00:00De quoi on parle ?
00:01Si vous comptez, il y avait mardi 256 000 manifestants.
00:04Il y a combien d'établissements scolaires en France ?
00:06Il y en a 3 700 publics, je parle de lycées, 3 700 publics et on monte à 5 200
00:11si c'est du privé.
00:13Donc en vérité ce chiffre...
00:14En tout 5 200 ?
00:15Oui, avec le privé.
00:16Donc ça correspond environ à 10% de lycées fermés, ce qui est pinot, mais c'est même pas ça.
00:21Ça ne veut pas dire qu'il y a 10% de lycéens qui sont en grève, parce qu'on
00:24a refait le décompte.
00:25Donc mathématiquement c'est simple, il y a moins de 3% de lycéens qui aujourd'hui ont pu faire
00:29la grève.
00:30Et finalement c'est ces 3% de lycéens qui bloquent l'accès aux études aux 97 autres lycéens.
00:37On fait de la gestion par l'exception, c'est comme si moi dans une classe, je cédais à deux
00:42élèves en fond qui font le foutoir
00:44et que je vais changer toute ma pédagogie pour deux élèves.
00:48C'est complètement ayurissant, c'est ce qu'on appelle de la gestion par l'exception.
00:51Et le gouvernement y a cédé.
00:53Le gouvernement y a cédé parce qu'il a fait une confusion des registres.
00:56Il a voulu faire du dialogue social, là où il fallait mettre du code civil et du code pénal.
01:01Parce que le blocus, il se punit par le code pénal avec l'article, alors je n'ai pas d
01:06'avocat,
01:06mais j'ai noté le nom de l'article, enfin du code qui permettait de punir pénalement.
01:13Vous n'avez pas d'avocat, mais vous avez un éminent juriste de la rédaction de CNews,
01:18qui est en Guillemont, qui est au service police-justice, donc il pourra corroborer Vaudi.
01:23Il y a une vraie confusion des registres, en fait.
01:25Il nous a demandé de perdre du dialogue social, il nous a demandé de perdre de la démocratie.
01:29Or, en vérité, 95% des lycéens n'en ont cure.
01:32Ils voulaient revenir, aller en cours, étudier.
01:34Et donc, je vous dis, cette gestion par l'exception et cette confusion des registres,
01:37c'est dire à ces émeutiers, vous avez raison, continuez.
01:41Et ils n'en auront jamais eu.