00:00Les retraites, elles sont à qui ? Elles sont à nous !
00:03À qui ? À nous ! À qui ? À nous !
00:06À qui ? À qui ? À qui ?
00:08Je suis britannique, ça fait 33 ans que je suis en France
00:12et pour moi c'est important parce que je vois ce qui se passe en Angleterre,
00:16l'âge de retraite c'est 67 aujourd'hui avec un projet à 68.
00:22On est dans un post-globalisme qui fait qu'on doit être ensemble
00:27pour créer un monde qui peut faire face à des changements écologiques
00:31et des changements pour les sociétés partout.
00:35Et ça inclut bien sûr notre population qui vit plus longtemps
00:40et il faut préparer l'avenir comme il faut, pas avec un court-termisme.
00:47Finalement, dans le fond de ce combat, de ces réunions aujourd'hui
00:52et du fait qu'une grande partie de la population de notre pays
00:56qui se rassemble, c'est de songer à l'avenir et aux générations futures.
01:01Et si aujourd'hui on doit mener un combat, c'est bien celui-là
01:05puisque nous avons le devoir, nous autres, de laisser en héritage
01:08quelque chose de positif et que ça se transmette
01:11au-dehors des clivages politiques et autres.
01:14Non, ce qu'il faut, c'est véritablement être là
01:16et que nos enfants et les générations futures
01:19se souviennent de ce que nous avons mené
01:21et puis se souviendront aussi de la médiocrité de certains.
01:26Au-delà de la réforme des retraites contre laquelle nous sommes
01:30et pas comme la majorité des Français,
01:33il y a tout un système qui peut revoir
01:35une inégalité criante des richesses.
01:37Le réchauffement climatique est une catastrophe
01:40et contre laquelle le gouvernement ne fait rien.
01:43C'est toute la société qui peut repenser.
01:44et ce 1er mai, comme c'est le jour des grandes manifestations,
01:50c'est l'occasion de montrer qu'on est là
01:52et même si personnellement je suis assez pessimiste,
01:55je ne pense pas qu'il retire sa réforme,
01:57mais bon, pour montrer notre mécontentement
01:59et on est avec le maigre espoir que ce monde
02:02et sa société change enfin.
02:07Il y a une volonté effectivement du gouvernement
02:10d'être sourd.
02:12C'est eux ont raison
02:13et nous, c'est-à-dire l'ensemble des gens
02:16qui manifestent, qui font grève, ont tort.
02:20Et c'est insupportable parce que
02:23depuis que Macron a été élu,
02:24il s'est passé beaucoup de choses.
02:26Il y a eu la crise sanitaire, une crise économique,
02:29la guerre, une crise sociale.
02:32Et c'est comme si dans une famille,
02:35il y a eu à un moment donné
02:37quelqu'un qui est au chômage,
02:39il y a eu une maladie, vous ne changez rien.
02:41Voilà, vous êtes le pater familias,
02:43vous avez toujours raison et on ne discute pas.
02:51Ça va clairement être une mobilisation potentiellement historique
02:55parce que déjà, bon, c'est un 1er mai,
02:57Journée internationale des travailleurs,
02:58mais surtout avec le contexte de la bataille
03:01contre la réforme des retraites
03:02et contre le gouvernement de Macron,
03:04on s'attend clairement à des millions de personnes
03:07dans la rue aujourd'hui.
03:09potentiellement, on a des camarades qui viennent du monde entier.
03:13J'ai croisé des camarades turcs et des camarades belges.
03:16Ça va être une journée assez mémorable, je pense.
03:20C'est une fête qui a beaucoup de valeur.
03:22Effectivement, c'est une fête internationale.
03:24Je pense à la guerre en Ukraine
03:27et au bombardement que les ukrainiennes et les ukrainiens se prennent.
03:33Je pense aux féministes russes qui se mobilisent contre la guerre.
03:37Je pense aux turcs parce que j'espère qu'Erdogan va bientôt tomber.
03:42Il y aura beaucoup de turcs et de kurdes présents et présentes
03:45à cette manifestation aujourd'hui.
03:47On soutient aussi les femmes d'Afghanistan
03:50qui doivent subir le joug terrible des talibans.
03:53On soutient aussi les femmes iraniennes
03:55et les hommes d'ailleurs qui se sont mobilisés contre le port du voile.
03:59Mais c'est quelque chose de beaucoup plus large à l'heure actuelle
04:01dans la société iranienne.
04:03C'est vrai que le 1er mai est une fête internationale
04:06et qu'on veut mettre en avant ce caractère internationaliste.
04:12Le premier problème, c'est qu'il n'y a été aucun dialogue.
04:16Dialogue avec les syndicats pour régler les choses
04:20que le président Macron pense qu'il peut faire comme il veut.
04:24Et la deuxième chose qui m'inquiète beaucoup,
04:27c'est pour les gens qui travaillent avec la pénibilité.
04:31C'est ça le bout ici, parce que oui, peut-être moi,
04:36je peux continuer à travailler à 67, 68, 69 ans, je ne sais rien.
04:41Mais il y a des personnes pour lesquelles ce n'est pas possible.
04:44Et c'est pour ça que moi, je suis ici aujourd'hui.
04:46Je pense que les Français doivent faire tout ce qu'ils peuvent
04:49pour protéger la démocratie, parce que, oui,
04:55sinon, ils vont se trouver dans une situation pas possible
04:59comme en Angleterre.
05:01Avec les travailleurs du monde entier !
05:04En ce qui concerne le Secours Populaire,
05:07la question, c'est que tous ceux qui travaillent,
05:11à partir du moment où ils travaillent,
05:13doivent travailler dans des conditions qui leur permettent
05:15une rémunération convenable et de pouvoir s'occuper de leur famille,
05:21qu'il s'agisse de personnes âgées ou qu'il s'agisse d'enfants.
05:25Je ne dis pas qu'il n'y a pas une question par rapport à l'âge de la retraite,
05:28mais il y a une question bien plus au fond de la façon dont sont considérés ceux qui travaillent.
05:34Et pour le Secours Populaire, cette question est déterminante.
05:37Il n'empêche que nous n'avons pas du tout l'idée que nous allons résoudre.
05:41Le Secours Populaire pèse sur les conséquences.
05:43Les causes appartiennent à tous ceux qui les analysent comme telles.
05:46Mais les conséquences sont indubitables.
05:48Et nous savons qu'il y a de plus en plus de personnes à soutenir.
05:52Et il nous semble que dans un pays riche comme la France,
05:54il y a quelque chose qui ne va pas quelque part.
05:57Donc nous, on ne sait pas résoudre, mais on collecte.