- il y a 2 heures
Surpeuplement, conditions sanitaires déplorables, maladies, insécurité... Les camps de réfugiés financés et gérés par l'Union européenne dans 5 îles grecques sont devenus les camps de la honte. Deux députés européens qui viennent de se rendre à Samos, lancent un cri d'alarme : Damien Carême ( Verts-ALE ), ancien maire de Grande-Synthe, et le député grec Stélios Kouloglou ( GUE ), membre de Syriza.
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00:01Bonjour à vous et bienvenue dans cette rencontre depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:05Que se passe-t-il dans les camps qui sont installés pour accueillir normalement les réfugiés sur les îles grecques
00:12?
00:12Camps qui sont, rappelons-le, financés et gérés par l'Union européenne.
00:17Vous êtes deux députés qui allaient témoigner un petit peu de cette situation.
00:21Damien Carême, je rappelle que vous êtes député des Verts, Alliance Libre Europe.
00:25Bonjour. Vous revenez d'une des îles grecques, Samos.
00:28Vous allez nous expliquer ce que vous avez vu sur place et dans quelles conditions vous avez pu faire votre
00:34travail de député.
00:35Mauvaise condition visiblement. Je rappelle également que vous êtes l'ancien maire de Grande-Synthe, à côté de Dunkerque, dans
00:41la bandier de Dunkerque.
00:42Et que vous avez vous-même mis en place, pour les migrants de Calais, tout le monde a entendu parler,
00:48les réfugiés qui étaient à Calais.
00:49Vous avez vous-même mis en place un centre d'accueil. Donc c'est une question que vous connaissez parfaitement
00:54bien.
00:54Et Stélios Koulouglou, bonjour également. Merci à vous également d'être là.
00:58Vous êtes député grec, gauche unitaire européenne, je le rappelle.
01:03Merci aussi de nous apporter votre témoignage, sachant que vous connaissez évidemment bien, très bien la situation sur place.
01:10Donc je le disais, Damien Carême, vous venez de visiter le hotspot, c'est comme ça qu'on les appelle,
01:16de Samos, qui est installé sur l'une des cinq îles grecques,
01:20qui accueille des camps dont vous dites que c'est des camps de la honte.
01:26Pouvez-vous nous raconter un petit peu comment ça s'est passé sur place, d'abord, et ce que vous
01:29avez vu ?
01:31Oui, alors en fait, moi, en étant maire, j'ai besoin d'aller voir la réalité sur place.
01:34Je pense que c'est le meilleur moyen de se rendre compte des choses et de prendre les problèmes à
01:37bras le corps.
01:38Donc j'ai décidé d'aller sur un des camps, je ne pouvais pas tous les faire.
01:41Donc j'ai décidé d'aller à Samos, on a fait toutes les procédures pour pouvoir aller visiter le camp.
01:46Et jusqu'à ce qu'on arrive là-bas, on nous a laissé croire qu'on pourrait rentrer sur le
01:49camp.
01:50Et c'est arrivé sur place qu'on nous a interdit de rentrer sur le camp.
01:53On nous a même arrêté pratiquement, mis dans une voiture de police, amené au commissariat.
01:58On a attendu une heure, on nous a pris nos passeports.
02:01J'ai à un moment dit, bon, ça suffit, maintenant, vous n'avez rien à me reprocher, je reprends mon
02:05passeport et on s'en va.
02:06Ça a été un peu tendu et on est reparti, donc, pas à l'intérieur du camp, mais autour.
02:10Samos, c'est un camp qui est prévu au départ pour 650 personnes.
02:13Ils sont, d'après le Haut commissariat aux réfugiés, 6100 aujourd'hui.
02:17Donc, pas d'accès à des douches, pas d'accès à des sanitaires, pas d'accès à de la nourriture
02:22correcte.
02:22Moi, j'y allais là-bas dans un épris constructif pour dire,
02:25la Grèce aujourd'hui, elle subit le manque de solidarité européenne, le manque d'aide européenne.
02:30Et puis, il y a des hommes et des femmes qui en pâtissent derrière.
02:33Donc, c'était pour constater la situation. On sait que l'Europe a donné beaucoup d'argent en Grèce pour
02:37faire ces camps-là.
02:39Moi, j'allais constater l'utilisation aussi de l'argent européen.
02:43Je n'ai pas pu le voir puisqu'on ne m'a pas laissé rentrer sur le camp.
02:45Donc, du coup, ça laisse la porte ouverte à beaucoup d'interrogations sur ces milliards qui ont été donnés.
02:50Ils partent où ? Quand j'ai vu ce qu'on donnait à manger aux gens, je me dis,
02:53ce n'est pas dans la qualité de l'alimentation que cet argent passe. Je ne sais pas où ça
02:58va.
02:58Et puis, surtout, c'est des conditions innommables. Des gens, en plus, qu'on a rencontrés, ils sont dans une
03:04procédure de demande d'asile.
03:05Ils veulent la faire.
03:06C'est ça. C'est qu'on est dans quelque chose de tout à fait régulier.
03:09C'est-à-dire le premier pas pour un réfugié qui veut entrer dans le processus éventuellement d'immigration dans
03:17l'Union européenne.
03:19C'est donc qu'on est dans un lieu administratif.
03:21Exactement. Et ils veulent déposer leur demande d'asile. On a rencontré plusieurs personnes qui nous ont dit
03:26qu'ils auraient un rendez-vous en janvier 2021 ou en mars 2022 en vivant dans des conditions infâmes.
03:34Alors qu'il est dit, si je ne me trompe, dans les textes de l'Union européenne que le délai
03:38d'attente ne peut pas excéder six mois.
03:40Il y a le délai d'attente. Il y a toutes les questions que ça pose. L'Europe qui organise
03:44ces hotspots, qui finance ces hotspots, qui « alimente » par les réfugiés,
03:48puisque c'est le dispositif Frontex qui ramène ces réfugiés sur les îles, sur ces hotspots, les camps ne sont
03:55pas aux normes du haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.
03:58C'est un vrai problème. Et d'ailleurs, je suis en train de regarder comment contraindre l'Union européenne à
04:03respecter ces normes internationales pour permettre à ces personnes de vivre avec un minimum de dignité.
04:07Alors vous n'avez pas pu entrer à l'intérieur du camp et constater, mais en même temps, il y
04:12a des témoignages.
04:13Vous avez demandé aux réfugiés de faire des photos. Vous avez discuté avec eux. Vous avez parlé aussi beaucoup avec
04:18eux à l'extérieur, donc des camps.
04:20J'allais dire, d'où ils viennent, les réfugiés que vous avez rencontrés ?
04:24D'un peu partout. De pas mal de pays, du Sénégal, de Guinée, mais aussi de Syrie, d'Irak pour
04:30certains qui étaient là.
04:31Donc voilà, ils ont fait des chemins divers, tous, et ils attendent. Ils attendent de savoir si on leur octroiera
04:37l'asile ou non, que ce soit dans ce pays ou dans un autre pays européen.
04:42On a vu, et c'est une chose qui est extrêmement inquiétante aussi, beaucoup de jeunes mineurs isolés, sans leur
04:46famille.
04:47On me dit qu'en Grèce, en ce moment, c'est 5 000 jeunes mineurs isolés. Je pense qu'on
04:52ne peut pas laisser la Grèce dans cette situation-là.
04:53Il faut qu'il y ait une solidarité européenne qui se mette en œuvre. Et quand le ministre qu'on
04:57a vu il y a une quinzaine de jours, le ministre grec, qui est venu ici au Parlement,
05:01il nous a dit qu'il avait interpellé tous les ministres européens pour qu'ils deviennent en aide. Il a
05:06reçu une réponse seulement.
05:08On voit bien qu'il y a une vraie faille dans le dispositif européen.
05:11Célio Sklouglou, vous êtes allé aussi à plusieurs reprises sur les îles grecques. La plus connue, c'est Lesbos. Là,
05:17on parle de Samos, mais il y en a trois autres.
05:19J'étais à Samos aussi.
05:22On parlait du poids que pèse à l'heure actuelle pour la Grèce, cette question des réfugiés.
05:29Quels sont vos derniers souvenirs, vous, de visites que vous avez faites sur place et de la situation que vous
05:34y avez découverte, vous également ?
05:35D'abord, la situation est très mal. Deuxièmement, le gouvernement grec est complètement débordé par le nombre de réfugiés qui
05:45augmente toujours.
05:46Ça veut dire que pendant les deux ou trois derniers mois, 25 000 personnes sont arrivées, qui sont beaucoup plus
05:55que l'année dernière.
05:57C'est une nouvelle vague de réfugiés.
06:00Ce qui veut dire que, contrairement à ce qu'on a dit à un certain moment, à savoir que la
06:04vague, enfin, en tous les cas, l'arrivée des réfugiés depuis les côtes turques avait tendance à disparaître.
06:10C'est pas vrai, ça recommence de plus belle.
06:12Oui, parce que c'est aussi la carte d'Erdogan. Parce que l'Erdogan joue comme si le réfugié était
06:19une espèce de lot avec des robinets.
06:22Alors qu'il utilise, il les utilise comme un robinet pour amputir à défaire complètement politique.
06:32Bon, il faut aussi dire que la grande majorité de l'argent qui est arrivé en Grèce n'est pas
06:41arrivé au gouvernement grec,
06:43mais selon les règles européennes, a été donnée à la Haute Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et aussi
06:51bien aux ingénieurs qui s'en occupent.
06:54Donc, c'est pas que le gouvernement a reçu l'argent.
07:01Ça, je ne veux pas dire que le gouvernement précédent a tout bien fait, le gouvernement de Syriza.
07:08ils ont beaucoup essayé, mais le résultat était très maigre par rapport aux besoins et à la situation.
07:17L'actuel gouvernement est complètement paralysé parce qu'avant les élections, ils ont fait une campagne tout à fait démagogique
07:26en disant que c'était à cause de Syriza que nous avions les réfugiés.
07:32parce qu'ils ont été ouvertes, très humanistes, il fallait adopter une politique policière.
07:39Ça veut dire que le lendemain des élections, ils ont complètement détruit, démantelé, ça veut dire aboli, les ministres de
07:51l'immigration.
07:51Et ils ont emmené toute l'autorité à la police, au ministère de l'ordre public.
08:04Simple affaire de police, oui, oui, ça c'était une grande erreur et après, ils ont aussi construit une opinion
08:17publique de l'extrême droite très hostile aux réfugiés.
08:22Alors maintenant, quand ils essayent d'emmener quelques réfugiés vers le continent, il y a les gens sur place qui
08:35s'en opposent.
08:37Ce sont leurs gens, leurs votaires qui disent « Mais non, vous nous avez dit qu'on va résoudre des
08:44problèmes l'un à l'autre. »
08:46Alors, le gouvernement, c'est pour ça, il y a plusieurs raisons, il y a aussi le nombre de réfugiés
08:50qui, comme je vous dis, qui augmentent.
08:53Il y a plusieurs raisons, les raisons que maintenant nous sommes en une situation, mais aussi, je suis d'accord
08:59complètement avec le background,
09:01et le background de tout ça, le fond de tout ça, c'est que l'Union Européenne n'est pas
09:07solidaire de la Grèce.
09:10Par exemple, on fait des déclarations des choses, il y a une grande hypocrisie.
09:17Par exemple, moi, la semaine dernière, nous avions au Parlement européen à Bruxelles une grande manifestation avec l'arène de
09:26Belgique,
09:27le président du Parlement européen, madame Ursula von der Leyen pour les droits des enfants.
09:34Et moi, j'ai écrit une lettre à l'arène et aux autres, en disant « Qu'est-ce que
09:40vous faites pendant qu'en Grèce, il y a 4, 5 000 enfants complètement abandonnés ? »
09:48Oui, c'est ça.
09:49« Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites sur ça ? »
09:53Au lieu de célébrer les droits des enfants, tout ça.
09:58Respectons-les. Il faut les respecter.
10:00Vous avez connu une situation du même genre à Calais, autour de Calais, en tous les cas, pendant plusieurs années.
10:08Je veux dire, on ne va pas faire un match, on n'est pas là pour comparer.
10:11Mais ça vous dit, évidemment, quand vous allez dans un endroit comme Samos, ça vous parle directement puisque vous avez
10:17des éléments de comparaison.
10:18Qu'est-ce que vous diriez de ce qui se passe là-bas par rapport à ce que vous avez
10:22connu du côté de Calais, aux environs de Calais, avec les migrants qui, rappelons-le, sont là pour essayer de
10:30passer dans le Royaume-Uni ?
10:32Moi, quand je suis arrivé sur l'île de Samos, sachant la surpopulation qu'il y avait dans le camp,
10:37grosso modo, je n'ai pas été très surpris de voir les conditions de vie.
10:41Ce sont les mêmes. J'ai ressenti les mêmes odeurs. J'ai vu les mêmes situations avec des habitats de
10:47quatre planches, d'une bâche qu'on met au-dessus des toilettes, derrière une bâche qu'on tendait.
10:53Et ça, c'est révoltant. Il ne faut surtout pas qu'on s'habitue à ça. Il faut qu'on
10:58lutte contre cette situation-là.
10:59Et c'est encore comme chez moi, mais c'est ce qui a été dit en Grèce, c'est un
11:02manque de solidarité européenne ou dans les États.
11:06Ce que j'ai vécu chez moi, c'est parce que l'État français n'a pas pris en charge
11:09à la hauteur de la difficulté.
11:11Et ce qui se passe en Grèce, c'est l'Europe qui ne prend pas à la hauteur la difficulté
11:15qu'il y a.
11:15On laisse la Grèce, on laisse l'Italie, on laisse l'Espagne, qui sont des entrées dans l'Europe, se
11:19débrouiller avec le problème.
11:20Et ce n'est pas parce qu'on verse des milliards qu'on se lave les mains.
11:24Il faut aider ces pays, il faut réformer le système de Dublin, parce que c'est le système de Dublin
11:28aussi qui fixe ces règles-là.
11:30Donc il y a vraiment un travail à faire. Et d'urgence, parce que l'hiver arrive et on ne
11:34peut pas laisser la surpopulation.
11:35On parle de 35 000 personnes en surpopulation dans les structures qui existent aujourd'hui en Grèce.
11:40Donc il y a une urgence humanitaire à mettre en place. Il faut que l'Europe soit à la hauteur
11:44du défi qui est devant elle.
11:45Est-ce que l'Europe, est-ce que l'Union européenne est intéressée quand vous parlez de ces questions ?
11:49Ou est-ce que vous avez un retour par rapport à ça ?
11:52Il l'a dit, avec le ministre grec qui est venu en demandant de l'aide.
11:57Il y a un seul pays. C'était la question des enfants abandonnés.
12:03Isolés.
12:03Isolés.
12:04Qui n'ont pas perdu la famille et tout ça.
12:07Et ils sont victimes de toute espèce de trafic et tout ça.
12:12C'était seulement Portugal qui a réagi positivement.
12:16Disant oui, on peut s'occuper de l'Europe.
12:19Pas de réponse.
12:21Et franchement, une nation comme l'Europe, 500 millions d'habitants, est-ce qu'on ne peut pas s'occuper
12:26de 5000 enfants ?
12:27Est-ce qu'on n'a pas les moyens, première puissance économique mondiale, de mettre des moyens en œuvre pour
12:33aider ces enfants, pour aider les 35 000 personnes qui sont là ?
12:36Qu'est-ce que c'est que 35 000 personnes ici, ailleurs, 650 000, 200 000 personnes à l'échelle
12:41de 500 millions d'habitants en Europe ?
12:44Franchement, on a les moyens de faire. C'est une volonté politique qui n'existe pas aujourd'hui. Il va
12:47falloir qu'on bouge. Je ne sais pas ce que va nous dire la nouvelle commissaire avec la nouvelle commission
12:51européenne.
12:52Qui a parlé un peu des migrants ce matin. C'est un mot, quoi.
12:56Il va falloir qu'on les mette en face de ces mots et on verra bien les décisions qui sont
12:59prises et on veillera justement à faire avancer ces conditions d'accueil.
13:02De quoi on aurait besoin aujourd'hui en Grèce, très concrètement, très pratiquement.
13:06Vous venez de décrire une situation qui, là, en ce moment, apparaît inextricable. Qu'est-ce qu'il y a
13:11d'urgence à faire en Grèce à l'heure actuelle ?
13:14La solidarité et le changement de l'accord de Dublin, qui stipule pour le moment que tous les demandes à
13:24s'ils doivent être décidés sur place,
13:27ce n'est pas possible. C'est complètement impossible de traiter 20 000 demandes dans quelques...
13:39Il n'y a pas de traducteurs. Il n'y a rien. Il n'y a pas de tent pour
13:45les invités à parler. Il n'y a rien. Il n'y a pas de papier pour faire la demande.
13:53Il n'y a rien.
13:53Alors, il faut changer, pas plus de solidarité et aussi appliquer les décisions déjà prises sur la relocation des réfugiés
14:06qui sont déjà bloqués il y a 2-3 ans en Grèce.
14:10Parce qu'il y a déjà une cinquantaine mille de personnes qui sont déjà...
14:16Sur la Grèce continentale.
14:18...qui sont bloquées là, tandis qu'il y a une décision pour repartir aux différents pays européens.
14:26Il n'y a pas été appréciée. Comme je l'ai dit l'autre fois aussi, comme on l'a
14:31dit ici, si il y a question des disciplines financières et budgétaire, même si on dépasser 0,1%, il y
14:45a des marches, il y a des menaces, il y a des sanctions.
14:49Tandis que si on ne respecte pas les décisions qui ont à faire avec les valeurs fondamentales de l'Union
14:59européenne, rien ne se passe.
15:01C'est quoi ça ?
15:02Mesures d'urgence, si je peux me permettre, c'est tout de suite d'évacuer ces camps, cette surpopulation.
15:08Ça va être l'hiver. On ne peut pas laisser 20 000 personnes dans les différents spots, les cinq îles
15:13en Grèce, vivre dans ces conditions-là pour l'hiver.
15:15Ce qui est vrai en Grèce et d'ailleurs vrai dans d'autres pays européens. Je parlais de l'Italie,
15:19je parlais de l'Espagne et puis chez nous en France.
15:20On ne peut pas laisser les gens dehors comme ça. Il y a des mesures concrètes à mettre en œuvre.
15:24Et franchement, on a les moyens de le faire. Il manque la volonté politique.
15:28Situation urgente et honteuse, vous venez de le dire. Je vous remercie Damien Carême, Stélle Oskoulouglou. Bien sûr, avec vous,
15:35on aura l'occasion de continuer à s'y vivre cette affaire,
15:38dont on a quand même largement parlé à une certaine époque au Parlement européen et qui a un peu disparu,
15:42alors que la réalité, c'est celle que vous venez de décrire.
15:45Je vous remercie beaucoup.
15:45Merci de votre invitation.
15:46Merci.