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  • il y a 20 heures
Lourdement endettée, la société Presstalis  (ex-NMPP), placée en redressement judiciaire depuis le 20 avril dernier, devrait être fixée sur son sort le vendredi 15 mai. Le tribunal de commerce de Paris, devait choisir entre une liquidation totale et un plan de reprise proposé par la coopérative de distribution des quotidiens.
Didier Lourdez, secrétaire général du syndicat du Livre de la communication écrite CGT, qui refuse le démantèlement et la liquidation du Groupe Presstalis, attend des éditeurs de presse magazine, un geste fort en soutien à la messagerie historique de la presse française.

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Transcription
00:00Pour l'instant, la demande, c'est la liquidation judiciaire à effet immédiat, sans maintien d'activité.
00:09Donc on a 512 salariés de la SAC qui vont se retrouver au chômage, sans compter les intérimaires qui n
00:20'auront également plus de travail.
00:44Le tribunal de commerce a considéré qu'il y avait un projet de reprise valable pour le secteur qui avait
00:53été évoqué par la coopérative des quotidiens,
00:57qui était un quai, d'ailleurs, le site d'exploitation de votre livre, et le siège de Prestalice.
01:07De ce constat-là, pas de reprise annoncée par les SAD, à la fois parce que les magazines n'ont
01:15pas fait d'offres,
01:16mais à la fois parce que les quotidiens n'ont pas fait d'ailleurs non plus.
01:29Les camarades, de toute façon, n'ont plus rien à perdre.
01:32Ils n'ont plus rien à perdre parce que, en gros, s'il n'y a rien de goût,
01:36qu'ici vendredi, ils savent ce qu'ils en attendent.
01:40Donc, ils ont décidé, dès hier soir, de bloquer toute la presse quotidienne, la presse-magazine, aussi en province.
01:51Et compte tenu de la situation, d'ailleurs, qui a été annoncée ce matin,
01:56le syndicat appelle les imprimeries parisiennes, aussi en solidarité,
02:03mais avec un soutien total du syndicat vis-à-vis, au moins, de nos adhérents de la SAD,
02:11et évidemment des salariés plus généralement, à une non-parution des quotidiens nationaux.
02:21C'est ici, vendredi, ce qu'on entend, ce qu'on voit, où ce qu'on lit, se confirme.
02:30Pour l'instant, les deux grands groupes de presse-magazine n'ont pas décidé de rejoindre l'offre de la
02:41coopérative au quotidien,
02:42ce qui sous-entendrait, après avoir mis 512 salariés de la SAD au chômage,
02:49que presse-magazine serait évidemment de nouveau fragilisée,
02:54de nouveau fragilisée, et qu'on n'est pas à l'abri, d'ailleurs,
02:58et évidemment, on ne souhaite pas être à contre,
03:01mais on n'est pas à l'abri que, derrière,
03:05que ce soit une disparition de la messagerie historique,
03:11ex-LMPP, comme on l'appelait,
03:15donc on est évidemment particulièrement originaux en impériale.
03:19Les magazines se plaignent de payer le prix fort pour les quotidiens,
03:27et donc ils décident de ne plus le faire,
03:30c'est le cas d'ailleurs des deux grands groupes de Prisma et de Rayward,
03:33les gars, donc ces deux grands groupes-là disent « nous, de toute façon,
03:40on ne rejouerra pas la coopérative des petits gains,
03:42on fera notre propre distribution ».
03:48Au-delà des égaux surdimensionnés des éditeurs des uns et des autres,
03:52il y a une histoire de poursous.
03:56Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est que ce sont les salariés qui payent des désaccords.
04:02Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est que ce sont les éditeurs
04:07qui, pendant longtemps, se sont sucrés sur le dos des messageries.
04:12Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est qu'il y a eu des remises arrière
04:18ou des bonus bienvenus pour les plus grands groupes d'ailleurs.
04:23Voilà la faillite de Prestalys, qui commence par l'Assad d'ailleurs,
04:29amène à ce que les erreurs de gestion et tous les petits cadeaux entre patrons
04:36font qu'on se retrouve dans une situation où c'est les salariés qui payent des pots de cassé.
04:47On voyait des salariés au chômage alors que, pendant la période de confinement,
04:54ils ont fait tout le nécessaire pour que la presse continue d'apparaître
04:58et être distribuée partout.
05:02D'ailleurs, le président de la République ou le Premier ministre, je ne sais plus,
05:06avait déclaré l'activité de la profession comme essentielle.
05:11Et donc, on n'est ni désagréablement surpris, ni déçus.
05:19On est dans une situation dont l'État abandonne, abandonne les salariés,
05:26alors qu'ils ont à plus de millions, au moins, peut-être de milliards,
05:34soutenu un grand nombre d'éditeurs.
05:38Et donc, ils abandonnent clairement les salariés et les salariés de l'Assad.
05:50Je rappelle quand même que la distribution de la presse permettait à distribuer à la fois
05:55les quotidiens et les magazines, permettait une péréquation des deux.
06:02Dans cette péréquation, le fait de pouvoir transporter des flux communs
06:06permettait de remplir un peu plus les camions et de se partager les frais.
06:11Évidemment, si demain, juste l'humanité, pour ne prendre que lui,
06:16va prendre ses propres voitures pour aller se faire distribuer tout seul
06:21à Paris et en province, il est inutile de dire que ça, ça ne fonctionne pas.
06:26L'humanité étant un groupe, y compris indépendant,
06:30donc pas relié à des grands groupes financiers tels d'ailleurs
06:34que celui du Monde ou celui du Figaro, dont on connaît derrière
06:40les capacités capitalistiques à investir.
06:43Non, ça ne marche pas.
06:44Ça ne marche pas.
06:45Ça marche avec une structure qui n'est pas celle qui est portée dans l'offre aujourd'hui.
06:50Donc, quand je disais tout à l'heure,
06:52on peut assister à une première vague,
06:55qui est celle qui est citée sur les sables,
06:57mais on peut assister aussi à un démantèlement rapide
07:00du reste de Prestalys, c'est parce que les craintes sont effectivement particulièrement fondées.
07:06Évidemment, on invite les coopératives à faire en sorte que d'abord,
07:14un, il y ait l'évitement du dépôt de bilan sans le maintien d'activité pour vendredi,
07:22parce que là, ce serait une véritable catastrophe industrielle, incontestablement,
07:28et sociale, humaine, certainement.
07:34Donc, c'est ça, nous, sur les quelques jours qui nous restent,
07:37sur lesquels on va oeuvrer pour qu'il y ait une offre de reprise
07:42qui permette effectivement d'éviter la catastrophe.
07:51S'il n'y a plus de distribution, comme on avait pu l'évoquer une période,
07:57en dehors des métropoles, notamment dans des zones blanches,
08:02et bien c'est autant d'électeurs au moins, pas informés,
08:05autant de démocraties supprimées,
08:08autant de quotidiens qui ne seront pas imprimés,
08:12autant qui ne seront pas distribués,
08:13mais il y aura des répercussions, forcément, sur les journalistes,
08:19sur toute la série,
08:23et toute la filière telle qu'on connaît.
08:26Il y aura des problèmes sur, évidemment, les diffuseurs
08:29qui ont, dans cette période, beaucoup souffert, quand même.
08:33Mais je pense que les choses étaient cousues de fil blanc,
08:37depuis bien longtemps, d'ailleurs.
08:42Et aujourd'hui, le gouvernement et l'éditeur se mettent ensemble
08:45pour faire l'acro, pour faire l'acro, sans qu'il y a de livres,
08:49et pour faire l'acro à la CGT,
08:52notamment en province.
08:54Mais encore une fois,
08:57la fragilisation de Prestalys est dans toutes les têtes.
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