00:00Il y a des pâtes, du lait, du détachant, des conserves et du thon.
00:11Venir aux distributions alimentaires est presque devenu obligatoire pour beaucoup d'étudiants.
00:15Sur le campus de Saint-Martin-d'Erre,
00:17ils sont plusieurs centaines à venir récupérer des produits de première nécessité.
00:21Une précarité croissante qui se manifeste de différentes manières.
00:25Ne pas avoir accès aux protections périodiques, par exemple,
00:30parce que c'est un sacré budget.
00:33C'est compter à chaque fois qu'on va dans des magasins
00:37pour être sûr qu'on va avoir de l'argent pour payer le loyer en fin de mois.
00:41C'est sauter des repas le matin ou le soir.
00:44Je risque sûrement de travailler à côté pour justement subvenir à mes besoins financiers.
00:49Mais je pense que ça risque de devenir nécessaire pour beaucoup d'étudiants
00:52qui n'ont pas forcément le temps de travailler à côté.
00:54Comme moi, étudiant étranger, je ne suis pas boursier,
00:58mais il y a une difficulté financière, il y a une difficulté pour trouver un travail.
01:03Un constat alarmant pour la secrétaire générale de l'association Union étudiante
01:07qui organise la distribution.
01:09La précarité étudiante n'a pas disparu, même si elle est beaucoup moins visible.
01:12Au contraire, elle est croissante. Je pense que la file d'aujourd'hui le montre.
01:15On a eu une première distribution samedi où on a accueilli 350 étudiants,
01:19ce qui est un record pour nous pour ces dernières années.
01:21Retard de bourse, augmentation des loyers ou encore hausse des prix de l'alimentaire.
01:26En 7 ans, l'Union étudiante chiffre la perte de pouvoir d'achat annuel à 2650 euros.
01:31Pourtant, des solutions existent.
01:33L'année dernière, par exemple, nous avions fait une proposition de loi
01:37pour permettre aux moins de 25 ans d'avoir le droit au RSA et sur l'augmentation des bourses.
01:43La gratuité de l'inscription universitaire ou le salaire universel
01:46sont des pistes envisagées pour enrayer cette précarisation des jeunes.
01:49En attendant, les étudiants grenoblois devront se contenter de l'aide des associations locales.
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