Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
Pour Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité : "Cerné par les affaires, Nicolas Sarkozy a adopté une stratégie : crier au complot, dénoncer des juges rouges qui lui en voudraient personnellement, se présenter comme le recours qu'attendent les Français... Il n'innove pas : il avait déjà remis en cause la façon de procéder du juge Gentil dans l'affaire Bettencourt ; surtout, il reproduit exactement le même schéma que Berlusconi " commence dans son analyse Patrick Apel-Muller.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03Cerné par les affaires, Nicolas Sarkozy a adopté une stratégie, crié au complot, dénoncé
00:10des juges rouges qui lui en voudraient personnellement, se présenter comme le recours qu'attendent
00:15les Français. Il n'innove pas. Il avait mis en cause de la même façon le juge gentil
00:19dans l'affaire Bettencourt. Il n'innove pas non plus, il reproduit exactement le procédé
00:25qu'utilisait Berlusconi lorsqu'il était mis en cause et qu'un nouveau pan de cette
00:30turpitude était révélé à l'opinion italienne. En effet, chaque fois, il mettait en cause
00:35la magistrature italienne, toute vouée à lui nuire et à lui poser des problèmes.
00:41De la même façon, opposé comme il le fait, la justice et la police, l'une détestable
00:49et l'autre aimable. Et certes, une habitude qu'il a contactée lorsqu'il était ministre
00:54de l'Intérieur, mais c'est aussi une habitude très inquiétante quant au fonctionnement
01:00démocratique. Ce procédé politique a un but. Il vise à regrouper autour de lui les
01:06militants UMP dans une stratégie de reconquête de son ancien parti et ensuite de présentation
01:12à l'élection présidentielle prochaine. Mais il ne convainc visiblement pas les Français,
01:18si on en croit le sondage BVA qui a été publié jeudi. Ces derniers voient bien qu'un
01:22trait commun unit les différentes affaires où Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause.
01:28Ce trait commun, c'est l'argent. Celui de l'arbitrage complaisant à l'égard de Bernard
01:33Tapie, celui qu'il a dépensé largement lors de sa campagne présidentielle et qui
01:38se serait évaporé vers la fameuse société Big Malion, ses fausses factures et sa double
01:43comptabilité. D'autres affaires sont également évoquées. Les sondages de l'Elysée, un éventuel
01:49financement par Kadhafi, tout ont pour point commun l'argent. Et s'il faut répoter que
01:55Nicolas Sarkozy est présumé innocent jusqu'à une éventuelle condamnation, tout jette une
02:00lumière crue sur des rapports incestueux entre l'argent et la politique. De quoi rendre
02:05plus repoussante encore la comédie du pouvoir sous la Vème République et le besoin qu'un
02:10grand vent démocratique et citoyen ramène au cœur des institutions la souveraineté populaire.
02:16La très courte garde à vue dont a fait l'objet l'ancien président, adouci par le très
02:22long entretien que lui a offert TF1, a eu au moins l'intérêt de démontrer que devenu
02:28un citoyen comme un autre, il pouvait devenir injusticiable comme un autre quand il est soupçonné
02:33de corruption active, de trafic d'influence et de recel de violations de secrets professionnels.

Recommandations