00:00On n'a touché à rien. On n'a touché à rien.
00:03Donc tout ce que vous voyez, c'est l'état dans lequel on a trouvé le bâtiment ce matin.
00:07Des distributeurs dévalisés, des centaines de tags sur les murs,
00:10des barricades pour empêcher l'accès au campus.
00:13La présidente de l'université de Nantes constate les dégâts, désabusés.
00:17Le piano, il y avait un piano dans cette salle qui a été cassé.
00:20Je ne sais pas vous dire quel sens ça a pour moi aucun.
00:23Karine Bernot s'attend à une facture très élevée.
00:25Là, on a plusieurs centaines de milliers d'euros qui vont partir.
00:29C'est autant de postes qu'on ne va pas créer.
00:31C'est autant de mesures qu'on ne va pas prendre pour l'accueil des étudiants.
00:33Je suis profondément écoeurée, choquée, en colère.
00:37Cet étudiant a participé à l'occupation du bâtiment,
00:40décidé lors d'une assemblée générale mercredi.
00:42Il déplore que les conditions fixées par les votants n'aient pas été respectées.
00:46Ce n'était aucune dégradation matérielle durable, donc aucune casse.
00:50Finalement.
00:51Et finalement, il y a eu quelques casse de certaines personnes
00:55qui n'étaient pas forcément des étudiants de la fac.
00:57Lors de l'intervention de la police hier matin,
00:59il ne restait que quelques dizaines de manifestants sur place.
01:02De ce qu'on a pu constater, c'était un mélange assez hétéroclite
01:05d'étudiants, de lycéens aussi, pour un nombre assez important,
01:09et d'individus qui étaient totalement extérieurs,
01:11on va dire, au monde étudiant et lycéen,
01:14tous liés à ce qu'on appelle couramment l'ultra-gauche, l'extrême-gauche.
01:18Des contrôles d'identité ont eu lieu.
01:19Aucun étudiant n'a été placé en garde à vue.