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  • il y a 19 heures
Devant près de 500 personnes, des parlementaires de la Nupes ont réussi leur pari de mobiliser à la bourse du travail de Bobigny, contre le projet de réforme des retraites.

À Bobigny en Seine-Saint-Denis, des parlementaires de la Nupes, dont plusieurs député LFI, ont tenu un meeting à la Bourse du travail de Bobigny. Près de 500 personnes sont venus participer à ce rassemblement populaire, le soir même de la cinquième manifestation parisienne contre le projet de réforme des retraites.

Un meeting qui avait pour ambition d'amplifier la mobilisation, mais en défendant "l'unité" de la coalition de gauche. Un pari réussi puisque mobiliser ici, en Seine-Saint-Denis, dans un quartier populaire, n'était pas si facile comme nous l'explique la députée insoumise, Raquel Garrido. "Nous ici, on va à la racine du peuple populaire, c'était un pari et personne n'a fait ce genre de meeting depuis des décennies."

"La population de Seine-Saint-Denis aspire aussi au rassemblement des forces de gauche, l'électorat de gauche dit aujourd'hui au gouvernement : ce n'est pas comme ça qu'on peut réformer les retraites.", souligne Yannick Trigance, habitant de Neuilly-sur-Marne.

« C’est plus qu’une réforme, c’est la mère de toutes les batailles », a d’emblée lancé le sénateur PCF Fabien Gay dans la ville de Seine-Saint-Denis, estimant qu’ « il nous faut mener en même temps que la bataille contre la réforme des retraites, la bataille pour le sens du travail ».

"Il faut qu'on l'emporte, on n'a pas le choix, il faut arrêter le pays le 7 mars pour arrêter Macron", a expliqué le député François Ruffin. "Il faut que ça soit les patrons qui l'appellent et qui lui disent : "arrête tes bêtises".

"Un 7 mars et ça repart", a osé la députée Clémentine Autain. "Notre responsabilité elle est de gagner et pour gagner, c'est la Nupes ! Cette unité de toutes les familles politiques de la gauche, il faut la chérir".

les plus impactés par la réforme des retraites
Devant près de 500 personnes, les élus ont aussi souligné que les habitants de ce département très populaire et parmi les plus pauvres de France, "vont être les plus impactés par la réforme des retraites".

"Ici on sait que la vie est courte, jamais on laissera quelqu'un prendre deux ans de notre vie", a averti l'Insoumise Raquel Garrido.

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Transcription
00:00Le rassemblement tel que nous vivons ce soir est un rassemblement extrêmement important
00:04parce que la population de Seine-Saint-Denis aspire aussi à ce rassemblement des forces de gauche.
00:10C'est un impôt sur la vie des gens, c'est un impôt dégressif,
00:13qui veut dire qu'en fait on prend plus à ceux qui n'ont pas grand-chose
00:16et on prend pas grand-chose à ceux qui ont beaucoup.
00:20Nous avons eu dans le cadre des dernières élections législatives un bel exemple de rassemblement
00:24qui a permis par exemple dans notre département d'avoir la totalité des circonscriptions
00:29qui soient à gauche.
00:31Et donc l'électorat de gauche aspire à ce rassemblement dans notre département.
00:37Il nous l'a fait savoir et le travail qui est mené par nos parlementaires à l'Assemblée Nationale,
00:42il est en tout point remarquable parce que c'est un travail de cohésion,
00:46c'est un travail de cohérence qui dit à ce gouvernement
00:50c'est pas comme ça qu'on peut réformer les retraites.
00:53C'est un éducation populaire, c'est des milliers de bénévoles qui créent du lien.
00:58Moi je travaille beaucoup depuis plusieurs années avec les chauffeurs VTC,
01:01les chauffeurs Uber, il y en a beaucoup en Seine-Saint-Denis mais pas que.
01:06Et oui ce sont des sujets qui les interpellent parce que les chauffeurs Uber déjà demandent une chose,
01:12c'est le droit de cotiser pour la retraite.
01:14Aujourd'hui ils ont cru quand ils ont fait un emprunt pour payer leur voiture,
01:19quand ils ont fait un contrat pour travailler avec Uber,
01:22ils ont cru qu'ils allaient être des entrepreneurs, chefs d'entreprise.
01:25Et en fait au final ils se retrouvent complètement soumis à la subordination d'Uber,
01:30qu'ils ne peuvent choisir rien, ils ne peuvent pas choisir leurs tarifs,
01:32ils ne savent pas comment sont décidés les courses,
01:35pourquoi il y a deux chauffeurs l'un à côté de l'autre,
01:37il y en a un qui a des grosses courses, l'autre des petites courses.
01:40Et donc là c'est important de dire qu'ils doivent avoir les mêmes droits que les salariés,
01:44et notamment le droit à la retraite, le droit de cotiser.
01:51Ça aura des incidences sur des milliers de gens qui vivent dans ce département,
01:57j'ai l'habitude de le dire, le département du monde,
02:00le département des 130 nationalités, des 177 langues parlées,
02:05et de plus de 2500 associations qui interviennent dans le champ de la coopération internationale.
02:09D'abord parce que c'est un enjeu important pour ceux qui travaillent depuis de très nombreuses années,
02:17et qui vont devoir peut-être partir à 64 ans,
02:22mais si on veut partir à taux plein, peut-être aux alentours des 70 ans.
02:27Et c'est vrai que ce soir on est accueilli à la Bourse départementale du Travail,
02:33dans un haut lieu symbolique des luttes, des syndicats,
02:38quel qu'en soit d'ailleurs le syndicat.
02:41Et c'est vrai que c'est ceux qui luttent à nos côtés au quotidien
02:45pour défendre les habitants de la Seine-Saint-Denis, de l'OPT Est-Enssemble,
02:48et de la ville de Bobigny.
02:50A vous payez, à vous rétribuez en revenu du capital d'autres candidats.
02:54Eh bien, vous vous rétribuez moins.
02:56Très le moment où on a commencé à travailler, il y avait un certain nombre de trimestres à cotiser.
03:00Aujourd'hui, il y en a encore plus.
03:02Donc du coup, on suit le mouvement,
03:05mais on manifeste parce qu'on estime que ce n'est pas possible.
03:08Mais d'un autre côté, on nous demande à nous de faire plus d'efforts,
03:11mais eux n'en font pas.
03:12C'est ça qui manque de cohérence,
03:15parce que ceux qui votent les lois ne les subissent pas.
03:18Les jeunes se mobilisent, tout le monde se mobilise à son niveau,
03:21mais je pense que les gens ont d'autres problèmes en tête.
03:26Mais on est là, on manifeste.
03:28Il y en a déjà plein qui rêveraient de ne plus travailler.
03:31Donc il y a aussi cette question-là, le bien-être des gens, quoi.
03:34Là, j'ai vraiment l'impression que Macron sacrifie toute la population et le pays
03:41pour des intérêts qui dépassent complètement le peuple.
03:44Et le peuple est à conscience de tout.
03:46Enfin, le peuple.
03:47Je n'aime pas parler du peuple.
03:48Les gens que je côtoie, et même les femmes de ménage,
03:51j'en parle souvent avec elles,
03:53ils sont informés de tout ça.
03:54Ils connaissent les enjeux.
03:55Ils ne sont pas bêtes.
03:56Ils sont très intelligents, les gens.
03:58Ils sont très informés, contrairement à ce qu'on peut penser.
04:00Le problème, c'est qu'on est complètement endormis.
04:04On est conditionnés par ce système.
04:07Donc voilà, en fait, c'est ça qui est terrible.
04:10Et si j'ai un message que je voudrais marteler par-dessus tout,
04:14c'est un message qui vient du pays dans lequel je suis née.
04:19Le peuple uni jamais ne sera vaincu.
04:23Nous, ici, la préfecture de Seine-Saint-Denis,
04:27on est la sous-préfecture de Paris, en quelque sorte.
04:30C'est-à-dire que quand on décide, nous aussi, de faire des meetings,
04:33c'est comme quand il y a un meeting à Plouhermel par rapport à Brest.
04:38Donc on se dit qu'il n'y a pas besoin de tout faire de façon métropolitaine, urbaine.
04:45On va dans la racine du peuple populaire.
04:49Et ça se mobilise aussi en Seine-Saint-Denis ?
04:51Bien sûr, bien sûr.
04:52On l'a vu ce soir.
04:53C'était un pari.
04:54Moi, je ne savais pas s'il y allait avoir 15 personnes ou 500.
04:58Je ne pouvais pas savoir.
04:59Parce que personne ne l'a fait depuis des décennies de faire ça,
05:03de faire des meetings ici.
05:04Ça ne se fait plus.
05:05Ça ne se fait plus.
05:06Il y avait avant, il y avait le Parti communiste qui faisait ces choses.
05:10Mais même le mouvement syndical, il ne fait pas des grands meetings comme ça.
05:13Il est dans la rue, dans les entreprises.
05:16On manifeste beaucoup devant la préfecture, devant l'académie, etc.
05:20Devant le tribunal à Bobigny.
05:22Mais de faire comme ça des moments populaires,
05:24des soirées entières consacrées aux palabres, c'est beau.
05:28C'est beau.
05:29Moi, je suis très contente.
05:30Je suis très émue.
05:30Et puis, j'en ferai d'autres.
05:34Merci.

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