00:00Le rassemblement tel que nous vivons ce soir est un rassemblement extrêmement important
00:04parce que la population de Seine-Saint-Denis aspire aussi à ce rassemblement des forces de gauche.
00:10C'est un impôt sur la vie des gens, c'est un impôt dégressif,
00:13qui veut dire qu'en fait on prend plus à ceux qui n'ont pas grand-chose
00:16et on prend pas grand-chose à ceux qui ont beaucoup.
00:20Nous avons eu dans le cadre des dernières élections législatives un bel exemple de rassemblement
00:24qui a permis par exemple dans notre département d'avoir la totalité des circonscriptions
00:29qui soient à gauche.
00:31Et donc l'électorat de gauche aspire à ce rassemblement dans notre département.
00:37Il nous l'a fait savoir et le travail qui est mené par nos parlementaires à l'Assemblée Nationale,
00:42il est en tout point remarquable parce que c'est un travail de cohésion,
00:46c'est un travail de cohérence qui dit à ce gouvernement
00:50c'est pas comme ça qu'on peut réformer les retraites.
00:53C'est un éducation populaire, c'est des milliers de bénévoles qui créent du lien.
00:58Moi je travaille beaucoup depuis plusieurs années avec les chauffeurs VTC,
01:01les chauffeurs Uber, il y en a beaucoup en Seine-Saint-Denis mais pas que.
01:06Et oui ce sont des sujets qui les interpellent parce que les chauffeurs Uber déjà demandent une chose,
01:12c'est le droit de cotiser pour la retraite.
01:14Aujourd'hui ils ont cru quand ils ont fait un emprunt pour payer leur voiture,
01:19quand ils ont fait un contrat pour travailler avec Uber,
01:22ils ont cru qu'ils allaient être des entrepreneurs, chefs d'entreprise.
01:25Et en fait au final ils se retrouvent complètement soumis à la subordination d'Uber,
01:30qu'ils ne peuvent choisir rien, ils ne peuvent pas choisir leurs tarifs,
01:32ils ne savent pas comment sont décidés les courses,
01:35pourquoi il y a deux chauffeurs l'un à côté de l'autre,
01:37il y en a un qui a des grosses courses, l'autre des petites courses.
01:40Et donc là c'est important de dire qu'ils doivent avoir les mêmes droits que les salariés,
01:44et notamment le droit à la retraite, le droit de cotiser.
01:51Ça aura des incidences sur des milliers de gens qui vivent dans ce département,
01:57j'ai l'habitude de le dire, le département du monde,
02:00le département des 130 nationalités, des 177 langues parlées,
02:05et de plus de 2500 associations qui interviennent dans le champ de la coopération internationale.
02:09D'abord parce que c'est un enjeu important pour ceux qui travaillent depuis de très nombreuses années,
02:17et qui vont devoir peut-être partir à 64 ans,
02:22mais si on veut partir à taux plein, peut-être aux alentours des 70 ans.
02:27Et c'est vrai que ce soir on est accueilli à la Bourse départementale du Travail,
02:33dans un haut lieu symbolique des luttes, des syndicats,
02:38quel qu'en soit d'ailleurs le syndicat.
02:41Et c'est vrai que c'est ceux qui luttent à nos côtés au quotidien
02:45pour défendre les habitants de la Seine-Saint-Denis, de l'OPT Est-Enssemble,
02:48et de la ville de Bobigny.
02:50A vous payez, à vous rétribuez en revenu du capital d'autres candidats.
02:54Eh bien, vous vous rétribuez moins.
02:56Très le moment où on a commencé à travailler, il y avait un certain nombre de trimestres à cotiser.
03:00Aujourd'hui, il y en a encore plus.
03:02Donc du coup, on suit le mouvement,
03:05mais on manifeste parce qu'on estime que ce n'est pas possible.
03:08Mais d'un autre côté, on nous demande à nous de faire plus d'efforts,
03:11mais eux n'en font pas.
03:12C'est ça qui manque de cohérence,
03:15parce que ceux qui votent les lois ne les subissent pas.
03:18Les jeunes se mobilisent, tout le monde se mobilise à son niveau,
03:21mais je pense que les gens ont d'autres problèmes en tête.
03:26Mais on est là, on manifeste.
03:28Il y en a déjà plein qui rêveraient de ne plus travailler.
03:31Donc il y a aussi cette question-là, le bien-être des gens, quoi.
03:34Là, j'ai vraiment l'impression que Macron sacrifie toute la population et le pays
03:41pour des intérêts qui dépassent complètement le peuple.
03:44Et le peuple est à conscience de tout.
03:46Enfin, le peuple.
03:47Je n'aime pas parler du peuple.
03:48Les gens que je côtoie, et même les femmes de ménage,
03:51j'en parle souvent avec elles,
03:53ils sont informés de tout ça.
03:54Ils connaissent les enjeux.
03:55Ils ne sont pas bêtes.
03:56Ils sont très intelligents, les gens.
03:58Ils sont très informés, contrairement à ce qu'on peut penser.
04:00Le problème, c'est qu'on est complètement endormis.
04:04On est conditionnés par ce système.
04:07Donc voilà, en fait, c'est ça qui est terrible.
04:10Et si j'ai un message que je voudrais marteler par-dessus tout,
04:14c'est un message qui vient du pays dans lequel je suis née.
04:19Le peuple uni jamais ne sera vaincu.
04:23Nous, ici, la préfecture de Seine-Saint-Denis,
04:27on est la sous-préfecture de Paris, en quelque sorte.
04:30C'est-à-dire que quand on décide, nous aussi, de faire des meetings,
04:33c'est comme quand il y a un meeting à Plouhermel par rapport à Brest.
04:38Donc on se dit qu'il n'y a pas besoin de tout faire de façon métropolitaine, urbaine.
04:45On va dans la racine du peuple populaire.
04:49Et ça se mobilise aussi en Seine-Saint-Denis ?
04:51Bien sûr, bien sûr.
04:52On l'a vu ce soir.
04:53C'était un pari.
04:54Moi, je ne savais pas s'il y allait avoir 15 personnes ou 500.
04:58Je ne pouvais pas savoir.
04:59Parce que personne ne l'a fait depuis des décennies de faire ça,
05:03de faire des meetings ici.
05:04Ça ne se fait plus.
05:05Ça ne se fait plus.
05:06Il y avait avant, il y avait le Parti communiste qui faisait ces choses.
05:10Mais même le mouvement syndical, il ne fait pas des grands meetings comme ça.
05:13Il est dans la rue, dans les entreprises.
05:16On manifeste beaucoup devant la préfecture, devant l'académie, etc.
05:20Devant le tribunal à Bobigny.
05:22Mais de faire comme ça des moments populaires,
05:24des soirées entières consacrées aux palabres, c'est beau.
05:28C'est beau.
05:29Moi, je suis très contente.
05:30Je suis très émue.
05:30Et puis, j'en ferai d'autres.
05:34Merci.