00:00C'est des cocktails Molotov, c'est des mortiers, c'est de l'acide, c'est des pavés, c'est
00:06des policiers brûlés dans leur chair.
00:09Selon les grades qu'ils ont, vous avez des gardiens de la paix qui touchent à peine 2000 balles, qui
00:13viennent de commencer leur carrière.
00:14Bienvenue, bonjour, les premiers pas dans la police, c'est sympa.
00:16On a le sens de cette stagiaire qui se fait courser et taper au sol dans les rues paris.
00:20C'est ça, là on voit le courage quand même, parce que c'est un flic, c'est pas grave.
00:23C'est une femme, elle est lynchée au sol par 4 ou 5 bonhommes, on s'en fout, c'est
00:26un flic, c'est pas du tout, aucun intérêt.
00:28Et il n'a pas l'air de s'en émouvoir, mais alors un quart de seconde de ça.
00:32C'est-à-dire qu'il y a 700, 800, plus de 800 blessés parmi les forces de l'ordre,
00:36policiers, gendarmes,
00:37qui sont encore une fois, qui font preuve d'un courage et d'une retenue sans faille.
00:41Je dis bien de retenue, parce qu'on nous accuse d'y aller trop fort maintenant, et sans empathie.
00:45On vit un sketch en ce moment, c'est-à-dire qu'on vit une période d'une violence de
00:49taré,
00:49il n'y a que la police pour empêcher que ce soit le feu partout, mais personne ne nous soutient.
00:54Tout le monde nous lâche partout et on nous crache dessus à longueur de journée.
00:57Ça ne va pas tenir éternellement.
00:58En parlant de cracher dessus à longueur de journée, c'est Bali Bagayoko qui en a remis une couche,
01:01interviewé par nos confrères espagnols d'El País, journal marqué bien à gauche, El País,
01:07journal national espagnol, il parle d'une police raciste.
01:11C'est très clair, je pense que le mode d'intervention, malheureusement, est différent en fonction de la classe sociale
01:16qu'on a devant soi.
01:17Et donc il est vrai pour moi qu'il y a un mode d'intervention qui est complètement différencié
01:21en fonction de lorsqu'on s'adresse au quartier populaire ou lorsqu'on s'adresse à des quartiers plutôt huppés,
01:27bourgeois.
01:28Et donc ça, c'est aussi une forme de discrimination, un acte quasi discriminant qui est bien sûr à condamner.
01:33Est-ce qu'on peut rappeler peut-être Benjamin Camboulivre à M. Bagayoko que les corps, et vous me dites
01:38si je me trompe,
01:39mais que les corps de la police ou encore de l'armée nationale sont peut-être les corps de métier
01:43les plus représentatifs
01:45de la population française avec un nombre de personnes issues de la diversité qu'on ne retrouve peut-être dans
01:51aucun autre corps de métier.
01:53Tous les Français, quelles que soient leurs origines, sont inclus dans la police nationale et dans nos armées également.
01:58– On peut le lui rappeler, mais je pense sincèrement qu'il le sait, c'est simplement cracher sur la
02:02police pour le plaisir de cracher sur la police.
02:05La police nationale, c'est la police du peuple, elle est issue du peuple, elle travaille pour le peuple.
02:09Il y a autant de... la même représentativité, comme vous le dites, d'ailleurs parmi les délinquants que parmi les
02:14policiers.
02:15Vous avez des gens de toutes les couleurs, il y en a qui sont flics, il y en a qui
02:18sont délinquants.
02:18Ce type de crachant, encore une fois, envers mes collègues, c'est simplement pour alimenter cette diabolisation de l'action
02:25policière
02:25et cette victimisation du délinquant pour essayer de justifier l'injusticiable.
02:30Si on fait n'importe quoi, en fait, c'est parce qu'on est légitime.
02:32Vous comprenez, cette police, elle est raciste, elle est violente, elle est misogyne, elle noie des enfants.
02:35Même elle les agresse sexuellement quand elle les interpelle, on a vu ça il n'y a pas longtemps.
02:39Donc évidemment qu'on peut la caillasser, on a raison, on a le droit.
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