- il y a 20 heures
« C’est parce qu’on a créé le NFP qu’on a empêché Bardella d’être à Matignon, c’est quand même une petite victoire ». Le sénateur communiste et porte-parole du Parti Communiste Français, revient sur la séquence des élections législatives et sur comment les communistes veulent faire réussir le NFP.
Téléchargez l'appli de l'Humanité 👉 https://app.humanite.fr
Abonnez-vous 👉 https://abo.humanite.fr/2243
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉humanite.fr
Twitch 👉 twitch.tv/lhumanitefr
Instagram 👉 instagram.com/lhumanitefr
Twitter 👉 x.com/humanite_fr
TikTok 👉 tiktok.com/@lhumanitefr
Téléchargez l'appli de l'Humanité 👉 https://app.humanite.fr
Abonnez-vous 👉 https://abo.humanite.fr/2243
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉humanite.fr
Twitch 👉 twitch.tv/lhumanitefr
Instagram 👉 instagram.com/lhumanitefr
Twitter 👉 x.com/humanite_fr
TikTok 👉 tiktok.com/@lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Le RN est partie prenante du système. Le RN s'est macronisé. Ils sont devenus la béquille de Macron.
00:05Les toutous de Macron. Donc ils devront assumer ce qu'ils feront avec Macron.
00:08Bardella a dit « rien ne se fera sans nous ». La conséquence est simple, tout ce qui se fera,
00:12se fera à cause d'eux.
00:13Je vous présente, Théane Brossat, même si on vous connaît bien ici, vous êtes sénateur communiste, maire adjoint à la
00:18mairie de Paris.
00:19Stéphane, bonjour. Bonjour. Tu es rédacteur en chef à l'Humanité, tu es aussi mon boss, donc je vais essayer
00:23de bien me comporter.
00:25Je compte sur toi.
00:26Et Margot, bonjour. Tu es journaliste au service politique de l'Humanité.
00:33En fait, je vous explique tout. Ma tablette m'a lâché, donc je suis en train de récupérer mon conducteur
00:38sur mon téléphone, ça y est.
00:41Yann Brossat, comment vous avez ressenti la séquence NFP qui est en train de se produire ?
00:46Il y a eu pas mal de débats hier, il y en a un peu partout dans la fête.
00:49Comment vous avez ressenti cette séquence avec tous ces responsables qui se rassemblent, qui discutent ?
00:53Moi, j'ai trouvé plutôt bien. Je crains toujours un peu les périodes de tension, mais je trouve qu'au
00:59final, ça s'est plutôt tenu.
01:02De fait, beaucoup nous annoncent l'explosion du nouveau Front populaire depuis qu'on l'a créé, en réalité, depuis
01:07les élections législatives.
01:09Et au final, ça tient. J'ai trouvé notamment que le débat avec les quatre responsables des partis du nouveau
01:14Front populaire était chouette.
01:16Et ça montre que notre rassemblement, il tient la route et il n'est pas prêt d'exploser.
01:21Je pense que tout le monde aussi a en tête que le Rassemblement national a quand même failli gagner.
01:26Et c'est parce qu'on a créé le nouveau Front populaire qu'on a empêché Bardella d'être à
01:30Matignon.
01:30C'est quand même pas une petite victoire.
01:32Après, c'est pas aussi formidable que ce qu'on aurait souhaité, parce qu'on aurait souhaité un Premier ministre
01:37de gauche,
01:38enfin une Première ministre de gauche.
01:39Mais enfin, on a quand même fait quelque chose d'important ensemble.
01:42Maintenant, le tout, c'est d'amplifier ça pour les prochaines échéances.
01:47Il me semble que vous avez plein de questions à poser à Yann. C'est votre moment.
01:50Tout à fait. C'est moi qui commence ?
01:52Exactement.
01:52D'accord. Bonjour Yann.
01:54Salut Stéphane.
01:55Bienvenue sur notre chaîne Twitch, puisque c'est une nouveauté pour nous aussi d'être sur ce type de plateau.
02:00Je voulais te poser une question. Tu es élu de Paris, sénateur parisien.
02:06Fabien, hier, dans son meeting, disait que les jours euros, ce n'est pas terminé.
02:12Et on en a eu un avant-goût avec les Jeux Olympiques et Paralympiques.
02:15Toi qui es parisien, justement, ces Jeux, tu les as vécu comment ?
02:18Je les ai vécu avec quand même un peu de fierté.
02:21D'abord parce que les regards du monde entier étaient tournés vers Paris.
02:24C'est ma ville, c'est la ville où je suis élu.
02:26Donc c'est évidemment une satisfaction.
02:28Surtout que tout le monde nous a quand même annoncé une catastrophe intersidérale.
02:32Et au final, je pense que non seulement les Jeux ont été réussis,
02:35mais en plus de ça, ça a permis à des tas de gens de découvrir que Paris n'est pas
02:40la ville affreuse
02:41que certains nous ont décrite depuis des années.
02:44La droite parisienne, notamment Madame Dati par exemple,
02:47ont fait beaucoup de bashing autour de Paris.
02:49On a vu que Paris, ce n'était pas un cloac, c'était une ville extraordinaire.
02:53Donc bien sûr de la fierté.
02:54Après, les JO se déroulent dans un monde qui est le monde qu'on connaît,
02:58qui est un monde capitaliste tourné vers l'argent.
03:01Donc il y a aussi certaines contradictions.
03:03Par exemple, toute la question de l'hébergement d'urgence
03:06qui n'a pas été traitée de la meilleure manière qui soit.
03:10Et donc les problèmes qu'on avait à Paris et qu'on avait en France de manière générale
03:14n'ont pas disparu comme par miracle avec les JO.
03:16Mais en tout cas, c'était un beau moment et un moment de concorde.
03:19Ce qui tranche quand même un peu avec une ambiance qu'on a dans notre pays,
03:24avec la montée du racisme notamment,
03:26ça faisait du bien de reprendre un peu d'air.
03:31On avait une première capsule vidéo Théo, c'est ça ?
03:33Écoute, on peut la passer tout de suite.
03:35Il y avait hier soir le meeting de Fabien Roussel.
03:39Avec Stéphane, vous avez sélectionné trois moments un peu forts.
03:42Je vous propose de regarder la première séquence, le premier extrait.
03:47Ce président de la République, c'est un vrai magicien.
03:51Vous rentrez, vous rentrez dans l'urne, vous rentrez,
03:54enfin dans l'urne, c'est difficile dans l'urne.
03:56Vous rentrez, très difficile.
03:58Vous rentrez dans l'isoloir, vous rentrez dans l'isoloir.
04:01Avec un bulletin de vote rouge, il ressort brun.
04:04Vous rentrez dans l'isoloir avec un bulletin bleu, il ressort bleu marine.
04:10Eh bien nous, stop, on veut des gens honnêtes à la tête du pays,
04:14des gens sincères et justes pour gouverner la France.
04:17Et nous ferons tout, tout, pour que votre vote soit respecté.
04:24Alors voilà comme on a pu le voir, le LFP est assez remonté.
04:28Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier à Matignon,
04:31alors que le nouveau pro-propulaire est arrivé en tête des législatives.
04:35Que reste-t-il dans les tiroirs institutionnels et constitutionnels ?
04:39Et je voulais te demander, en tant que sénateur,
04:42est-ce que le Sénat a un rôle à jouer dans tout ça ?
04:44Je ne suis pas persuadé qu'il faille se faire des illusions
04:47sur ce que le Sénat pourra faire dans la période qui vient.
04:50Notamment parce que la majorité sénatoriale, en réalité,
04:54va rejoindre la majorité présidentielle.
04:56Puisque ce sont leurs amis qui vont rentrer au gouvernement.
04:59Certains sénateurs LR, d'ailleurs, sans doute, seront nommés ministres.
05:01Non mais surtout, ce que dit Fabien est très juste,
05:04parce que c'est quand même une dinguerie cette affaire.
05:06On vote pour la gauche et on se retrouve avec un gouvernement LR-Macroni,
05:12c'est-à-dire en fait le clan des losers qui prend le contrôle du pays.
05:16On fait le choix du nouveau, du Front républicain, pardon, au deuxième tour,
05:21du Front républicain, et on se retrouve avec un Premier ministre
05:24qui est issu d'un parti qui n'a même pas été capable d'appeler au Front républicain
05:28et de battre l'ERN.
05:29Mais je voulais juste quand même ajouter un élément à ce qu'a dit Fabien,
05:32c'est que j'ai rencontré dans la fête pas mal d'électeurs du nouveau Front populaire
05:36qui étaient un peu blasés et qui disaient au fond, on n'a voté pour rien.
05:40Je veux leur dire deux choses.
05:41La première, c'est qu'on n'a pas voté pour rien parce qu'on a évité Bardella à Matignon.
05:44Une fois de plus, si on n'avait pas fait le nouveau Front populaire,
05:47c'est l'extrême droite qui gagnait.
05:48Et ce n'est pas rien d'avoir empêché ce danger-là.
05:51La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que la seule obsession
05:53qu'on doit avoir à gauche maintenant, c'est comment on fait en sorte la prochaine fois
05:56d'avoir une majorité non pas relative, mais absolue.
05:59Parce que si on avait eu une majorité absolue,
06:02Macron n'aurait pas pu nous en tourlouper comme il l'a fait cette fois-ci.
06:05Donc la seule question qu'on doit se poser maintenant,
06:07c'est comment on fait en sorte d'avoir demain,
06:10puisqu'il y aura sans doute une dissolution à venir,
06:13une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
06:15C'est ça le sujet.
06:15Alors, poser la question, ça n'est pas y répondre,
06:17mais à mon avis, c'est quand même très important de se le dire.
06:20C'était d'ailleurs la question qu'on voulait te poser.
06:22Mais là, en plus, on n'est pas à l'abri que Barnier n'arrive pas,
06:27lui non plus, à avoir une majorité sur sa déclaration de politique générale.
06:34Comment on va pouvoir, dans ce pays, faire des choses
06:37alors qu'on a cette instabilité ministérielle,
06:41qui, comme au bon vieux temps de la IVe République,
06:43j'ai envie de dire, qu'est-ce qui va...
06:45Et comment les communistes, et je suppose le Front populaire,
06:48vont être dans ce moment un petit peu particulier.
06:50Je pense qu'on ne pourra faire bouger les lignes
06:53que si on ne s'en tient pas au jeu institutionnel.
06:56Évidemment que nous, on va faire notre boulot.
06:58Au Sénat, on s'opposera.
07:00À l'Assemblée nationale, il y aura sans doute des majorités
07:02qui pourront se dégager malgré tout,
07:03sur un certain nombre de sujets,
07:05sur l'abrogation de la réforme des retraites, par exemple.
07:07En tout cas, moi, je le souhaite.
07:09Mais ce qui pourra faire bouger les lignes,
07:11c'est la mobilisation sociale.
07:13Il y a eu une première manif la semaine dernière
07:15qui était quand même relativement importante.
07:17Il faut vraiment qu'on ne se laisse pas influer
07:22par ceux qui veulent nous mettre la tête sous l'eau.
07:24Évidemment que la stratégie de Macron,
07:26c'est qu'on soit désespéré, qu'on soit blasé,
07:28qu'on dise qu'on ne votera plus jamais.
07:30Je pense non seulement qu'il faudra voter,
07:32mais qu'il faudra se mobiliser d'ici le prochain vote.
07:34Et qu'on ne se laisse pas endormir par la musique ambiante
07:38qui consiste à dire qu'on a fait tout ça pour rien.
07:40On n'a pas fait tout ça pour rien.
07:44Et hier, lors du débat à l'Agora avec Roussel,
07:49Pondelier, Fort et Bompard,
07:50la question d'une candidature unique
07:53pour les présidentielles de 2027 a été évoquée.
07:56Toi, en tant que sénateur, qu'est-ce que tu en penses ?
07:58D'abord, step by step, comme dirait Whitney Houston,
08:02il y aura une élection présidentielle sans doute en 2027,
08:05sauf événement exceptionnel.
08:07D'ici là, il peut surtout y avoir une nouvelle dissolution.
08:10Et donc la question, c'est comment on réussit
08:12à avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
08:16Pour moi, c'est ça le premier sujet.
08:18Après, bien sûr qu'à la prochaine élection présidentielle,
08:21il vaudrait mieux éviter qu'on soit écrabouillé en mille morceaux.
08:26Mais même si on avait un candidat unique,
08:29ça ne garantit pas la victoire.
08:31Et donc ça pose aussi la question de ce qu'on dit,
08:34de ce qu'on est capable de mobiliser dans la société.
08:37Certains en ont fait le constat à l'occasion de cette fête de l'Huma.
08:40On a été très bon avec le nouveau Front populaire
08:43dans les grandes métropoles.
08:44On a été moins bon dans ce qu'on appelle la France périphérique,
08:48enfin dans la France des villages, dans la France de la ruralité.
08:51Donc la question qu'on doit se poser d'ici 2027,
08:53au-delà de la question de la candidature.
08:55C'est comment on réussit à parler au monde du travail,
08:58qu'il habite dans les grandes villes ou dans un village.
09:01Et ça, c'est un sujet qu'on n'a pas réglé encore.
09:03Et donc la perspective du NFP reste quand même posée
09:06sur toute la période qui s'ouvre maintenant.
09:09Moi, je pense que...
09:09Mais bien sûr, parce que qu'est-ce qui a fait
09:11qu'on a construit le nouveau Front populaire ?
09:13Le danger d'une victoire du Rassemblement national.
09:15Est-ce qu'aujourd'hui, ce danger est écarté ?
09:17Pas du tout.
09:18Ce danger, il est toujours là.
09:19Et d'ailleurs, tout ce que fait Macron depuis les élections législatives
09:22contribue à favoriser le RN.
09:24Donc même cause, mêmes effets.
09:25Il faut qu'on reste unis.
09:26Simplement, ce que je dis, c'est que le nouveau Front populaire,
09:28l'Union, c'est une condition nécessaire pour la victoire.
09:31Ce n'est pas une condition suffisante.
09:33Et donc, on doit rester unis,
09:35mais on doit réfléchir aux moyens de progresser ensemble.
09:38Et en tout cas, moi, je le dis comme responsable communiste,
09:41la seule chose qui m'intéresse,
09:42ce n'est pas que le Parti communiste tire son épingle du jeu
09:45dans cette affaire.
09:45Ce qui m'intéresse, c'est comment nous, comme Parti,
09:48on est utile à l'ensemble de la gauche pour lui permettre de gagner.
09:52En parlant d'extrême droite, on commence à l'évoquer tout à l'heure.
09:55La semaine dernière, il y a M. Alliot,
09:56qui nous a fait un joli cadeau révisionniste.
09:59Je vous propose de le regarder, puis on en discute après.
10:03L'humanité aussi, vous avez des journalistes.
10:05Ça n'a pas empêché le journal d'être malheureusement au service,
10:08y compris de l'Allemagne nazie, au moment de la collaboration.
10:11Vous allez très loin, là, vous et Alliot,
10:13il en mélange un peu de tout.
10:13Ah, pas du tout. Il faut se détendre un peu, non, Louis Alliot ?
10:18Donc après, on voit tous les noms des salariés du journal
10:22qui ont été morts pendant la guerre de 39-45.
10:26Vous avez une question à poser ?
10:28Justement, ce qu'a dit Alliot sont des propos graves.
10:33Comme on peut voir dans la vidéo,
10:35entre 41 et 45, 15 salariés du journal L'Humanité
10:39ont justement été tués par des nazis.
10:42Donc comme tu disais, on voit les noms des filles à l'écran.
10:44Qu'est-ce que ces propos t'évoquent en cette période ?
10:47Le dégoût.
10:48D'abord, ça me rappelle un échange que j'avais eu
10:51avec Daniel Riolo sur le plateau des Grandes Gueules,
10:53qui lui avait d'ailleurs valu un rappel à l'ordre,
10:56je ne sais plus si c'était l'Arcom ou si c'était encore le CSA à l'époque.
10:59C'était en 2019, en pleine campagne des Européennes,
11:00où il avait dit les mêmes âneries au sujet du Parti communiste et de l'UMA.
11:05Ça montre que l'extrême droite reste ce qu'elle a toujours été,
11:10c'est-à-dire un parti révisionniste.
11:11Et je suis très fier que ce soit un communiste,
11:13en l'occurrence Jean-Claude Guesso,
11:14qui ait fait voter une loi qui permet de condamner
11:17les propos négationnistes, révisionnistes, antisémites, racistes.
11:23Et je pense que cette loi est plus que jamais d'actualité.
11:25Je pense d'ailleurs qu'il faudrait l'étendre
11:27et que quand on tient des propos révisionnistes, négationnistes,
11:31on devrait être déclaré inéligible.
11:34On a d'ailleurs déposé une proposition de loi en ce sens
11:36à l'Assemblée nationale et au Sénat.
11:38Et j'aimerais bien que le nouveau gouvernement s'en saisisse.
11:40Enfin, je pense qu'il va falloir qu'on se batte pour qu'elle soit votée.
11:43Mais en tout cas, ça me paraît nécessaire
11:44pour nous débarrasser de ce genre de propos.
11:46Oui, je pensais.
11:47En plus, je crois que c'était Léon Defontaine sur Twitter
11:50qui disait que souiller ainsi la mémoire de journaliste tuée,
11:54c'était négligible.
11:55Il ne faut pas oublier que le même Alliot
11:57était directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.
11:59Exactement.
12:00Quand Jean-Marie Le Pen qualifiait la Shoah
12:02de point de détail de la Seconde Guerre mondiale.
12:04Exactement.
12:05D'ailleurs, de ce point de vue-là,
12:06on a quand même le sentiment que le Front National,
12:09aujourd'hui RN,
12:11essaye de se faire une virginité sur ces problématiques.
12:14Là, Alliot, il essaye aussi de se décrocher
12:16l'étiquette nazie qui colle aux partis d'extrême droite
12:20pour l'accrocher à l'humanité et aux communistes.
12:24Donc, cette démarche, cette tentative du RN,
12:27comment tu la regardes, toi ?
12:29Comment tu l'analyses ?
12:30Et comment tu la mets dans le moment
12:32où on voit que le chef de l'État
12:35essaye de travailler avec le RN ?
12:38En tout cas, l'or ouvre la porte.
12:40Je pense qu'il y a une volonté tout embrouillée, au fond,
12:43d'expliquer que les résistants étaient des collabos
12:45et que les collabos étaient des résistants.
12:47Et au fond, à la fin, plus personne n'y comprend rien.
12:49Et ça permet de nettoyer
12:52ceux qui étaient du mauvais côté de l'histoire
12:54et, à l'inverse, de salir l'image
12:57de ceux qui étaient du bon côté de la barricade.
13:00J'ai quand même trouvé que pendant la campagne des législatives,
13:03particulièrement entre les deux tours,
13:05les révélations faites par beaucoup de journalistes,
13:08sur les candidats du RN,
13:10ont contribué à remettre en cause
13:14la stratégie de dédiabolisation du RN.
13:17Parce qu'on a vu la réalité de ce qu'est le RN,
13:20la réalité de ce que sont ces cadres,
13:24entre la candidate qui portait une casquette nazie,
13:27l'autre qui avait été impliquée dans un acte terroriste.
13:31Enfin, bref, on a vu ce qu'est le RN.
13:33Et donc, je pense quand même que
13:35le boulot qui a été fait par les journalistes,
13:38par des responsables politiques aussi,
13:39qui en ont parlé dans les médias,
13:41a été sacrément utile.
13:43Et ça fait partie des éléments,
13:46cette rediabolisation du RN.
13:47Il faut rediaboliser le RN.
13:48Moi, je l'assume parfaitement.
13:51Il ne faut pas les traiter comme des adversaires,
13:53comme les autres.
13:54Je pense que ça a contribué au fait
13:56que le deuxième tour ressemblait quand même pas totalement au premier.
13:59On va regarder le deuxième extrait du meeting de Fabien Roussel hier soir,
14:04où il nous parle de chômage.
14:07Nous voulons zéro chômeur en France.
14:09La gauche du travail, c'est celle qui met sur la table cet objectif,
14:13éradiquer le chômage,
14:16interdire le chômage,
14:18interdire le chômage.
14:21Et on interdit le chômage
14:24avec des emplois bien payés,
14:27avec un SMIC à 2 000 euros bruts,
14:29avec un rattrapage de tous les salaires,
14:32et en les indexant sur l'inflation,
14:35et avec des salariés qui, bien sûr,
14:38participent aux décisions qui les concernent dans leur entreprise.
14:41Nous voulons, pour chacun et pour chacune,
14:44un emploi ou une formation,
14:46et avec un bon salaire pour pouvoir en vivre.
14:49Nous voulons une France du travail, tout simplement.
14:52Et dans cette France du travail,
14:53je souhaite que chacun,
14:55je souhaite que chacun
14:57ait le droit aussi
14:59à la tranquillité
15:00après une journée de labeur.
15:05Alors,
15:06éradiquer le chômage,
15:07zéro chômeur,
15:09dans un pays où on est à plusieurs
15:11millions de chômeurs,
15:13plusieurs millions de personnes qui sont sous-employées,
15:15mal employées,
15:16en travail précaire.
15:18Est-ce que ce n'est pas un peu trop beau
15:20comme objectif ?
15:22Est-ce qu'on ne va pas vous rétorquer
15:24que les communistes, vraiment,
15:26ils sont dans leur monde,
15:27ils ne connaissent pas les réalités économiques,
15:29et que s'ils appliquaient ça,
15:30on ruinerait le pays ?
15:31Je suis frappé par le fait
15:33qu'on s'est habitués,
15:35c'est ce que veut dire Fabien,
15:36on s'est habitués au fait que
15:37toute une partie de la population
15:38n'a plus accès à l'emploi.
15:41Et donc,
15:42d'une certaine manière,
15:43l'État se débarrasse du sujet
15:45en versant un RSA de misère
15:47pour solde de tout compte.
15:49Ce que nous disons, nous,
15:50c'est que l'objectif qu'on doit se fixer,
15:52l'objectif que devrait se fixer demain
15:54un gouvernement de gauche,
15:55c'est que personne ne soit condamné
15:57à vivre soit d'allocations chômage,
15:59soit du RSA.
16:00Et donc,
16:01qu'on ait la possibilité
16:02de tous travailler a fortiori
16:03dans une société
16:05où, en parallèle,
16:06on a le sentiment
16:07que des tas de besoins
16:08ne sont pas pourvus.
16:09On aurait besoin
16:10d'un développement
16:11beaucoup plus important
16:12des services publics.
16:13Je pense par exemple
16:14à la question
16:15de l'aide à la personne,
16:16de l'aide aux personnes âgées.
16:17Et c'est un sujet d'avenir
16:18parce qu'il y aura
16:19de plus en plus d'anciens
16:20dans notre société.
16:21Donc, dire ça,
16:23non, je pense que c'est plutôt
16:24partir de ce qu'est
16:25la société française aujourd'hui
16:27et se dire que
16:28on a besoin
16:29de se fixer cet horizon.
16:32Je vois deux manières
16:33d'atteindre cet objectif.
16:34Le premier,
16:35c'est de développer
16:36le service public.
16:37On a besoin
16:38de développer
16:39beaucoup plus
16:39le service public.
16:41On a en ce moment
16:42d'ailleurs un rapport
16:43de l'inspection générale
16:45des finances
16:45qui est sorti
16:46et qui dit
16:46qu'ils veulent supprimer
16:48des centaines de classes.
16:50Vous avez vu ce rapport,
16:51l'Humain a fait un article
16:52d'ailleurs là-dessus.
16:53Des centaines de classes,
16:55des centaines,
16:56des dizaines d'écoles,
16:58notamment dans la ruralité
16:59en partant du principe
17:00que comme la démographie bouge,
17:01il y aura moins d'enfants
17:02donc il y aura moins besoin d'écoles.
17:03C'est des dingues.
17:03Si on fait ça,
17:04on tue une génération.
17:06Donc on a besoin
17:06de développer
17:07le service public
17:08donc bien sûr,
17:08ça on l'assume,
17:09il y aura besoin d'embauche.
17:10Et puis deuxièmement,
17:11on a besoin
17:12d'un rapport différent
17:13aux entreprises privées.
17:15Ce n'est pas possible
17:15qu'on continue
17:17avec 200 milliards d'euros
17:18chaque année
17:19d'aide publique
17:20à des entreprises privées
17:22sans aucune condition
17:23en matière d'emploi.
17:24On peut aider des entreprises
17:25si elles embauchent
17:26et si elles licencient,
17:28elles remboursent
17:28les aides
17:29qu'elles ont reçues.
17:29Donc il y a besoin
17:30de revoir
17:30tout le fonctionnement
17:31de notre économie
17:32pour atteindre cet objectif
17:33de zéro chômeur.
17:34Et puis ça suppose aussi
17:35bien sûr
17:36de la formation
17:37parce qu'on ne peut pas
17:39occuper un emploi
17:39si on n'a pas été formé
17:40pour ça.
17:41Donc l'argent
17:42pour financer tout ça,
17:43c'est ces fameux 200 milliards ?
17:44C'est ces 200 milliards
17:46et c'est par ailleurs
17:46une réforme de la fiscalité
17:48comme on l'a proposé
17:49avec le nouveau Front populaire
17:50en regardant effectivement
17:51du côté des grosses entreprises,
17:53en regardant aussi
17:54du côté des gros patrimoines
17:55et des gros revenus.
17:57C'est un chiffre aussi
17:58qui a été cité hier
17:59lors du meeting
18:00mais enfin
18:01depuis le début du quinquennat
18:02du premier quinquennat Macron
18:04les plus grosses fortunes
18:06les 500 plus grosses fortunes
18:07ont vu leur patrimoine
18:09passer de 500 milliards d'euros
18:10à 1200 milliards d'euros
18:12c'est-à-dire qu'elles ont
18:12plus que doublé.
18:14Le moins qu'on puisse dire
18:14c'est qu'on pourrait quand même
18:15les mettre un peu plus
18:16à contribution.
18:17Oui d'ailleurs
18:17les 500 familles
18:18je le dis pour les gens
18:19qui nous regardent
18:20et qui nous écoutent
18:21c'était vrai
18:22il y a déjà 80 ans
18:24puisque c'était une campagne
18:25du Parti communiste
18:26et de l'humanité
18:26pour redénoncer
18:27les 500 familles
18:28et on voit qu'on est toujours
18:29dans cette logique-là.
18:32Vous voulez qu'on passe déjà
18:34à la prochaine capsule
18:34ou vous avez encore
18:35des questions sur celle-ci ?
18:36On peut passer à la prochaine.
18:37Troisième capsule
18:38du meeting de Fabien Roussel
18:40hier soir
18:40où il parle de la République.
18:44La solution
18:46c'est la République.
18:47C'est la République
18:48dans laquelle
18:49nous sommes toutes
18:50et tous égaux.
18:51Tous égaux
18:52avec des services publics
18:53qui fonctionnent.
18:54Tous égaux
18:55avec un bon logement
18:56tous égaux
18:57avec un travail
18:58pour tous
18:58tous égaux
19:00avec les mêmes salaires
19:01pour les femmes
19:02et pour les hommes
19:03parce que l'égalité
19:04femmes-hommes
19:04dans tous les domaines
19:05c'est ce que nous voulons.
19:07Sans Révolution Féministe
19:09il n'y aura pas
19:10de transformation réelle
19:11de toute la société.
19:14Oui à la Révolution Féministe.
19:19Et la République
19:20la République
19:23la République sociale
19:25et laïque
19:25c'est l'égalité
19:27des citoyens
19:28quelle que soit
19:29notre origine
19:30notre religion
19:31et notre couleur de peau
19:32il faut en finir
19:34avec le racisme
19:35l'antisémitisme
19:37ces fléaux
19:38qui pourrissent
19:39votre vie
19:39qui pourrissent la vie
19:41de millions de jeunes
19:42et de tous
19:43nos concitoyens.
19:45La Révolution Féministe
19:47la République
19:48c'est les deux piliers
19:50du fonctionnement
19:51et de l'idéal
19:53démocratique
19:53du Parti Communiste.
19:54L'histoire de France
19:55a montré que
19:56pour avoir la République
19:57il faut faire la Révolution
19:59et je pense qu'il y a
20:00aujourd'hui encore
20:01des bastilles à prendre.
20:03Il y a la Révolution Féministe
20:05il y a la nécessité
20:06d'un partage
20:07des richesses
20:07complètement différent
20:09il y a la nécessité
20:11de lutter
20:11contre le racisme
20:12qui pourrit notre société
20:14donc il y a encore
20:15beaucoup de batailles
20:15à mener
20:16et donc une nouvelle
20:17révolution à accomplir
20:18je pense que c'est ça
20:18qu'il a voulu dire
20:20et puis je suis aussi
20:22comme beaucoup
20:23de ceux qui nous écoutent
20:24sans doute
20:24très frappés
20:25par au fond
20:28les divisions
20:29qui minent
20:30complètement la société
20:31aujourd'hui
20:31on vit dans une société
20:33dans laquelle
20:34certains
20:34s'échinent
20:36à instiller en permanence
20:37le venin de la haine
20:38le venin de la division
20:40et on voit
20:41que ça prend
20:42y compris
20:43dans des pans entiers
20:44du monde du travail
20:46et donc si on a envie
20:47de gagner
20:48il faut que cette majorité
20:49de travailleurs
20:50elles se rassemblent
20:51elles s'unissent
20:52et donc c'est ça
20:53le boulot qu'on a
20:54mais c'est pas
20:55évident
20:56on a bien vu
20:57dans les débats
20:57de la fête de l'Huma
20:58y compris
20:59à l'Agora
21:00hier
21:00qui a tout le débat
21:02sur les campagnes
21:03les grandes métropoles
21:04mais au fond
21:05l'élément
21:06qui nous rassemble
21:07c'est d'appartenir
21:08à la même classe sociale
21:09on appartient
21:10à la même classe sociale
21:11il n'y a pas
21:11deux classes ouvrières
21:12il n'y a pas
21:13une classe ouvrière
21:14des campagnes
21:15et une classe ouvrière
21:16des quartiers populaires
21:17il y a une classe ouvrière
21:18une classe travailleuse
21:19en tout cas
21:20et donc notre boulot
21:21c'est de la rassembler
21:22c'est de l'unir
21:23et si on était capable
21:25de l'unir
21:25on se donnerait
21:26la possibilité
21:27de gagner
21:28on aurait la majorité
21:29absolue
21:30c'est pour ça que
21:31les débats
21:32qu'on a autour
21:33du nouveau front populaire
21:34c'est pas que des débats
21:35d'union de parti
21:36c'est aussi la question
21:37de comment on unit
21:38le monde du travail
21:39dans son ensemble
21:40c'est pas simple
21:41dans un contexte
21:42où le racisme
21:42est encore hyper puissant
21:43alors du coup
21:46vas-y vas-y
21:47vous battez pas
21:48non pas de soucis
21:49donc dans son discours
21:51Fabien Roussel
21:51parle un peu
21:52de révolution féministe
21:53du moins dans l'extrait
21:54qu'on a vu
21:55mais il parle
21:56beaucoup de la république
21:58protectrice
21:58et sociale
22:00de la part
22:01des communistes
22:02le public s'attend
22:03plutôt à ce qu'on parle
22:04de révolution
22:05et pas que féministe
22:06est-ce que tu peux
22:06m'en parler un petit peu
22:07c'est ce que je te disais
22:09il faut l'un
22:10pour avoir l'autre
22:11il faudra une nouvelle
22:12révolution
22:12pour construire
22:13la république sociale
22:14dont on a besoin
22:16aujourd'hui
22:16ça c'est sûr
22:17et puis par ailleurs
22:18quand même
22:19la république
22:20c'est la gauche
22:21longtemps la droite
22:23même si aujourd'hui
22:24elle se réapproprie
22:25cette idée
22:26en la détournant
22:27de ce qu'elle est
22:29initialement
22:30mais c'est nous
22:31qui défendons la république
22:32c'est nous
22:32qui nous sommes
22:34débarrassés
22:35de la monarchie
22:37il faut se réappeler
22:38ce terme du coup
22:39mais d'ailleurs
22:39le parti communiste
22:40sa grande force
22:41c'est de tenir
22:42à la fois le drapeau rouge
22:43et le drapeau tricolore
22:44il l'a dit d'ailleurs
22:45je crois
22:45il l'a dit aussi
22:46le drapeau tricolore
22:47qui est le drapeau
22:48de la révolution française
22:49bien sûr
22:49qui était à ce moment là
22:51d'ailleurs
22:52je sais pas
22:53si tu avais eu l'occasion
22:54de lire
22:54le hors-syrie
22:56qu'on avait fait
22:56sur Robespierre
22:57dans lequel
22:58une des historiennes
22:59disait
22:59que justement
23:02Robespierre
23:02était brandi
23:03par la droite
23:04comme un épouvantail
23:05pour éviter
23:06de parler
23:07du maréchal Pétain
23:08et que si Robespierre
23:10était quelqu'un
23:11qui nous divisait
23:12c'est parce que
23:12le maréchal Pétain
23:13ne nous divisait pas assez
23:14en gros tout ça pour dire
23:15que le débat
23:16et le discours
23:16contre-révolutionnaire
23:17continue à être porté
23:18par la trotte aujourd'hui
23:19même s'il y a un vernis
23:22républicain
23:24traditionnel
23:25je reviens sur ce qu'on discutait
23:27juste à l'instant
23:28du coup les 40 000
23:29militants communistes
23:31là on va fermer
23:32la fête de l'Humaha
23:33dans quelques heures
23:35demain
23:35ils vont faire quoi alors ?
23:37ils vont manifester
23:38d'abord parce qu'il y a
23:39des manifestations
23:40qui sont d'ores et déjà
23:41prévues
23:42notamment le 1er octobre
23:43à l'initiative
23:44des syndicats
23:45et puis je pense
23:46qu'il faut qu'ils continuent
23:47à travers tout le territoire
23:48à faire vivre
23:50le nouveau Front Populaire
23:51parce que
23:51ce qu'on a réussi
23:53à construire
23:53c'est pas
23:55juste un événement
23:56pour une élection
23:57c'est un rassemblement
23:58qui a vocation
23:58à perdurer
23:59pour devenir majoritaire
24:01demain
24:01donc on a quand même
24:03commencé à relever la tête
24:04maintenant il faut
24:06continuer
24:06et rien lâcher
24:07mais je pense que
24:08les militants communistes
24:09ont la patate
24:10notamment après cette fête
24:11donc ils sont prêts
24:12à le faire
24:13et il faut agir
24:14localement
24:15et il faut agir
24:16localement absolument
24:16dans les sections
24:17absolument
24:18dans ses sections
24:20locales
24:20bien sûr dans sa boîte
24:21quand on est salarié
24:23ouais ouais tout à fait
24:24mais je pense que
24:26quand on vit un week-end
24:27comme celui-là
24:27on en ressort gonflé
24:28à bloc
24:29et donc je voudrais aussi
24:29en profiter pour vous féliciter
24:31parce que
24:31non mais c'est vrai
24:32je sais l'effort que ça demande
24:33et c'était vraiment
24:34une fête de l'humanité
24:35magnifique
24:36sans doute
24:36la plus belle
24:37qu'on ait connue
24:37depuis de nombreuses années
24:39et ça donne vraiment
24:41la pêche
24:42pour continuer à se battre
24:43donc vraiment merci
24:44on s'en prend plein la gueule
24:45de la part du gouvernement
24:47mais heureusement
24:47qu'il y a des moments
24:48comme cela
24:48pour nous aider
24:49à tenir
24:50et à résister
24:52oui et puis cette fête
24:53de l'UMA pardon
24:54elle est vraiment particulière
24:56parce qu'elle est au carrefour
24:56des grands débats de la gauche
24:58en ce moment
24:59je pense qu'on a besoin
24:59de débats
25:00de discuter
25:01et surtout de se retrouver
25:02et de faire la fête aussi
25:03je pense
25:04moi je veux continuer
25:05à parler des militants communistes
25:06un petit peu
25:06un parce qu'il y en a
25:08beaucoup ici
25:08et sans eux
25:09la fête ne saurait pas
25:10ce qu'elle est
25:10on aurait du mal
25:12à tenir la fête
25:13de cette ampleur
25:14et deux parce qu'ils sont
25:15quand même
25:16eux aussi
25:17leur militantisme
25:18dans un contexte
25:19que tu évoquais
25:20très dur
25:20donc toi qui as le contact
25:22direct avec eux
25:23comment
25:24quand ils vont parler
25:25à leurs voisins
25:25quand ils vont parler
25:26à leur marchand
25:28de légumes
25:29quand ils se déplacent
25:30qu'ils parlent
25:31à la sortie des écoles
25:32avec les autres papes
25:33et les autres mamans
25:33c'est quoi le retour
25:34qu'eux ils ont
25:35et comment ils arrivent
25:36ou pas à convaincre
25:37c'est à quoi qu'ils se heurtent
25:39de plus dur
25:39dans le débat d'idées
25:40avec les voisins
25:42tous les jours
25:42ce à quoi on se heurte le plus
25:44mais je pense que c'est aussi
25:45un sentiment qu'on a parfois
25:47contre lequel je lutte
25:48c'est le sentiment
25:50de se battre pour rien
25:51évidemment que ça existe
25:52on manifeste
25:53contre les retraites
25:54par millions
25:55et en dépit de ça
25:56la réforme s'applique
25:58on vote
25:59pour le nouveau front populaire
26:00et on se retrouve
26:01avec un premier ministre
26:02LR qui a fait 5% des voix
26:04donc évidemment qu'on peut se dire
26:06ça sert à rien
26:06mais une fois de plus
26:07ça ne sert pas à rien
26:08et je pense que
26:10on a quand même commencé
26:11à planter des graines
26:13on a commencé à relever la tête
26:15on a plus de députés
26:15qu'on en avait auparavant
26:17on a empêché
26:18le RN de gagner
26:19donc il faut qu'on garde espoir
26:21et il faut qu'on garde
26:23en tête
26:23qu'on représente
26:24une force
26:25qui peut devenir majoritaire demain
26:26et donc je pense que voilà
26:28il y a ces deux
26:29ces deux sentiments là
26:30qui sont mélangés
26:31et il faut faire en sorte
26:32que l'espoir
26:33l'emporte
26:35sur le sentiment
26:36que au fond
26:37c'est dur
26:38et on n'y arrivera pas
26:38ah quoi voilà
26:39j'ai continué à titiller
26:40un peu là-dessus
26:41si tu permets
26:41vas-y j'allais au ciné
26:42on a un peu de temps encore Théo
26:44bien sûr il nous reste
26:45un peu moins de 10 minutes
26:46donc on est bien
26:46c'est justement
26:48on l'a évoqué tout à l'heure
26:49en parlant du RN
26:51qu'est-ce qui fait que
26:53dans les quartiers populaires
26:55dans les milieux populaires
26:57ce vote là
26:58il arrive aussi à prendre
26:59que des gens qui n'ont pas
27:00qui auraient intérêt à voter
27:01pour les forces du Front Populaire
27:03pour améliorer leur vie
27:04qu'est-ce qui fait que
27:05c'est le RN
27:06qui pour une partie
27:08d'entre eux
27:09incarne le vote le plus
27:11on va dire
27:11capable de mettre
27:12le coup de pied dans la formidière
27:13et de tout changer
27:14c'est quoi le ressort profond
27:16tu l'as dit dans ta question
27:19ce qu'on a beaucoup entendu
27:20en porte à porte
27:21dans un certain nombre
27:22de circonscriptions
27:23où on avait des députés sortants
27:25qui ont été battus
27:27je l'ai vécu moi-même
27:28quand j'ai filé un coup de main
27:29à Fabien
27:30dans sa circonscription du Nord
27:31les gens disaient
27:32on vous aime bien
27:34mais il faut que ça change
27:36c'est une nagrie de dire ça
27:38il n'y a pas un député
27:38qui est un député d'opposition
27:39qui n'est pas responsable
27:41de la politique qui est menée
27:43donc le fait que
27:44le changement
27:45l'aspiration au changement
27:47elle se traduise
27:48par du vote RN
27:50particulièrement
27:50dans un certain nombre
27:51de territoires
27:53c'est évidemment
27:53une question redoutable
27:54pour nous
27:55alors ça joue sur quoi
27:57ça repose sur quoi
27:58d'abord ça repose
27:59sur l'idée
28:00le RN n'a jamais gouverné
28:02donc comme eux
28:03on les a pas encore testés
28:04c'est pas comme si nous
28:05on nous avait beaucoup testés
28:06l'idée qu'au fond
28:08eux on les a pas testés
28:09alors d'abord c'est faux
28:10parce qu'on les a quand même testés
28:11pendant la deuxième guerre mondiale
28:12c'était pas formidable
28:13mais au-delà de ça
28:14la période qu'on va vivre là
28:16elle est quand même
28:18elle change la donne
28:19parce que le RN
28:21et ça il faut le matraquer
28:22je le dis à ceux qui nous écoutent
28:24le RN
28:26il a adoubé
28:28Michel Barney
28:28le RN il a annoncé que
28:30si Lucie Castel
28:31devenait première ministre
28:32il la censurerait
28:34donc ils ont privé
28:35leurs électeurs
28:36de l'augmentation du SMIC
28:37de l'abrogation
28:38de la réforme des retraites
28:39du retour des services publics
28:41donc
28:42ils ont adoubé Barnier
28:43c'est à dire qu'ils ont fait campagne
28:44eux
28:45pour la retraite à 60 ans
28:47et ils adoubent
28:49à Matignon
28:50un type qui est pour la retraite
28:51à 65 ans
28:52donc il va falloir
28:53qu'ils rendent des comptes
28:55et donc
28:55moi j'y insiste
28:56mais
28:56dès lors qu'ils ont
28:58mis Barnier à Matignon
29:00parce que c'est
29:02leur responsabilité
29:03ils sont responsables
29:04de tout ce que Barnier
29:05va faire
29:06comme premier ministre
29:07ils sont
29:08au fond
29:08partie prenante
29:09du bilan
29:10qui sera celui de Barnier
29:12et donc là
29:12la donne change
29:13parce qu'ils ne pourront plus nous dire
29:14on est pour rien
29:15on est responsable de rien
29:16non non
29:16ils sont responsables
29:17de cette situation
29:18c'est eux qui ont voulu Barnier
29:19donc ils assumeront
29:20ce que fera Barnier
29:21et donc là
29:22on est à mon avis
29:24dans une période de bascule
29:25sur le regard
29:26qu'un certain nombre de gens
29:27pourront porter
29:28sur le rassemblement national
29:29je crois que c'est
29:30Bardella a dit
29:31rien ne se fera sans nous
29:33la conséquence est simple
29:34tout ce qui se fera
29:35se fera à cause d'eux
29:37donc pour toi
29:37ils devront rendre des comptes
29:38sur ce qui se fera
29:39les masques peuvent tomber
29:40et montrer aux français
29:42que le RN
29:43ce qu'ils portent en fait
29:44c'est pas dans le sens
29:45de plus de social
29:46plus de justice
29:46plus de pouvoir d'achat
29:47le RN est partie prenante
29:50du système
29:50le RN s'est macronisé
29:51c'est ça la réalité
29:53ils sont devenus
29:53la béquille de Macron
29:54les toutous de Macron
29:56donc ils devront assumer
29:57ce qu'ils feront avec Macron
29:58peut-être une dernière question
29:59pour conclure
30:00ouais j'en ai une dernière
30:01sur les militants
30:02parce qu'on parlait des militants
30:03NFP tout à l'heure
30:05il y a beaucoup de personnes
30:06qui ont rejoint
30:08le Nouveau Front populaire
30:09pour se battre
30:10aux côtés
30:10d'anciens militants
30:12d'élus
30:13et je me demandais
30:16que faire entre guillemets
30:18de ces militants
30:19qui ne sont pas
30:20qui n'ont pas rejoint
30:21forcément un parti
30:21mais qui étaient là
30:22pour tracter
30:22pour accompagner
30:24pour militer
30:25d'abord il faut qu'eux-mêmes
30:26se disent
30:27qu'ils n'ont pas fait
30:28ça pour rien
30:28et qu'ils ont contribué
30:30à faire de grandes choses
30:32à faire élire des députés
30:33d'ailleurs
30:33puisqu'on en a
30:34quasiment 200
30:34à l'Assemblée nationale
30:36et puis on a besoin
30:38de les impliquer
30:39dans les batailles à venir
30:40c'est pas fini
30:41la bataille des retraites
30:42il va falloir
30:43qu'on obtienne
30:43l'abrogation
30:44de cette réforme
30:45et pour ça
30:46on aura besoin d'eux
30:46on aura besoin
30:47de se battre
30:48et puis il y a
30:48d'autres échéances à venir
30:49peut-être des élections
30:50législatives
30:51assurément des élections
30:52municipales
30:53en 2026
30:54y compris d'ailleurs
30:55à Paris
30:56où il va falloir se battre
30:57pour que cette ville
30:58reste à gauche
30:58reste une terre de résistance
31:00à l'extrême droite
31:00il y a encore plein de choses
31:02à faire
31:02on va pas s'ennuyer
31:03et il y aura de belles victoires
31:05à la clé
31:05moi j'en suis convaincu
31:06on n'est pas passé loin
31:08mais la prochaine fois
31:09sera la bonne
31:10merci beaucoup
31:11à tous les trois
31:11d'avoir participé
31:12à ce plateau
31:13merci à toi
31:13merci beaucoup Yann
31:14d'être venu faire un coup
31:15sur notre chaîne
31:16Wich