00:00Cette colère s'exprime aussi par des manifestations, des rassemblements spontanés
00:04qui sont l'expression d'une colère qui est très très vive
00:07et qu'on sent partout, sur tous nos lieux de travail, sur nos lieux de discussion,
00:12sur nos lieux même de divertissement.
00:14Et donc c'est pour ça qu'il faut la visibiliser de toutes les façons possibles.
00:17Il n'est pas dit que les changements qui s'annoncent soient des changements progressistes.
00:22Nous serons toujours du bon côté de la barricade.
00:25On est dans une phase d'une période d'urgence écologique où rien n'est fait.
00:29On est dans une période où il y a vraiment une lame de fond sur l'égalité entre les hommes
00:34et les femmes.
00:35Il y a tout un tas de questions qui s'entremêlent, les questions d'identité aussi.
00:40Et de ce fait, évidemment, que ça va s'ancrer, que ça va durer
00:44et que la retraite, ça a été justement une manifestation de cette colère qui est très profonde
00:52puisque même le gouvernement ne s'y attendait pas.
00:54Ils pensaient que ça allait être extrêmement superficiel et qu'on allait finir par se résigner.
00:59Ils sont bien surpris de voir que non.
01:02Et c'est parce qu'ils n'étaient pas capables d'anticiper en fait
01:04et de voir ce que veut profondément, ce qu'on veut toutes et tous profondément,
01:08c'est-à-dire un véritable changement de société.
01:13Grévistes !
01:13Vous avez la Grèce féministe !
01:16Ce 49.3 nous montre qu'on est non seulement face à une crise sociale
01:21liée à la réforme des retraites, mais aussi liée à une crise démocratique importante.
01:26C'est la raison pour laquelle le mouvement, je pense qu'il va se durcir,
01:31que des personnes de plus en plus s'indignent.
01:33Et je pense qu'il faut participer à toutes les actions, toutes les initiatives
01:42qui permettent d'exprimer cette colère face à un gouvernement illégitime.
01:48C'est un rapport de force, c'est un rapport de classe,
01:58c'est le président Macron contre les travailleurs.
02:01Vous avez la France d'en haut et la France d'en bas qui travaillent,
02:07qui a un allongement de sa durée de travail dans des conditions de plus en plus difficiles
02:12avec des rémunérations qui ne sont pas à la hauteur pour avoir une vie décente.
02:17Je crois que c'est deux ans de plus d'obligations de travail pour nos confrères,
02:22nos camarades égoutiers, c'est impossible de travailler dans ces conditions-là.
02:27Donc est-ce que le président Macron va dans les égouts ?
02:32Non, je ne crois pas, et pourtant c'est un métier indispensable.
02:35En grève pour qu'enfin nos patrons fassent de la prévention.
02:44Une colère profonde face au mépris de ceux qui nous gouvernent,
02:48notamment du président de la République.
02:50Et j'ai envie de dire que cette colère, elle va durer, elle s'approfondit.
02:55C'est bien que des gens se réunissent dans un quartier, dans une faculté, dans un lycée,
03:00pour dire qu'on n'en veut pas de cette réforme,
03:02mais en gardant des formes qui permettent à chacun et à chacune d'y participer
03:06et en évitant bien sûr toute forme de violence.
03:10Je pense qu'il y a une grande intelligence dans le mouvement.
03:12On l'a vu, une grande maturité.
03:13Avec la jeunesse qui pousse aussi, qui nous bouge à ensuite renouveler.
03:18On les voit sur les blocages aussi qu'on a pu faire à la déchetterie,
03:20notamment ce matin, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de jeunes.
03:23Donc là, ça va être protié et forme.
03:25C'est-à-dire qu'il faut des grandes journées d'action, de mouvement,
03:28pour dire que c'est populaire.
03:29Mais en parallèle, des actions coup de poing, ciblées, blocage, filtrage.
03:35Parce qu'il n'y en a plus que ça, nous, entre nos mains.
03:52Sous-titrage Société Radio-Canada