00:00Alors évidemment, je crois que Karine Bernot l'a dit hier, c'est d'abord l'écœurement,
00:04parce que vous savez, une université, c'est une institution qui est en prise avec son territoire,
00:09avec sa jeunesse, avec son développement économique, et donc c'est beaucoup plus que des bâtiments.
00:13Et donc on y tient à cette université, on y tient à ce que le dialogue puisse avoir lieu en
00:17son sein,
00:18c'est pour nous quelque chose de très important.
00:20L'université, c'est un des piliers de la démocratie, et on ne traite pas les bâtiments,
00:23et on ne traite pas les universités de cette façon-là.
00:26Rien ne peut justifier un comportement tel que celui-là.
00:28et l'état dans lequel nous trouvons aujourd'hui ce bâtiment.
00:32Mais évidemment, et je sais que nous allons évidemment y revenir,
00:36je ne voudrais pas qu'on résume les choses à ce très grave incident.
00:42Il y a aussi des revendications de la part de la jeunesse française, des lycéens, des étudiants,
00:46qu'il faut aujourd'hui écouter, qu'il faut essayer d'entendre,
00:49et qui pour certaines d'entre elles sont légitimes.
00:51Et on leur donne la parole sur BFM TV, mais c'est difficile à la fois non plus de minimiser...
00:57Absolument, c'est l'écartement et c'est le fait.
00:59Est-ce que vous êtes surpris d'ailleurs, parce qu'à en croire le parquet de Nantes,
01:03personne n'a été placé en garde à vue,
01:05après que les forces de l'ordre ont délogé les occupants de ce bâtiment qui a été dégradé.
01:12Vous êtes surpris ?
01:13Alors écoutez, je pense qu'une enquête est en cours, une plainte est déposée par l'université de Nantes,
01:17donc les choses vont suivre maintenant leur cours.
01:20Je souhaite et j'espère que les personnes qui ont commis ces dégradations soient poursuivies,
01:26et soient évidemment sanctionnées.
01:28Je n'ai pas de capacité de dire s'il fallait ou non des gardes à vue,
01:31je note qu'il n'y a eu que quatre interpellations dans cette évacuation,
01:35qui a l'air de s'être passée relativement dans le calme.
01:38Donc je fais confiance maintenant aux enquêteurs pour essayer d'établir les faits.