00:00Tout ce qu'on viendra du rôle de l'extrême gauche,
00:01vous avez raison de mentionner Révolution permanente,
00:03donc une forme de parti subversif ou factieux, militant,
00:08mais est-ce qu'il n'y a pas une certaine facilité
00:10à distinguer toujours les casseurs d'un côté
00:13et les lycéens de l'autre?
00:15Est-ce qu'on ne voit pas aussi, dans ces protestations,
00:18pas toujours de la violence,
00:19mais une forme de confusion mentale,
00:22d'effondrement psychique,
00:23on se réfugie immédiatement dans le premier slogan
00:26vaguement communiste disponible.
00:27Donc, je donne partie des lycéens
00:30une forme de confusion qui est le fruit aussi
00:33d'un échec de l'éducation.
00:34Alors, on va à l'essentiel,
00:36parce que si on voulait rétablir l'ordre,
00:39éviter les blocus, on pourrait le faire.
00:41Voilà, premier point.
00:42Deuxième point, la vraie question
00:44que je voudrais aborder aujourd'hui,
00:45parce que j'ai retrouvé une lettre dans mes papiers
00:48que j'avais écrite avant la présidentielle de 2017
00:51à tous les enseignants de France,
00:53et vous pouvez la ressortir.
00:55La vraie question, c'est que ça fait 20 ans
00:57qu'on a laissé s'effondrer le système éducatif.
01:01Moins de savoir,
01:03moins de formation des enseignants,
01:05moins d'exigences,
01:06et la clé de voûte de tout ça,
01:08ça a été la destruction du bac à rôle lauréat
01:11comme épreuve impartiale,
01:14égalitaire,
01:15anonyme, nationale.
01:17Pourquoi il y a ce malaise des jeunes ?
01:19Il faut le comprendre, ce malaise des jeunes,
01:21qui n'a rien à voir avec les casseurs.
01:23C'est cette angoisse de se dire
01:26que votre orientation va être décidée
01:29par un algorithme anonyme,
01:32obscur.
01:33Mais c'est terrible pour les jeunes.
01:34Par les parcours sup, notamment.
01:36Parcours sup.
01:36Il faut, alors là je rejoins, vous l'avez voir.
01:38Qu'est-ce qu'il faut faire sur parcours sup ?
01:39Il y en a certains qui disent qu'il faut le supprimer.
01:41Mais il faut le supprimer par cours sup.
01:43Et le remplacer par quoi ?
01:43Mais le remplacer par le retour d'un bac.
01:47Est-ce que vous savez comment ça marche ?
01:48Un bac exigeant ?
01:49Non, non, mais attendez.
01:51Il fallait faire la queue pour s'inscrire à la fac.
01:54Est-ce qu'on va revenir à ça ?
01:55Non, mais on a aussi, pardonnez-moi,
01:57une époque où au bac,
01:58il fallait passer toutes les matières.
02:00Aujourd'hui, il y a le...
02:01Mais il n'y a plus de bac.
02:02Mais parce qu'un certain monsieur,
02:04Jacques Lang,
02:05a voulu donner le bac à tout le monde.
02:07C'était ça quand même l'histoire.
02:09Il y a deux choses.
02:09Il était ministre de l'Éducation nationale.
02:11Ça remonte à plus de 20 ans.
02:13Par quoi est-ce qu'on le remplace si on le supprime ?
02:15Deux choses.
02:16Moi, je veux d'abord rétablir
02:18l'école de la République des savoirs,
02:20du mérite et de l'effort
02:21à partir du primaire.
02:23Vous trouverez mon projet présidentiel
02:25sur mon site internet pour l'école.
02:28On l'a revu entièrement.
02:2960 mesures, très précises.
02:30Mais je reviens à l'essentiel.
02:32Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
02:33Comme le bac a été quasiment supprimé,
02:36on a gardé le mot bac.
02:38Mais vous avez un contrôle continu
02:40qui commence en première terminale.
02:43Il y a une pression sur les professeurs,
02:45une angoisse des élèves qui se disent
02:47dès la première copie de première,
02:49si je n'ai pas une bonne note,
02:51attendez, l'algorithme,
02:53cette note va rentrer dans l'algorithme
02:55et donc mon destin,
02:57mon destin, ma vie va être bouleversée.
03:01Qu'est-ce qui se passe ?
03:02C'est que des professeurs ont une pression énorme
03:05et tous les professeurs, les enseignants
03:07qui m'écoutent le savent.
03:08Ils ont une pression énorme
03:09pour augmenter les notes.
03:11Ensuite, il y a des différences entre lycées.
03:13Il y a des lycées où on note large.
03:15Donc les enfants vont être favorisés
03:17au moment du parcours sub
03:19de la machine noire.
03:20Et puis il y a des lycées
03:22qui notent sévère.
03:23Les enfants qui sont les meilleurs
03:25vont être défavorisés.
03:26Donc, vous avez toute une génération
03:28qui aujourd'hui sait que leur destin
03:30est dans les mains d'un algorithme injuste
03:33qui n'a plus d'égalité.
03:34On a compris, on fait quoi ?
03:36On rétablit le bac,
03:37c'est-à-dire une épreuve anonyme
03:39où que vous habitiez Brest, Carpentras,
03:43Bobigny, Saint-Denis,
03:45vous arrivez avec...
03:47Mais après, en fonction des notes du bac.
03:49Mais attendez, excusez-moi,
03:51il y a deux problèmes.
03:52Vous pouvez avoir un parcours sup
03:54qui part d'une épreuve égalitaire
03:56qui est le bac.
03:57Là, au moins, les élèves savent
03:59que la note a été juste.
04:01Comment vous voulez faire entrer
04:03dans la vie active
04:04une génération
04:06qui est orientée sur l'injustice,
04:08l'opacité ?
04:09D'accord.
04:10Est-ce qu'il n'y a pas une autre dimension...
04:11Alors, il faut analyser
04:12toutes les dimensions de cette crise.
04:14Je vois aussi beaucoup
04:15de drapeaux palestiniens,
04:18algériens ou autres
04:19chez les manifestants.
04:20On entend ce que j'appelle
04:21la gauche walla.
04:22Est-ce que ce n'est pas une autre dimension
04:24qu'on ne veut pas mentionner ici,
04:26c'est-à-dire un échec très net
04:27de l'intégration de la civilisation
04:29qui se manifeste aussi
04:30dans ces émeutes ?
04:31Sans une école
04:33du savoir,
04:34de la méritocratie,
04:35il n'y a pas d'assimilation possible.
04:37Voilà.
04:38Et l'école était
04:40le dernier endroit possible.
04:41Donc, bien évidemment,
04:42vous avez raison.
04:43Une jeunesse perdue.
04:45Plus de repères.
04:46C'est la faillite...
04:46Mais il y a des repères,
04:47quelquefois,
04:47c'est le refus de la France.
04:49Oui, enfin,
04:49des repères extérieurs.
04:51Voilà.
04:51Le repère extérieur,
04:52ça va être la religion,
04:53ça va être le McDo
04:54et ça va être
04:55le drapeau palestinien.
04:57Parce qu'il n'y a pas
04:58de patriotisme français.
05:00Il n'y a plus d'histoire française
05:02à l'école,
05:02il n'y a plus de langue française,
05:04il n'y a plus d'exigence,
05:05il n'y a plus de méritocratie.
05:06Il ne faut pas s'étonner.
05:07L'histoire est enseignée,
05:08mais effectivement,
05:09on pourra...
05:09Vous avez vu l'histoire
05:10qui est enseignée ?
05:11Vous avez vu les manes-mêmes ?
05:11J'ai vu Nicolas Dupont-Aignan.
05:13On pourra en parler
05:13dans un instant.
05:14Au grand rendez-vous,
05:14à tout de suite.
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