles
15:38pour avoir une aide immédiate
15:40et directe
15:41à Mayotte
15:42qui fonctionne.
15:43Et je crois que nous apportons
15:46une petite,
15:48une toute petite contribution
15:51très concrète.
15:52Et ça va être la première fois
15:53que ce fonds va fonctionner
15:54finalement dans une situation terrible.
15:56Oui, et puis
15:57il a valeur d'exemple
15:59parce qu'observez,
16:02si on laisse de Mayotte
16:04de côté 30 secondes,
16:05qu'aujourd'hui les catastrophes naturelles
16:08sont devenues
16:09une donne permanente.
16:11Elles concernent
16:12l'ensemble des régions européennes.
16:14Et je disais en plénière
16:16qu'il est un temps,
16:17une époque
16:18où lorsqu'on parlait
16:19des catastrophes naturelles,
16:21le plus souvent,
16:22on parlait ici
16:23des pays ACP.
16:26Et au fur et à mesure,
16:27on est rattrapé
16:28en Europe même
16:30par la question
16:31de l'adaptation
16:32de nos infrastructures,
16:35de nos modèles
16:36de développement,
16:37aux impacts
16:38du changement climatique.
16:40Et cette question
16:41n'est plus seulement
16:42réservée
16:43aux pays ACP
16:44ou aux pays pauvres,
16:46ça devient une question
16:47totalement européenne,
16:49y compris
16:50dans les pays riches.
16:52En 2021,
16:53vous aviez eu
16:54des inondations
16:54en Allemagne,
16:56Pays-Bas
16:56et en Belgique,
16:58plus de 300 morts,
17:00très récemment
17:01à Valence,
17:03pareillement,
17:04plus de 300 morts.
17:05Tout ceci
17:06doit faire
17:07qu'on doit changer
17:08totalement
17:09de prisme,
17:10d'action
17:11et que nous devons
17:13consolider
17:13notre politique
17:15climatique
17:16avec un grand volet,
17:18un grand pilier
17:19sur l'adaptation
17:21au réchauffement
17:23climatique
17:24et à la reconstruction
17:25de manière résiliente.
17:27Merci beaucoup,
17:28il y a eu une synergie
17:29dans ces circonstances
17:31très particulières
17:31d'avoir accepté
17:33de passer un moment
17:35sur le plateau
17:35de l'humanité.
17:36On a souvent parlé
17:37de Mayotte
17:38avec vous,
17:39merci beaucoup.
17:40Je me souviens
17:41qu'on avait eu
17:42un débat
17:42avec Michel Rivasi,
17:45notre très regretté
17:46Michel Rivasi
17:47qui s'intéressait
17:48beaucoup
17:49à la situation,
17:50notamment de l'eau,
17:52parce que nous avons
17:53aujourd'hui
17:54le problème de l'eau
17:55du fait du cyclone,
17:57mais les Mahorais
17:58sont habitués
17:59à des tours d'eau
18:01ou à l'absence
18:02d'eau potable.
18:03Donc,
18:04j'espère aussi
18:06qu'il y ait
18:08maintenant
18:09un sursaut,
18:10un sursaut
18:11concernant Mayotte
18:12et que la prise
18:14de conscience
18:15née
18:16à la triste
18:17faveur
18:18de cette catastrophe
18:19permette
18:20demain
18:21véritablement
18:22d'avancer
18:23plus rapidement
18:23pour le règlement
18:25de l'ensemble
18:25de ces problèmes
18:26structurels
18:27très profonds.
18:28Merci beaucoup
18:28Yohu Samarji.
18:29On continuera
18:30à suivre,
18:31bien sûr,
18:31ce qui va se passer
18:32dans toutes ces circonstances
18:34qu'on développe
18:34en ce moment,
18:35au tout début
18:36de ce qui vient
18:36de se dérouler.
18:37Merci à vous
18:38et merci à vous également
18:39qui nous avez suivis.
18:40A bientôt,
18:41au revoir
18:41et bonne fête
18:43de fin d'année.
18:43Sous-titrage Société Radio-Canada
18:48Sous-titrage Société Radio-Canada

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