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  • il y a 14 heures
Les blocages de lycées se poursuivent ce vendredi alors que l'Intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 13 octobre prochain. Le ministre de l'Éducation a annoncé l'arrivée de 3.000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus en difficulté.

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Transcription
00:00Je vous interromps, Patrice Fort, le préfet de police de Paris, prend la parole ce soir.
00:03...d'enquête IGPN sur le ressort PP.
00:06Alors, sur le ressort PP, je crois qu'on a 4, 4 et 24 en tout sur l'ensemble du
00:14National.
00:15Comment réagissez-vous à la vidéo d'un policier qui a notamment donné un coup de genou sur le visage
00:22d'un jeune manifestant hier ? Comment réagissez-vous ?
00:25Alors, d'abord, il y a une enquête administrative qui a été diligentée. Mais ce qui m'étonne, je vais
00:30vous le dire, ce qui m'étonne beaucoup, c'est qu'on parle beaucoup de ce coup de genou et
00:33de la vidéo qui en témoigne.
00:36Mais il y a une vidéo qui circule également sur les réseaux du moment juste avant du même jeune.
00:41Et je vous invite à la regarder. Vous verrez, vous serez peut-être surpris, ce qui ne justifie pas le
00:45coup de genou.
00:46Mais je trouve qu'on parle beaucoup de ce coup de genou et on parle peu de la seconde juste
00:50avant.
00:51Et regardez bien, vous verrez, vous serez surpris. Ça n'exclut rien, ça n'excuse rien. Pour autant, il y
00:57a une enquête.
00:57Et donc, elle sera menée et il y aura des conclusions. En tout cas, sachez qu'une enquête est menée
01:02et elle est diligentée parce que c'est tout à fait normal.
01:04Vous savez qu'il va y avoir d'autres blocages et d'autres rassemblements à venir dans les jours à
01:08venir. Est-ce qu'il y a des consignes particulières de retenue ?
01:12Il n'y a aucune consigne particulière de retenue puisque, en fait, nous respectons la loi et le cadre légal
01:18d'utilisation de la force.
01:19La force, elle est juste proportionnée. Je l'ai déjà dit hier. Alors c'est vrai hier, c'est vrai
01:25avant-hier, c'est vrai demain, c'était vrai aujourd'hui.
01:27En fait, nos policiers sont formés. L'ensemble de l'encadrement veille depuis les différentes salles, depuis le terrain sur
01:35lequel ils se trouvent,
01:36depuis le terrain où je me rends également, à ce que la réponse soit proportionnée et prise avec discernement et
01:43graduée.
01:44Donc ça ne change pas, ça n'a jamais changé. Il n'y a aucune raison que ça change.
01:49Alors effectivement, je sens bien qu'on cesse de dire qu'il y a de la retenue, on demande, etc.
01:55Non, non, en fait, il y a la proportionnalité, c'est tout.
01:56De la proportionnalité. Et c'est pour ça qu'hier, typiquement, on a utilisé l'engin lanceur d'eau.
02:03Parce que, alors maintenant, on critique parfois le lanceur d'eau, sauf qu'en fait, contre des jets de pavés,
02:08des cheminées qui tombent des toits,
02:10lancer de l'eau, je trouve que c'est très proportionné et c'est très efficace pour disperser ou éloigner
02:15et permettre la manœuvre.
02:17Est-ce que vous allez donner des consignes particulières par rapport à la prochaine mobilisation également de mardi prochain ?
02:21Est-ce que vous avez de nouvelles craintes sur cette nouvelle mobilisation ?
02:24En fait, les craintes sont toujours les mêmes. C'est-à-dire qu'on ne craint pas les manifestants, on
02:28ne craint pas les lycéens, on ne craint pas les étudiants.
02:30Parce qu'en fait, nous sommes là pour les protéger, pour sécuriser leur déambulation.
02:37Donc nous, on ne les craint pas. Ce qu'on craint, en fait, ce sont les black blocs, ce sont
02:41les fauteurs de troupes qui viennent perturber le bon déroulement de cette manifestation.
02:45Et donc, laisser croire que nous serions contre les manifestants. Ce n'est pas ça du tout.
02:50Donc il n'y a aucune crainte pour les manifestants, bien au contraire, parce que c'est organisé, il y
02:54a des responsables syndicaux qui viennent nous voir,
02:56avec qui nous travaillons, avec qui nous préparons les choses.
02:59Et puis après, vous avez une poignée, quelques centaines sur plusieurs dizaines de milliers, mardi, qui viennent perturber les choses.
03:05Et s'en prendre un peu à tout le monde. C'était traditionnellement, en général, sur les policiers et les
03:10gendarmes.
03:11Malheureusement, on voit qu'aujourd'hui, c'est aussi sur le monde enseignant, et c'est, on peut le regretter.
03:15C'est une dérive, une dérive comme les mortiers. Cette utilisation systématique des mortiers, qui aujourd'hui font des blessures
03:22extrêmement graves.
03:22D'abord, des blessures sur celles et ceux qui les projettent, parce que souvent, ils ne savent pas les utiliser,
03:27donc ils se brûlent aussi.
03:28Et puis, sur les personnes, le monde enseignant, les policiers, les gendarmes, et puis aussi tout ce qui est mobilier
03:35et immobilier.
03:36Est-ce que le fait qu'aujourd'hui, tout soit filmé, notamment par les téléphones de ces jeunes, permet d
03:41'ouvrir davantage, justement, d'enquêtes par l'IGPM ?
03:44Alors, c'est une bonne chose, en fait. Tout comme le port de la caméra piéton est une excellente chose,
03:49parce que ça apporte la preuve.
03:51Et d'ailleurs, le taux de déferrement est un élément important, c'est-à-dire entre les gens que nous
03:54interpellons, les gens que la justice défère,
03:57est assez important, ce qui montre que nous avons les preuves de l'action malsaine des personnes que nous interpellons.
04:04Et le fait qu'il y ait des vidéos qui circulent, etc., nous permet aussi, bien évidemment, parce qu'en
04:07fait, tout le monde pense que ces vidéos,
04:09ça permet de faire de la publicité à celles et ceux qui viennent attenter à la vie des autres.
04:13Parce que je rappelle quand même qu'il y a une jeune stagiaire, lieutenant, qui a été plaquée au sol,
04:19qui a été lynchée,
04:20qui lui promettait la mort. Et en fait, vous avez tout ce matériel vidéo qui est également capté par les
04:26forces de l'ordre
04:27et qui sert aussi de preuve. Et puis, nous remontons étape après étape.
04:31Et donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, nous avons quelques centaines ou milliers d'interpellés.
04:36Mais les enquêtes vont durer et peut-être qu'il y en aura d'autres dans les prochaines semaines,
04:40parce que, évidemment, nous allons remonter le fil des actions, le fil de celles et ceux qui auront conduit à
04:46des blessures d'autrui.
04:48Donc le personnel enseignant comme le personnel policier, comme un quidam qui n'aurait rien demandé à la personne
04:52et qui, malheureusement, aurait pris des coups.

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