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  • il y a 8 heures
Remis en service depuis le 1er janvier après avoir été suspendu pendant la crise du COVID, le "Pacte de stabilité et de croissance" (dénomination de la Commission européenne), imposé par l'Union européenne aux Etats, va entraîner l'aggravation de l'austérité et de nouvelles purges ( déjà en cours ) dans les services publics, notamment dans les secteurs de l'enseignement et de la santé. Dénoncé par des économistes comme absurde et inefficace, ce nouveau "pacte" va au contraire entraîner une nouvelle "guerre sociale", prédit le député européen Younous Omarjee ( La Gauche ). Explications.
Avec Jean-Jacques Régibier, journaliste.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue dans cette rencontre matutinale et ensoleillée au Parlement européen de Strasbourg.
00:07Bonjour Yannou Sommargi.
00:08Je rappelle que vous êtes député du groupe La Gauche au Parlement européen.
00:11Nous allons avec vous revenir sur le rétablissement de ce qu'on appelle d'une manière bien trompeuse le pacte
00:17de stabilité.
00:18C'est joli comme ça, ça fait plaisir.
00:21Qui a été remis en place donc à partir au début de l'année, au 1er janvier, après avoir été
00:26suspendu pendant la crise du Covid.
00:28Pacte auquel le Parlement a donné son accord, c'était le mois dernier.
00:33Vous êtes l'un des députés qui à gauche a dénoncé les conséquences de ce retour du pacte de stabilité.
00:42Vous allez expliquer ce qu'on entend par ce mot qui a été imposé en réalité par l'Europe.
00:48Qui sont des mesures contraignantes.
00:50On ne dit pas aux États européens, bon, il faudrait que vous fassiez à peu près ci, à peu près
00:54ça.
00:54Non, non, c'est vraiment des mesures très très contraignantes.
00:57En quoi ça consiste très concrètement, très pratiquement, ce retour au pacte dit de stabilité ?
01:03On va mettre des... à chaque fois, on va mettre les...
01:06D'abord, avant de combattre le retour, tout de même rappeler que nous nous sommes toujours opposés au pacte de
01:14stabilité budgétaire.
01:15Et il est toujours bon de rappeler que les Français, dans leur grande majorité,
01:21se sont également exprimés contre ces mesures, parce qu'elles étaient au cœur de la campagne du référendum constitutionnel en
01:312005, de mémoire.
01:33Et nous avons mené campagne contre ce pacte de stabilité budgétaire, adossé au traité de Lisbonne,
01:43qui, pour nous, pour moi, est une manière de marquer la fin de l'histoire du progrès social en Europe.
01:52Il s'agit de cela.
01:54Et c'est pourquoi ce combat est, en réalité, la mère des batailles ici, dans le Parlement européen.
02:04La deuxième chose, c'est qu'à travers le pacte de stabilité budgétaire, c'est toute une vision libérale qui
02:13est portée,
02:14qui consiste à réduire l'État à ses missions les plus réduites,
02:24et à mettre en cause ce modèle d'État-providence en Europe.
02:29Je dis toujours que l'État-providence, c'est une identité européenne.
02:34Les anglo-saxons sont plutôt orientés vers un autre modèle,
02:38et on veut, au fur et à mesure, ramener les économies et les sociétés européennes sur un modèle anglo-saxon,
02:47où l'État n'aurait plus un rôle à jouer pour poursuivre des objectifs en matière de progrès social, de
02:55progrès écologique.
02:57C'est de cela dont il s'agit.
02:59Et nous l'avons toujours combattu, nous l'avons combattu dans les dernières législatures.
03:06Souvenez-vous, parce que ce pacte, qu'est-ce qu'il dit ?
03:09Il dit que la Commission européenne surveille et contrôle et punit les États qui ne respectent pas les critères du
03:21pacte de stabilité.
03:23Et ce sont des critères assez absurdes.
03:26Tous les économistes le disent.
03:28En France, les économistes les plus éminents disent que ce sont des critères absurdes,
03:34ceux de la dette et du déficit structurel,
03:38qui tournent le dos au bonheur des gens et qui ont une vision très mathématique, en réalité, de la réalité.
03:50Donc, nous nous sommes toujours opposés à cela et nous continuons à le faire.
03:56Nous nous sommes opposés lorsqu'il y a eu des plans d'austérité très durs contre la Grèce,
04:02avec la Troïka, qui était par ailleurs une atteinte démocratique.
04:08Et puis, nous nous sommes opposés contre des mesures d'austérité au Portugal et en Espagne également.
04:19Et toutes ces mesures sont accompagnées de réformes structurelles
04:25qui visent à réduire totalement les services publics,
04:29à engager des réformes dans les différents secteurs.
04:33Et en France, nous voyons que nous avons payé et nous continuons à payer
04:39et nous continuerons à payer un prix très lourd de ces réformes structurelles.
04:45Et ce qui est annoncé avec la réforme du marché du travail
04:49et le contrôle toujours un peu plus violent des personnes sans emploi,
04:56annonce une situation extrêmement grave.
04:58Je l'ai dit ici, la guerre sociale est déclarée.
05:01Mais la guerre sociale déclarée, elle trouve son origine, évidemment,
05:05dans les recommandations de l'Union européenne.
05:07Vous le disiez, vous y faisiez allusion.
05:09La France s'est particulièrement touchée, compte tenu de sa situation économique à l'heure actuelle,
05:13par la reprise des conséquences de ce pacte de stabilité.
05:19Oui, et ce sont des réformes tous azimuts dans tous les secteurs.
05:23Le ministre de l'Économie avait annoncé d'abord une première cure d'austérité
05:28avec 10 milliards d'économies sur le budget de l'État.
05:33C'est aujourd'hui 20 milliards qui sont annoncés, sans doute beaucoup plus.
05:38Et il est possible, parce qu'il s'agit de choix qui sont faits.
05:42Leur choix, c'est de réduire les services publics, de réduire la voilure de l'État.
05:48Les hôpitaux, les crèches, etc.
05:51Les hôpitaux, la santé, etc.
05:52C'est tous ces secteurs à qui sont touchés, il faut le rappeler encore une fois.
05:54Et il y a des mensonges, parce qu'en même temps, le gouvernement dit,
06:01nous mettons la priorité sur l'éducation, nous mettons la priorité sur la santé,
06:06alors qu'en réalité, il ne cesse que de réduire les dépenses publiques,
06:11les postes d'enseignants et les postes de soignants.
06:14Donc, il est possible de faire autrement.
06:18Il est possible de faire autrement, comme l'a dit Manon Brie ici en plénière,
06:23et comme nous le disons, c'est-à-dire d'aller prendre aussi l'argent chez les actionnaires.
06:2998 milliards de mémoires ont été versés en dividendes.
06:3598 milliards.
06:37Et pour financer ces mesures d'économie,
06:41eh bien, aller chercher l'argent,
06:43et pour financer ces postes, aller chercher l'argent également là où il se trouve.
06:48Ce que, évidemment, le gouvernement en France et dans les autres pays européens se refuse.
06:55Ce qu'il faut ajouter, c'est que cette décision,
06:58cette torsion économique qu'on est en train d'imposer
07:01et qui va concerner tous les secteurs dont on parle,
07:04se déroule dans un contexte économique mondial qui est totalement défavorable.
07:09C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire qu'on est dans une période quand même
07:11d'expansion économique où tout va bien, on peut essayer de...
07:14Non, non, ça se passe dans un...
07:16C'est surdéterminé, c'est-à-dire qu'on rajoute quelque chose de pire
07:20à une situation qui est déjà en soi délicate et difficile.
07:22C'est vrai, mais vous avez rappelé que ces mesures ont été suspendues
07:27pendant la pandémie du Covid-19.
07:30Et qu'est-ce qu'on a vu ?
07:31C'est que lorsque, quel que soit le jugement qu'on peut porter
07:35sur la manière dont le plan de relance a été pensé,
07:39c'est lorsqu'on met massivement de l'argent sur la table,
07:44alors il est possible de maintenir les objectifs en matière économique.
07:51Et c'est ce qui a été démontré.
07:53Lorsqu'on met de l'argent sur la table de manière massive,
07:58eh bien il est possible d'éviter l'effondrement,
08:02de maintenir des taux de croissance et de maintenir de l'emploi.
08:06Donc cette politique keynésienne, en réalité,
08:11elle a fait la démonstration de son efficacité
08:15et l'Europe commet une erreur assez grave que de tourner le dos
08:21quand, par ailleurs, d'autres puissances vont continuer
08:25à mettre massivement de l'argent sur la table
08:30pour faire tourner leur économie.
08:32Donc je pense que c'est un choix économique qui est défavorable,
08:38y compris pour les pays qui sont les promoteurs de la stabilité budgétaire.
08:44Et je ne suis pas certain que, au final,
08:48ce soit dans l'intérêt de l'Allemagne
08:50que de continuer à poursuivre ses objectifs
08:54parce qu'en Allemagne également,
08:57l'Allemagne est aujourd'hui rattrapée
08:59par une série de besoins en matière sociale,
09:04en matière de mise à niveau des infrastructures.
09:08Et je pense que c'est vraiment mortifère
09:11que de continuer dans ce chemin.
09:12Alors, ce qui peut paraître autour d'enfin,
09:16non, quand on connaît le fonctionnement du Parlement européen,
09:17mais c'est que les députés ne soient pas assez méfiants
09:19sur cette question, sur les conséquences que ça peut avoir.
09:22On voit quand même que depuis des mois,
09:25les mobilisations se développent dans tous les secteurs
09:28de l'activité.
09:29En Europe, ce sont des phénomènes très nouveaux.
09:32J'allais me dire, prenons même la crise des mobilisations
09:34des agriculteurs il y a quelques semaines,
09:36et encore aujourd'hui.
09:37On voit que ce sont des phénomènes européens maintenant.
09:41Cette situation, cette crise que ça va produire,
09:44cette crise en dernière instance politique, économique,
09:46vous le disiez pour certains pays,
09:48mais également cette crise sociale et politique,
09:53les députés européens qui votent tranquillement
09:55pour la reprise de ces principes d'austérité,
09:58ne semblent pas mesurer les conséquences que ça va avoir.
10:01Non, et il en va de même pour les chefs d'État au Conseil européen.
10:06Et ce que nous voyons au fur et à mesure,
10:09c'est un appauvrissement généralisé des populations
10:14et une aggravation des inégalités.
10:18Les écarts entre les revenus les plus riches
10:22qui concernent une minorité et la grande partie de la population
10:28qui ne cesse que de voir son niveau de vie se dégrader
10:32et ses revenus également diminués,
10:35n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui.
10:39Et cet appauvrissement généralisé,
10:42c'est quelque chose qui doit inquiéter
10:44parce qu'elle nourrit d'abord beaucoup de souffrance au quotidien,
10:50et puis la colère,
10:51et également parfois des choix politiques
10:56vers les extrêmes partout en Europe.
11:00Donc il faut revenir à la raison,
11:03sortir des postures idéologiques
11:05et voir comment avancer sur un modèle qui soit différent.
11:12Ce sont les batailles que nous menons ici.
11:14Vous avez toutes les batailles qui sont engagées,
11:17que nous portons pour la réforme fondamentale,
11:22totale du semestre européen,
11:25des recommandations par pays, aux États.
11:28Enfin, comment est-il possible
11:30que la Commission européenne
11:32n'adresse des demandes et des recommandations aux États
11:35que pour la mise en œuvre de réformes structurelles
11:37où il s'agit toujours de réduire un peu plus les services publics,
11:41alors qu'il n'y a pas d'objectifs posés
11:44pour les droits sociaux,
11:47pour faire avancer le socle des droits sociaux,
11:49pas de demandes pour faire progresser l'écologie,
11:54pas de demandes pour faire progresser
11:56les politiques de solidarité.
11:59C'est tout un prisme qui doit changer.
12:02Et autrement, cette Europe court vers des difficultés très grandes
12:07parce que la dissociation, et vous avez raison,
12:09la dissociation entre les peuples européens
12:12et qui paient toujours le prix le plus lourd
12:15de ces politiques et les institutions n'ira que grandissantes.
12:19– C'est l'occasion de dire encore une fois là
12:21que sur cette question centrale
12:23dont dépend la vie quotidienne des gens,
12:25j'allais dire, l'Europe est fondamentale.
12:27C'est elle qui en réalité décide.
12:30– Oui, c'est elle qui décide,
12:32c'est elle qui détermine
12:34et les États, à la fin des fins,
12:38obéissent alors qu'il est possible tout de même
12:41de désobéir à ces demandes
12:45et de créer des rapports de force
12:48avec la Commission européenne.
12:50D'ailleurs, beaucoup d'États ont eu toujours
12:54beaucoup de difficultés à respecter ces critères
12:57et des solutions sont trouvées.
12:59Ce n'est pas dans ce moment
13:01où la crise sociale est très forte
13:04qu'il faut prendre ce chemin
13:06de l'austérité budgétaire
13:09et le réveil sera excessivement douloureux
13:13et c'est pourquoi je dis
13:14la guerre sociale est déclarée en France,
13:18la rentrée sociale sera une rentrée,
13:21je crois, extrêmement vive
13:24et il faudra continuer à se mobiliser
13:28contre ces régressions
13:30qui, à chaque fois, on a l'impression
13:34qu'on a atteint le plafond dans les régressions
13:36mais en fait, ils vont toujours un peu plus loin.
13:40Nous avons eu la réforme des retraites également
13:42qui a été aussi, d'une certaine manière,
13:46qui fait partie de ce que la Commission européenne
13:48recommandait aux États.
13:50Donc, ce qui se passe,
13:52ce qui se joue ici au Parlement européen
13:54est très important
13:55et c'est aussi les enjeux de l'élection européenne.
13:58Bien sûr, bien sûr, c'est ce que j'allais vous dire.
14:00Et vous citiez le cas de la Grèce tout à l'heure
14:03et à vous entendre parler
14:05et en continuant d'analyser la situation,
14:07on a l'impression qu'il y a une espèce
14:09d'hélénisation, entre guillemets,
14:11mais on a l'impression que quelque chose
14:13à l'heure actuelle
14:15se rapproche pour les pays
14:17de cette situation qui a été celle de la Grèce.
14:19Pardon, structurellement,
14:20c'est le cas, bien entendu.
14:22On a l'impression...
14:22C'est une généralisation.
14:24Oui, on a l'impression qu'on...
14:25Oui, clairement.
14:27Et c'est pourquoi nous avons vu
14:29ce que cela a donné,
14:31parce qu'aujourd'hui,
14:32vous écoutez les débats en plénière
14:34où vous lisez la presse économique,
14:36tout le monde se gargarise
14:38sur la situation en Grèce,
14:41le retour formidable
14:42d'un certain nombre de critères économiques.
14:45Mais ils ont une vision de la réalité
14:50qui est...
14:52Qui ne correspond à rien.
14:53Qui ne correspond à rien
14:53parce qu'ils font fi des gens
14:58et de la réalité de la vie des gens.
15:01Je suis parti plusieurs fois en Grèce
15:03et j'ai vu combien tout ceci a été obtenu
15:08au prix de souffrances terribles,
15:10de déclassements de la population,
15:14d'inquiétude pour l'avenir,
15:17d'une génération de Grecs,
15:19de jeunes Grecs,
15:20pour lesquels penser le futur
15:23est devenu très compliqué et sacrifié,
15:27où le futur est pensé à l'extérieur du pays.
15:30Donc tout ça est excessivement inquiétant.
15:33Quel est l'objectif ?
15:34Parce que l'objectif en politique,
15:36quand même, à la fin,
15:37ce n'est pas de satisfaire
15:39des critères économiques
15:41qui n'ont aucun sens
15:42ou les intérêts des banques.
15:44Ce sont contestés, vous l'avez dit tout à l'heure,
15:45par les économistes.
15:46Mais c'est le bonheur.
15:48C'est le bonheur des gens.
15:50Et c'est cela qui doit nous animer.
15:53Le bonheur des peuples.
15:54Et quand ce bonheur n'est plus au rendez-vous,
15:58alors c'est tous les dangers possibles.
16:01Vous faisiez allusion il y a quelques instants
16:04aux élections européennes,
16:06bien sûr, qui arrivent.
16:08Est-ce que c'est aussi une bataille
16:10pour permettre que ces thèmes-là,
16:13en tant que tels, émergent dans la bataille ?
16:15Parce que pour l'instant, on n'a pas l'impression
16:16que ce soit le cœur.
16:19Mais il faut réussir à faire émerger
16:21un thème comme celui-ci.
16:22Je crois que c'est très important.
16:24Pour le moment,
16:25ces questions et les questions sociales
16:28sont en dehors du champ
16:31de la bataille électorale.
16:33il faut les ramener.
16:36Parce que les seuls thèmes de l'immigration,
16:40par exemple, qu'on cherche,
16:42que l'extrême droite, la droite et le centre
16:44cherchent à imposer,
16:49est un enfermement
16:51pour ces élections européennes.
16:53Donc il faut en sortir.
16:55Il faut sortir de cet enfermement
16:57et ramener les questions sociales.
16:59Parce que ce sont les questions
17:00qui préoccupent les gens.
17:02et ce sont aussi les questions
17:04qui vont amener les gens au vote.
17:07Parce que ce sont les questions
17:08les plus concrètes.
17:10La question de l'énergie,
17:12du prix de l'énergie,
17:13tout ça, ce sont des questions
17:14que les gens peuvent saisir
17:18dans leur vie quotidienne
17:19et qu'il faut ramener
17:20dans la campagne européenne.
17:22Et nous, nous allons,
17:23avec Manon Aubry,
17:25faire cet effort.
17:26Bien sûr, le groupe à gauche
17:27essaie de faire avancer
17:28cette question qu'on dit sociale.
17:29C'est toujours un peu dévalorisante
17:30de dire comme ça.
17:31C'est la vie des gens
17:32dont vous parlez.
17:33C'est la vie des gens, absolument.
17:34Très précisément et très clairement.
17:36Merci beaucoup,
17:37Merci à vous.
17:37Merci à vous, merci encore.
17:39Merci d'avoir été
17:39sur le plateau de l'Humanité.
17:42Je vais aller en plénière
17:43parler des animaux.
17:44Bien sûr.
17:45Des droits des animaux.
17:45Et merci à vous
17:46qui nous avez suivis.
17:48Bonne journée à tous.
17:49Bonne journée, au revoir.
17:49Merci, à bientôt.
17:50Au revoir.
17:51Au revoir.

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