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  • il y a 1 semaine
Discours inaugural de la Fête de l'Humanité 2023, par Fabien Gay, Directeur du journal. La Fête de l’Humanité sera, cette année encore, le lieu pour débattre librement et en toute franchise. Et parce que le peuple de gauche a besoin de perspectives mobilisatrices.

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Transcription
00:00S'il vous plaît, je vais vous demander de prendre place.
00:06Nous allons démarrer dans quelques minutes.
01:21Je vais appeler le directoire de l'humanité à me rejoindre sur scène, s'il vous plaît.
02:00Bonsoir à toutes et tous et merci d'être présents ce soir pour l'inauguration de la seconde édition de
02:08la fête de l'humanité en cœur d'Essonne sur la base 217.
02:12Nous avons construit cette fête pendant une longue année et ça fait quelques semaines que nous la montons concrètement sur
02:20site.
02:21Je suis très heureux de vous voir aussi nombreux ce soir.
02:25Je suis surtout très heureux et j'ai l'immense plaisir de laisser la parole à Fabien Guay, directeur de
02:30l'humanité.
02:31Applaudissements.
02:36Applaudissements.
02:37Applaudissements.
02:44Applaudissements.
03:08Madame Son Excellence, la représentante de la mission diplomatique de Palestine en France, Cher Allah.
03:25Monsieur le secrétaire national du Parti communiste français, député de la 20e circonscription du Nord, Cher Fabien Roussel.
03:32Applaudissements.
03:44Madame la présidente du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat, Cher Eliane Assassi.
03:52Applaudissements.
03:55Applaudissements.
04:04Monsieur le coordinateur national de la France insoumise, Cher Emmanuel Bompard.
04:12Applaudissements.
04:14Applaudissements.
04:14Applaudissements.
04:16Applaudissements.
04:19Applaudissements.
04:24Applaudissements.
04:25Madame la présidente des écologistes, chère Sandrine Rousseau, chère sénatrice et sénateur du groupe communiste, je vois Laurence Cohen, Pierre
04:33Laurent, mon amie Cécile Kukerman, Jérémy Baky, on peut tous les applaudir, les députés communistes, chère Yannick Monnet.
04:43Applaudissements.
04:44Madame la vice-présidente de l'Assemblée nationale, chère Caroline.
04:49Applaudissements.
04:53Applaudissements.
04:56Mesdames et messieurs, les élus régionaux, départementaux et maires.
05:03Monsieur le maire du Plessis-Paté, cher Sylvain.
05:09Applaudissements.
05:11Applaudissements.
05:13Applaudissements.
05:14Monsieur le maire de Brittany, cher Nicolas.
05:18Applaudissements.
05:21Monsieur le président de la communauté d'agglomération de cœur d'Essonne, cher Eric.
05:27Applaudissements.
05:29Applaudissements.
05:32Monsieur Amadou Demet, secrétaire départemental de l'Essonne et avec lui, tous les militants et militants du Parti communiste.
05:39Applaudissements.
05:42Applaudissements.
05:48Monsieur Laurent Brun, administrateur de la CGT.
05:54Applaudissements.
05:56Applaudissements.
06:02Applaudissements.
06:02Madame Henriette Steinberg, présidente du Secours populaire français.
06:06Applaudissements.
06:09Applaudissements.
06:21Mesdames et messieurs les représentants de stands, d'associations, de délégations internationales, d'union syndicale et des corps constitués.
06:29Mesdames et messieurs les partenaires, mesdames et messieurs membres de la direction de l'humanité.
06:39Et je veux que vous les saluez toutes et tous.
06:42Applaudissements.
06:47Applaudissements.
06:55Je veux aussi saluer mon prédécesseur, Patrick Le Yaric, qui est parmi nous et il peut nous rejoindre.
07:02Applaudissements.
07:17Applaudissements.
07:28Applaudissements.
07:31Chers amis, chers camarades, nos premières pensées solidaires en ouvrant cette fête de l'humanité vont au peuple marocain.
07:42Applaudissements.
07:43Applaudissements.
07:45Le terrible tremblement de terre survenu dans la nuit de vendredi à samedi dernier a coûté la vie à plus
07:52de 3 000 personnes.
07:53Je pense également au tremblement de terre qui avait ravagé une partie de la Turquie et la Syrie en février
08:01dernier.
08:02J'adresse également notre solidarité pleine et entière au peuple libyen qui a subi de très graves inondations du fait
08:10de la tempête d'Aniel.
08:11Applaudissements.
08:17Je veux avec vous saluer la mobilisation et le travail extraordinaire du Secours populaire français, qui comme toujours répond avec
08:29courage et efficacité à l'appel de la solidarité.
08:32Et je salue à nouveau notre ami Ariès Steinberg, présidente du Secours populaire.
08:41Applaudissements.
08:47Et avec elle, toutes les militantes et tous les militants du Secours populaire qui font vivre la solidarité au-delà
08:54des frontières sans jamais faire le tri dans la grande fraternité humaine.
09:01Applaudissements.
09:08Chers amis, chers camarades, cette année, avant toute chose, je souhaite vous parler de l'eau.
09:16Sans doute est-ce la sortie d'une nouvelle vague de canicules inédite au mois de septembre qui m'inspire
09:25cette question.
09:26Et sans doute aussi les étés trop secs et trop chauds qui se succèdent, les méga-feux qui consument la
09:34planète, les nappes d'eau souterraines qui ne sont plus suffisamment rechargées mais dans lesquelles nous puisons pourtant.
09:41Je pourrais rappeler, mais c'est une évidence, que nous avons besoin d'eau pour nous hydrater, pour le climat,
09:50pour notre agriculture, pour notre industrie.
09:52Mais au fond, ce n'est pas suffisant. Sans eau, nous n'existerons pas.
10:01C'est aussi simple que cela. Le climat n'existerait pas. La Terre serait une planète morte.
10:08C'est d'ailleurs pour cela que toutes les recherches pour détecter des traces de vie dans l'espace ont
10:14pour objectif de trouver de l'eau.
10:16Nous avons évidemment besoin d'eau, mais surtout, elle est à l'origine de la vie.
10:22Dire que nous en avons besoin est en quelque sorte insuffisant, puisqu'elle conditionne tout.
10:28Et aujourd'hui, sur cette planète que nous appelons Terre, mais qui est couverte à 75% d'eau, peuplée
10:37d'êtres humains qui ont été capables d'inventer la roue,
10:40de construire des châteaux, des machines, de concevoir des vaccins, d'inventer Internet et même l'intelligence artificielle,
10:48Aujourd'hui, sur cette planète, un milliard de personnes n'a pas accès à l'eau potable et un tiers
10:55de la population mondiale n'a pas accès à l'assainissement.
10:59Nous ne pouvons nous y résoudre. L'eau douce ne représente que 2,5% de la totalité de l
11:06'eau sur Terre.
11:06Et pourtant, elle est de plus en plus gaspillée et de plus en plus mal répartie.
11:11C'est dire les inégalités de ce monde qui accélère les innovations technologiques et laisse des peuples plonger dans la
11:20misère.
11:21Avec le changement climatique, le stress hydrique, la pollution des sols, des cours d'eau et des océans,
11:28l'eau ne peut plus être considérée comme une ressource illimitée dans laquelle nous pouvons puiser sans penser aux conséquences.
11:37Elle ne peut plus être accaparée par une partie de la planète au détriment de l'autre.
11:43La lutte contre le réchauffement climatique, qui influe fortement sur les cycles de l'eau, ne peut plus être ajournée.
11:51Nous entrons dans un cercle qui n'a rien de vertueux.
11:55Car plus le changement climatique perturbe le cycle de l'eau, plus la perturbation de ce cycle de l'eau
12:02aggrave le changement climatique.
12:05Il y a donc urgence à tout mettre en œuvre pour mieux répartir l'eau, mais aussi, et surtout, enrayer
12:12le changement climatique.
12:14Car l'un ne va pas sans l'autre de la même manière que le climat et biodiversité sont étroitement
12:21liés.
12:21Plus concrètement, il est urgent de développer l'assainissement, d'éviter le gaspillage, notamment avec les fuites de tuyauterie.
12:29Mais aussi en définissant des priorités industrielles.
12:33Car la surproduction et la surconvention ont de graves conséquences à cet égard.
12:39Il est également urgent d'agir pour empêcher les pollutions, notamment des pesticides et des insecticides utilisés dans l'agriculture
12:49intensive ou encore leur paillage illégal en Guyane.
12:53Et aujourd'hui, avec vous, je veux le dire qu'il y a une situation insupportable.
13:01Les habitants d'un département français, Mayotte, n'ont accès à l'eau courante que deux fois par semaine.
13:08Le prix des bouteilles d'eau, s'il a été bloqué par le gouvernement, reste élevé.
13:13Les citernes ne sont pas envoyées tous les jours.
13:15Où est le président Macron et son gouvernement qui ne s'exprime pas sur cette situation catastrophique ?
13:23Pourquoi sont-ils prêts, le même gouvernement, à déployer des centaines de gendarmes et à investir des millions dans une
13:32opération sécuritaire qui ne règle rien, mais pas un centime pour répondre aux besoins d'eau pour la population ?
13:39Mayotte, c'est la France et nous appelons à un plan d'urgence pour régler cette situation inacceptable.
13:57Outre la préservation de cette ressource, il est urgent de s'attaquer à la question de sa répartition et de
14:03son partage.
14:05Parce qu'elle est essentielle à la vie, l'eau ne peut être considérée autrement que comme un bien commun
14:10de l'humanité.
14:10Je dirais même de la planète, car nous ne sommes pas les seuls à en avoir besoin.
14:16Et à ce titre, il est urgent essentiel de la préserver, la protéger et faire en sorte que toutes et
14:23tous puissent y accéder afin de vivre dignement.
14:26Il est insupportable que l'eau soit aujourd'hui intégrée dans le secteur marchand, enjeux et source de profit.
14:33Nous plaçons donc la fête de l'humanité sous le signe des grands enjeux que traversent notre monde.
14:40L'eau, le climat, la biodiversité font partie de ces urgences absolues pour lesquelles nous devons lutter.
14:46Dans cette optique, nous sommes d'ailleurs particulièrement heureux et fiers d'accueillir à la fête le secrétaire général de
14:53l'eau à l'ONU.
14:54Et j'invite chacune et chacun à venir l'écouter en débat.
15:09Sur le plan de l'environnement, nous nous trouvons en effet à un moment crucial.
15:14Les gouvernements piétinent et refusent d'agir à hauteur des enjeux.
15:19Plus ils attendent, moins la terre sera vivable dans un avion leur proche.
15:23Alors, si les gouvernements ne font rien, pour notre part, nous faisons le pari de la jeunesse qui s'engage
15:31pour le climat
15:31et nous leur disons, rejoignez-nous et ensemble, changeons cette société.
15:43Chers amis, chers camarades, nous nous trouvons à bien des égards à un moment de bascule.
15:51Une bascule en termes de raréfaction de l'eau, d'effondrement de la biodiversité, de changement climatique, mais aussi une
16:00bascule dans une violence généralisée.
16:04Cette violence, elle est systémique et elle porte un nom.
16:09Et permettez-moi de faire une seule citation aujourd'hui.
16:14Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, et qui, en tout,
16:23disent avec une bonne figure, une bonne conscience.
16:28Nous qui avons tout, on est pour la paix.
16:31Je sais ce que je dois leur crier à cela.
16:34Les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c'est vous.
16:39Et quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits-enfants avec votre bonne conscience,
16:46vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient au regard de Dieu,
16:52que n'en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir.
16:59Mais nous ne trompons pas.
17:01Il n'y a pas de violence qu'avec des armes.
17:04Il y a des situations de violence.
17:06Ceux qui stockeraient dans des coffres de banques de l'or des bijoux, qui les accumuleraient comme un trésor.
17:15Car la fortune, dans les temps d'épreuve, doit être partagée.
17:19Venant au secours, en créant des entreprises viables pour donner de l'emploi et du salaire.
17:27Ces phrases, si elles étaient énoncées aujourd'hui, voudraient certainement à son auteur d'être exclues de l'arc républicain,
17:36selon les macronistes.
17:42Pourtant, elle a été prononcée en 1984 par Henri Grouès, plus connu sous le nom de l'abbé Pierre.
17:59Ce que l'abbé Pierre nomme la violence des puissants, nous, nous la nommons le capitalisme.
18:15Partout, le capitalisme et ses arbiteurs aînés exploitent les humains comme la planète, dévastent s'ils y ont intérêt, préservent
18:24s'ils en tirent profit, s'acharnent et perdurent.
18:28Parce que cette minorité a besoin que le capitalisme perdure.
18:32Nous disons le capitalisme, mais il prend bien sûr des formes différentes.
18:38Il est capable d'évoluer et de s'adapter.
18:40Mais partout où il œuvre, il apporte avec lui la violence.
18:45Car la violence est une des conditions de son existence, un de ses piliers pour continuer à suraccumuler les richesses
18:53au détriment de la nature et du vivant.
18:56Cette bascule, nous l'observons donc dans un accroissement global de la violence.
19:02Et plus les ressources deviendront rares, et plus le climat rendra des zones de la planète inhabitables, plus cette violence
19:11s'exercerra si nous ne faisons rien dès à présent.
19:14Au capitalisme, nous opposons une société du partage des pouvoirs, des savoirs et des richesses.
19:20Une société de mise en commun qui place les biens essentiels hors du secteur marchand, qui s'appuie sur une
19:29société du collectif, mais qui ne renie et ne nie jamais l'individu.
19:33Sur une démocratie renouvelée, qui donne de nouveaux pouvoirs aux citoyens dans la cité, aux salariés dans l'entreprise, aux
19:41usagers dans les services publics.
19:42Une société qui n'épuise ni la nature, ni le vivant. Une société faite de coopération et non de compétition
19:51entre individus, et où la paix est un projet politique.
19:55Car nous savons tous, et tout ici, que la guerre est toujours une aubaine pour les puissants.
20:01Ce projet que nous nommons, il s'appelle le communisme.
20:04Et prend dans trois jours, bienvenue à la fête, à celles et ceux qui veulent le construire avec nous, même
20:11s'ils lui donnent un autre nom.
20:13Et surtout, le rendre palpable et crédible comme chemin pour des millions de personnes qui cherchent une alternative de progrès
20:21et de justice.
20:26Applaudissements
20:30Applaudissements
20:42Donc on a tout pas oublié deux voix.
20:45Applaudissements
20:47Applaudissements
20:52Même le Baird de Bretigny veut qu'on soit le communisme, bienvenue dans la famille.
20:58Chers amis, chers camarades, c'est la violence institutionnelle qui se généralise.
21:04Et c'est un véritable projet de libéralisme autoritaire qui se déploie.
21:09Les exemples récents sont multiples.
21:12Pour ne parler que du deuxième quinquennat du président Macron,
21:14nous l'avons vu à l'oeuvre lors de la réforme des retraites.
21:20Deux ans de travail en plus, c'est la première violence
21:24qui fait peser sur la vie des travailleurs et des travailleuses l'austérité
21:28quand le capital reste dans l'opulence.
21:32Deux ans de travail en plus, c'est l'espérance de vie en bonne santé qui se réduit
21:36et qui frappe davantage les ouvriers que les cadres.
21:39La deuxième violence, c'est que cette réforme pénalise davantage les femmes
21:44qui ont les carrières hachées, les emplois précaires et les petits salaires.
21:48Oui, la retraite est un temps utile pour soi, les siens et la société.
21:53Un temps utile, oui, mais un temps libéré des contraintes du capital
21:57qui ne peut plus en tirer profit.
22:00Quelle violence pour les travailleuses et les travailleurs que de devoir travailler deux ans de plus.
22:06Car si le travail peut être émancipateur, si le travailleur est évidemment associé
22:11et que le travail est utile pour la société, le travail peut aussi casser les corps
22:16et mutiler les esprits par sa dureté et les contraintes imposées par le capital.
22:21Au fond, c'est l'intégralité de cette réforme qui est une violence.
22:26Cette violence, elle s'est aussi exprimée dans le mépris du gouvernement
22:30à l'égard du Parlement, des représentants du peuple.
22:33Un mépris du débat parlementaire asséné à coups de détournement d'articles constitutionnels et réglementaires.
22:41Ici, point d'autorité, mais de l'autoritarisme des coups de force permanents à coups de 49-3.
22:48Le président, on pouvait s'y attendre à oublier qu'il a été élu pour faire barrage à l'extrême
22:54droite.
22:54Il a peut-être oublié qu'il a été élu par ce même peuple qu'il méprise à coups de
23:01petites phrases
23:02tout autant que par ses réformes.
23:04Et bien sûr, ce mépris total du gouvernement s'exprime partout
23:08et surtout vis-à-vis de la majorité des citoyennes et des citoyens de ce pays
23:13qui ont clamé haut et fort leur opposition à cette réforme
23:17au cours de 14 journées de manifestation, dans les sondages
23:22et surtout dans les grèves massives dans tous les secteurs.
23:25Une nouvelle violence à l'égard de tout un peuple.
23:29Je tiens donc à saluer et féliciter la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
23:53qui sera avec nous à partir de demain,
23:56ainsi que le nouvel administrateur, Laurent Moin, qui la représente ce soir.
23:59Merci à toi.
24:06Je veux aussi saluer la nouvelle secrétaire générale de la CFDT, Marie-Lise Léon,
24:14qui pour une première sera avec nous ce week-end et dimanche à l'Agora.
24:22Enfin, je veux saluer l'ensemble de l'intersyndicale
24:26pour leur détermination et leur esprit d'union face à ce projet délétère.
24:31L'humanité a été à leur côté dans toutes les manifestations
24:35et leur a ouvert leur colonne.
24:38Et nous continuerons d'être à leur côté lors des prochaines journées de mobilisation.
24:49Chers amis, chers camarades,
24:52à cela s'ajoute tout un volet répressif,
24:55particulièrement visible dans le recours à la BRAVEM,
24:58nouveau voltigeur des temps modernes,
25:00qui en est la parfaite illustration.
25:03Avec vous, nous demandons ce soir l'interdiction de cette brigade violente,
25:08bien plus dangereuse, en vérité, que les manifestants et les grévistes
25:12qui luttent pour leurs droits.
25:21Les syndicats sont particulièrement visés par cette répression,
25:26par des convocations à la gendarmerie
25:28ou encore des licenciements, fichages ou répression dans leur entreprise.
25:33Une manœuvre du gouvernement qui vise clairement à intimider
25:38et à faire passer un message au mouvement social.
25:42Ne résistez pas, ne protestez pas, ne vous syndiquez pas.
25:47En somme, avalez notre réforme et tenez-vous sache.
25:51J'adresse donc avec vous tout notre soutien aux syndicalistes victimes
25:55de ces manœuvres d'intimidation.
26:08Et tout particulièrement à notre ami, mon ami Sébastien Mélisplier,
26:13secrétaire général de la FNME-CGT.
26:28La FNME-CGT.
26:31Applaudissements.
27:05Cher Sébastien, sache qu'avec l'humanité, nous serons toujours à tes côtés.
27:12Et nous demandons à madame la première ministre Elisabeth Borne l'abandon de toute charge contre Sébastien,
27:22car en ciblant un dirigeant syndical de premier plan, c'est le gouvernement qui en a fait une affaire politique.
27:29En ciblant Sébastien, c'est toute la CGT, et au-delà, tout le mouvement social qui est ciblé,
27:36notre totale solidarité et abandon de toutes les poursuites.
27:41Applaudissements.
27:49Cette violence de l'Etat n'est pas hasardeuse, elle n'intervient pas au gré de l'actualité.
27:55Nous avons affaire à un véritable projet politique qui se déploie sur tous les plans.
28:02Ce sont à présent les associations qui sont visées, pour peu qu'elles osent émettre une critique.
28:08C'est ainsi que le ministre de l'Intérieur avait sous-entendu qu'il pourrait remettre en cause les subventions
28:15de la Ligue de Droits de l'Homme.
28:16Là encore, l'humanité a répondu présent, en lançant un appel pour la défendre, qui a réuni, et nous vous
28:24en remercions, 30 000 signatures.
28:26Quand les citoyens constitués en association osent s'opposer au gouvernement, c'est dorénavant la dissolution qui guette,
28:36comme pour les soulèvements de la terre.
28:39Une décision que le Conseil d'Etat a d'ailleurs remise en cause.
28:43Outre la répression pseudo-juridique, la violence des mots est terrible,
28:48puisqu'ils se voient qualifiés d'éco-terroristes, celles et ceux qui luttent contre l'inaction du gouvernement en matière
28:56d'environnement.
28:57Et cela ne s'arrête pas là.
29:01La culture est toujours une cible privilégiée des mouvements autoritaires.
29:07C'est qu'elle porte la culture en son cœur.
29:11L'émancipation, c'est qu'elle propose un autre regard.
29:14C'est que souvent, elle critique l'ordre du monde, et il y en a bien besoin.
29:19Alors, lorsque la réalisatrice Justine Trier s'est permise, elle aussi, d'apporter son soutien aux grévistes,
29:26les condamnations ont immédiatement commencé à pleuvoir.
29:31La réalisatrice, comme les deux intermittents du spectacle Molière,
29:36ont même été sommées de se taire par la ministre de la Culture.
29:41Et nous apprenons aujourd'hui que le ministère des Affaires étrangères
29:45a interdit aux scènes culturelles de subventionner les collaborations des artistes du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
29:58Ce sont donc les créatrices et créateurs qui sont pénalisés,
30:04alors qu'ils le sont déjà bien souvent dans leur pays.
30:07Les voies de la culture sont justement une manière de continuer un dialogue,
30:12mais surtout, que penser de cette manière à chercher à mettre la culture aux ordres.
30:18Enfin, en matière de crise d'autoritarisme, une dernière perle.
30:23Il y a quelques jours, un député, qui n'est sans doute pas le couteau le mieux aiguisé du tiroir,
30:29s'est ému.
30:31Le président de la République a été sifflé au Stade de France
30:35lors de l'ouverture de la Coupe du Monde de rugby.
30:45C'est vrai que pour eux, cela doit être étrange de rencontrer le peuple dans sa diversité
30:52lorsqu'il n'est pas trié sur le volet.
30:55On peut confisquer les casseroles,
30:57mais on ne peut pas baillonner 80 000 personnes dans un Stade de France.
31:11Alors, s'ils sont tant indisposés par les sifflés dans les stades,
31:15proposons-leur de rester chez eux.
31:17Le peuple regardera les matchs, la victoire du Huit, l'équipe de France,
31:22et nous en porterons toutes mieux.
31:27Nous redisons donc ici, plus sérieusement, avec vous,
31:31que les militants politiques, syndicaux, associatifs,
31:35ceux engagés pour le climat,
31:36les militantes féministes, les artistes,
31:39même si nous ne partageons pas toujours tous leurs combats ou leurs modes d'action,
31:44sont ici les bienvenus,
31:46et sont sous notre protection populaire à la fête de l'humanité.
32:01Et nous répondrons, ce week-end,
32:05comme tout au long de l'année,
32:06toujours présents pour les défendre,
32:08si elles et ils sont attaqués par le pouvoir
32:12ou l'extrême droite qui veut les faire taire.
32:14Et je veux m'adresser au syndicat de la magistrature,
32:22qui subit depuis 48 heures un torrent de haine,
32:26j'ai même été appelé par BFM hier soir,
32:29me sommant de venir m'expliquer
32:33sur l'invitation au syndicat de la magistrature à la fête.
32:38Je viendrai m'expliquer
32:40le jour où le ministre de l'Intérieur
32:42aura pris position contre les propos honteux
32:46d'un syndicat de police
32:47contre les jeunes, les traitants nuisibles.
32:51Et écoutez-moi bien !
33:02Pour notre part,
33:04jamais,
33:05écoutez-moi bien,
33:07jamais,
33:07nous ne céderons aux injonctions
33:09du débat de l'extrême droite.
33:14Applaudissements
33:16Applaudissements
33:19Applaudissements
33:20Applaudissements
33:21aux amis du syndicat de la magistrature,
33:24bienvenue chez vous !
33:26Applaudissements
33:33Applaudissements
33:33Chers amis, chers camarades,
33:36en juin dernier,
33:38le jeune Naël,
33:3917 ans,
33:41était abattu par un policier en enterre.
33:44Je veux réduire ici
33:46toute notre émotion
33:48et adresse
33:49notre soutien à la famille.
33:52Rien,
33:53rien
33:53ne peut justifier
33:55la mort d'un enfant.
33:59Applaudissements
34:00Applaudissements
34:08Applaudissements
34:16Applaudissements
34:18Applaudissements
34:27Applaudissements
34:38Applaudissements
34:50Applaudissements
34:53Applaudissements
35:07Applaudissements
35:10Oui,
35:11les policiers font un travail difficile
35:14dans des conditions de travail matériel et humaine
35:17souvent insupportables.
35:19Mais le racisme doit être combattu partout
35:22et tout le temps,
35:24surtout dans la police
35:25où les préjugés ont la vie dure.
35:28Applaudissements
35:29Et oui,
35:33que le ministre de l'Intérieur
35:35n'est pas condamné
35:37les propos inadmissibles
35:39appelant la guerre civile
35:41d'un syndicat de police
35:42est inadmissible.
35:44Il y a eu des dégradations
35:46qui pénalisent avant tout
35:48et je vois beaucoup de maires ici
35:50qui ont été en première ligne
35:51avant tout les habitantes
35:53et les habitants
35:54de nos quartiers populaires
35:56et ajoutent de la difficulté
35:58aux difficultés déjà existantes
36:00et nous les avons condamnées.
36:02Mais les révoltes
36:03qui ont fait suite
36:05à la mort de Naël
36:06même si elles ont de multiples ordres
36:09dont certains que nous ne partageons pas
36:11sont un cri
36:12contre ces violences.
36:14Un cri
36:15contre l'injustice.
36:17Le gouvernement
36:17aurait dû entendre ce cri
36:20des populations qui vivent
36:22dans les zones blanches de la République
36:24et je n'oppose pas
36:25parce que les habitants
36:27des quartiers populaires
36:28vivent exactement la même chose
36:30que les habitants
36:31des zones rurales
36:32ou des territoires ultramarins
36:34délaissés
36:35et abandonnés
36:36par la République.
36:43Mais une fois encore
36:45les seules réponses
36:47ont été la condamnation
36:48et le mépris
36:49alors qu'un grand débat national
36:51devrait s'ouvrir
36:53sur les relations
36:54entre la police
36:55et une partie de la population.
36:56je sais
36:58qu'une partie
36:59de la population
37:01ne comprend pas
37:03car cela ne correspond pas
37:05à leur quotidien
37:06mais être contrôlé
37:09systématiquement
37:10lorsqu'on prend les transports
37:12ou lorsqu'on est parent
37:13avoir peur
37:14que ces enfants
37:15croisent la police
37:17et aussi
37:18le quotidien
37:19d'une partie
37:20de la population
37:21et des jeunes des quartiers.
37:23Nous proposons donc
37:24de recréer
37:26une police nationale
37:27de proximité
37:28d'approger
37:29la loi de 2017
37:30de proscrire
37:32et interdire
37:32les armes
37:33comme le NBD
37:34de renforcer
37:35la formation
37:36des policiers
37:36et enfin
37:37de créer
37:38une institution
37:39de contrôle
37:40IGPL
37:41véritablement indépendante.
37:56chers amis
37:56chers camarades
37:58la violence
37:59de l'extrême droite
37:59elle aussi
38:00s'accroît
38:00et se cache
38:01de moins en moins
38:03mais qu'on le se rassure
38:04l'extrême droite
38:05fait désormais partie
38:07de l'arc républicain
38:09contrairement
38:10à une partie
38:10de la gauche
38:11ici
38:15nous savons
38:16que l'extrême droite
38:16a toujours combattu
38:18la république
38:19et a même envisagé
38:20de la battre
38:21car elle avait
38:22un genou à terre
38:23tout le contraire
38:24de la gauche
38:25qui l'a toujours défendu
38:27jusqu'à donner son sang
38:28pour qu'elle existe
38:29et pour la défendre
38:36qui a l'inversion
38:37des mots
38:38des valeurs
38:39de notre histoire
38:41lorsque ces agresseurs
38:42se voient à présent
38:43adoubés de républicains
38:45par le petit monarque
38:46présidentiel
38:47le gouvernement
38:48le gouvernement
38:49s'inscrit
38:49dans une logique
38:51de duel
38:51et de duo
38:51avec l'extrême droite
38:53du rassemblement national
38:55tantôt ennemi
38:56à qui faire barrage
38:57à tout prix
38:58lorsque des échéances
38:59électorales
39:00se rapprochent
39:00tantôt
39:01seule opposition
39:03crédible
39:03et responsable
39:04en procédant
39:06de la sorte
39:06le gouvernement
39:07fait monter
39:08l'extrême droite
39:08et joue
39:09un jeu
39:10extrêmement dangereux
39:11ce que l'union
39:12de la gauche
39:13et les colères
39:14populaires accumulées
39:15font peur
39:16au pouvoir politique
39:17en place
39:18ils n'hésiteront pas
39:20à brandir
39:21une nouvelle fois
39:21le barrage républicain
39:23en 2027
39:24si la situation
39:25s'y prête
39:26mais avec un risque
39:28considérablement accru
39:29un pari
39:30qu'ils prennent
39:31en toute connaissance
39:33de cause
39:33avec un gage
39:35l'ensemble du pays
39:37oui
39:37l'extrême droite
39:39elle est partout
39:41à l'Assemblée nationale
39:42avec 89
39:43de leurs députés
39:44elle aussi
39:45elle occupe
39:47le terrain médiatique
39:48où le fascisme
39:49est aidé
39:50par le pouvoir en passe
39:51pour affaiblir la gauche
39:53comme par le grand patronat
39:54qui détient
39:55une part croissante
39:56des grands groupes
39:57de médias
39:58et poursuit un travail
39:59d'irrigation
40:00idéologique massive
40:01nous avons eu
40:03un exemple récent
40:05avec la nomination
40:06de Geoffroy Lejeune
40:07à la tête du GDD
40:08et je veux à nouveau
40:10saluer avec vous
40:11la grève menée
40:1240 jours durant
40:13par nos confrères
40:14et consœurs
40:15de la rédaction du GDD
40:27honte d'ailleurs
40:29honte
40:30honte
40:31honte
40:32à celles et ceux
40:33qui se précipitent
40:34pour aller faire
40:35des interviews
40:35dans le GDD
40:36comme les ministres
40:38en fonction
40:38qui après avoir
40:39versé des larmes
40:40de crocodile
40:41pendant l'été
40:41se votent
40:43dès la première occasion
40:44dans un canard
40:45devenu un canard
40:46d'extrême droite
40:54l'extrême droite
40:55fourbit ses armes
40:56au sens propre
40:57comme au sens figuré
40:58sous un vernis social
41:00en critiquant
41:01l'ultra-libéralisme
41:03et l'ouverture
41:04sur le monde
41:05prétendant
41:06parler vrai
41:07et dire tout
41:08au ce que pensent
41:09les gens
41:09mais sous les oripeaux
41:11de la défense du social
41:12de celles et ceux
41:13qui sont les plus défavorisés
41:14c'est encore la bourgeoisie
41:16qui s'exprime
41:17et maintient
41:18le cadre des inégalités
41:19il suffit d'ailleurs
41:21de regarder leur vote
41:22du groupe
41:23RN
41:23à l'Assemblée nationale
41:25et c'est encore
41:26la division
41:27qui règne
41:28dans leurs propos
41:29comme dans leurs propositions
41:30politiques
41:31créant des catégories
41:32et surtout
41:34des hiérarchies
41:34entre français
41:36de souche
41:37par opposition
41:38à ceux
41:39qui ne seraient
41:39que des français
41:40de papier
41:41il y a même
41:42une sénatrice LR
41:43qui a parlé
41:44de français comment
41:45les mots
41:46sont d'une terrible violence
41:48la focalisation
41:50sur un soi-disant
41:51ennemi intérieur
41:51qui serait venu
41:53de l'extérieur
41:53nous ronger
41:54et nous envahir
41:55qui n'appartiendrait pas
41:57à notre pays
41:57en est une autre
41:58le racisme
42:00a cet avantage stratégique là
42:02il propose
42:03une différence
42:03radicale
42:05entre eux
42:05et nous
42:06qu'a contrario
42:07la fête
42:09de l'humanité
42:09sera toujours
42:11décidément
42:11résolument
42:13fermement
42:14antifasciste
42:34fidèle à elle-même
42:35la fête
42:36sera la fête
42:38de la république démocratique
42:39laïque sociale
42:40féministe
42:41et écologique
42:41une fête
42:43de solidarité
42:44avec tous nos frères
42:46et sœurs d'humanité
42:47à la fête
42:48de l'humanité
42:49nous luttons
42:50contre toutes
42:51les discriminations
42:52comme nous l'avons
42:52toujours fait
42:53notre journal
42:54l'humanité
42:55porte l'histoire
42:56de cette lutte
42:57son fondateur
42:58Jean Jaurès
42:59est mort
43:00assassiné
43:01par un ultra-nationaliste
43:02à la veille
43:03de la première guerre mondiale
43:05l'humanité
43:06pendant la seconde guerre mondiale
43:08est parue
43:09clandestinement
43:10il fut même censuré
43:12également
43:12à plusieurs reprises
43:14pendant les guerres
43:15coloniales
43:15nous portons
43:16cet héritage
43:18et nous devons
43:19nous en montrer
43:20digne
43:31dans nos colonnes
43:33comme dans les allées
43:34de la fête
43:35la violence
43:36n'a pas sa place
43:37et tous les enfants
43:39de la république
43:39quel que soit
43:40leur lieu de naissance
43:41leur couleur de peau
43:43leur orientation sexuelle
43:45sont nos enfants
43:46et ils sont les bienvenus
43:47toutes et tous
43:48à la fête de l'humanité
44:00chers amis
44:00chers camarades
44:01le nationalisme
44:03et l'extrême droite
44:03progressent partout
44:04dans le monde
44:05et alimentent
44:06les tensions géopolitiques
44:07les impérialismes
44:08et les guerres
44:09partout dans le monde
44:11des guerres
44:12font rage
44:12un tiers
44:13de l'humanité
44:15est plongé
44:16dans la guerre
44:16les guerres
44:17tuent
44:18détruisent
44:19mutile les populations
44:20traînant dans leur sillage
44:22des famines
44:23et des situations sanitaires
44:24désastreuses
44:25la guerre
44:26anéantit la jeunesse
44:28qu'elle envoie mourir
44:30indifféremment
44:31la guerre
44:32ravage la planète
44:33et le vivant
44:34ainsi de l'invasion
44:35de l'Ukraine
44:36par la Russie
44:37de Vladimir Poutine
44:38qui se poursuit
44:39depuis plus d'un an et demi
44:40mettant en péril
44:42au-delà des populations
44:43des deux pays impliqués
44:44la sécurité alimentaire mondiale
44:46et la sécurité mondiale
44:48le spectre de l'arme nucléaire
44:50plane sur ce conflit
44:52et l'OTAN
44:53instrument guerrier
44:55nord-américain
44:56veut continuer
44:57son déploiement
44:58nous le redisons
44:59donc ici
45:00une nouvelle fois
45:01avec force
45:03la France
45:04doit ratifier
45:05le traité
45:05tient
45:06et les peuples
45:07du monde
45:07doivent se coaliser
45:09pour en finir
45:10avec cette menace
45:11que représente
45:12l'arme nucléaire
45:21la voie de la diplomatie
45:22n'est jamais privilégiée
45:24quand la course
45:25à l'armement
45:26s'accélère
45:27partout
45:27et particulièrement
45:29en Europe
45:29notamment en Pologne
45:31qui entend doubler
45:32son budget
45:32ou encore en France
45:34où une nouvelle loi
45:36de programmation militaire
45:38va en faire
45:39le premier poste
45:40de dépense
45:41de l'Etat
45:41d'ici 2030
45:43pourtant
45:45cet argent
45:46serait plus utile
45:47à être dépensé
45:47dans l'éducation
45:49la santé
45:49les services publics
45:51qu'à emmagasiner
45:52des armes
45:53et des munitions
45:54pour préparer
45:55la troisième guerre mondiale
45:57même l'Allemagne
45:58d'une grande prudence
46:00en la matière
46:01depuis la seconde guerre mondiale
46:02annonce
46:03un mouvement
46:04de remilitarisation
46:05les guerres
46:06qui se jouent là
46:07ce sont celles
46:08du capital
46:09qui s'expriment
46:10dans les impérialismes
46:12à l'oeuvre
46:12et dans la captation
46:14des ressources
46:14on croit mourir
46:16pour la patrie
46:16et on meurt
46:18pour les industriels
46:19disait Anatole France
46:25d'autant plus
46:26que les guerres
46:26sont le prétexte
46:27pour les puissants
46:28pour augmenter
46:29les taux d'intérêt
46:30et faire peser
46:31et faire peser l'inflation
46:32pour étouffer
46:33partout
46:33les classes populaires
46:34à contrario
46:35la fête de l'humanité
46:37porte
46:38la paix
46:40comme projet politique
46:41et la solidarité
46:42avec tous les peuples
46:43en lutte
46:47nous
46:48nous faisons le choix
46:49de la diplomatie
46:50du dialogue
46:51plutôt que celui
46:52des armes
46:53nous
46:54nous soutenons
46:55tous les peuples
46:56en lutte
46:56pour leur liberté
46:57et nous sommes
46:58et serons
46:59toujours à leur côté
47:00je veux saluer
47:01évidemment
47:02les palestiniens
47:03je veux saluer
47:04le peuple kurde
47:05les cubains
47:06les arméniens
47:07les ukrainiens
47:08les syriens
47:09les sahraouis
47:11les afghans
47:12que disent
47:12plutôt les afghans
47:14et tous les peuples
47:15qui luttent
47:16pour leur droit
47:17à l'autodétermination
47:28je suis particulièrement fier
47:31que l'on compte parmi nous
47:33Fadoa Barkouti
47:34l'épouse de Marwan
47:36emprisonnée depuis 21 ans
47:38dans les géoles israéliennes
47:39Applaudissements
47:43Applaudissements
47:44Applaudissements
47:46Applaudissements
48:16Je veux aussi
48:18Je crois qu'il est arrivé
48:20saluer particulièrement
48:22notre ami
48:23mon ami
48:24Salah Mouri
48:25Applaudissements
48:30Applaudissements
48:31Applaudissements
48:34Applaudissements
48:37Applaudissements
48:38Applaudissements
48:41Applaudissements
48:45Applaudissements
49:09Chers Fadois, chers Salah, bienvenue chez vous.
49:13Enfin, chers Allah, chères ambassadrices, tu le sais, nous serons toujours à vos côtés
49:21dans la lutte contre l'occupation israélienne, nous serons toujours du côté du droit international
49:27et de la justice, et nous continuerons le combat tant que la Palestine ne sera pas libre
49:32et reconnue dans son entièreté avec Jérusalem Est comme capitale aux côtés de l'Estat
49:38israélien.
49:38Cher Allah, nous sommes avec toi et avec tout le peuple palestinien.
49:43Applaudissements
50:09La fête de l'humanité, c'est le lieu où les êtres humains seront toujours des personnes
50:13avant d'être des migrants.
50:15Nous sommes et resterons un grand espace de solidarité et pour découvrir toutes ces luttes,
50:22je vous donne rendez-vous au village du monde.
50:26Applaudissements
50:28Chers amis, chers camarades, pour en finir, toutes ces violences qui sont les facettes de la violence
50:35nécessaire au capitalisme engendrent une véritable guerre sociale.
50:41Les conditions de vie se durcissent pour la majorité de la population.
50:45Au début du mois de juillet, l'inflation était à 5,7. Ce chiffre cache en réalité des
50:52disparités énormes car il comprend la hausse de 19% des denrées alimentaires et la hausse
50:57de 16% des tarifs de l'électricité. Et ce sont des dépenses contraintes puisqu'il
51:03faut bien s'alimenter pour vivre, se laver, pouvoir téléphoner ou faire cuire sa nourriture.
51:09Et je veux m'arrêter un instant sur la rentrée scolaire.
51:13Les fournitures ont augmenté de 8,5% en un an. Il ne faut pas oublier que la violence
51:20n'est pas seulement économique, elle est aussi symbolique.
51:23L'éducation est négligée et le manque de 3 000 professeurs n'est toujours pas comblé
51:28à l'heure où nous parlons aujourd'hui. Et il manque toujours des centaines d'AESH
51:33pour que les enfants en situation de handicap soient accueillis dans l'école de la République.
51:44Or, négliger l'éducation, c'est renforcer les inégalités sociales.
51:49Non, aujourd'hui en France, tout le monde n'a pas les mêmes chances de réussir en fonction
51:54de sa classe sociale, de son lieu d'habitation ou de son niveau de vie.
51:58Mais en matière d'éducation, le gouvernement préfère manifestement les polémiques aux politiques publiques utiles.
52:06Cette violence, symbolique, s'exprime également dans les propos du Président.
52:12Traverser la rue pour trouver du travail, les aides sociales qui coûtent un pognon de dingue,
52:16ceux qui ne sont rien. Ce Président affiche clairement son camp.
52:21Il martèle le message, il n'est pas du côté du peuple et c'est extrêmement grave.
52:26Au final, c'est à la population de payer le quoi qu'il en coûte.
52:31Ajoutons, pour sauver les entreprises déployées au cours de la pandémie de Covid-19,
52:36c'est que sauver les entreprises et les dividendes des actionnaires,
52:39sans leur demander aucune garantie ni aucune contrepartie,
52:44est manifestement plus important que la vie d'un million de nos concitoyens.
52:49Car 45% de l'inflation est due à la rémunération du capital et au profit.
52:56Les taux de marge augmentent et alimentent l'inflation.
53:00Cette fête, au contraire, sera celle du combat social.
53:05Pour en finir avec la pauvreté, la précarité et la mal-vie.
53:09C'est la fête de celles et ceux qui luttent pour le progrès social et environnemental.
53:13Pour l'augmentation des salaires et des pensions.
53:16Pour en finir avec l'inflation et les guerres.
53:18Pour sortir l'énergie des griffes du marché.
53:22C'est la fête de celles et ceux qui relèvent la tête
53:25et qui veulent vivre dignement des fruits de leur travail.
53:41Chers amis, chers camarades,
53:43il est temps de conclure pour partager un moment convivial
53:46et regarder le deuxième match de la coupe du monde de rugby.
53:53Je l'avais promis, on va le faire.
53:58Je vous dis un dernier mot.
54:02L'humanité et sa fête sont notre bien commun.
54:07Que nous a légué le mouvement ouvrier et notre fondateur Jean Jaurès.
54:13L'humanité est ce journal devenu groupe de presse
54:17et sa fête unique dans le paysage médiatique et culturel français.
54:22Ce combat, nous le portons depuis 119 ans.
54:25C'est le journal de la paix, de la justice sociale et climatique,
54:30celui de tous les combats émancipateurs
54:32et de tous les combats des travailleuses et des travailleurs,
54:36de la jeunesse et du monde de la création.
54:39C'est le journal des biens communs
54:40qui produit chaque jour un quotidien,
54:43qui produit un magazine et des revues
54:44pour décrypter l'actualité des débats,
54:47pour confronter les points de vue
54:48et qui permet à chacune et chacun de se forger une opinion.
54:53Je veux qu'ensemble, nous saluons
54:57toutes les équipes de l'humanité
54:59qui, chaque jour, font ce travail extraordinaire pour vous.
55:03Applaudissements
55:18Cette année, nous avons traversé quelques tempêtes,
55:24des petites manigances pour faire échec à la tenue de la fête.
55:29Nous avons aussi affronté un procès en diffamation
55:34par l'avocat des puissants et de Bolloré
55:36dans le dossier CEPUR d'exploitation des sans-papiers.
55:40CEPUR voulait nous faire taire.
55:43Eh bien, nous avons gagné.
55:45Et nous continuerons à dénoncer l'exploitation des travailleurs sans-papiers
55:50et à exiger leur régularisation à toutes et tous.
55:55Applaudissements
55:58Alors, merci à nos lectrices électeurs, à nos amis,
56:01aux militantes et militantes du Parti communiste
56:04sans qui nous ne saurions rien,
56:05et à tous les autres de nous soutenir.
56:08Merci aux élus aussi de nous soutenir.
56:11Merci aux militantes et aux militants communistes,
56:13aux ouvriers du livre, aux camarades de l'AS,
56:16aux militantes et militantes d'autres forces politiques,
56:19syndicales et associatives,
56:20de co-construire avec nous cette fête unique
56:23et de permettre l'accès à la culture à toutes et tous.
56:26La culture dans toute sa diversité,
56:29la liberté d'expression et de création,
56:31loin des tentatives de mise au pas des artistes
56:34et du chantage aux subventions.
56:37Alors, il n'y a qu'un pas pour en arriver à dire
56:39qu'il n'y a pas d'alternative et abandonner la lutte.
56:43Mais il ne faut jamais lâcher,
56:44jamais cesser de remettre en question,
56:46en doute, de critiquer, de s'opposer aux injustices
56:49et de rechercher des alternatives.
56:52La fête de l'humanité s'inscrit dans cette perspective,
56:56dans cette perpétuelle recherche d'alternatives,
56:59dans cette co-construction des possibles.
57:01La fête refuse l'économie de la pensée
57:04et à son échelle, bien sûr,
57:06elle participe au nécessaire débat d'idées.
57:09Elle arrive cette année
57:10comme une véritable respiration démocratique,
57:14une respiration bien nécessaire
57:16dans un contexte particulièrement suffocant.
57:19Alors loin des petites phrases,
57:21des buzz, des coups médiatiques
57:23qui éloignent les citoyens et citoyennes de la politique.
57:26Lisez et abonnez-vous à l'humanité.
57:29Profitez de notre nouveau site
57:31et de notre nouvelle application
57:33pour vous tenir informés de tous les combats
57:35et de toutes les luttes.
57:39Mais surtout, chers amis,
57:42lisez aussi la presse en général,
57:44de la poésie, de la philosophie,
57:47de la bande dessinée ou des romans.
57:49Lisez pour vous émanciper,
57:52vous ébader,
57:53pour apprendre à découvrir
57:54et pour rembourser et bouleverser l'ordre établi.
57:57Chers amis, chers camarades,
57:58bonne fête à toutes et tous.
58:00Merci de votre présence
58:01et ensemble, nous inaugurons
58:03la 88ème fête de l'humanité.
58:06abonnez-vous.
58:08Bravo-t-il !
58:17Bravo-t-il !
58:20Bravo-t-il !
58:22Bravo-t-il !
58:24Bravo-t-il.
58:29Bien-a-t-il !
58:31Bravo-t-il !
58:36Applaudissements
58:39Applaudissements
58:41Applaudissements
59:03Chers amis, chers camarades, merci pour votre présence.
59:10L'humanité vous invite au pot de l'amitié et de la fraternité au bar de l'agora.
59:15Merci.
59:40Merci.

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