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  • il y a 13 heures
Au sommaire de l'édition du vendredi 2 juin, la victoire des prisonniers politiques palestiniens ; Trump qui affiche son mépris pour la planète ; les dénonciations calomnieuses du FN concernant les assistants parlementaires européens ; réduire le chômage au prix de la précarité ? ; quand l’état d'urgence met en péril le droit de manifester ; les lobbies contre la santé ; le droit aux vacances.

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Transcription
00:02Bonjour et bienvenue dans Regards sur l'actualité. Bonjour Patrick Leyari.
00:06Bonjour.
00:07Alors on commence tout de suite par une bonne nouvelle.
00:10Après 40 jours, les prisonniers palestiniens ont décidé de suspendre leur grève de la faim lancée le 17 avril.
00:16Ils ont obtenu satisfaction sur une grande partie de leurs revendications,
00:20notamment concernant la fin des restrictions des visites familiales,
00:24l'amélioration de l'accès aux soins médicaux et les conditions de détention.
00:28Alors Patrick, quel rôle a eu la mobilisation internationale à laquelle vous avez participé
00:33dans ce bras de fer avec Benyamin Netanyahou ?
00:36Il y a eu une combinaison du mouvement du peuple palestinien, de la rue palestinienne elle-même,
00:41autour des femmes, des familles qui ont quelqu'un dans les prisons israéliennes aujourd'hui
00:50et qui faisaient grève de la faim,
00:52et un mouvement international effectivement un peu partout dans le monde,
00:56particulièrement en Europe, et ceci a obligé le gouvernement israélien
01:01à enfin discuter avec Marwan Bargouti, ce qui est un acte extrêmement important.
01:06Donc c'est la combinaison des deux.
01:08Maintenant, il faut aller plus loin parce que c'est la libération définitive de ces prisonniers
01:14qu'il faut obtenir.
01:15Alors justement, est-ce que cela renforce la position de Marwan Bargouti
01:19en tant qu'interlocuteur et que leader politique du FATA ?
01:22Oui, je crois, parce que Marwan Bargouti, c'est une grande figure, même dans les prisons.
01:26C'est lui qui a fait l'accord des prisonniers.
01:28Il a mis autour de la table toutes les factions qui existent politiques en Palestine
01:36pour faire cet accord, c'est-à-dire quasi un mini-programme de gouvernement de la Palestine.
01:43Donc il est un leader naturel et s'il était libéré, il ne serait pas un problème pour les Israéliens.
01:51Il est plutôt une solution pour l'État palestinien, mais aussi pour la sécurité du peuple israélien lui-même.
01:59Alors on va élargir un petit peu la question.
02:01Emmanuel Macron vient de faire ses premiers pas très commentés sur la scène internationale.
02:06Qu'attendre du nouveau président de la République française sur le point de la politique étrangère,
02:11notamment au Moyen-Orient et plus particulièrement concernant l'arrêt de la colonisation israélienne ?
02:16Pour l'instant, il n'y a pas de prise de position nette.
02:20Malheureusement, il faudrait que la France s'engage au sein et avec les autres États de l'Union européenne
02:27pour dire que ceci est contraire au droit international.
02:30Il n'y a pas besoin de faire de la propagande politique.
02:33Il suffit d'utiliser le droit international qui considère la colonisation comme tout à fait illégale,
02:41comme le mur est illégal.
02:42Et donc à partir de l'application du droit international,
02:46on doit pouvoir, dans la suite de la conférence de Paris qu'avait initié le précédent gouvernement,
02:53il ne faut pas faiblir sur ces enjeux-là,
02:57parce que le rapport de force mondiale a un peu changé dès lors que M. Trump s'est aussi rendu
03:02au Proche et au Moyen-Orient.
03:04Il a été à Tel Aviv et à Bethléem.
03:06Et malheureusement, il n'a rien dit.
03:08Il a fait semblant de parler, mais il n'a strictement rien dit.
03:12Donc la mobilisation des forces progressistes, des humanistes, des démocrates de toute opinion,
03:20avec le mouvement citoyen qui se développe autour de l'idée du respect du droit international
03:27et donc de l'existence de deux États,
03:30doit se renforcer considérablement de telle sorte que nos gouvernements
03:34et l'Union européenne, les institutions européennes,
03:38s'engagent pour un règlement à partir du droit,
03:43c'est-à-dire les frontières de 1967 avec Jérusalem-Mes comme capitale.
03:48Alors est-ce que les députés ou futurs députés de gauche vont pouvoir peser sur justement cette politique étrangère
03:55et exiger des choses en ce sens ?
03:56On le souhaite parce que c'est cette majorité au Parlement, au Sénat comme à l'Assemblée nationale
04:03qui a voté la reconnaissance de l'État palestinien.
04:06Malheureusement, le président de la République aurait dû se saisir de ce vote-là
04:11et considérer qu'il avait un mandat pour peser en faveur de cela.
04:17Alors il y a ce premier pas, je répète, de la conférence de Paris,
04:20mais il aurait dû symboliquement reconnaître l'État palestinien.
04:24Le président de la République actuelle pourrait le faire,
04:27mais évidemment il faut vraisemblablement, sans tarder,
04:31prendre des dispositions pour avoir cette autre majorité de gauche dans le Parlement,
04:37notamment l'Assemblée nationale à venir.
04:39On passe à un autre sujet, plus que d'actualité,
04:42puisqu'il date de cette nuit même, Donald Trump a annoncé que son pays se retirait des accords de Paris
04:47sur le climat.
04:49Alors les réactions pleuvent, des réactions d'indignation,
04:53des réactions graves de la part du président de la République français,
04:57qui prennent l'affaire très au sérieux.
04:58Quelle est votre réaction, Patrick ?
05:00Ce qui vient de se passer est grave et inquiétant,
05:04c'est-à-dire que c'est à la fois un déni et un délit, en quelque sorte, contre l
05:08'humanité,
05:09parce qu'une fois de plus, on a le président nord-américain
05:15qui décide de ne pas honorer ni sa parole ni sa signature,
05:20sur la base d'un mensonge et honté, sur la base de la défense de l'emploi.
05:24Je ne suis pas désolé, mais aujourd'hui, la création d'emplois dans l'énergie solaire
05:30et dans l'énergie éolienne aux États-Unis est supérieure à la création d'emplois dans l'énergie carbonée.
05:38Et c'est cette énergie carbonée qui pose problème,
05:41et pose le problème de production de gaz à effet de serre et de réchauffement climatique,
05:45et c'est de cela qu'il faut sortir.
05:47Et heureusement, dans la société américaine, parmi les élus à New York,
05:54comme dans certains États comme la Californie,
05:56il y a d'ores et déjà, en osmose avec les populations européennes,
06:01les populations chinoises ou indiennes, des réactions qui visent à contrebalancer ça.
06:06Donc il faut créer le rapport de force de telle sorte qu'il n'aille pas au bout de ce
06:11qu'il a dit.
06:11D'ailleurs, certains industriels américains, c'est plutôt surprenant,
06:14mais ils vont aussi dans le sens de l'accord de Paris, c'est-à-dire ?
06:18Oui, parce qu'ils se rendent bien compte que l'avenir n'est pas de ce côté.
06:22L'avenir est du côté de la transition environnementale, de la transition énergétique.
06:27L'avenir est du côté d'un autre mode de développement.
06:33Et puis, une entreprise, elle ne survivra pas non plus au réchauffement climatique.
06:37Ça pose des problèmes à tout le monde.
06:39C'est une question d'intérêt général.
06:41Et qu'il y ait de ce côté-là aussi des réactions, c'est extrêmement positif.
06:48Ce sont des points d'appui qui peuvent servir aux mouvements citoyens,
06:52aux organisations non gouvernementales,
06:55aux gouvernements eux-mêmes, aux parlements, aux élus locaux, aux mairies,
06:59pour pousser à l'application de l'accord de Paris.
07:02En tout cas, quoi qu'il arrive, il faut l'appliquer.
07:05Dans l'Union européenne, il faut que les Chinois,
07:07comme ils l'ont dit cette nuit, l'appliquent.
07:10Il faut que nous montrions l'exemple et en même temps créer ce rapport de force.
07:14Et dans ce rapport de force, s'il est nécessaire de prendre des dispositions
07:18comme des taxations aux frontières de produits carbonés
07:22qui font du mal à la planète et qui sont contraires à l'accord de Paris,
07:25il faudra vraisemblablement le faire.
07:27Est-ce que vous pensez que l'Amérique s'isole ?
07:29Parce que du coup, la Chine et la France deviennent les leaders
07:31dans les questions environnementales.
07:33Et est-ce que vous pensez que l'Amérique, du coup, va y perdre ?
07:36Le président nord-américain, lui, s'isole.
07:39C'est quasiment sûr.
07:41Est-ce qu'elle va y perdre ?
07:43Oui, parce que ce n'est pas conforme aux aspirations du peuple américain
07:47qui, lui, tout comme nous, il souhaite cette transition environnementale.
07:51Lui, comme nous, il est victime,
07:53il peut être victime du réchauffement climatique.
07:55Ils sont déjà confrontés à cette problématique
07:58dans un certain nombre d'endroits
08:01aux confins de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Nord.
08:06Donc, personne n'a intérêt à poursuivre cette logique de M. Trump,
08:11surtout sur la base d'une argumentation tout à fait mensonger.
08:15Alors, on passe maintenant à un sujet sensible,
08:18la transparence de la vie politique.
08:20En la matière, pour le Front National, la meilleure défense,
08:23eh bien, c'est l'attaque.
08:24Alors que les juges attendent toujours
08:26que Marine Le Pen réponde à leur convocation
08:28pour s'expliquer sur la mise en place
08:30d'un système de financement frauduleux de son parti
08:33avec des fonds publics européens,
08:35eh bien, une députée frontiste
08:37a envoyé une lettre de dénonciation au Parquet de Paris.
08:40Elle y accuse une vingtaine de ses collègues,
08:43de tous bords,
08:44de compter des emplois fictifs
08:45parmi leurs assistants parlementaires.
08:47Certains eurodéputés ont porté plainte
08:50pour dénonciation calomnieuse,
08:52alors qu'une enquête préliminaire a été ouverte.
08:54Alors, Patrick, votre nom figure sur cette fameuse liste
08:58des députés mis en cause par cet élu du Front National.
09:01Alors, qu'en avez-vous appris
09:02et quelle a été votre réaction ?
09:04Je l'ai appris, comme tout le monde,
09:05dans des journaux qui ont donné cela.
09:10Comme vous le dites,
09:11il s'agit d'une dénonciation
09:13d'une députée de l'extrême droite
09:16qui vise à couvrir les problématiques
09:19auxquelles ils sont eux-mêmes confrontés.
09:22Donc, la méthode, déjà,
09:24elle est plus que discutable
09:25et c'est ce qui nous fait dire
09:27que c'est une dénonciation calomnieuse.
09:29Secondement, les assistants parlementaires
09:33sont évidemment des aides techniques,
09:38des collaborateurs qui ont une connaissance
09:40de la législation,
09:41qui étudient des projets de directives,
09:44des directives eux-mêmes,
09:45des résolutions,
09:46qui nous préparent les votes
09:48parce que parfois, nous avons dans une séance,
09:51tous les votes,
09:52c'est en temps général entre midi et 14h,
09:55voire 15h,
09:56mais parfois, nous avons 50, 100 votes
09:59à émettre en deux heures.
10:01Donc, ceci nécessite un travail
10:03parce que ce sont des votes
10:04sur des amendements et sur des textes.
10:07Donc, nous avons besoin d'équipes
10:08qui nous aident,
10:09qui étudient les amendements
10:10et qui nous conseillent
10:12sur le vote que nous devons faire.
10:13Donc, c'est un travail extrêmement lourd,
10:15extrêmement prenant.
10:17Et donc, nous votons aussi
10:19selon des options politiques.
10:21Moi, je n'ai pas d'assistant
10:22et personne n'a d'assistant
10:24qui sont neutres.
10:25j'ai des assistants
10:26qui sont d'opinions diverses,
10:28mais ils partagent
10:29mes convictions progressistes,
10:31mes convictions humanistes
10:32et mes convictions démocrates profondes
10:35et ma conviction
10:35de refondation de l'Union européenne.
10:38Certains d'entre eux
10:39ont été conseillers municipaux.
10:43D'autres sont engagés ailleurs,
10:44dans des associations,
10:45dans des boîtes à idées.
10:47D'autres sont membres
10:48de clubs de foot.
10:50Et donc, c'est à partir
10:51de l'idée selon laquelle
10:53j'ai un assistant
10:54qui a été conseiller municipal
10:56d'une ville
10:57et qui a des responsabilités
10:59au Parti communiste,
11:00ce qui ne lui est pas du tout interdit.
11:02C'est un assistant
11:03qu'on appelle un assistant local
11:05dans la circonscription,
11:07qu'il est incriminé
11:08au même titre
11:09que les assistants
11:10de mes collègues.
11:12Autrement dit,
11:14on veut déduire de cela
11:17qu'un assistant
11:17ne peut pas avoir
11:20de responsabilités
11:21dans la vie associative,
11:23politique ou sportive.
11:25Par exemple,
11:26pourquoi on ne me dit pas
11:27que je finance
11:29le club de foot
11:30ou joue
11:31un de mes autres assistants ?
11:33Il y a quelque chose
11:34qui ne va pas dans cette affaire.
11:35Donc, c'est une dénonciation
11:37calomnieuse
11:38et mes avocats
11:40vont vraisemblablement
11:42déposer au même titre
11:43que les autres
11:43une plainte contre cela
11:45parce que c'est un préjudice
11:46pour nous-mêmes
11:47mais c'est un préjudice
11:49pour les noms
11:50qui sont jetés en pâture,
11:51les noms de nos assistants
11:52et de leur famille.
11:54Retour au débat d'idées
11:55avec un sujet
11:56qui arrive en tête
11:57des préoccupations
11:58des Français.
11:58Il s'agit du chômage.
12:00Si les derniers chiffres
12:01publiés le 24 mai
12:03montrent une légère inflexion
12:05globale du nombre
12:05de demandeurs d'emploi
12:06en avril,
12:07ils indiquent également
12:08une forte augmentation
12:10des emplois précaires
12:11et à temps partiel
12:12avec un salaire
12:12qui ne permet pas
12:13de vivre décemment.
12:15Alors Patrick,
12:15est-ce que les lois
12:16promises par Emmanuel Macron
12:18concernant le Code du travail
12:19ne risquent pas
12:20d'amplifier ce phénomène
12:21de précarisation de l'emploi ?
12:23Oui, tout à fait.
12:24C'est-à-dire,
12:24poursuivre sur la loi
12:26de précarisation du travail
12:27qui a été faite
12:27dans le précédent quinquennat
12:29va aboutir
12:31à plus de précarité
12:32et à plus de travailleurs pauvres.
12:34Donc, la question
12:35du chiffre lui-même
12:37du chômage
12:38n'est pas tellement
12:41indicatif
12:41en réalité
12:43de la vie
12:44de millions
12:45et de millions
12:46d'hommes et de femmes,
12:47de jeunes
12:48de ce pays
12:48qui de plus en plus
12:50vont être embauchés
12:52en contrat précaire
12:54au détriment
12:54du contrat
12:55à durée déterminée.
12:57Donc,
12:57il faut inventer autre chose.
12:58C'est-à-dire,
12:59je ne suis pas
13:00pour le statu quo,
13:01il faut un Code du travail
13:03adapté aux conditions
13:04de notre temps,
13:05mais un Code du travail
13:06qui considère
13:08aussi les problématiques
13:09nouvelles,
13:10c'est-à-dire,
13:11la concurrence,
13:12l'intensification,
13:13la volonté
13:14d'accentuer
13:15la compétitivité
13:16des entreprises
13:16a des conséquences
13:18sur la vie
13:20des salariés
13:21au travail
13:21eux-mêmes,
13:22des conséquences
13:23sur leurs conditions
13:24de travail,
13:25sur leurs conditions
13:26de vie.
13:26D'ailleurs,
13:27l'éloignement,
13:27même ne serait-ce
13:28qu'entre le travail
13:30et le lieu d'habitation,
13:31a lui-même
13:32des conséquences.
13:33Donc,
13:33c'est tout cela
13:34qu'il faudrait voir,
13:35mais il faudrait le revoir,
13:36non pas dans le sens
13:37de la précaution,
13:38non pas dans le sens
13:39de ce que réclame
13:41le MEDEF,
13:41c'est-à-dire,
13:42il faut détruire
13:43les conquis sociaux
13:44prétendument
13:45à cause de la compétitivité.
13:46Il faudrait inverser
13:47le raisonnement
13:48et dire,
13:49nous voulons
13:50un autre monde,
13:50un monde harmonieux
13:51où on augmente
13:54les niveaux sociaux
13:56et les niveaux salariés
13:57dans l'ensemble
13:58du monde,
13:59dans l'ensemble
14:00des entreprises,
14:00à commencer
14:01par les multinationales,
14:02de telle sorte
14:03qu'on tend
14:04vers un niveau
14:05de rémunération
14:06du travail
14:07convenable
14:07pour tout le monde
14:08en écrasant
14:10aujourd'hui
14:11les écarts
14:12de salaire
14:13pour un même travail,
14:14à commencer
14:14par l'inégalité
14:16entre hommes
14:17et femmes,
14:18mais aussi
14:19avec les autres
14:20travailleurs
14:20des autres pays,
14:21dans le pays,
14:22mais surtout
14:23à l'intérieur
14:23de l'Union européenne.
14:25Et donc,
14:25il faudrait inventer
14:26autre chose
14:27qui serait
14:27en quelque sorte
14:29une réforme
14:30révolutionnaire,
14:31une évolution révolutionnaire
14:33extrêmement importante,
14:34qui serait l'idée
14:35de trouver
14:36une assurance
14:37où chacune
14:38et chacun
14:39ait en permanence
14:40soit un travail,
14:42soit une...
14:42et soit en formation
14:43s'il a besoin,
14:45soit une activité,
14:46parce qu'il faut donner
14:46la possibilité
14:47aux citoyens
14:48d'avoir pendant
14:496 mois,
14:491 an,
14:5018 mois,
14:51aussi une activité
14:52pour le bien commun
14:53tout en étant
14:54rémunéré.
14:55C'est cette chose-là
14:56qu'il faudrait mettre
14:56aujourd'hui sur la table
14:58pour avoir un débat large
14:59avec les organisations
15:00syndicales,
15:01avec les forces politiques
15:03dans leur ensemble,
15:04mais non pas
15:05du point de vue
15:06des actionnaires
15:07des grandes entreprises,
15:08mais du point de vue
15:09des salariés,
15:10des entreprises sous-traitantes
15:12et des petites et moyennes entreprises
15:13parce que de ce côté-là aussi,
15:14il y a des choses
15:15à faire
15:16pour améliorer
15:17la vie
15:19à la fois
15:21économique
15:21des entreprises,
15:22mais la vie
15:24sociale
15:24des individus,
15:26hommes ou femmes
15:27qui y travaillent.
15:28Donc c'est l'idée
15:29de la sécurité sociale
15:31professionnelle
15:32qui est derrière cela
15:34et qu'il faudrait
15:36débattre
15:36au lieu
15:37de celle
15:37du détricotage
15:38du code du travail.
15:39Alors ça,
15:40c'est une grande loi
15:41portée sans doute
15:41par les députés
15:42ou futurs députés
15:43de gauche
15:44qui vont être
15:44à l'Assemblée
15:45bientôt,
15:46mais quelqu'un
15:47comme ça
15:47qui est au chômage
15:48qui a un problème
15:49d'accès à l'emploi.
15:50Qu'est-ce qu'on peut faire
15:51concrètement pour lui ?
15:53Ça dépend
15:53quelle est sa situation.
15:54Si c'est une question
15:55liée à la formation,
15:57il faut ouvrir
15:58des droits
15:59à la formation
15:59et même
16:00la possibilité
16:01d'aller
16:02dans des entreprises
16:03pour voir
16:04les métiers
16:05parce qu'il y a
16:06aujourd'hui
16:06des métiers nouveaux
16:07et il y aura
16:08demain
16:08des métiers nouveaux.
16:09Donc il faut ouvrir
16:10le droit à la formation.
16:10D'autre part,
16:12il y a la question
16:13de l'embauche
16:14dans les entreprises
16:15elles-mêmes,
16:15c'est-à-dire
16:16le développement
16:17de leur activité,
16:19c'est-à-dire
16:20aujourd'hui
16:21il faut permettre
16:22à des gens qualifiés
16:24d'avoir accès
16:25à l'emploi,
16:25particulièrement
16:26les jeunes
16:26et notamment
16:27les jeunes des banlieues
16:28qui sont extrêmement
16:29spoliés.
16:30Troisièmement,
16:31peut-être qu'il faut
16:32dans un certain
16:33nombre d'endroits,
16:34dans un certain
16:34nombre de branches,
16:36rediscuter de la question
16:37du temps de travail
16:38parce que la réduction
16:40du temps de travail
16:41est créatrice
16:42d'emplois.
16:43De même,
16:44peut-être faut-il
16:45rediscuter de la question
16:46de la retraite.
16:47Il est sûr
16:48qu'il y a quelque chose
16:50qui ne va pas.
16:50On ne peut pas dire
16:51aux parents
16:52et aux grands-parents
16:53« Toi, tu restes au travail
16:56et tu auras
16:57une mauvaise retraite
16:58quand tu continueras
17:00à travailler
17:01jusqu'à 65, 67 ans,
17:02peut-être 70 ans demain
17:03quand le fils
17:04et le petit-fils
17:05sont au chômage. »
17:06Il faut un autre projet
17:08de société,
17:08c'est-à-dire que
17:09celui qui a fait
17:14sa carrière,
17:15entre guillemets,
17:16qui désire aller
17:17à la retraite,
17:18il doit pouvoir
17:19accéder à la retraite
17:20à taux plein
17:21à 60 ans
17:22et les jeunes
17:23doivent accéder
17:25au travail.
17:25C'est une autre façon
17:27de raisonner
17:28la société
17:28dans laquelle
17:28nous sommes aujourd'hui.
17:31Alors,
17:32autre sujet,
17:33le terrible attentat
17:34de Manchester
17:34a ouvert la voie
17:35à la prolongation
17:36de l'état d'urgence
17:37en France.
17:38Or,
17:39un rapport
17:39d'Amnesty International
17:40révèle cette semaine
17:41que les autorités,
17:42sous couvert de lutter
17:43contre la menace terroriste,
17:45ont entravé
17:46l'an passé
17:46la participation
17:47de manifestants
17:48à des rassemblements
17:50publics.
17:50Il pointe aussi
17:51une aggravation
17:52du recours
17:53à la violence
17:54par les forces
17:54de l'ordre,
17:55notamment lors
17:56des manifestations
17:57contre la loi travail.
17:58On écoute
17:59Nicolas Créméer,
18:00responsable du programme
18:02Liberté
18:02à Amnesty International
18:03France,
18:04et Laurent Théron,
18:05un père de famille
18:06qui a perdu un oeil
18:07le 15 septembre dernier
18:09suite à un tir
18:10de grenade
18:10par un CRS
18:12alors qu'il manifestait
18:13pacifiquement.
18:18Aujourd'hui,
18:19on sort un rapport
18:20sur le droit
18:20de manifester
18:21en France
18:22qui a été
18:22particulièrement restreint
18:24depuis à peu près
18:2518 mois
18:26et l'instauration
18:27de l'état d'urgence
18:28en France.
18:28Ce que ce rapport
18:29documente,
18:30c'est à la fois
18:31des restrictions
18:31totalement disproportionnées
18:33aux droits
18:33de manifester
18:34à cause des mesures
18:36de l'état d'urgence,
18:37mais aussi
18:37des stratégies
18:38de maintien de l'ordre
18:39et d'usage
18:40de la force
18:40qui créent
18:41des violations
18:42inacceptables
18:43aux droits
18:44de manifester.
18:50Vous vous rappelez
18:51sûrement
18:52des interdictions
18:53générales
18:54de manifester
18:54sur le territoire
18:55français,
18:56prises quelques semaines
18:57après l'instauration
18:58de l'état d'urgence
18:59et les dramatiques
19:00attentats
19:00qui ont frappé
19:01la France.
19:02À ce moment-là,
19:03non seulement
19:03des manifestations
19:05ont été interdites
19:06partout sur le territoire,
19:07mais un certain
19:08nombre de militants
19:09ont été assignés
19:10à résidence
19:11et ont fait l'objet
19:12d'interdictions
19:12individuelles
19:13de manifester,
19:14alors que quand
19:15on regardait
19:15ce qu'il y avait
19:16dans les arrêtés
19:17d'interdictions,
19:18il n'y avait souvent
19:18pas grand-chose.
19:23Ce que l'on a pu constater,
19:24c'est que les violences
19:26se sont effectivement
19:28amplifiées.
19:28Les violences à la fois
19:30à l'encontre
19:30des forces de l'ordre
19:32et ces violences,
19:33bien évidemment,
19:33Amnesty International
19:34les déplorent,
19:36mais on a pu constater
19:37aussi qu'il y avait eu
19:38un recours excessif
19:40à l'usage de la force
19:41par les forces de l'ordre
19:42dans de très nombreux
19:44cas dans ces manifestations.
19:49On va prendre
19:50l'exemple des NAS,
19:52qui est devenu
19:52quelque chose
19:53d'assez récurrent
19:54en France
19:55dans les manifestations,
19:56où les forces de l'ordre
19:58vont confiner
20:00un certain nombre
20:01de manifestants
20:02sur un périmètre
20:03et vont les retenir
20:04dans certains cas
20:05plusieurs heures
20:06en les empêchant
20:07de pouvoir manifester.
20:14Donc une grosse explosion
20:16et puis une douleur
20:19à l'œil
20:22qu'on n'imagine pas,
20:25en fait.
20:25c'est et je hurle.
20:27Voilà,
20:28je hurle,
20:28je hurle,
20:29je hurle,
20:29une sorte de cri
20:35pour évacuer la douleur.
20:36Je hurle
20:37de toutes mes forces.
20:38Je pense qu'ils m'ont
20:39tendu
20:41jusqu'à Marseille
20:42parce que c'était
20:42je hurlais,
20:44mais comme jamais
20:44j'ai hurlé.
20:51Rien n'a été mis en place
20:52par les autorités françaises
20:53pour permettre
20:54de comptabiliser
20:55ces violences disproportionnées.
20:57Il y a vraiment
20:57une sous-estimation totale
20:59des violences commises
21:01à l'encontre des manifestants,
21:03notamment à l'encontre
21:04des manifestants pacifiques
21:05que nous avons pu constater
21:07en étant observateurs
21:08sur le terrain
21:08et en recueillant
21:10de multiples témoignages
21:11allant dans ce sens.
21:15On voit bien
21:15que les autorités françaises
21:17voient aujourd'hui
21:18la possibilité
21:19de manifester
21:19d'abord et avant tout
21:20comme une menace
21:21de trouble à l'ordre public
21:22avant d'être
21:24tout simplement
21:24une liberté fondamentale
21:26liée à l'expression
21:27des citoyens.
21:30Alors,
21:31comment garantir
21:32la liberté d'expression
21:34et de circulation
21:35et bien sûr
21:36de manifestation
21:36des citoyens
21:38tout en combattant
21:39efficacement
21:40la menace terroriste ?
21:42Oui,
21:42c'est la difficulté
21:44auxquelles on est
21:45en permanence confronté.
21:46En tout cas,
21:48il faut en permanence
21:49garantir l'expression
21:51démocratique,
21:51garantir les libertés,
21:53y compris la liberté
21:54de manifester
21:55bien évidemment.
21:56Il y a des manifestations
21:57pour des questions sociales,
21:59pour des questions
22:00environnementales,
22:01pour des questions
22:01de société
22:03elle-même
22:04ou de progression
22:06de la société.
22:06D'ailleurs,
22:07c'est souvent
22:10le fait que des gens
22:11s'engagent,
22:12manifestent
22:13qu'on a fait progresser
22:14des droits.
22:14Les droits
22:14des femmes,
22:15les droits
22:16des homosexuels,
22:18le mariage
22:19pour tous
22:20dans sa première
22:22phase
22:23a été porté
22:24par ces mouvements.
22:25Des conquêtes
22:26sociales aussi
22:27ont été portées
22:28par des grandes
22:28manifestations,
22:29des conquêtes
22:30démocratiques
22:31et des conquêtes
22:31pour les libertés.
22:33Donc,
22:33la question
22:34de l'expression
22:35démocratique
22:36et donc
22:36de pouvoir
22:37marcher dans la rue
22:38ensemble
22:38pour dire un certain
22:39nombre de choses
22:40doit être garantie.
22:41et ça
22:42ce n'est pas
22:43allié
22:44directement
22:45avec le terrorisme.
22:46Évidemment,
22:46après les dispositions
22:48en matière de sécurité,
22:50de renseignements,
22:51d'actions rapides,
22:52de coordination
22:53des services
22:54à l'échelle
22:55de l'Union européenne
22:56mais aussi
22:56à l'échelle planétaire,
22:57tout ceci doit
22:58évidemment
22:59continuer
22:59à se faire.
23:01Des progrès
23:01ont été faits
23:02en ce sens
23:03mais il faut
23:04les poursuivre
23:05sans jamais
23:06remettre en cause
23:07la possibilité
23:08pour les citoyens
23:08d'agir
23:09parce que
23:10c'est d'ailleurs
23:11parce que
23:12les citoyens
23:12peuvent agir
23:13ensemble
23:14et s'unissent
23:14ce temps de la main
23:15qu'on pourra
23:18faire reculer
23:19des aspects
23:20négatifs
23:21qui se produisent
23:22parfois
23:23dans un certain
23:24nombre d'actes
23:25délictueux
23:26et aussi
23:27dans le terrorisme.
23:28D'ailleurs,
23:29la première chose
23:31qui a été faite
23:32après l'attentat
23:34contre nos
23:35frères
23:36et nos amis
23:36de Charlie Hebdo
23:37c'est une grande
23:38manifestation
23:39de caractère
23:40mondial
23:40dans les rues
23:41de Paris
23:41donc il y a
23:42quelque chose
23:43qui ne va pas
23:44entre les deux
23:45c'est qu'on a eu
23:46des autorités
23:46publiques
23:47le président
23:47de la république
23:48en tête
23:48qui conduit
23:49cette manifestation
23:50et quand bien
23:51même
23:52on nous empêcherait
23:53de manifester
23:54pour nos droits
23:55sociaux
23:56ou pour
23:57les libertés
23:57donc
23:58l'état
23:59d'urgence
24:00n'existe pas
24:01dans un certain
24:02nombre d'autres
24:03pays
24:03qui sont
24:04autant
24:06ciblés
24:06que nous
24:07en matière
24:08d'attaque terroriste
24:09donc ce n'est pas
24:10l'état
24:10d'urgence
24:11lui-même
24:12qui règle
24:13nos problèmes
24:13l'expérience
24:14est en train
24:15de le montrer
24:16donc il faut
24:17inventer autre chose
24:18et au contraire
24:19en faisant participer
24:20en permanence
24:21les citoyens
24:21à la sécurisation
24:23à leur
24:24sérénité
24:25et à leur sécurité
24:26d'accord
24:26autre question
24:28d'intérêt général
24:29les risques
24:30sanitaires
24:31et environnementaux
24:32souvent
24:33les multinationales
24:34préfèrent leur profit
24:35à notre santé
24:36et à l'avenir
24:37de la planète
24:37et elles ont apparemment
24:39les moyens
24:39d'imposer leur volonté
24:40aux instances décisionnaires
24:42notamment en Europe
24:43ou à la suite
24:44des expertises controversées
24:45qui assurent que
24:46l'exposition au glyphosate
24:48n'est pas dangereuse
24:48la commission
24:49a décidé
24:50ou est en passe
24:51de le faire
24:51d'autoriser
24:53pour 10 ans
24:54la vente
24:54du fameux
24:55round-up
24:55de Monsanto
24:56une décision contestée
24:58dans la rue
24:59la semaine dernière
24:59par des milliers
25:00de manifestants
25:01on écoute
25:02l'une d'entre eux
25:03la mobilisation citoyenne
25:04elle est vraiment nécessaire
25:05face aux pressions
25:07des lobbies
25:07au niveau
25:08de la commission européenne
25:09donc particulièrement
25:11contre Monsanto
25:12et en particulier
25:14je fais signer
25:15moi
25:15une pétition
25:16citoyenne européenne
25:19demandant
25:19l'interdiction
25:20définitive
25:21du glyphosate
25:22qui rentre
25:23dans la composition
25:24du round-up
25:25de Monsanto
25:25ce produit
25:26qui a été reconnu
25:27par l'OMS
25:28comme dangereux
25:29pour la santé
25:29et probablement
25:30cancérigène
25:31il y en a assez
25:32de voir
25:33que la commission européenne
25:35obéit au lobby
25:36et il faut absolument
25:39une défense
25:40des citoyens
25:41pour qu'ils aient droit
25:44à participer
25:45au choix
25:45de vie
25:46comme ça
25:46c'est vraiment
25:47une question de vie
25:48ou de mort
25:48et de défense
25:49de la planète aussi
25:50Alors quel est le pouvoir
25:51des citoyens
25:52des élus nationaux
25:53et européens
25:54contre des lois imposées
25:55par les géants
25:56de l'agroalimentaire
25:57de la pharmacie
25:58ou de la chimie
25:58on a l'impression
25:59qu'ils sont très impuissants
26:00ces gens
26:01Moi je ne crois pas
26:02qu'il soit impuissant
26:03l'idée de l'initiative citoyenne
26:05c'est-à-dire qu'on réunisse
26:06un million de signatures
26:07pour obliger la commission
26:09à en débattre
26:10avec le Parlement européen
26:11c'est une bonne initiative
26:13d'autre part
26:14le Parlement européen
26:15a déjà voté
26:15par deux fois
26:16des résolutions
26:17contre le glyphosate
26:19et évidemment
26:20la commission
26:21pour l'instant
26:22ne suit pas
26:22malgré nos demandes
26:23malgré nos recommandations
26:25en tout cas
26:26de tous les groupes
26:27progressistes
26:28du Parlement européen
26:30donc cette action
26:31doit se poursuivre
26:32maintenant Monsanto
26:33est sur la sellette
26:35ils ont même
26:37triché un peu
26:38dans les analyses
26:38qu'ils ont fournies
26:39et je crois que
26:40la clarification
26:42est en train
26:43de se faire
26:44la prise de conscience
26:45est en train de se faire
26:46et moi j'ai bon espoir
26:47qu'on les fera reculer
26:49D'accord
26:50et alors justement
26:51que pensez-vous
26:53des propositions
26:54faites par François Béroux
26:55hier
26:55pour redonner confiance
26:57à la vie démocratique
26:58notamment
26:59est-ce que ça va assez loin
27:00concernant la lutte
27:01contre les conflits
27:02d'intérêts
27:02parce qu'avec les lobbies
27:03on est bien là
27:03d'abord ce qu'il faut dire
27:05c'est qu'il y a
27:07un certain nombre
27:08de choses qui sont proposées
27:09qui sont intéressantes
27:10qui sont positives
27:11je crois qu'il faut
27:12les appuyer
27:13la suppression
27:14de la cour
27:14de justice
27:15le fait qu'on ne va pas
27:16faire plus de trois
27:18mandats successifs
27:19dans la même fonction
27:21donc il y a
27:22beaucoup de choses
27:22extrêmement intéressantes
27:24là-dedans
27:24mais effectivement
27:26il y a
27:26après d'autres
27:28questions
27:29qu'il faut
27:29regarder
27:30de plus près
27:31moi je suis toujours
27:32étonné
27:32qu'on puisse passer
27:34d'un cabinet
27:35ministériel
27:36avec une fonction
27:37à une responsabilité
27:40dans une grande
27:40entreprise privée
27:41je dis bien
27:42une responsabilité
27:43c'est-à-dire
27:43de cadre
27:44d'orientation
27:45stratégique
27:46de l'entreprise
27:47et ce n'est pas
27:48toujours conforme
27:50au bien commun
27:51évidemment
27:51une entreprise privée
27:52défend ses propres
27:54intérêts
27:54des intérêts privés
27:55je ne dis pas
27:56qu'elle ne défend
27:56jamais le bien commun
27:57mais chacun
27:58voit bien
27:59la tendance
28:01dans ce capitalisme
28:02financiarisé
28:03donc même ça
28:05ça devrait être vu
28:06il y a une commission
28:07de déontologie
28:07mais c'est insuffisant
28:09aujourd'hui
28:09je vois encore
28:10des gens
28:11qui sortent des cabinets
28:12qui ont eu
28:13à traiter des dossiers
28:14puis qui se retrouvent
28:15après dans le privé
28:17dans des hautes fonctions
28:18c'est-à-dire
28:18cette co-sanguinité
28:20qui existe aujourd'hui
28:21entre
28:23la formation
28:24dans un type
28:25de grandes écoles
28:26des responsabilités
28:28à la commission européenne
28:29dans l'administration
28:31du parlement européen
28:32dans les gouvernements
28:33dans l'administration
28:34de nos états
28:36eux-mêmes
28:37est très mauvaise
28:39et donc
28:39ne favorise pas
28:41toujours
28:41la prise de décision
28:42pour le bien commun
28:44et conduit
28:45parfois
28:45à camoufler
28:46un certain nombre
28:47de choses
28:47et fait
28:48effectivement
28:48ce que vous dites
28:49du conflit
28:50d'intérêt
28:50mais pas au sens
28:51où on l'entend
28:52parfois
28:53d'autre part
28:54la moralisation
28:55ne suffit pas
28:56il faut de la moralisation
28:58ça c'est impératif
29:00mais il faut
29:01de la démocratisation
29:02de la vie politique
29:03et donc
29:03il faut un statut
29:05de l'élu
29:05s'il n'y a pas
29:06de statut
29:07de l'élu
29:07ce seront
29:08les mêmes
29:09catégories
29:10socioprofessionnelles
29:10qui seront
29:11demain des élus
29:12il n'y aura
29:13plus de mains
29:13d'ouvriers
29:14plus d'employés
29:15plus de chômeurs
29:16qui pourront accéder
29:17à un mandat
29:19local
29:20mais surtout
29:20à un mandat
29:22départemental
29:23régional
29:23ou un mandat
29:24national
29:24de parlementaire
29:26or
29:26il faut le statut
29:27de l'élu
29:27de telle sorte
29:28que l'élu soit protégé
29:29et qu'il ait la possibilité
29:31de revenir
29:31qu'il ait la garantie
29:32de revenir
29:33à son travail
29:34après
29:35il faudrait
29:36la proportionnelle
29:37à chaque élection
29:37parce que la proportionnelle
29:39d'abord permettrait
29:40l'accès à plus
29:41de femmes
29:42dans des postes
29:44dans des fonctions électives
29:45dans des responsabilités
29:47électives
29:48et décisionnaires
29:49mais aussi
29:50des catégories
29:51qui aujourd'hui
29:52deviennent
29:53comme on dit parfois
29:53les invisibles
29:54de la société
29:55or si c'est toujours
29:56les mêmes
29:57qui légifèrent
29:57en petits cercles
29:59entre eux
30:00et bien
30:00on ne sortira pas
30:01des difficultés
30:02dans lesquelles
30:03nous nous trouvons
30:04aujourd'hui
30:05donc
30:05il y a
30:06des choses à prendre
30:08et puis il y a
30:09des manques
30:09qu'il faudra
30:10combler dans les prochaines semaines
30:11pour finir
30:12alors que l'été
30:13se profile
30:14il est temps
30:15d'évoquer
30:15les vacances
30:16en France
30:17un adulte sur deux
30:18et un enfant sur trois
30:19ne partent pas
30:20or le fait
30:21de n'être jamais sorti
30:23de sa ville
30:23ou de son quartier
30:24peut devenir
30:25un handicap social
30:26pour un enfant
30:26c'est pourquoi
30:27le second populaire
30:28organise chaque année
30:29des séjours au soleil
30:30pour des familles
30:31qui n'ont pas les moyens
30:32de partir en vacances
30:33ou qui ne s'y autorisent pas
30:35le 24 mai
30:36c'était le premier départ
30:37de la saison
30:38450 personnes
30:39prenaient la direction
30:40de Tarnos
30:41dans les Landes
30:41nous les retrouvons
30:42sur le quai
30:43juste avant le départ
30:44de leur train
30:45c'est la première fois
30:46que je pars en vacances
30:49avec mes enfants
30:50et avec ce qu'on populaire
30:53on profite
30:54à la plage
30:54à la piscine
30:55on fait le vélo
30:56on fait plusieurs activités
30:58ça fait cinq ans
30:59qu'on n'a pas parti
31:00en vacances
31:02les enfants
31:02ils sont très contents
31:04parce que c'est la première fois
31:05qu'on part en famille
31:07je ne sais pas
31:08parce que
31:08on vacances
31:09depuis très longtemps
31:10on va les jouer
31:12on va faire des châteaux
31:13et on va aller nager
31:15on va en vacances
31:16avec mon père
31:17ma mère
31:18mon petit frère
31:21l'autre petit frère
31:22et moi
31:27vous êtes une animatrice
31:29du club Med
31:30oui
31:31non
31:32j'aimerais bien
31:33ça fait combien de temps
31:34que vous n'avez pas vu la mère
31:36ça fait longtemps
31:37on était tous petits
31:40on est partis en Vendée
31:42la première fois
31:43je pars en vacances
31:44avec mes deux enfants
31:46voilà
31:47parce que sinon
31:48je n'aurais pas les moyens
31:49la colo c'est bien
31:50mais de partir aussi
31:51avec les enfants
31:51ça laisse des souvenirs
31:53il reste une vieille famille
31:56et on se rend compte
31:57la mer
32:03qu'on voit danser
32:05le long des golfes clairs
32:10a des reflets d'argent
32:13la mer
32:14a des reflets changeants
32:18sous la pluie
32:22à la mer
32:25au ciel d'épée
32:27alors au regard de ce reportage
32:29quel rôle devrait selon vous
32:31jouer l'Etat
32:31et les collectivités locales
32:33pour faire du droit aux vacances
32:34une réalité pour tous
32:36certaines collectivités locales
32:38font déjà
32:39un certain nombre de choses
32:41les centres aérés
32:43en dehors de leur propre ville
32:46les colonies de vacances
32:48un certain nombre d'activités
32:49mais effectivement
32:51elles souffrent
32:52d'un manque de moyens
32:53à tel point que
32:53des collectivités locales
32:55des mairies essentiellement
32:56aujourd'hui
32:57suppriment des centres de vacances
32:59qu'elles avaient
33:00et donc ceci est à revoir
33:03c'est à dire
33:03on ne peut pas
33:04s'engager dans la proposition
33:06qui est faite en ce moment
33:07de supprimer les recettes
33:10fiscales des collectivités
33:12territoriales
33:14sinon
33:15c'est cela qu'on va réduire
33:16c'est à dire
33:17la possibilité pour
33:18des enfants
33:20pour des jeunes
33:20de sortir de leur quartier
33:22de sortir de l'endroit
33:23où ils vivent
33:24tout du long de l'année
33:25avec tout ce que cela comporte
33:27donc
33:27la question des moyens
33:29et donc de la sortie
33:30des critères budgétaires
33:32imposés
33:33par
33:34la commission européenne
33:36elle se pose
33:37et heureusement
33:38qu'il y a des associations
33:39comme
33:39le Secours Populaire
33:41dont on ne rendra
33:42jamais assez hommage
33:43aux bénévoles
33:44aux encadrants
33:46à sa direction
33:48au premier rang
33:48desquels mon ami
33:50Julien Loprette
33:51que je veux une nouvelle fois
33:52saluer
33:53qui
33:54elles
33:55font des efforts
33:56considérables
33:57vont chercher les moyens
33:58pour offrir
33:59une journée
34:00ou quelques jours
34:02de soleil
34:02de vacances
34:03de mer
34:04de montagne
34:04ou de campagne
34:05à des enfants
34:06qui en ont
34:07beaucoup besoin
34:08c'est une oeuvre
34:09d'utilité publique
34:10il faut les soutenir
34:11mais évidemment
34:12l'Etat lui-même
34:13doit prendre en compte
34:15cette donnée
34:15tout n'est pas
34:16que de la comptabilité
34:18il y a la vie humaine
34:19il y a la vie
34:20de ces jeunes
34:20et leur émancipation
34:22leur accès
34:22à autre chose
34:24que leur quartier
34:26c'est aussi la mixité sociale
34:27parce qu'on peut imaginer
34:28qu'on part en vacances
34:29avec d'autres gens
34:30qu'on s'ouvre
34:31à des réalités
34:32qu'on ne connaît pas
34:32pour les uns
34:33ou pour les autres
34:33tout à fait
34:34on discute
34:35on fait connaissance
34:37avec d'autres
34:38parfois avec d'autres milieux
34:39d'autres régions
34:41d'autres villes
34:42bien évidemment
34:43d'autres histoires
34:44aussi
34:45et tout ça
34:46enrichit
34:47les uns
34:47les uns
34:48et les autres
34:48et donc il ne faut pas
34:50se satisfaire
34:51de ce qu'on est en train
34:53de nous imposer
34:53petit à petit
34:54merci Patrick Leyaric
34:56merci
34:56on se retrouve très bientôt
34:58pour un nouveau numéro
34:59de regard sur l'actualité
35:01merci
35:01merci
35:03merci
35:04merci
35:04merci
35:05merci

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