Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
"Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050": plusieurs associations ont mobilisé samedi, quelques centaines de personnes à Paris pour accroître la pression sur les négociateurs réunis à Glasgow à la COP26 et réclamer la "justice climatique".

Des militants d'Attac, Alternatiba, Greenpeace, Extinction Rebellion, L214, Oxfam, ATD Quart Monde, mais aussi les syndicats Solidaires et la CGT se sont retrouvés à partir de midi devant la place de l'Hôtel de Ville sous un beau soleil.

Des portraits géants de plusieurs dirigeants, Joe Biden, Emmanuel Macron, Boris Johnson, Xi Jinping ou encore Jair Bolsonaro ont été déployés "pour mettre la pression sur les gouvernements et pour passer à l'action sans attendre les décideurs", selon les organisateurs.
Une banderole "Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050" a été accrochée aux anneaux olympiques dressés devant l'Hôtel de Ville, alors que Paris doit accueillir les Jeux olympiques en 2024.

Pour Youlie Mamamoto, militante d'Attac et l'une des organisatrices de cette marche : "un rassemblement comme celui ci fonctionne car li maintient le tissu, le cœur du mouvement social et c'est ici qu'on échange sur le fond".

Les manifestants, certains venus en famille, ont ensuite sonné "l'alarme climatique" à coup de sifflets et de cris, portés par les percussions d'une batucada.
Des pancartes clamaient "pas de nature, pas de futur", "justice climatique, justice sociale, tout est lié", "la COP26 lave plus vert" pour dénoncer le greenwashing ou plus sobrement un simple "SOS".

Un climatologue, Jean-Baptiste Sallée, est monté à la tribune pour alerter sur la "responsabilité historique" de la génération au pouvoir pour prendre des décisions permettant de lutter efficacement par le changement climatique. Il a été suivi par Jean Francois Julliard de Greenpeace ou encore Roland Sjabere, chef coutumier du village de Prospérité en Guyane.
Jehanne, étudiante, tenait à manifester aujourd'hui : "C'est la planète dans laquelle nous allons vivre et si les dirigeants préfèrent investir dans le capitalisme à fond plutôt que préserver la planète, mobilisons nous pour la défendre".

D'autres manifestations se sont déroulés samedi à travers la France et dans d'autres pays, avec en point culminant un défilé à Glasgow, en Ecosse, où se déroule depuis une semaine et jusqu'au 12 novembre la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité.

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On sait que les principales pollutions, c'est les énergies fossiles, c'est les industries, c'est le commerce, c
00:05'est le capitalisme.
00:06C'est pas les gens qui trient mal leurs déchets en fait.
00:25Maintenant que la société civile a cette responsabilité, finalement par défaut, puisque les états ne font rien,
00:31c'est sa capacité à le transmettre, à le porter, à le revendiquer, à ne rien lâcher de force de
00:36proposition.
00:36Et ça va se voir en fait en extérieur.
00:39Et peut-être que là, la France, elle sera en capacité de montrer ce message.
00:43Mais effectivement, c'est difficile quand on sait qu'on est dans une démarche où le capitalisme prime par-dessus
00:48tôt.
00:48Un rassemblement comme ça fonctionne parce qu'il maintient le tissu en fait, il maintient le cœur du mouvement social.
00:54C'est-à-dire que le pouce, c'est ici qu'on le prend.
00:55C'est ici qu'on se crée des copains, des copines.
00:58C'est ici qu'on échange sur le fond.
00:59C'est ici qu'on parle de projets, d'initiatives.
01:01Et qu'on se dit, ah bah tiens, là c'est l'occasion en fait, je vais avoir telle conférence,
01:05ce serait super que tu interviennes.
01:06Et en fait, on nourrit, on construit, on s'enrichit.
01:09Et c'est comme ça en fait qu'on garde la niaque pour la suite.
01:12Et notamment aussi qu'on échange du fond.
01:14Et c'est là, c'est sur ce fond-là qu'on arrive à être force de proposition, à être
01:18force d'opposition dans les espaces médiatiques.
01:21Ou dans les espaces où on ne nous demande pas la parole et on la prend, notamment par la désobéissance
01:25par exemple.
01:33Comme on peut le voir sur la pancarte, là on a fait une pancarte avec marque blablabla.
01:37Ça veut dire qu'ils ne font que parler et finalement il n'y a rien qui sort.
01:41Quand on regarde, ils prennent des engagements.
01:43Mais au final, derrière, il n'y a pas vraiment d'action.
01:45On voit que le gouvernement a été jugé coupable d'une action climatique il n'y a pas longtemps.
01:52On voit bien que ça n'a aucun sens.
01:54En plus, c'est un rassemblement qui fait venir tous les chefs d'État en avion, etc.
02:01Il y a des milliers d'euros, des millions d'euros qui sont dépensés pour faire ce genre de rassemblement.
02:06Avec des personnalités qui ne sont pas forcément représentatives de la lutte contre le climat.
02:09Comme par exemple les grands milliardaires type Jeff Bezos qui viennent avec leur jet privé, etc.
02:16C'est vraiment ahurissant, voilà. Merci.
02:25Le plus important, c'est qu'on agit ensemble dans une communauté.
02:32Les choses comme ici, on est là, on soutient les grands mouvements comme ici, les manifestations.
02:43Que les politiciens peuvent voir que nous sommes en couleur.
02:47Les plus voies des peuples.
02:49Oui.
02:49Les plus voies des peuples.
02:51Mais aussi, ce n'est pas un problème pour les individuels.
02:54C'est un problème pour les politiciens.
02:56Pour les politiciens, pour les grandes organisations.
03:01C'est un problème de capitalisme, je pense.
03:04C'est un problème de capitalisme.
03:06Et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité.
03:13On ne peut pas faire sans les gens.
03:14Alors vraiment, moi j'ai envie de construire collectivement, de participer au manif, mais aussi à des réunions.
03:20On peut échanger, on peut construire ensemble la démocratie qu'on a envie.
03:24Et puis aussi, surtout, j'ai envie d'être élue et de représenter les jeunes.
03:30Il faut faire le lien entre la rue, être là, et notre bulletin de vote, c'est important.
03:35Pour moi, il faut savoir dire.
03:36Il faut savoir dire les choses dans les urnes.
03:38Mais pour ça, il faut avoir des candidats qui peuvent nous représenter.
03:45C'est quand même d'actualité et ça nous concerne.
03:47Nous les jeunes, c'est la planète dans laquelle on va vivre.
03:51Et si les dirigeants préfèrent investir dans le capitalisme à fond plutôt que de préserver la planète,
03:58à nous de nous mobiliser pour défendre la planète.
04:01Par exemple, moins investir dans les multinationales ultra-polluantes,
04:06faire plus de réglementations pour avoir par exemple du transport de marchandises moins polluants.
04:17Ces dernières années, malgré la pandémie et malgré les confinements divers et variés
04:23qui ont limité considérablement les possibilités de mobilisation,
04:26ce sont les mobilisations climat des plus jeunes qui ont plus avancé que les négociations internationales sur le réchauffement climatique.
04:33Grosso modo, ce que nous avons sur la table en matière d'engagement climatique aujourd'hui,
04:37c'est ce que nous avions déjà en 2015, c'est-à-dire un réchauffement climatique autour de 3 degrés
04:41et des engagements qui sont largement insuffisants.
04:44Et entre-temps, une jeunesse s'est mobilisée, notamment dans les pays occidentaux.
04:49Et c'est cette jeunesse-là qu'il faut écouter et dont il faut suivre la voie et le cheminement
04:54et qui appelle à se mobiliser partout pour dire que plus d'une seule décision économique, sociale, environnementale
05:00ne doit être prise si elle n'est pas en accord avec les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique.
05:05La justice climatique, maintenant !
05:09A bien garder en tête, quand on parle de réchauffement climatique,
05:12quand on parle de diminution de l'empreinte carbone,
05:15on sait, c'est bien documenté, qu'en gros, c'est un quart les comportements individuels,
05:21genre prendre de l'avion ou pas, manger de la viande ou pas,
05:24bouteilles en plastique ou avoir sa gourde, etc.
05:27Un quart. Trois quarts des changements systémiques.
05:30Alors, certains disent, ouais, mais donc ça veut dire que c'est bien le système qu'il faut interpeller
05:34et pas les citoyens.
05:35Non, ça serait trop simple.
05:37D'abord le quart qui est juste le comportement citoyen, il est totalement non négligeable,
05:41on ne peut pas s'en passer.
05:42Mais ensuite, les systèmes ne bougeront pas sans que les citoyens n'auront pas intériorisé ces enjeux.
05:50Parce qu'ils verront qu'il n'y a pas de pression populaire,
05:53ben ils se disent, tant pis, c'est pas ça qui nous a empêchés de nous faire réunir,
05:56on n'a pas besoin d'agir.
05:57Puis, le jour où on arrive à convaincre une majorité de gens dans leur cœur,
06:01c'est aussi les enfants des dirigeants, c'est aussi les patrons eux-mêmes,
06:04et c'est là qu'on pourra avoir du vrai changement.
06:06Ce sera par passion, par volonté réelle, sincère, de transmettre une planète viable,
06:13et pas par simple calcul politique.

Recommandations