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  • il y a 3 heures
Un accord a finalement été signé entre le Hamas et Israël sous l’égide des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte. Un échange de prisonniers israéliens et palestiniens doit avoir lieu en trois phases de quarante-deux jours. Un cessez-le-feu qui pourrait amener la fin de la guerre, mais le chemin est semé d’embûches. Marwan Barghouti pourrait retrouver la liberté. On décortique cet accord avec Rosa Moussaoui.

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Transcription
00:00On va commencer avec Rosa pour parler de l'accord de cessez-le-feu, accord de trêve à Gaza, entre
00:07le Hamas et Israël.
00:11Hier, ça a fait l'actualité, on en parle aujourd'hui, normalement ça devrait être ratifié.
00:15Est-ce que tu peux nous dire quelques mots là-dessus, Rosa ?
00:18Oui, alors on a appris hier que les négociations, on suivait les négociations évidemment depuis des semaines,
00:23des négociations indirectes évidemment entre l'Etat israélien et le Hamas avec l'entremise aux Etats-Unis de l'Egypte.
00:31Cet accord, on l'attend depuis 15 mois de guerre, 4 jours où l'armée israélienne a déversé des luges
00:37de bombes sur la population palestinienne de la bande de Gaza.
00:41Et hier, ce qui s'est passé, c'est que le Hamas a donné son accord à Thion, posé et
00:47négocié.
00:48Il fallait encore qu'aujourd'hui, le gouvernement israélien ratisse cet accord, que Netanyahou ratisse cet accord,
00:53apparemment, étant donné que cet accord prévoit à la fois un cessez-le-feu et la libération des otages israéliens
01:02de Gaza
01:02contre deux prisonniers palestiniens arbitrairement tenus dans l'Egypte.
01:06Ils avaient déjà fait cet échange ?
01:07Il y avait déjà eu un premier échange, une première trêve, mais qui n'avait pas tenu,
01:12mais qui avait permis la libération d'otages et de prisonniers palestiniens.
01:16Là, visiblement, ça a chopé encore un peu sur le nom d'un certain nombre de prisonniers palestiniens importants
01:22qui pensaient être libérés dans cette nouvelle phase.
01:25Donc il y avait encore une petite incertitude, mais normalement, étant donné la pression internationale
01:30qui est mise au gouvernement Netanyahou et notamment par Washington, on devrait aboutir à ça.
01:35Et parmi les prisonniers palestiniens qui pourraient être libérés,
01:37on parle notamment de Marwan Barghou, qui est un leader très important, un leader extrêmement populaire,
01:43qui pourrait être en position d'aller vers la figure, qui pourrait négocier des accords paix,
01:50mais on parle aussi d'une libération qui serait conditionnée à un exil ailleurs qu'en Palestine.
01:57Oui, c'est ce qu'on retrouve dans le papier que Pierre Barbancé a fait hier et publié dans le
02:02journal de ce matin.
02:04Donc l'accord de trêve, il se répartit en trois phases, si j'ai bien compris ?
02:11Oui, trois phases de 42 jours. En fait, le cessez-le-feu pourrait commencer, si tout se passe bien,
02:17comme on l'espère, ça commencerait dimanche. Dans un premier temps, cela permettrait, ce cessez-le-feu,
02:23il permettrait l'entrée dans Gaza de convois humanitaires qui sont pour l'instant bloqués
02:28et qui pourraient apporter à la fois une aide matérielle, de la nourriture, du carburant, des cliniques, etc.
02:38Puisque la population, aujourd'hui, une grande partie de la population vit dans des espèces de camps, de tentes.
02:43Il faut savoir qu'il fait extrêmement froid dans cette région du monde en hiver,
02:46donc les gens sont sous la pluie, dans le froid, dans des conditions absolument effroyables.
02:51Il y a une vraie crise alimentaire très grave, des blessés qui ne sont pas soignés,
02:55puisque parmi les infrastructures détruites par l'armée israélienne se trouve aussi un grand nombre d'hôpitaux.
03:01Donc il y a aussi urgence à mettre en place des structures sanitaires.
03:05Donc cette première phase, elle pourrait permettre l'entrée de convois humanitaires.
03:10L'armée israélienne se retirerait dans des zones tampons autour de la frontière avec Israël,
03:18une zone tampon d'un kilomètre.
03:19Il y a toujours une incertitude sur les zones contrôlées par l'armée israélienne
03:23qui coupe le territoire d'est en ouest.
03:26Il y en a combien ? Deux, trois de ces corridors ?
03:28Je ne sais plus exactement, mais il y en a en tout cas un principal
03:31qui permet à l'armée israélienne de contrôler que les Palestiniens ne rentrent pas chez eux
03:36et ne se trouvent pas des zones où ils se trouvent.
03:38Oui, c'est ça, c'est celui qui coupe entre le nord et le sud et ça permet de filtrer...
03:42C'est d'est en ouest plutôt, qui permet de filtrer.
03:45Et une fois que cela serait fait, la libération des otages se ferait en plusieurs phases.
03:53Donc on parle de 94 otages qui seraient libérés.
03:56Dans une première phase, 33 d'entre eux, essentiellement les femmes, les enfants, les personnes de plus de 50 ans.
04:03Mais là aussi, ce serait perlé en fait, ça se ferait sur une assez longue période.
04:12Et donc à partir de dimanche, il y a déjà trois Israéliens qui seraient libérés,
04:20puis quatre autres le septième jour, puis tous les sept jours, trois autres libérés.
04:26Donc ça veut dire qu'au bout de six semaines, 33 otages seraient libérés.
04:30Mais tout ça est très perlé, avec un calendrier précis et étalé dans le temps
04:38pour s'assurer que la cessation des hostilités se poursuive.
04:43Et les troupes israéliennes qui se retirent de Gaza, ce n'est pas dans la première phase ?
04:48Ce n'est pas dans la deuxième phase ? C'est dans la troisième ?
04:49Non, il y aurait un mouvement de retrait en fait, dès le départ,
04:53pour permettre aussi à la population qui a fui notamment le nord et le centre de l'enclave palestinienne
04:59et qui s'est massée au sud. L'idée, c'est aussi de permettre aux Palestiniens de rentrer chez eux
05:04avec toutes les difficultés que ça comporte, puisque un très très grand nombre de bâtiments,
05:10d'immeubles ont été détruits, pas seulement les infrastructures, mais aussi les immeubles d'habitation, etc.
05:15Donc les gens vont repartir chez eux, mais sans savoir réellement dans quel état ils vont retrouver
05:19leurs maisons, leurs appartements. Donc ça va être des conditions de vie terribles encore.
05:24C'est-à-dire qu'il y a eu des scènes de joie de l'IS, et on peut bien
05:28le comprendre pour une population
05:30qui vit depuis 15 mois sous des bombardements massifs. Mais tout l'enjeu va être de pouvoir retrouver
05:38des conditions de vie un peu vivables. Et ça, ça va prendre énormément de temps.
05:42La reconstruction du territoire va prendre énormément de temps au regard de l'ampleur incommensurable
05:48des destructions subies par ce territoire palestinien.
05:51Et ça pose aussi la question de l'arrivée de Donald Trump. Ça a permis, je sais pas, de débloquer
05:56cette situation-là ?
05:57Oui, on peut dire ça. Il y avait vraiment une stratégie de Benjamin Netanyahou de jouer avec le temps
06:04jusqu'à l'élection présidentielle américaine pour tout faire pour permettre l'élection de son ami Donald Trump
06:11qui en a profité pour se poser, prendre un peu le déguisement d'homme de paix.
06:16Et il y a eu des efforts coordonnés entre l'administration Biden sortante et l'administration Trump
06:22qui va se mettre en place. Pression sur Netanyahou pour obtenir cet accord de trêve.
06:27Ce qui est révoltant, c'est qu'en fait, les États-Unis avaient le sort des Palestiniens de Gaza,
06:34de la région entre les mains. En fait, ce sont eux les principaux pourvoyeurs d'armes à Israël.
06:38Ce sont eux qui financent cette guerre, qui livrent les armes.
06:43Et donc, ils auraient pu, depuis très longtemps, ils avaient les leviers pour faire pression sur le gouvernement israélien.
06:50Il leur suffisait de stopper les livraisons d'armes pour que cette guerre cesse.
06:55Et il faut le rappeler, cette guerre, elle a été le théâtre de crimes contre l'humanité, de crimes de
07:00guerre.
07:00On parle de génocide. C'est pas seulement l'humanité qui parle de génocide.
07:04Il y a une procédure devant la Cour internationale de justice qui a déjà mis en demeure Israël de tout
07:11faire
07:11pour empêcher la commission d'un génocide à Gaza.
07:14Et un certain nombre d'ONG, d'organisations, je pense notamment à Amnesty International,
07:19ont collecté des preuves intangibles de l'intentionnalité, en fait, de ces crimes de guerre et de ce génocide.
07:29Et pourquoi avec Donald Trump, ça change ? C'est ces méthodes qui ont permis de faire avancer cet accord
07:35?
07:35C'est surtout qu'il est en ligne avec Benjamin Netanyahou.
07:38Ils appartiennent à la même famille politique, celle d'une droite extrême, pour ne pas dire d'une extrême droite,
07:45qu'il y a entre eux une vraie complicité.
07:49Ils avaient travaillé ensemble, côte à côte, au moment du premier mandat de Donald Trump.
07:54Et d'ailleurs, Trump, il avait été le promoteur d'une politique qui est celle des accords d'Abraham.
07:59Il avait poussé les pays arabes à normaliser leur relation diplomatique avec Israël,
08:04tout en rejetant la question palestinienne à l'arrière-plan pour essayer de la faire passer,
08:09non pas pour une question politique, une question de décolonisation,
08:13mais comme une question sécuritaire sous contrôle d'Israël.
08:16Et ça avait été toute sa stratégie, celle des accords d'Abraham,
08:19en fait d'effacer la revendication des Palestiniens à un État, à une souveraineté
08:26et à décider eux-mêmes de leur protestin et d'avoir leur terre.
08:30Donc il avait contribué déjà au moment de son premier mandat en ligne avec Benjamin Netanyahou
08:35à essayer d'enterrer la revendication de décolonisation et de souveraineté des Palestiniens.
08:41Donc ce sont deux hommes qui appartiennent à la même famille politique,
08:45qui se connaissent bien, qui travaillent ensemble.
08:47Et on voit bien comment Benjamin Netanyahou, aussi en portant cette guerre à l'échelle régionale,
08:56avec sa guerre au Liban, avec les opérations de l'armée israélienne en Syrie,
08:59avec les menaces de guerre sur l'Iran,
09:01on voit bien comment il a fait durer ces opérations jusqu'à l'élection présidentielle américaine.
09:11Donc il y a tous ces calculs aussi qui rentrent en ligne de compte.
09:14Est-ce que cet accord de trèfle transformé en accord de paix ? Est-ce que c'est possible ?
09:18Est-ce que c'est imaginable ?
09:19C'est l'espoir qu'il faut nourrir et en même temps ça ne se fera absolument pas dans l
09:25'immédiat.
09:26Il va falloir un rapport de force aussi dans ce sens-là.
09:31Trump, ce n'est pas du tout sa ligne politique.
09:34Ce n'est pas du tout celle de l'établissement d'un État palestinien,
09:38dans les frontières de 1967, à côté de l'État d'Israël.
09:42Donc là, il y aurait une carte européenne à jouer,
09:45que malheureusement l'Union européenne ne joue.
09:47L'Union européenne, la France, devrait pouvoir peser dans ce sens-là.
09:52Dans la dernière période et avec cette prise d'anéantissement à Gaza,
09:57un certain nombre de pays et de pays européens se sont ralliés à la reconnaissance d'un État palestinien.
10:02Je pense en particulier à l'Espagne, à la Suède.
10:05Mais la France par exemple, nous quand on avait interviewé Emmanuel Macron l'an dernier,
10:10on lui avait posé la question, il se disait prêt à reconnaître un État palestinien au moment où c'est
10:15utile.
10:15Et à ce jour, après 15 mois d'anéantissement, la France n'a toujours pas franchi le pas de faire
10:21ce geste.
10:22Mais ce serait symboliquement extrêmement important que les pays européens,
10:26que l'Union européenne reconnaisse l'État palestinien,
10:29reviennent aussi dans le jeu pour encourager des négociations allant vers l'émergence d'un État palestinien.
10:37L'Union européenne, elle a aussi un levier,
10:39puisqu'elle a un accord de coopération économique très serré avec Israël.
10:44Et ça aussi, ça peut être un levier pour faire pression sur Tel Aviv,
10:49sur Benyamin Netanyahou et sur son gouvernement d'extrémisme.
10:52Parce que l'accord, il a été fait à Doha, au Qatar, c'est ça ?
10:56Oui.
10:56Et l'Union européenne, il n'y a aucun acteur de l'Union européenne.
10:59Elle n'est pas du tout dans le jeu.
11:00C'est vraiment, cet accord, il est parrainé par les États-Unis, par l'Égypte, par le Qatar.
11:04Et on voit bien comment l'Union européenne a été mise complètement hors jeu,
11:08comment la France, qui jouait aussi un rôle important au Proche-Orient,
11:12a été, elle aussi, mise complètement sur la touche.
11:14Mais c'est aussi lié à la diplomatie erratique, qui est celle d'Emmanuel Macron,
11:19qui s'est mise complètement dans les roues du gouvernement Netanyahou.
11:22On se souvient qu'au lendemain des attaques du 7 octobre,
11:26et alors que la guerre faisait déjà rage à Gaza,
11:30la seule proposition qu'avait trouvée Emmanuel Macron,
11:34c'était de proposer une coalition internationale
11:36pour aller se battre aux côtés des Israéliens à Gaza.
11:39Ce qui était complètement ridicule.
11:41Même son entourage était gêné.
11:43Et au final, cette proposition a été enterrée.
11:46Mais au regard de ce qu'a pu être l'engagement de la France dans cette région,
11:49qui avait pesé, justement, en faveur, par exemple, des accords d'Oslo,
11:54il y avait eu aussi tout le quartet qui avait essayé de pousser à des négociations de paix,
11:59auxquelles l'Union européenne ne prenait pas.
12:02On voit bien que la diplomatie erratique,
12:05qui est celle de la France depuis les années Sarkozy,
12:09a poussé complètement la France et l'Union européenne dans les marges.
12:14Donc, est-ce que la France peut retrouver un rôle dans cette région ?
12:19Ce n'est pas impossible.
12:20Il faudrait qu'elle ait des gestes et des prises de position,
12:24beaucoup plus que celle qu'elle prend jusqu'à présent.
12:27On voit bien qu'il y a eu une sorte de soutien inconditionnel au gouvernement.
12:33Comme l'avait dit Anne-Brun Pivet, il parlait de soutien inconditionnel.
12:35Absolument.
12:36On peut citer aussi le ministre des Affaires étrangères,
12:39qui, lors d'une visite à Jérusalem, n'a réagi que très très mollement
12:44au fait que des gendarmes français aient été violentés par des policiers israéliens.
12:49Il y a eu plein d'épisodes comme ça,
12:51qui montrent à quel point la France est timorée dans ses critiques
12:57de ce gouvernement d'extrême droite,
12:58qui continue une politique illégale d'occupation, de colonisation.
13:04Aussi en Cisjordanie, on parle de Gaza,
13:06et c'est bien normal au regard de ce qui a été infligé aux Palestiniens de Gaza.
13:11Mais en Cisjordanie aussi, les autorités israéliennes, l'armée israélienne,
13:16les colons continuent de se rendre coupables d'exactions,
13:21qui pourraient faire l'objet aussi d'enquêtes de la justice internationale.
13:26On rappelle que, je citais tout à l'heure la CIJ qui a mis en garde contre un risque de
13:31génocide à Gaza,
13:32mais la Cour pénale internationale a délivré aussi un mandat d'arrêt contre Benyamin Netanyahou
13:37et son ex-ministre de la Défense pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
13:41Ce qui veut dire qu'en réalité, s'il voyageait dans un des pays partie prenante au statut de Rome,
13:48il devrait être arrêté et livré à la Cour pénale internationale pour être jugé pour ses crimes.
13:53Mais là, on parle à l'occasion des célébrations de l'anniversaire de la libération des camps d'extermination nazis,
14:02d'une possibilité que Benyamin Netanyahou puisse négocier de venir en Europe
14:06tout en ayant une espèce d'immunité par laquelle les pays d'Europe s'engageraient à ne pas l'arrêter,
14:13à ne pas le livrer à la Cour pénale internationale.
14:16Donc on voit bien comment le droit international, la loi internationale,
14:20elle est piétinée de bout en bout dans cette affaire.
14:23C'est ce qu'on s'aperçoit depuis de 15 ans.
14:24Il y a quelqu'un dans le chat qui nous demande qu'en est-il de la solution du confédéralisme
14:28démocratique dans la région ?
14:29Alors la solution du confédéralisme démocratique, elle nous emmène un peu plus au nord-est
14:34puisque c'est la solution qui est proposée par les Kurdes,
14:36un autre peuple de la région qui est lui sans état,
14:40qui est éclaté entre plusieurs états, la Turquie, la Syrie, l'Irak, l'Iran.
14:45Le peuple kurde avait porté à un moment donné une revendication nationaliste
14:50et le mouvement kurde a beaucoup évolué puisqu'il est plutôt aujourd'hui dans la revendication d'une autonomie
14:57au sein de laquelle s'organiserait ce confédéralisme démocratique.
15:01C'est un peu une solution alternative aux états-nations,
15:04mais c'est pour le coup vraiment une idée portée par les Kurdes.
15:10Les palestiniens aujourd'hui, ils sont dans la revendication d'un état palestinien reconnu
15:16qui leur permette d'exercer leur souveraineté et de se défaire de cette domination coloniale d'Israël.
15:23Et ça permet aussi de revenir à Marwan Berghouti.
15:25On a fait beaucoup d'articles sur le site internet de l'humanité et dans l'humanité sur Marwan Berghouti
15:30parce que c'est un personnage extrêmement important, méconnu en Palestine, enfin méconnu en France.
15:36En France, parce qu'en Palestine il est très populaire.
15:38Mais en France il est très peu connu et c'est important de savoir qui c'est, ce qu'il
15:41a fait et ce qu'il est capable de faire.
15:43C'est un personnage hyper important et je vous invite tous à aller le découvrir sur le site de l
15:48'humanité.
15:49Marwan Berghouti en fait c'était un des dirigeants de l'OLP, du FATA, une des composantes de l'OLP.
15:55Il a été une des figures, un des leaders de la deuxième intifada.
15:59Il est emprisonné maintenant depuis plus de 20 ans par Israël et ça pourrait être le Mandela palestinien en fait.
16:08Ça pourrait être l'homme qui aurait la légitimité de négocier la paix, de négocier l'établissement d'un État
16:16palestinien.
16:16Donc sa libération serait effectivement une très très bonne nouvelle avec l'ombre évidemment d'un éventuel exil.
16:24Mais il est une carte très importante pour la paix dans la région.
16:28Écoute, merci beaucoup Rosa d'être venue sur le live pour nous expliquer un petit peu ce qu'il en
16:33retournait de cet accord de trêve.
16:34Je te remercie.

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