- il y a 20 heures
Fondé sur "une approche répressive et sécuritaire au service de l’endiguement et des expulsions des personnes en migration au détriment d’une politique d’accueil qui garantirait la dignité et les droits fondamentaux", selon la Cimade, le nouveau "Pacte sur l'immigration et l'asile" de l'Union européenne va entrer en vigueur l'année prochaine. Il renforcera l'Europe forteresse renfermée sur elle-même, sans résoudre aucune des questions liées à la gestion des migrations. Décryptage avec la députée européenne suédoise, Malin Björk ( La Gauche ).
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NewsTranscription
00:00Bonjour et bienvenue dans cette rencontre au Parlement européen de Strasbourg.
00:03Un nouveau pacte sur l'immigration et l'asile va bientôt entrer en vigueur en Europe.
00:09Que contient exactement ce règlement ? Que va-t-il changer pour les migrants et pour les demandeurs d'asile
00:14?
00:14Il y a déjà des associations, des ONG, des élus qui alertent sur les dangers de ce nouveau pacte
00:20qui va durcir les conditions d'accueil des migrants et renforcer l'idée de l'Europe forteresse
00:25qui vit entre elles, renfermée sur elle-même.
00:27On en parle avec vous, Malin Björk, bonjour et merci d'être sur le plateau de l'Humanité.
00:32Vous êtes députée européenne suédoise, je le rappelle, vous êtes membre du groupe de la gauche.
00:36Alors, on va essayer avec vous parce que c'est compliqué, le diable, comme on dit, est toujours dans les
00:40détails.
00:41Ce que propose, de cerner ce que propose pour l'instant en tous les cas, c'est une affaire qui
00:46dure depuis trois ans,
00:48bientôt, les discussions sur ce nouveau pacte sur l'immigration et l'asile.
00:53D'abord, j'allais dire, est-ce que ce pacte change, dans son esprit général,
00:59change fondamentalement la manière de voir l'asile, de considérer l'asile et l'immigration ?
01:04Est-ce qu'il y a quelque chose de nouveau et d'important ou est-ce que c'est la
01:07même chose en plus dur ?
01:10Comment vous le définiriez-vous ?
01:12En fait, je dirais qu'on voit déjà aujourd'hui ce qui peut et qui va devenir cet accord si
01:21elle est confirmée lundi 18 décembre.
01:25Ça va être plus de ce qu'on a vu en Grèce avec les camps, avec l'enfermement des réfugiés,
01:32plus de violence aux frontières et plus d'accords avec des pays tiers.
01:39Et pas plus de solidarité ou responsabilité partagée parmi les États membres.
01:47Donc, ce sera encore le pays où les réfugiés arrivent en premier lieu qui vont être responsables.
01:54Mais on verra avec cet accord un endurcissement et aussi on va enlever les possibilités d'un peu de flou
02:07et un peu de modèles légèrement différents.
02:10Parce que quand même, les pays ont choisi d'être un peu plus ou moins flexibles, plus ou moins brutales
02:18sur les frontières, etc.
02:20Et peut-être là, ça a été aussi l'espoir qu'il y avait encore des États membres qui faisaient
02:24un accueil digne avec un processus d'asile qui respectait toutes les étapes d'une demande d'asile, etc.
02:36Maintenant, ça va être figé. L'Europe va dire non, vous ne faites pas ça, vous ne faites pas ça,
02:42vous ne faites pas ça.
02:42Et là, si, si, ça va être obligatoire avec une procédure aux frontières, avec des gens qui doivent rester dans
02:49les camps, etc.
02:51Donc, pour moi, c'est ça aussi. Parfois, le mieux peut se passer dans les failles. Et là, on va
02:56enlever les failles.
02:57C'est ça. On va entrer en détail sur quelques détails parce qu'effectivement, le texte est très, très long.
03:03Il y a beaucoup d'aspects, comme on le disait tout à l'heure.
03:05Alors, les détails ont évidemment énormément d'importance. Vous parliez vous-même des accords qu'il peut y avoir entre
03:14les pays, entre l'Union européenne et les pays qui sont en dehors de l'Union européenne
03:18et d'où viennent en grande partie les migrants, donc souvent les pays du Sud, bien entendu. Qu'est-ce
03:24qu'il y a de nouveau ?
03:25Est-ce qu'on a l'impression que dans ce nouveau texte, l'Europe va obliger les pays qui sont
03:33en dehors de l'Union européenne à empêcher les départs des migrants
03:36et va sous-traiter cette question des migrants à ces pays d'où partent les migrants ? On a l
03:42'impression que c'est un peu ça qui se dessine. Est-ce que c'est le cas ?
03:45Ça, c'est un des éléments centrales, je dirais. On va revenir sur les autres. Mais ça, c'est un
03:50élément tout à fait clé.
03:52Jusqu'à maintenant, on a vu des accords un peu ad hoc, des tentatives ici et là. Il y avait
03:59l'accord entre l'Union européenne et la Turquie.
04:02Il y a eu avec les milices libyens. On a essayé Tunisie, etc. Mais ça, ça va être un modèle
04:13qu'on va mettre au cœur de la politique européenne.
04:17Donc, on va même obliger les États membres de financer ça. On va mettre, disons, un cachet d'approbation à
04:26cette stratégie.
04:27Et ces pays, on va les demander de contrôler la migration. Donc, ça veut dire arrêter les gens, arrêter les
04:34départs.
04:35Et aussi, où on peut renvoyer des réfugiés parce qu'on va leur dire, on est passé par votre pays.
04:44Donc, voilà, retour pour vous.
04:48Et l'Union européenne a une arme, entre guillemets, pour ça, c'est les visas. Il y aura différents visas.
04:56On va élargir l'éventail des visas en fonction des profils, en réalité.
05:01On perd le principe de l'universalité du visa.
05:04Oui, mais moi, je pense que l'Europe est prête à utiliser toutes les... Comme ces gens de droite et
05:12centre-droite disent, il faut utiliser toutes ces cartes.
05:15Et donc, les politiques de visa, c'est une. Les politiques de commerce, c'est une autre. Les politiques d
05:21'aide au développement, c'est une troisième, etc.
05:24Mais, effectivement, et nous, dans la gauche, on a été très clairs. Les visas, ça ne peut pas rentrer en
05:30jeu.
05:31C'est de toute façon, ces politiques de visa, ça fait partie d'un problème qu'on a par rapport
05:37à la forteresse d'Europe.
05:38Vous parliez tout à l'heure de la Grèce. Vous parliez de ces fameux hotspots, c'est-à-dire les
05:43centres de rétention de migrants. On va appeler ça comme ça.
05:47Est-ce qu'il y a de nouveaux... Est-ce que le nouveau pacte apporte des éléments sur ces questions
05:51-là ?
05:52En fait, aujourd'hui, il y a des lois qui ne permettent pas cette détention des réfugiés d'une façon
06:04prisonnière, disons.
06:06Donc, ce qu'on essaie d'introduire maintenant, et l'accord va être... Le centre-droite veut trouver un accord
06:12ici, avant Noël,
06:14c'est de... On parle d'une fiction de non-entrée en Europe.
06:21Donc, en fait, ça sera en Europe, mais légalement considéré comme en dehors de l'Europe, avec le seul but
06:27de pouvoir détenir les gens.
06:29Et donc, cette détention, on veut qu'elle devienne obligatoire pour les États membres,
06:34et que les gens doivent rester là pour qu'on puisse tout de suite, si on a une décision négative,
06:41tout de suite, on va pouvoir te renvoyer, et sans que... Même si tu fais appel, même si tu fais
06:48appel,
06:48il n'y aura pas une clause de suspension.
06:51Donc, on va t'envoyer, même si tu es en procédure de faire appel.
06:56C'est très, très grave, parce qu'on sait très bien qu'il y en a beaucoup, beaucoup qui reçoivent
07:02leurs réponses positives
07:05par rapport à leurs besoins de protection après la deuxième... Après l'appel, en fait.
07:11Donc, c'est très, très grave, et de facto, un coup très, très sérieux vis-à-vis du droit d
07:20'asile,
07:20le droit de demander l'asile. Et de toute façon, moi, je trouve que tout ce package, tout ce package,
07:25et c'est la raison pour laquelle la gauche, on ne peut pas soutenir l'ensemble de ces dossiers,
07:32c'est parce qu'au fin du compte, il va augmenter la violence aux frontières,
07:41on va faire des accords avec des pays tiers, peu importe que ce soit des dictateurs, etc.
07:51On ne va rien faire pour diminuer les morts en Méditerranée,
07:55et on va aussi, comment dire, abolir, de facto, abolir le droit d'asile comme on le connaît.
08:08Vous s'y faisiez allusion, les points critiques, c'est effectivement décretion migratoire en règle générale,
08:14c'est effectivement les drames qui continuent à se poursuivre de plus en plus en Méditerranée,
08:19qui est maintenant aussi en manche entre le Royaume-Uni et les côtes françaises du Bas-de-Calais.
08:27Est-ce qu'il y a quelque chose de nouveau qui a été fait dans ces drames dont on parle
08:32régulièrement ?
08:33Est-ce que quelque chose a été prévu pour mettre en conformité, j'allais dire,
08:38le règlement de l'Union européenne avec le règlement maritime international,
08:42qui prévoit de porter secours aux gens qui sont en péril en mer ?
08:46Ça, c'est le droit général. Est-ce que quelque chose de nouveau a été instauré dans ce nouveau pacte
08:53?
08:53Non, non. Justement, je pense qu'on a voulu dire que les gens secourus en mer doivent être automatiquement relocalisés.
09:04Comme ça, on enlève, je veux dire, on aura déjà une catégorie de réfugiés,
09:09des mondeurs d'asile qui seront tout de suite répartis en Europe.
09:12Ça, c'était une proposition très concrète, aussi, de partager la responsabilité.
09:18Il se peut que c'est un navire italien qui sauve les gens,
09:21ou un navire des ONG, sauveteurs en mer,
09:25mais qu'une fois, en Europe, on partage la responsabilité, on relocalise les gens.
09:31Ça, c'était complètement rejeté. Pour l'instant, on n'est pas du tout dans ce scénario-là.
09:35Et donc, ça veut dire qu'on n'a aucune solution et on n'a rien fait pour s'adresser
09:40au problème de toutes ces morts.
09:43Et toutes ces morts, c'est inadmissible, c'est inadmissible.
09:46Ça ne peut pas être... Les gens voient ça.
09:52Heureusement, les gens ne sont pas sensibles à ça.
09:56Et toutes ces lois, toutes ces années, pour rien arriver à résoudre par rapport à ça,
10:02c'est honteux. L'Europe peut faire tellement autrement et mieux.
10:07Justement, on parlait tout à l'heure aussi de la façon dont, entre les pays,
10:11les négociations sont longues, terribles entre les pays,
10:15au Conseil européen, sur ces questions de migration.
10:19Tous les pays ne sont pas égaux face à ces questions-là.
10:22Effectivement, il y a des pays qui sont à l'avant-garde, on le sait,
10:24à l'avant-garde entre guillemets.
10:25Il y a plus de problèmes avec la Grèce, avec l'Italie.
10:29Est-ce qu'au moins, le nouveau pacte essaie de rendre plus solidaires les pays entre eux
10:34dans la manière de s'occuper de ces questions de demandeurs d'asile ?
10:40Est-ce qu'il y a des éléments nouveaux ?
10:42En fait, il y a une question clé dans ce qu'on peut appeler la solidarité,
10:47mais aussi peut-être la responsabilité.
10:50Parce qu'il y a un État membre, ou l'Europe, on a la responsabilité
10:53de respecter le droit d'asile, de demander l'asile.
11:00Et donc, dans ça, il y a une question clé.
11:01Est-ce qu'on relocalise des demandeurs d'asile pour que chaque État membre en Europe
11:08prenne une responsabilité ?
11:10Et ça, on ne le fait pas avec ces nouvelles lois.
11:13Et sans ça, je ne vois pas comment on peut même s'approcher à une solution.
11:18Donc, la seule partage de responsabilité qu'on veut s'envisager au niveau des États,
11:28c'est de dire, moi, je peux vous payer encore des gardes-frontières.
11:32Moi, je peux vous payer peut-être votre barbellé.
11:36Je veux dire, ça, on ne peut pas.
11:38C'est vraiment de faire violence aux mots de solidarité.
11:42De dire que c'est solidarité entre États, quand on finance des gardes-côtes armés
11:48pour arrêter les gens, quand on finance des tiers-pilles qui doivent arrêter les gens,
11:54quand on finance le barbellé.
11:55Et ça, pour nous, dans la gauche, on n'a pas le droit d'utiliser le mot solidarité dans ce
12:01sens-là.
12:02Ça veut dire, par rapport à ce que vous disiez au début de notre entretien,
12:05que c'est tout l'esprit même de ce pas qu'il faut revoir de A à Z.
12:11Ce n'est pas la voie qui est prise à l'heure actuelle.
12:13Non. Et moi, je pense que dans la gauche, on a toujours dit,
12:17et ce sera tout à fait possible de faire autrement.
12:20On a toujours dit, non, non, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible.
12:22Vous voyez, vous voyez, mais en fait, on a vu que c'était possible.
12:27Parce que quand il y avait tellement de milliers de gens
12:30qui ont dû fuir les bombes de Poutine sur l'Ukraine,
12:33donc des réfugiés ukrainiens, et moi, je suis contente qu'on a enfin montré
12:37qu'on a accueilli ceux qui devaient fuir.
12:42Mais on a fait ça d'une façon digne, on a fait ça prima facie,
12:46on a fait ça, on a même tout de suite commencé à réfléchir sur l'intégration,
12:51sur les droits d'éducation pour les enfants, etc.,
12:55les droits aux beaucoup de femmes qui sont venues, c'est quoi leur besoin.
12:59Et là, à la place de se dire, mais c'est ça le modèle qu'il faut suivre,
13:05qu'est-ce qu'on peut apprendre de cette expérience plutôt digne, responsable ?
13:12Et à la place, on a dit, non, non, on va prendre tout un autre modèle,
13:17avec les détentions, des espèces de prisons pour réfugiés,
13:21on va faire des deals avec des dictateurs, on va...
13:24Et pour moi, c'est une tragédie qu'on n'a pas pu choisir ces modèles
13:34beaucoup plus positifs et beaucoup plus dignes.
13:38Les discussions vont continuer entre le Parlement européen et le Conseil, notamment,
13:45mais ça va devoir aller rapidement, puisque d'après ce qui avait été dit,
13:50la question, cette question de la mise en place d'un nouveau pacte sur l'immigration
13:54devrait être réglée avant la fin des élections...
13:57Avant les élections européennes, pardon, qui ont lieu en juin,
14:00donc dans quelques mois, en réalité, en juin 2024.
14:03Qu'est-ce qui peut se passer ?
14:05Quand vous discutez avec vos collègues du Parlement,
14:08avec les différents groupes, est-ce que vous les...
14:10Alors, on sait que la droite et l'extrême droite sont fortes
14:13et qu'ils ne sont pas très pour, ce que vous étiez en train de dire tout à l'heure,
14:17mais est-ce que vous sentez un peu plus de vision, j'allais dire, humanitaire, d'accueil
14:22ou est-ce qu'au contraire, vous sentez des députés représentant leur pays,
14:27bien entendu, pardon, arqueboutés sur des positions qui sont celles
14:32dont vous venez de nous parler à propos du pacte ?
14:34Comment vous sentez l'ambiance, j'allais dire ?
14:37L'ambiance ici au Parlement, pour l'instant, c'est que la droite,
14:41même des parties du centre, regarde à l'extrême droite
14:46et ils essayent de se coller un petit peu à des questions
14:50qui leur semblent un peu électorales.
14:53Et donc la question de migration et réfugiés, c'en est une,
14:56mais aussi, on voit de plus en plus d'être climato-sceptistes,
15:02on dit juste en français, d'être contre les réformes pour le climat,
15:06ça, c'en est une autre.
15:07Donc moi, j'ai peu d'espoir pour ça.
15:09La question, c'est qu'est-ce qu'ils vont faire les partis
15:13comme les socialistes, les écolos ?
15:17La gauche, on a été très très clair, on a une autre vision
15:20pour les politiques d'asile pour l'Europe et pour nos pays aussi.
15:25Mais donc la question, ce sera, est-ce que les autres sont prêts
15:30à livrer une bataille sur les questions d'asile et des réfugiés ?
15:33Moi, je vois malheureusement qu'il y a un répli
15:39de beaucoup de forces et de familles politiques.
15:43Et j'ai l'impression qu'il y en aura qui veulent mettre cette question,
15:50régler cette question avant les élections
15:52pour que le débat ne soit pas centré là-dessus.
15:57Mais moi, je pense que le devoir qu'on a,
16:00c'est de respecter les engagements internationaux,
16:03la convention de Genève, d'être sincère
16:09par rapport à nos engagements pour les droits d'asile,
16:13les droits humains et une société.
16:16Alors, il y a eu, dans la suite de ce que vous dites,
16:18comme vous le savez, la loi immigration présentée
16:20par le ministre de l'Intérieur en France, Gérald Darmanin,
16:23qui a été rejetée par le Parlement.
16:25Est-ce que ça peut avoir une influence,
16:27est-ce que ça peut avoir des conséquences
16:30sur la manière dont l'Europe va envisager ces questions-là
16:32ou est-ce que c'est totalement annexe ?
16:34Ça a été une grande défaite pour Gérald Darmanin,
16:38une grande défaite pour le président de la République aussi,
16:40qui voulait absolument faire passer cette loi immigration
16:43qui n'était pas favorable non plus,
16:44qui était, j'allais dire, dans la droite ligne
16:47de ce que présente quand même à l'heure actuelle
16:51l'Union européenne pour ces questions-là.
16:54Est-ce que ça peut jouer un rôle ?
16:57– Comme je ne suis pas française,
17:00je suis un tout peu moins…
17:02– Je vous demande votre regard, justement,
17:05comme vous n'y êtes pas.
17:06– Écoutez, la France, c'est toujours ce qui se passe en France,
17:08contrairement à ce qui se passe en Suède, peut-être,
17:10c'est toujours intéressant au niveau européen,
17:12parce que, mais moi, si la droite, comme en France,
17:16perd une bataille de répression,
17:19c'est toujours une bonne chose,
17:20mais il faut être très vigilant de ce qui viendra après.
17:24Est-ce qu'il y aura plus de répression
17:25ou est-ce que les forces et les familles politiques
17:28plus progressistes vont pouvoir utiliser cet espace politique
17:33qui s'ouvre potentiellement ?
17:35Donc, c'est très, très important
17:37que s'il y a un espace politique qui s'ouvre là maintenant en France,
17:41que c'est les forces progressistes qui l'investissent
17:44et qui arrivent à façonner ça
17:49et que ça a aussi un impact au niveau européen.
17:52Moi, je l'espère, évidemment, ce scénario-là.
17:56Ça montre au moins qu'il y a un problème,
17:58aussi même au niveau national et dans des pays clés,
18:05quand ils tentent de mettre en place une politique
18:07qui est, comme on dit,
18:11qui est tellement brutal
18:13vis-à-vis des droits humains des personnes,
18:19que ce soit réfugiés ou autres.
18:22Merci, Maline Diorc.
18:23Merci beaucoup.
18:24On en reparlera, bien entendu,
18:25sur le plateau de l'humanité,
18:28d'autant que ça va arriver vite, quoi.
18:31Ça va se passer très rapidement.
18:33On est déjà en 2024, en réalité.
18:35On va vite avoir à reparler de ces questions-là,
18:37à redétailler toutes ces questions-là
18:39et à voir ce qui est en train de se préciser,
18:41sachant, vous le développiez,
18:42vous en parliez bien,
18:43qu'il y a des élections,
18:46il y a une campagne électorale européenne
18:48qui va se dérouler.
18:49On sait très bien que cette question
18:52de l'immigration et du droit d'asile
18:54risque d'être un des thèmes.
18:56Il y en a d'autres.
18:57Il faudrait qu'il y en ait d'autres, sans doute.
18:59Merci en tous les cas à vous
19:00et puis à très bientôt.
19:01Et merci à vous qui nous avez suivis.
19:03À bientôt. Au revoir.