00:00Est-ce que ça vous paraît possible que ces 3000 professeurs qui vont apprendre leur affectation-là,
00:05c'est ce qu'on comprend, puissent être devant vos établissements au début de la semaine prochaine ?
00:10Concrètement, non. Pas lundi, c'est sûr.
00:14On ne peut pas d'un côté avoir un outil qu'on développe peut-être un peu précipitamment,
00:18en tout cas qu'on finalise précipitamment pour avoir ce diagnostic,
00:21parce qu'on est bien du côté du diagnostic.
00:22Il va falloir ensuite qu'on arrive à mettre chaque prof en face de chaque cotité horaire,
00:27parce qu'on est sur des morceaux parfois d'enseignement,
00:30et pour chaque discipline.
00:31Et là, évidemment, ça devient un casse-tête avec un nombre de facteurs et de complexités
00:36qui devient relativement insoluble.
00:37Et puis, il ne faudrait pas laisser dire que ces gens-là ne faisaient rien non plus.
00:41J'ai l'exemple très concret dans mon établissement, moi,
00:44d'une personne qui est rattachée administrativement chez moi.
00:46Donc à l'heure actuelle, elle n'a pas de cours devant des élèves,
00:48mais en l'occurrence, au sortir des vacances d'automne,
00:51elle part sur un lycée parce qu'elle vient faire un remplacement de longue durée
00:54par un congé maternité.
00:55Pendant ce temps-là, moi je sais qu'on s'est vus à plusieurs reprises
00:58pour se mobiliser sur des réflexions de projet,
01:01des prises en charge particulières un peu intéressantes.
01:03Je pense notamment, là, c'était comment on élabore,
01:07lorsqu'on est professeur d'art appliqué,
01:09les commémorations du 11 novembre.
01:11C'était un vrai chantier, elle m'a fait un dossier de 72 pages.
01:14Mais ce qui est important de dire à ceux qui nous regardent,
01:16c'est que ces 3000 professeurs en attente d'affectation
01:19sont évidemment payés pendant cette attente-là.
01:22Bien évidemment, ce sont des professeurs titulaires,
01:24c'est ce que veut dire l'acronyme titulaires de zone de remplacement.
01:27Et donc, ils sont fonctionnaires et payés.
01:30Et donc, quand ils n'ont pas de poste,
01:31ils doivent entre 15 et 18 heures, ce sont leurs niveaux,
01:34à l'établissement auquel ils sont rattachés
01:36pour faire autre chose, du soutien scolaire,
01:38de l'organisation, comme vous disiez.
01:39En théorie, c'est comme ça que ça devrait pouvoir fonctionner.
01:41Mais la réalité derrière, c'est qu'on n'a pas cette polyvalence
01:44qu'on pourrait imaginer d'avoir un professeur
01:46qui, parce qu'il est professeur, là,
01:48dans un lycée professionnel d'une spécialité particulière,
01:51puisse s'emparer d'un soutien scolaire sur des matières générales.
01:54Non, ça ne se fait pas aussi bien.
01:55Et sans doute pas à la marge et à la maille de chaque établissement
01:58qui, peut-être, pourrait opérer ce genre d'alignement.
02:01Merci.
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