00:09En venant avec nos différences, avec nos divergences et aussi avec ce qui fait que nous nous retrouverons sur beaucoup
00:15de choses.
00:16Et je voulais notamment vous remercier pour cette invitation et l'invitation que vous avez faite à l'ensemble des
00:21Verts Européens dans la plupart des ateliers d'aujourd'hui.
00:25Et vous dire que nous sommes évidemment extrêmement heureux d'être ici aujourd'hui.
00:33La seconde chose évidemment après avoir écouté Zoé, je crois qu'il n'est pas besoin de nous convaincre des
00:42ravages et des dégâts de l'austérité.
00:44Zoé a dit que l'austérité tuait, qu'elle détruisait et nous avons vu en effet ce qu'elle a
00:50fait en Grèce et ce qu'elle a fait à d'autres pays européens.
00:53L'austérité c'est aussi une arme anti-écologique et je tiens à le dire parce que derrière ce qui
00:59est mis dans l'austérité, on cherche aussi à détruire ce qui fait notre planète, ce qui fait nos ressources
01:05naturelles, ce qui fait notre environnement.
01:07En nous imposant des politiques économiques, des modes de production, du pillage des ressources naturelles qui nous empêchent de vivre
01:15correctement et y compris de rester en vie et d'avoir une vie non pas polluée par tout ce qui
01:21fait aujourd'hui notre économie.
01:50Applaudissements
02:07Un débat sur la question de la dette, de savoir si elle était soutenable au niveau européen, comment on pouvait
02:13la transformer, comment aussi adopter une politique économique qui ne repose pas sur cette dette-là.
02:21Mais en aucun cas cela ne peut être la solution qui a été mise en œuvre en Grèce et dans
02:26d'autres pays européens et qui est encore aujourd'hui prônée en Europe.
02:31Et je crois d'ailleurs, ça a été dit tout à l'heure par Pierre, mais qu'au niveau européen,
02:35au Parlement européen, beaucoup de parlementaires, des écologistes qui partent de la gauche européenne, certains socialistes, pas assez nombreux,
02:44mais là aussi demandent depuis longtemps un audit européen sur la question de la dette qui certainement pourrait faire un
02:50écho à ce qui est fait en Grèce, mais un audit européen pour discuter aussi des responsabilités des uns et
02:57des autres
02:57et surtout de la nécessaire solidarité entre les États européens pour répondre aux difficultés et de la Grèce et du
03:04Portugal et de l'Espagne et de tant d'autres pays européens.
03:14Merci.
03:24Merci.
03:33Merci.
03:37Merci.
03:47Merci.
04:08Merci.
04:20Merci.
04:28Merci.
04:29Merci.
04:30Merci.
04:38Merci.
04:46Merci.
04:48Merci.
04:48Merci.
05:04Merci, coach.
05:06Merci.
05:08que vous m'avez invité, c'est que oui, nous pensons qu'un autre modèle de développement économique est possible,
05:15un autre modèle de développement humain, qui est évidemment totalement contraire à l'austérité.
05:20Mais lutter contre l'austérité, ça ne veut pas dire non plus qu'on veut revenir au temps ancien,
05:25et qu'on ne veut pas revenir non plus à une politique qui est basée sur l'idée de la
05:32croissance,
05:33du toujours plus, et que c'est comme ça qu'on arrivera à se développer.
05:37Moi, je ne crois pas que demain, s'il n'y avait plus de politique austéritaire,
05:40nous serions heureux d'être dans une surconsommation, dans une augmentation du pouvoir d'achat,
05:45sans réfléchir à ce que nous faisons de tout cela.
05:47Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, et je le tiens ici, il y a beaucoup de camarades avec
05:52qui nous avons ces débats dans des instances diverses.
05:55Aujourd'hui, pour moi, il me semble important de pouvoir discuter de plusieurs choses.
05:58La première, c'est comment on développe un nouveau modèle économique, un nouveau modèle social,
06:04qui justement répond à la question de la prospérité, à la question de la solidarité, à la question de l
06:11'égalité,
06:11sans obligatoirement répondre à la question de croissance.
06:15Comment est-ce que demain, on peut créer de la richesse, sans continuer à piller notre planète,
06:20à piller y compris nos anciennes colonies, dans lesquelles nous avons des marchés, notamment énergétiques, absolument scandaleux.
06:27Comment demain, nous pouvons mettre de la solidarité entre les peuples, entre les classes sociales, entre nous tous,
06:35sans être dans un rapport de classe dominant.
06:38Et c'est évidemment là-dessus que les écologistes veulent avancer, parce que nous pensons que c'est possible.
06:43Nous pensons qu'on peut avoir un mode de développement différent de celui qui a été le nôtre pendant de
06:49très nombreuses années,
06:50et qu'on peut retrouver un chemin du bonheur, j'ose le dire, de la solidarité,
06:56un chemin où on peut vivre mieux, sans être dans le monde ancien.
07:07Évidemment, cela repose sur un certain nombre de solutions.
07:10Elles sont multiples.
07:11Elles passent en premier lieu, il me semble, sur une nouvelle construction européenne.
07:16Pierre, tu as fait référence tout à l'heure au vote sur le TCE, le traité consuel européen.
07:24Je faisais aussi partie de celles et ceux qui ont défendu le nom à l'époque, et j'en ai
07:31aucun regret.
07:32Et si je l'ai fait à l'époque, c'est notamment parce que moi, je crois à une autre
07:35construction européenne,
07:37où il y ait plus d'Europe, je dis bien plus d'Europe, mais pas justement une Europe, comme on
07:43le voit aujourd'hui,
07:44qui promeut des accords de libre-échange comme ACTA et TAFTA,
07:49qui détruisent totalement, à mon avis, notre avenir européen,
07:54ou une Europe qui préfère soutenir l'évasion fiscale, soutenir l'optimisation fiscale,
08:00plutôt que d'avoir des nouvelles règles communes à nous tous.
08:05Et c'est vrai que moi, j'espère que nous allons arriver au niveau européen,
08:09même si aujourd'hui la situation politique est difficile,
08:12j'espère que nous arriverons à construire au niveau européen l'idée d'un revenu minimum européen,
08:18et aussi l'idée d'un revenu maximum.
08:20L'idée d'une communauté européenne des énergies renouvelables,
08:23pour sortir des énergies carbonées et notamment du nucléaire pour ce qui nous concerne.
08:29L'idée d'une Europe où la question des droits est au cœur du sujet,
08:36et pas d'une Europe qui ne sait que faire de la question migratoire,
08:40et qui rejette toute solution et laisse mourir depuis plus de dix ans,
08:44et pas seulement depuis quelques mois,
08:46depuis plus de dix ans, des milliers de personnes dans la Méditerranée.
08:55Et enfin, peut-être que le mot est un peu emphatique,
08:58mais réenchanter le rêve européen, je pense que c'est possible,
09:02et que c'est même une nécessité aujourd'hui pour nous,
09:04dans un pays où il faut le reconnaître,
09:07l'alternative est plutôt incarnée par un parti d'extrême droite nationaliste,
09:11qui oppose les uns aux autres,
09:13plutôt que ce que nous avons vu éclore et être victorieux,
09:18que ce soit en Grèce ou en Espagne.
09:21Aujourd'hui, devant nous, ce que nous avons à faire,
09:24c'est évidemment arriver à construire des jalons communs
09:29pour justement défendre cette autre Europe,
09:32une Europe plus solidaire, plus écologiste,
09:34et qui met la question de la citoyenneté européenne en premier lieu.
09:40Mais cela veut dire aussi que nous arrivons à sortir des batailles nationales,
09:47des oppositions entre pays,
09:48et surtout que nous arrivons à faire taire les égoïsmes des États nationaux.
09:52Parce que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui européen ?
09:54Y compris avec notre commissaire européen à l'économie,
09:58qui a excédé, n'est-ce pas, avant, en France, en tant que ministre de l'économie.
10:03Ce que nous voyons aussi, c'est la défense des intérêts nationaux de chacun.
10:06Et c'est ce qui s'est passé, y compris avec la question de la dette grecque,
10:10dans les premières résolutions,
10:11où les États avant tout voulaient se faire payer,
10:14et peu leur importer de savoir comment allait vivre le peuple grec.
10:17Et c'est là-dessus qu'il faut que nous arrivions à avancer.
10:20Et on arrivera à avancer par plus d'Europe,
10:22pas par moins d'Europe, par plus d'Europe,
10:25par plus de démocratie au niveau européen,
10:27par une commission européenne qui est élue au suffrage universel
10:30et qui ne dépend pas de la position de ces États,
10:32par un Parlement européen dont le président n'est pas le fruit d'accords
10:36entre le PPE et le BCE.
10:38Et c'est là-dessus, à mon avis, que nous pouvons créer demain
10:41des alternatives très fortes,
10:43des alternatives qui font sens commun
10:45et qui nous permettent vraiment de construire pour demain un monde meilleur.