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  • il y a 7 minutes
Après d’importants dégâts constatés à l'université de Nantes, saccagée par des manifestants, Max Rivet, responsable local de l'UNI à Nantes Université, dénonce une situation récurrente ce dimanche 11 octobre dans "Eliot Deval et vous".

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Transcription
00:00Max Rivet est avec nous, responsable Unident. Bonjour Max.
00:04Bonjour.
00:04Merci d'être en direct sur Europe 1 pour Elliot Deval et vous.
00:08Et c'est vrai que les auditeurs d'Europe 1 ont besoin de comprendre ce qu'il s'est passé
00:11ces trois derniers jours
00:12du côté de l'université de Nantes, qu'on retrouve donc un des bâtiments absolument saccagés
00:20et on est déjà à des centaines de milliers d'euros de dégâts qui sont recensés par les autorités.
00:27Effectivement, dans cette séquence, on entend vraiment le tout et son contraire.
00:31Donc on a le bâtiment principal du campus du Terce qui a été complètement détruit
00:38et ça, ça vient d'une situation qui dure depuis dix jours.
00:42Ça fait dix jours qu'on a des blocages sur la fac et c'est totalement parti dans une situation
00:46délirante.
00:47Lorsqu'il y a trois jours, lors d'une assemblée générale, il y a eu entre 1000 et 2000 étudiants
00:52qui ont décidé d'occuper ce bâtiment.
00:55Donc ils vivaient là jour et nuit, ils avaient amené des matelas, de la nourriture
00:58et cette assemblée générale, nous, nous l'avions prévenue.
01:01On avait envoyé des communiqués de presse à la présidence, on avait essayé de contacter sa direction.
01:09On nous a répondu que le soir même, donc c'était déjà trop tard.
01:12Et tout ça, ça vient d'un problème majeur, c'est un fait juridique et la franchise universitaire.
01:19C'est qu'aujourd'hui, les forces de l'ordre ne peuvent pas intervenir comme ça sur les universités.
01:23Donc c'est à la présidente d'appeler les forces de l'ordre.
01:27Sauf qu'encore une fois, dans cette situation, et nous à Nantes, on l'a dénoncé plusieurs fois,
01:31la présidente aurait dû le faire dès le premier jour.
01:33Si elle avait appelé les forces de l'ordre à faire évacuer les premières assemblées générales
01:37et qui appelaient à la violence, on n'aurait pas eu cette situation.
01:40Puisque dès les premières heures, on avait quand même déjà des personnes
01:43qui appelaient à venir avec des tessons de bouteilles, des pavés,
01:46à venir pour pouvoir se défendre face aux forces de l'ordre.
01:49Donc la situation était extrêmement violente dès le début.
01:52Et on se demande même, à force, s'il ne faudrait pas la mettre sous tutelle, cette université.
01:56Parce que ça fait des années qu'on a des problèmes sur cette fac.
01:59Elle a été occupée par des adhys.
02:00L'an dernier, on avait déjà eu des situations de blocage.
02:03Et on a des étudiants qui sont constamment agressés,
02:07qui sont constamment mis au banc quand ils n'ont pas les idées de la DOXA des étudiants.
02:11Enfin, même pas des étudiants, puisque c'est une minorité très bruyante au final,
02:14ce mouvement de blocage.
02:18Au-delà de nous, nos militants, nous derrière, on a des centaines et des milliers d'étudiants
02:25qui nous écrivent par mail, par message, parce que c'est une situation qui est impossible.
02:29Les étudiants qui viennent, qui font deux heures de route en voiture
02:32pour se retrouver bloqués, qui ont des mémoires à rédiger, qui ont des examens.
02:36Comment est-ce que font ces étudiants pour pouvoir emmener à bien leurs études ?
02:40Et moi, j'aimerais juste dire, demain, si jamais la présidente de l'université
02:44avait un squatteur qui venait tout saccager chez elle,
02:47je pense qu'elle aurait appelé la police dès la première heure
02:49et qu'elle les aurait fait dégager.
02:50Merci.

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