00:00C'est celui auquel nous sommes confrontés.
00:02Aujourd'hui, 14 septembre, on nous dit
00:04« Eh bien, ou bien vous êtes pour les bombardements américains
00:08qui vont faire des dizaines de milliers de morts dans les villes de Syrie
00:12et qui vont dire « Civils, civils, ou bien vous êtes pour ces monstres djihadistes
00:18qui sortent du Moyen-Âge et qui sont des assassins. »
00:23Eh bien, ce dilemme, nous ne l'acceptons pas.
00:26Nous ne l'acceptons pas.
00:28Il y a une voix que le peuple de gauche doit emprunter.
00:34La voix, et je vais aller très vite, de la restauration, de la renaissance des Nations Unies.
00:43L'OTAN, qui est le bras armé de l'impédéralisme, a été dissous.
00:49Nous n'avons pas...
00:52Et je vous garantis, quand les Américains bombardent,
00:57quand l'impérialisme envoient ses bombardiers, ce n'est jamais, pour des raisons humanitaires, civilisationnelles.
01:05Derrière, il y a le pétrole, derrière, il y a l'humiliation des peuples.
01:11Refusons, refusons ces bombardements, refusons l'OTAN.
01:16Et bien sûr, la régression fondamentale dans l'histoire des hommes,
01:22qu'est l'irrationalité économique et religieuse du djihadisme, c'est le crime organisé, il faut les rejeter.
01:29La voix est, encore une fois, est l'humanité dimanche.
01:32On l'a fait, on l'a dit, par la voix de Patrick Larrick et d'autres journalistes.
01:39La voix, difficile, mais l'unique voix, c'est la restauration des Nations Unies.
01:45Ou d'ailleurs, la France a un rôle primordial, parce qu'elle est parmi les cinq puissances victorieuses,
01:53la deuxième guerre mondiale, qui ont un droit de veto, pas seulement un droit de vote, mais un droit de
01:59veto.
01:59Les Nations Unies ont été fondées en 1945, elles avaient trois buts, et elles sont trois buts.
02:05D'une part, sauvegarder pour chaque être humain sur Terre, et nous sommes maintenant près d'eux,
02:108 milliards d'êtres humains sur Terre, liés aux droits de l'homme, qui sont consubstantiels à l'existence humaine.
02:18Ensuite, lutter, rétablir pour la justice sociale planétaire,
02:23vous savez que toutes les cinq secondes, un enfant en dessous de dix ans,
02:28mort de faim, près d'un milliard de personnes, sont gravement et en permanence détruits,
02:35après attaqués, par la faim et de ses suites immédiates, de nos mâles que j'en colle,
02:40et surtout, et de ça nous parlons maintenant, la sécurité collective.
02:45Chapitre 7 de la charte, qui a toute une instrumentalité,
02:49sur laquelle les vainqueurs de la guerre de l'État mondiale se sont mis d'accord,
02:54du blocus jusqu'à l'armée internationale, le principe est,
02:58si un État agresse un autre d'autres États,
03:02c'est toute la communauté des États qui réagit par l'instrumentalité
03:07qui est énumérée encore au chapitre 7.
03:11C'est un principe fondamental de la sécurité collective.
03:15Vous savez qu'il y a sur terre des membres, il y a 184 États membres aux Nations Unies,
03:24tous les États du monde, sauf le Vatican, mais celui-là on n'en a vraiment pas besoin.
03:28Et ces États font l'humanité.
03:36Je reviens de New York, je vous dis, le climat, l'Assemblée générale,
03:41quelle que soit de l'ambassadeur chinois à l'ambassadeur du Poutine, à Faso,
03:46le climat est à l'extrême des espoirs.
03:51Comme la Société des Nations qui a été créée, a eu une immense expérience
03:56avec le principe de la sécurité collective,
04:00à la fin de la première boucherie mondiale en 1918-1922,
04:06donc la laisséination,
04:08qui est allée à l'agonie par l'inaction, par l'arroquance des grandes puissances,
04:13la deuxième guerre mondiale a ravagé l'humanité,
04:1752 millions de morts civiles et militaires en six ans,
04:23l'étangé.
04:25Eh bien, nous pouvons aller dans cette même direction
04:28si nous laissons l'agonie des Nations Unies,
04:32l'agonie de cette espérance institutionnalisée,
04:35par utopie réaliste,
04:37d'institutions portant l'espérance de la sécurité collective,
04:42de la domestication, de l'agression et puissance impénaliste,
04:49et essentiellement des États-Unis,
04:51qui par leur capitalisme de monospolistique,
04:54l'oligarchie des sociétés transcontinentales,
04:57les 500 plus grandes sociétés transcontinentales du monde,
05:01l'année dernière, vivez du monde,
05:03tous les secteurs profondus,
05:04ont contrôlé 52,8% de tout le produit mondial brut,
05:11de toutes les richesses produites en une année sur la planète.
05:14Ces 500 sociétés transcontinentales,
05:17où les Américains et les Occidentaux sont d'immense majorité,
05:21ne fonctionnent évidemment exclusivement,
05:23et c'est normal,
05:24selon la maximalisation du profit.
05:27C'est le seul critère, le seul stratégisme, c'est normal.
05:31Elles sont aujourd'hui un pouvoir plus grand, plus puissant,
05:36que n'importe quel pape, n'importe quel ampleur,
05:39n'importe quel roi, n'a eu pas l'histoire des hommes.
05:42Mais elles échappent à tout contrôle syndical, étatique, interétatique, etc.
05:51Elles sont le maître du monde,
05:55le monde qui est à produire cet ordre cannibale
06:00que nous avons sous les yeux.
06:02Je vais terminer par une...
06:05Je vois un magnifique portail du Tché Guevara.
06:08Le Tché a dit,
06:10les murs les plus puissantes s'effondrent par des fissures.
06:15Les fissures partout apparaissent grâce au peuple de gauche,
06:20grâce aux intermittents respectables,
06:23grâce à la résistance syndicale,
06:25grâce à la mobilisation qu'on se fait.
06:31Je termine par une citation d'un communiste chilien,
06:37Pablo Neruda,
06:41empoisonné.
06:43Empoisonné fin septembre 1973,
06:47trois semaines après son ami Allende,
06:50Pablo Neruda dans le camp général dit
06:53« Pod importar todas las flores,
06:58verront jamás éteindrán la primavera. »
07:01Ce qui veut dire
07:02« Eux, nos ennemis,
07:05pourront couper toutes les fleurs,
07:07mais jamais ils ne seront les maîtres du printemps. »
07:11Sous-titrage Société Radio-Canada