- il y a 1 semaine
Durant le meeting du Front de Gauche d'ïle-de-France au Cirque d'Hiver mercredi 21 mai, le message vidéo d'Alexis Tsipras, leader de Syriza, passait en boucle pour soutenir la liste conduite par Patrick Le Hyaric député au Parlement européen et directeur de l'Humanité. Avec les interventions de Patrick Le Hyaric, Pierre Laurent, président du parti de la Gauche européenne, secrétaire national du Parti communiste français, et de Raquel Garrido, deuxième de la liste, les témoignages de syndicalistes et de militants associatifs ont participé à construire une soirée de combat et de lutte pour une autre Europe : celle de « l'humain d'abord » selon le directeur de l'Humanité.
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00:00Les trois de gauche, ils votent au front de gauche.
00:09Rien n'est encore joué, c'est pourquoi j'appelle les citoyens, les salariés, les cheminots bien sûr,
00:15à ne pas exprimer leur colère, leur déception, par l'abstention ou pire, par un vote contre leurs intérêts,
00:20mais de voter pour des élus progressistes.
00:23Patrick Le Yariq est venu s'exprimer devant les cheminots français,
00:26rassemblés à la gare de Lyon, le 4 avril 2012.
00:28Le 27 février dernier, il était présent qu'il a inscrivé son soutien aux cheminots européens,
00:34rassemblés devant le Parlement de Strasbourg.
00:37Alors, il n'y a pas d'offre alternative, il faut abdéfier le poids du GUE au Parlement européen.
00:42Ce vote peut largement modifier la donne.
00:44Alors le 25 mai, chers camarades, flottez et faites voter pour une liste du front de gauche et à l
00:49'île de France,
00:50la liste conduite par Patrick Le Yariq.
00:54Un chiffre, 327 lycéens sans papier, régularisé pour toute l'année, pour toute la France.
01:02J'aurais honte de sortir un chiffre pareil, et un peu plus de 2000 travailleurs sans papier.
01:08Aujourd'hui, il faut que vous sachiez que les mineurs isolés étrangers sont aussi la cible de cette politique de
01:18rejet.
01:24Contre l'Europe forteresse, il est nécessaire de développer la solidarité internationale entre les travailleurs et les peuples.
01:31C'est la condition pour construire le rapport de force nécessaire pour pouvoir, comme le dit le programme du Front
01:37de Gauche,
01:39rompre avec le néolibéralisme en France et en Europe.
01:44Ce qu'il faut, ce n'est pas réduire les cotisations sociales, réduire les solidarités,
01:48ce sont les revenus du capital qu'il faut taxer.
01:56Alors, si vous voulez des porte-voix, si vous voulez des élus qui résistent, proposent,
02:01s'appuient et combattent aux côtés du peuple et du mouvement social,
02:04le 25 mai, que vous vous sentiez plutôt républicain, socialiste, communiste, intermondialiste, anarcho-sindicaliste,
02:13un seul vote, le vote Front de Gauche, le vote Patrick Luyari.
02:17Aucune directive ne peut être mise en oeuvre en Europe,
02:20sauf si elle n'obtient pas la vague d'un vote du Parlement européen.
02:24Donc, ce qui se passe au Parlement européen est important,
02:27et nous pouvons changer la donne avec un groupe de la GUE, qui deviendra un groupe important.
02:32Nous pouvons, demain, mener, et plus efficacement, la lutte contre le grand marché transatlantique,
02:38qui, à un moment donné, devra passer devant le vote du Parlement européen.
02:44Nous pouvons porter l'exigence de la dissolution de la Croïka,
02:49parce qu'on nous dit, ceux qui n'ont que les traités à la bouche,
02:52il faudrait respecter les traités, respecter les traités.
02:54Eh bien, la Croïka n'existe pas dans les traités européens.
02:58C'est une institution antidémocratique qui a été créée de toutes pièces.
03:02Contre-là, la vote du Parlement européen,
03:06le écrémé et la vote mondial,
03:08et qui sert à imposer les politiques d'austérité de manière totalement antidémocratique,
03:12et cette institution n'a aucune légitimité.
03:15Elle n'existe dans aucun traité,
03:17et nous demandons la dissolution immédiate de la Croïka.
03:27Nous, nous devons nous déclencher la taille,
03:30comme celle qu'a conduit le Parlement européen, Patrick Le Yarif,
03:33pour maintenir et obtenir le maintien,
03:35alors qu'on voulait le supprimer,
03:37du plan d'aide aux plus démunis.
03:39Il y a des millions de gens, en France,
03:42grâce aux associations humanitaires,
03:43et en Europe,
03:45qui continuent de manger à leur faim,
03:47tout simplement,
03:48grâce au maintien du plan d'aide aux plus démunis.
03:51Eh bien, ce plan d'aide alimentaire,
03:52nous voulons le supprimer.
03:54Et c'est le combat engagé singulièrement par Patrick Le Yarif,
03:58qui est le député du Front Roche et de la GUE,
04:00qui a fait le maintien du plan d'aide aux plus démunis.
04:07Et vous le savez toutes et tous,
04:09parce que vous êtes près des milieux associatifs,
04:12il y a un immense plan social invisible
04:14qui est en train de se faire en 2014,
04:17dans le milieu associatif et l'économie solidaire,
04:2040 000 licenciements,
04:2240 000, chers camarades.
04:25Ce plan social,
04:27si c'était une entreprise,
04:28tout le monde en parlerait,
04:30mais comme c'est divisé,
04:32deux, trois postes par-ci et par-là,
04:35personne n'en parle.
04:36Il est temps donc de refonder une autre Europe,
04:40sociale, solidaire, écologiste,
04:42démocratique et féministe,
04:44une Europe dans laquelle les droits des femmes
04:46ne seraient plus bafoués
04:47et le droit à l'aventement garanti à tous.
04:50Ce n'est pas seulement...
04:54Mes amis,
04:56chers camarades,
04:57ce n'est pas seulement une élection,
04:58c'est aussi l'État dans la confusion du Front de Gauche.
05:01Revenez du sens à cette construction commune.
05:04Si je l'ai dit...
05:05On a le droit d'attaquer directement les États.
05:07C'est une rupture fondamentale
05:08avec toute la politique diplomatique de la France.
05:11Depuis toujours,
05:12jamais la France n'a accepté ce genre de traité
05:14qui implique les tribunaux d'arbitrage
05:18ou avec autant de pouvoirs pour les investisseurs.
05:21Vous savez que notre position française, traditionnellement,
05:23c'est que les investisseurs étrangers,
05:25lorsqu'ils sont en difficulté avec leurs co-contractants,
05:28puisqu'ils l'État,
05:30doivent se rendre devant les tribunaux français,
05:31les tribunaux étatiques.
05:33On n'a jamais comme ça considéré que nos juges
05:36n'étaient pas assez bons pour les investisseurs étrangers.
05:38Jamais on n'a considéré qu'ils étaient suspects
05:42de manque d'indépendance ou de manque de rigueur.
05:44C'est la première fois qu'on a un gouvernement
05:47qui, à ce point, défie la qualité même de nos institutions.
05:51Une des informations qu'on leur dit le moins
05:53à propos de cette grande crise de l'Union européenne,
05:56c'est le sort fait au sol.
05:58Savez-vous qu'en Grèce, camarades,
06:02la prostitution a augmenté de plus de 1500%.
06:05Plus de 1500%.
06:07Savez-vous qu'au Portugal,
06:09les chiffres des violences intrapanulaires ont explosé ?
06:13Ben oui, parce que quand on est une femme,
06:15quand on est à la maison,
06:16c'est déjà difficile de parler quand il y a de la violence à la maison.
06:19Mais alors si on est dans une situation de précarité absolue,
06:22on ne sait pas où elle est.
06:23Alors on ne parle pas, on reste à la maison, on se tait.
06:26Et la violence et la mort s'en suivent nécessairement.
06:29Voilà, voilà la situation aujourd'hui dans ces pays-là.
06:33La crise économique et financière s'est transformée
06:35dans une véritable crise humanitaire
06:37sous les coups de lutoire de la Troïka.
06:39Cette Troïka qui, elle, elle, a l'habitude des palaces,
06:43des couloirs confortables,
06:45des dîners qui sont organisés pour les lobbies
06:48ou par les lobbies,
06:49entre gens riches de bonne compagnie.
06:52Et c'est dans ce paysage dévasté
06:54qu'une social-démocratie hallucinée
07:00prétend nous vendre une nouvelle fois
07:03l'illusion, l'illusion de son Europe.
07:05Mais au contraire, nous, nous savons que l'espoir
07:10n'est pas dans cette social-démocratie.
07:12Nous savons, nous, que l'espoir se porte au contraire.
07:15Par exemple, sur Syriza.
07:17Nous avons entendu Alexis Chiffras tout à l'heure.
07:19Tout le monde l'a applaudi fortement
07:20parce qu'il incarne ce désir de victoire
07:23que nous avons tous.
07:24Évidemment, Syriza, c'est le petit parti de 56%
07:28qui a fait cette ascension fulgurante vers le pouvoir.
07:31Et c'est le début, c'est le début de la grande vague,
07:34de la vraie éco-socialisme.
07:36Qui reste, je sais qu'après avoir parlé
07:40avec beaucoup d'entre vous
07:41et après avoir vu les programmes de travail
07:44des uns et des autres,
07:45je sais que nous allons continuer ce travail d'explication.
07:50Nous allons expliquer partout
07:52que ce dont il s'agit dimanche prochain,
07:56c'est d'élire des parlementaires européens
07:59qui décident de lois,
08:01qui votent des lois,
08:03qui votent des directives.
08:04Soit celles-ci servent le monde de la finance,
08:08soit elles servent ce que nous disons l'humain d'abord.
08:12C'est de cela qu'il s'agit dimanche
08:14et de rien d'autre.
08:17On ne pourra pas t'intituler comme aujourd'hui.
08:20Ou on bafoue le vote des peuples.
08:23Ou maintenant, nous l'avons dit,
08:26je ne reviens pas là-dessus.
08:28On est aussi un traité transatlantique.
08:32On le cache.
08:34On le cache tellement que,
08:36même dans la presse,
08:37qui n'est pas tout à fait la mienne,
08:40on s'alarme,
08:40on dit que ce vastilise quand même,
08:43comme on dit dans notre métier,
08:44l'ouverture ou l'événement,
08:46sur cet événement précisément.
08:49ceci ne peut pas durer.
08:52Et inventer demain
08:54le droit des affaires
08:56qui deviendrait supérieur
08:59aux droits humains
09:01édictés
09:03par les chartes
09:05de l'Organisation des Nations Unies,
09:07ça, ça confine à un monde
09:09où on se rapproche
09:11de plus en plus
09:12de la dictature
09:14sans char
09:15ni colonel
09:17ou généraux
09:17qui est pire.
09:19C'est en quelque sorte,
09:21c'est en quelque sorte
09:22le passage
09:23à un autre système.
09:25D'ailleurs,
09:26entre nous,
09:26soit dit,
09:27je m'étonne beaucoup
09:29que des gens
09:30qui se disent
09:31pour l'Europe,
09:32l'Europe,
09:33l'Europe,
09:33comme le disait
09:34le général de Gaulle,
09:35qui chaque matin
09:37nous disent
09:37mais quand même
09:38n'allait pas casser
09:39ce bijou.
09:40Je suis très étonné
09:42que par-delà
09:43leurs opinions,
09:45que par-delà
09:46leurs idées
09:47et même
09:47leurs projets européens,
09:49il n'est pas pensé
09:50à une chose
09:51très simple
09:53qui vient à l'esprit
09:54de tout un chacun.
09:56Dès lors
09:57que nous allons faire
09:58un marché unique
10:01transatlantique,
10:01comme ils disent,
10:03c'est-à-dire
10:03qu'il n'y aura
10:04plus de frontières,
10:05qu'on va faire
10:06un bloc commun,
10:07mais il n'y en aura
10:08plus d'Europe.
10:10Parce que c'est ça
10:11qui est en train
10:12de se passer.
10:13Et ils le font.
10:14Pourquoi ?
10:15Parce que le capitalisme,
10:17il juge qu'aujourd'hui,
10:19que la domination
10:21occidentale
10:21à cause
10:23de la montée
10:24des pays
10:24comme la Chine,
10:26le Brésil,
10:26l'Inde,
10:27l'Indonésie,
10:28l'Afrique du Sud,
10:28ce qu'on appelle
10:29les pays émergents,
10:31eh bien,
10:32sont en train
10:32de leur damer le pion.
10:34Et c'est un problème
10:35pour eux
10:36de tous ces gens-là
10:37qui veulent maintenir
10:39la domination
10:41occidentale,
10:42occidentaliste,
10:43capitaliste
10:43sur le monde.
10:44D'ailleurs,
10:45en même temps
10:46que les États-Unis
10:48négocient
10:49avec nous
10:49ce traité
10:50transatlantique,
10:51ils négocient en parallèle
10:53un traité
10:54transpacétique
10:55où est excluée
10:56évidemment la Chine
10:57et où sont exclués
10:58tous les pays
10:59émergents.
11:00Donc,
11:02pour plein de raisons,
11:04on ne peut pas
11:05laisser faire
11:06cette attaque
11:07terrible
11:08contre la démocratie,
11:11contre la volonté populaire,
11:13contre les souverainetés
11:14populaires,
11:15contre le droit
11:16des parlements
11:16à légitérer,
11:18contre le droit
11:18d'avoir un gouvernement
11:20qui prend des décisions,
11:21on en pense
11:22ce qu'on veut,
11:23on mène le combat
11:24ou on l'approuve,
11:25mais en tout cas,
11:26demain,
11:27c'est un autre monde
11:28invivable
11:29qui sont en train
11:30de nous préparer,
11:31ils ne font pas
11:32les laisser faire.
11:33Et pour cela,
11:34il faudra demain
11:36combattre
11:37pour une démocratisation
11:38en profondeur
11:40de la construction
11:42européenne.
11:43Il faudrait
11:44désormais
11:45que pour tout
11:47projet de directive,
11:48pour tout texte,
11:50comme le quatrième
11:51paquet ferroviaire
11:52par exemple,
11:53eh bien,
11:54pour le mettre
11:54en débat,
11:55chez les cheminots,
11:57mais dans la population
11:58en général,
11:59parce que ça ne concerne
12:01pas les cheminots,
12:02tu ne vas pas
12:03me contredire,
12:04mon cher Gilbert,
12:05ça nous concerne tous,
12:06car nous prenons
12:07le train,
12:08nous prenons le métro,
12:09nous prenons le tramway,
12:11et donc,
12:11notre sécurité
12:12est engagée,
12:14et puis,
12:15nous payons les billets.
12:16D'ailleurs,
12:17depuis qu'ils nous ont dit
12:18que la concurrence
12:19libre et non faussée
12:20avec l'ouverture
12:21de nos rails
12:22à haute entreprise
12:23allait diminuer
12:24le prix du billet
12:25et le prix
12:26de la facture
12:26d'électricité,
12:27ça n'a jamais aussi
12:28augmenté,
12:29j'ai l'impression.
12:30Donc,
12:30vous voyez bien,
12:31vous voyez bien
12:33que si
12:34les citoyens
12:37débattaient de cela
12:38avec leurs organisations
12:40syndicales,
12:40leurs syndicats,
12:41leurs parlementaires,
12:43leurs élus municipaux,
12:44on n'en serait pas là.
12:45donc,
12:47pour toute directive
12:48désormais,
12:49nous proposons
12:50qu'elle soit
12:50mise en débat
12:52publiquement,
12:52au grand jour,
12:53que le Parlement européen
12:55ait un pouvoir
12:56d'initiative législative,
12:58et dès lors qu'il a dessiné
13:00d'une orientation,
13:01ceux-ci reviennent
13:02dans les parlements nationaux
13:03de telle sorte
13:04qu'on co-élaborde
13:06la loi européenne
13:07demain,
13:08et non pas
13:09qu'on nous impose.
13:15Et ça,
13:16évidemment,
13:18c'est un tout autre concept.
13:20Ce n'est plus
13:21l'Union européenne.
13:23C'est une union
13:25nouvelle,
13:26une union des nations
13:28et des peuples
13:30solidaires,
13:31souverains,
13:32libres et associés.
13:33Voilà ce que nous voulons
13:34comme projet
13:35pour se marquer.
13:36C'est la lutte finale
13:40dont nous voulons
13:42et demain,
13:44l'internationale
13:48sera le champ humain.
13:52C'est la lutte finale
13:56dont nous voulons
13:57et demain,
14:00l'internationale
14:04sera le champ humain.